Paulo Paranagua



Des vrais démocrates, ces copains de Paulo A. Paranagua. Le « Monde » va avoir du mal à leur trouver une excuse sur ce coup là…

HONDURAS. LE PRESIDENT ZELAYA DÉNONCE UN PLAN POUR L´ASSASSINER ET DEMANDE DE SOUTENIR CONCRÈTEMENT SON PEUPLE

[Le Grand Soir – mardi 22 septembre 2009]

http://www.legrandsoir.info/+HONDURAS-LE-PRESIDENT-ZELAYA-DENONCE-UN-PLAN-POUR-L-ASSASSINER+.html

Le président du Honduras, Manuel Zelaya, a dénoncé ce mardi les plans du gouvernement putschiste de prendre d´assaut l’ambassade du Brésil où il se trouve depuis lundi, pour le capturer et l’assassiner et pour que des médecins légistes déclarent ensuite que le mandataire s’est suicidé.

« Nous sommes menacés d´une attaque cette nuit contre l’ambassade du Brésil (…). Ils planifient ma capture et mon assassinat pour que des médecins déclarent que je me suis suicidé », a déclaré le Président lors d´une interview exclusive à teleSUR depuis Tegucigalpa.

« Je veux dire à la communauté internationale que Manuel Zelaya Rosales ne se suicide pas, qu´il est vivant et qu´il va continuer à se battre pour ses principes avec fermeté, et qu´il préfère mourir avec fermeté plutot que de s’agenouiller devant cette dictature. Que cela soit bien clair pour ces tyrans qui veulent gouverner ce pays avec la force des armes », a-t-il ajouté.

Il a exprimé son souhait que les annonces par le Brésil et les Etats-Unis (EE.UU.) de convoquer pour ce jeudi le Conseil de Sécurité de l’ONU afin de traiter le thème du Honduras, ainsi que la pression qu’exerce la Communauté internationale, se traduisent par un soutien concret au peuple hondurien en train de souffrir et « qui ne mérite pas ce destin après tant de sacrifices, tant d’exploitation durant des décennies, il temps que justice lui soit rendue ».

« Nous remercions sincèrement la Communauté internationale et les présidents de tous les gouvernements qui nous ont soutenus sincèrement et nous allons les remercier davantage quand la démocratie et la paix seront rétablies dans le pays » a-t-il ajouté.

Via Campesina, dans une note diffusée mardi, explique que la répression policière se poursuit et dénoncent des centaines d´arrestations, des personnes blessées et des morts. Certains stades sont transformés comme au Chili en 1973, en camps de concentration. Le coup d´État médiatique se prolonge : les médias se chargent de rejeter la faute de ce tout qui se passe sur le président Zelaya et sur la résistance et tente de faire croire que « l´ordre règne » et que rien ne se passe pour freiner la mobilisation.

Le mouvement social informe également de ce que les personnes qui accompagnaient le président Zelaya ont abandonné l´Ambassade du Brésil où elles ètaient pratiquement emprisonnées – privées d’aliments, d`eau et depuis hier d’énergie, un petit groupe de personnes est resté avec le président Zelaya.

http://www.larevolucionvive.org.ve/spip.php?article269&lang=fr


Ca date de l’an dernier, mais cela n’enlève rien à l’intérêt de ce qui est dit… Et cela permet de constater encore une fois que – dans le système pavlovien qu’est la presse française – les médias répètent tout et n’importe quoi sur Meyssan sans même prendre la peine d’aller vérifier… en ce sens, ils n’ont pas évolué depuis les Intellectuels Staliniens des années 30.

[ReOpen 911 – 17/08/2008]

La parole de M. Thierry Meyssan est rare, non qu’il refuse systématiquement les interviews… Mais simplement les médias français ne donnent jamais la parole à cet analyste politique aux propos pourtant toujours mesurés, malgré ses convictions personnelles très marquées en faveur des droits humains et contre les menées géopolitiques de l’Empire états-unien. La réflexion affûtée et pertinente de cet intellectuel français semble extraordinairement atypique dans le brouhaha de la propagande ambiante.

ReOpen911 est fière de mettre en ligne une longue interview de « celui par qui le scandale du 11-Septembre est arrivé » (à son insu). Mais les questions des membres de l’association pour la réouverture de l’enquête sur les attentats terroristes aux Etats-Unis n’abordent pas ce seul sujet : nos membres, citoyens curieux et ouverts, s’intéressent à tous les sujets d’actualité et M. Meyssan répond en toute franchise et indépendance d’esprit à leurs questions. Une interview passionnante, très loin des fantasmes de certains pour qui les relations entre ReOpen911 et Meyssan seraient celles des adeptes d’une secte face à leur gourou !

Retour en arrière sur la « polémique », les accusations d’antisémitisme à son égard (dont on a vu que la récente « affaire Siné » avait peut-être marqué l’essoufflement de cette scandaleuse stratégie de bâillonnement de toute critique de la politique d’Israël), le travail mené avec le Réseau Voltaire qu’il continue à présider depuis sa fondation, les menaces pesant sur sa vie, les dérives liberticides et les atteintes aux droits de l’homme, la politique des États-Unis envers l’Union européenne, et leurs relations avec le nouveau pouvoir en France, les intérêts d’al-Qaïda et même les récents événements en Géorgie : discussion à bâtons rompus au cours de laquelle M. Meyssan n’a jamais recours à la langue de bois.


ReOpen911 : Suite à la parution de L’Effroyable Imposture, « on » (Gérard Miller, Pascal Bruckner, Pierre Marcelle, Alain Finkelkraut, Caroline Fourest, liste non exhaustive…) vous a souvent présenté comme un « révisionniste », vous comparant même à M. Faurisson ; outre que cela permet à moindres frais d’éviter de répondre aux questions et aux points pertinents que soulèvent vos analyses, cela a ancré, par amalgame, dans les esprits d’un grand nombre de nos concitoyens l’idée fausse que vous seriez antisémite.
1

Vous avez pendant longtemps préféré ne pas vous expliquer sur des injures aussi odieuses qu’infondées et autres calomnies (quiconque peut le constater par soi-même en lisant vos livres ou en consultant le site du Réseau Voltaire de fond en comble : il n’y a pas le moindre propos antisémite1, évidemment). Cependant, ne pas y répondre, c’est aussi laisser le champ libre à vos détracteurs ; baisser la garde, n’est-ce pas faire le jeu de ces « salauds », pour reprendre l’élégante formule que M. Fabrice Nicolino (Politis du 11 avril 2002) avait eu à votre égard ?

Thierry Meyssan : Mes détracteurs jouent sur les mots. Comme l’a noté Pierre Vidal-Naquet, le terme « révisionniste » s’applique à tout historien qui fait son travail, celui de réviser les préjugés. Aussi refusa-t-il d’utiliser ce mot pour qualifier ceux qui nient le massacre des juifs d’Europe et lui préféra-t-il celui de « négationnistes ». Cependant mes détracteurs créent une confusion dans l’esprit du public en me traitant de « révisionniste » et en faisant allusion simultanément au professeur Faurisson, condamné maintes fois pour antisémitisme. Ainsi, sans l’avoir dit, ils suggèrent que je suis antisémite.

Je suis humaniste et j’ai lutté —bien plus que ceux qui m’insultent— contre toutes les formes de racisme, y compris l’antisémitisme. En qualité de président du Projet Ornicar, j’ai même reçu les félicitations du Mémorial Yad Vashem, la plus haute autorité morale en la matière. En qualité de président du Réseau Voltaire, j’ai animé le Comité national de vigilance contre l’extrême droite, qui a réuni chaque semaine pendant plusieurs années les 45 plus importantes organisations de gauche (partis politiques, syndicats, associations, loges maçonniques).

Lors de la campagne médiatique organisée contre moi, en 2002, j’ai porté plainte pour diffamation contre une douzaine de journaux qui avaient suggéré que j’étais antisémite. J’étais défendu par Me Bernard Jouanneau, qui est précisément l’avocat à l’origine de la jurisprudence contre les « négationnistes ». Globalement, pour des propos quasi-identiques, j’ai gagné les procès à Versailles et perdu ceux à Paris. La Cour d’appel de Paris a reconnu que j’avais été diffamé, mais a considéré que je l’avais bien cherché et qu’il n’y avait pas matière à appliquer la loi et à condamner mes adversaires.

Un pas a été franchi par Pierre Rigoulot. Le co-auteur du Livre noir du communisme a écrit dans son livre sur l’Antiaméricanisme que je niais qu’il y ait eu un attentat contre le Pentagone. Et il m’a attribué entre guillemets une citation antisémite avec référence en bas de page. Il a été condamné pour cela. Depuis, personne ne s’est avisé d’inventer d’autres citations de ce type. (suite…)


L’armée colombienne est encadrée et formée par les mêmes John Negroponte  et Yaïr Klein qui ont déjà formé les autres ‘escadrons de la mort’ en Amérique Centrale, et notamment au Salvador et au Nicaragua. Il n’y a donc aucune raison pour que les ‘exactions’ (comme le dit poliment la presse) ne se renouvèlent pas… massacrer des ‘peones’ c’est presque une seconde nature pour les armées latino-américaines, surtout quand leur commandant en chef Uribe est un bon petit soldat des néocons.

Et pendant ce temps là, Uribe, la presse et l’establishment s’époumonent contre le ‘dictateur’ Chavez, qui n’a pourtant massacré personne…

[TeleSur TV – 30/03/2008 – Traduit par le blog Socio13]

La cause des éxécutions extrajudiciaires sont dus, selon le quotidien The Washington Post, aux pressions auxquels sont soumis les militaires colombiens pour en finir avec la guérilla et aussi par les stimulants – tels que paiement de soldes supplémentaire jusqu’à des jours de repos supplémentaires – que leur donne l’Armée pour accumuler les morts lors de combat.

Des milliers de paysans ont été assassinés par l’Armée colombienne en les faisant ensuite passer pour des guérilleros des Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (FARC), a dénoncé ce dimanche le quotidien The Washington Post.   “Sous la pression des commandants militaires pour enregistrer des morts au combat, l’Armée a assassiné chaque fois plus durant ces dernières années, des paysans pauvres et en les faisant passer pour des guérilleros”, a dit le périodique.  

En citant un rapport d’une coalition de 187 groupes de personnes, le journal affirme que “955 civils sont morts entre mi 2002 et 2007 et sont classés comme guérilleros tombés au combat”.   Ce chiffre signifie une augmentation de 60 pour cent par rapport aux cinq années précédentes, quand 577 paysans ont été reportés comme tués par les troupes colombiennes en les faisant passer pour des guérilleros.

Cet accroissement coïncide avec l’offensive qu’a entamée le Gouvernement du président Colombien, Álvaro Uribe, il y a six ans contre la guérilla des FARC, et qui est financée dans une grande partie par les Etats-Unis qui livre annuellement des millions de dollars au gouvernement colombien dans le cadre du Plan Colombie.  En outre, l’augmentation du nombre de paysans assassinés est due aussi à l’accroissement en nombre des Forces Armées colombiennes, qui compte 270 000 membres, la seconde plus grande force d’Amérique latine.

Dans le rapport, les témoignages de familles campagnardes ou de faibles ressources ont affirmé qu’ils ont vu dans les photos des cadavres de leurs parents disparus des vêtements de camouflage que porte la guérilla.   “Les meurtres, menés à bien par des unités sous les ordres de commandants régionaux, ont toujours été un problème dans le conflit armé qui dure depuis 44 ans”, assure le Washington Post.    (suite…)


Je suis content que notre ami Nicolas, qui connait bien la Colombie, ait pris le temps de répondre à l’article de Thomet. Mais la Chavez-phobie des médias français est telle qu’on ne voit que Thomet dans les journaux. C’est vrai que Uribe est un bon élève de Washington, alors forcément, il est plus présentable que ce « populiste » de Chavez….

Alors faisons semblant de ne pas voir (comme le fait Libé) que le bon Uribe, aimé de son peuple et démocratiquement élu (tout comme Chavez, mais Chavez est un salaud, c’est entendu) : a une carrière « étroitement liée à cette expansion du narco-paramilitarisme. Dans un rapport de la DIA (Defense Intelligence Agency) datant de 1991, les services de renseignement militaire américains présentaient Alvaro Uribe Velez, alors sénateur au Congrès, comme un « politicien collaborant avec le cartel de Pablo Escobar aux plus hauts niveaux du gouvernement ». Quelques années plus tard, en tant que gouverneur de la région de Medellin, Alvaro Uribe Velez autorise la formation de coopératives de sécurité privée servant en réalité de couverture légale à des groupes paramilitaires peuplés de tueurs de la mafia.

Selon que vous serez dans les petits papiers de l’intelligentsia atlantiste ou pas, vous serez un « gentil » ou un « méchant »…. c’est une vieille chanson.

A noter que, sur le blog de Jacques Thomet, l’ambassade de Colombie rejette l’intégralité des accusations de Nicolas Joxe :  http://jacquesthomet.unblog.fr/2008/01/16/la-colombie-proteste-contre-larticle-de-nicolas-joxe-dans-le-monde/ 

[Le Monde – 14/01/2008]

Difficile de ne pas réagir à l’article de Jacques Thomet « La vérité sur les FARC sort enfin » (Le Monde, 9 janvier). Pour qui connaît un tant soit peu la situation colombienne, sa lecture ne peut que provoquer stupeur et colère. Dressant un portrait particulièrement élogieux d’un président colombien qui aurait tout tenté pour libérer les otages aux mains des FARC, l’auteur y lance des accusations contre la famille d’Ingrid Betancourt.

Selon cet ancien directeur de l’AFP en Colombie, le président Alvaro Uribe Velez aurait été victime d’une opération de « diabolisation » orchestrée par le gouvernement et les médias français. La famille d’Ingrid Betancourt est accusée d’avoir constamment « vilipendé » le président colombien tout en dédouanant la guérilla de sa responsabilité dans les enlèvements de civils. Qui peut croire que la famille d’Ingrid Betancourt n’a jamais condamné la cruauté et l’injustice des FARC ? Tout au long de ces années, les proches de l’ancienne sénatrice franco-colombienne ont toujours dénoncé cette pratique abjecte des enlèvements. Les FARC ont depuis longtemps perdu tout crédit politique en généralisant les kidnappings.

Personne ne conteste cette dérive criminelle de la guérilla, qui commence dans les années 1980 quand elle décide de se financer grâce à l’argent du trafic de drogue qui inonde le pays. Les FARC se coupent alors du reste de la société colombienne, leur projet révolutionnaire laisse place à une lutte purement militariste. Ce combat pour accroître leur emprise territoriale s’accompagne dès lors de violations massives des droits de l’homme. Aujourd’hui, personne ne défend sérieusement la vision d’une guérilla « romantique » en Colombie. L’épisode du petit Emmanuel est un exemple supplémentaire du cynisme dont est capable ce mouvement. Cette vérité sur les FARC n’a donc jamais été occultée, comme le prétend Jacques Thomet, qui tente de faire apparaître le président colombien comme un démocrate exemplaire, victime des mensonges des FARC relayés à l’étranger par la famille Betancourt et les autorités françaises.

Mais cette présentation de la situation colombienne, véritable panégyrique pro-Uribe, ne résiste pas à l’examen. Pour s’en convaincre, il faut revenir sur le parcours du président colombien. Car, contrairement à la thèse qu’avance Jacques Thomet, la violence politique qui ravage la Colombie ne se résume pas aux seules FARC. Depuis vingt ans, sous prétexte de lutter contre la guérilla, des milices paramilitaires d’extrême droite ont commis des crimes de masse contre la population. Ces derniers mois, des fosses communes ont été découvertes dans toutes les régions du pays. Le procureur général de Colombie a affirmé qu’elles pourraient contenir les restes de près 10 000 civils assassinés par ces groupes paramilitaires.

Leaders populaires, syndicalistes, juges, défenseurs des droits de l’homme, journalistes : les paramilitaires se sont attaqués à toute forme d’opposition politique ou sociale avec une cruauté inouïe. La presse colombienne a révélé comment les chefs paramilitaires ont généralisé la torture en formant leurs hommes à démembrer vivantes leurs victimes.

Les derniers rapports d’enquête d’Amnesty International, de Human Rights Watch ou de la FIDH montrent comment les forces de sécurité colombiennes ont encadré, coordonné, voire participé, aux massacres paramilitaires. Les témoignages des victimes sont concordants, massifs, accablants. Des officiers supérieurs de l’armée ont « sous-traité » aux milices le soin de mener cette guerre « sale » en toute impunité.

Mais les paramilitaires ne se sont pas cantonnés à ce travail de répression, ils ont bâti une redoutable organisation mafieuse qui contrôle l’essentiel du trafic de cocaïne vers les Etats-Unis et l’Europe. En s’infiltrant dans l’appareil d’Etat, les paramilitaires ont pu faire prospérer leur trafic et généraliser le détournement de fonds publics grâce à la complicité d’une partie de la classe politique au pouvoir.

Or ce qu’omet de dire Jacques Thomet dans son article, c’est que la carrière du président Uribe est étroitement liée à cette expansion du narco-paramilitarisme. Dans un rapport de la DIA (Defense Intelligence Agency) datant de 1991, les services de renseignement militaire américains présentaient Alvaro Uribe Velez, alors sénateur au Congrès, comme un « politicien collaborant avec le cartel de Pablo Escobar aux plus hauts niveaux du gouvernement ». Quelques années plus tard, en tant que gouverneur de la région de Medellin, Alvaro Uribe Velez autorise la formation de coopératives de sécurité privée servant en réalité de couverture légale à des groupes paramilitaires peuplés de tueurs de la mafia. Dans son article, Jacques Thomet écrit que le père du président colombien a été abattu par les FARC. Certes, mais pourquoi ne mentionne-t-il pas que ce dernier était lié à certains parrains de la drogue du cartel de Medellin, que l’on a retrouvé un hélicoptère appartenant à la famille Uribe dans un immense laboratoire de cocaïne ?

Pourquoi ne pas rappeler que l’ancien chef des services de renseignement, un proche du président Uribe, est actuellement détenu pour sa collaboration active avec les paramilitaires ? Pourquoi omettre le fait que les paramilitaires ont joui du soutien de larges secteurs de la classe politique colombienne ? Cette année, malgré les menaces, les juges de la Cour suprême ont ordonné l’arrestation de quatorze députés et sénateurs. Tous sont des proches du président Uribe. Ils sont accusés d’avoir truqué des scrutins électoraux, ordonné des assassinats et servi les intérêts des groupes paramilitaires depuis le Parlement.

Depuis 2005, le président Uribe a tout mis en oeuvre pour parvenir à une amnistie générale des paramilitaires en adoptant la loi dite de justice et paix. Cette législation prévoit, en effet, pour les responsables de ces crimes contre l’humanité des peines dérisoires en échange de leur démobilisation. La situation colombienne est complexe, sa violence, multiforme, parfois difficile à décrypter. Mais présenter la guérilla comme le « diable » et tenter de blanchir un président colombien compromis dans l’entreprise criminelle du paramilitarisme est quelque chose d’inacceptable. Exiger la libération d’Ingrid Betancourt et de tous les otages retenus dans des conditions inhumaines par la guérilla ne peut servir à exonérer l’Etat colombien de sa responsabilité dans le déchaînement de violence existant dans le pays.


Nicolas Joxe, réalisateur, est l’auteur du documentaire « Ils ont tué un homme. Crimes paramilitaires en Colombie ». (Diffusion Arte 2005.)http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3232,36-999190,0.html


Courrier international fait de la propagandePoutine et Chavez, de drôles de démocrates
Les deux coups d’ état du 2 décembre.
(Courrier International, N° 891, 29 novembre 2007)

[Maxime Vivas – Oulala.net – Mardi 5 décembre 2007]
Hugo Chavez emportant avec un pourcentage croissant toutes les élections au Venezuela depuis 1998 dans un climat médiatique hostile, chacun avait prévu qu’il emporterait ce référendum du 2 décembre.

Patatras ! il le perd, ne conteste pas le résultat (serré), félicite aussitôt l’opposition, l’invite à jouer désormais le jeu de la démocratie qui peut lui profiter.

Imprimé trop tôt, Courrier International donne le ton de ce qui allait être, s’il avait gagné, le bourrage de crâne musclé et planétaire contre le nouveau dictateur brandissant une Kalachnikov fournie par la Russie de Poutine (en arrière plan car moins dangereux pour l’humanité).

En page intérieure, sous le titre musclé « Des coups d’Etat en forme de plébiscites », Philippe Thureau-Dangin (retenons le nom de ce visionnaire objectif et sagace observateur) écrit notamment :

«  L’occasion était trop belle. Que deux dirigeants, Poutine et Chávez, peu connus pour leur goût de la démocratie, choisissent un 2 décembre pour organiser des scrutins en forme de plébiscites, cela relève bien de l’ironie de l’Histoire ».

Puis, vient l’amalgame tiré par les cheveux avec le coup d’état du 2 décembre 1851, qui porta au pouvoir Louis-Napoléon Bonaparte. Après quoi, une petite leçon d’expert est donnée :

«  Quant aux élites vénézuéliennes, elles n’ont guère pris au sérieux jusqu’à tout récemment ce militaire métis au verbe haut… ». Chávez étant « métis », il eut fallu ajouter, pour bien nous informer, l’origine des « élites » qui parlent bas. Passons et revenons à nos moutons.

« Chacun à sa manière, ils musellent la presse, en exilant (Napoléon III), en s’emparant des groupes de médias (Poutine) ou en ne renouvelant pas la concession accordée à une puissante chaîne d’opposition (Chávez)… » Il eut fallu dire : la concession « hertzienne », pour que le lecteur sache bien que RCTV existe toujours.

Pour finir, l’éditorialiste éclairé nous explique comment Chávez a réussi son golpe du 2 décembre 2007 : « Et comme nous sommes au XXIe siècle, on ne fait plus de coups d’Etat baïonnette au canon ; on se contente de les faire avaliser, tout à fait légalement, par des peuples subjugués ».

C’était notre rubrique : « Pourquoi tu n’achètes plus de journaux ? »

Maxime Vivas


Outre la morgue habituelle du latino de la côté envers tout ce qui comporte ne serais-ce qu’une once de sang indien dans les veines (si vous êtes déjà allé au Pérou, vous savez de quoi je parle), cette tribune de Vargas Llosa (immense écrivain par ailleurs) est proprement hallucinante…

Imaginez un instant qu’un homme politique ait osé écrire ce genre de choses en 2002 suite à l’élection de Chirac ? Vous voyez le tollé ? Mais là, c’est contre Chavez, alors ça passe…

« Pourquoi tu ne la boucles pas ? », par Mario Vargas Llosa
[LE MONDE | 22.11.07]
(…)
L’enseignement le plus évident de ce psychodrame, c’est qu’il existe encore une Amérique latine anachronique, démagogique, inculte et barbare, et ce serait une perte de temps et d’argent de tenter de l’associer à la communauté civilisée, démocratique et modernisatrice que les sommets latino-américains aspirent à créer.

Cette aspiration sera vaine tant qu’il y aura des pays latino-américains avec des dirigeants tels que Chavez, Ortega ou Evo Morales, sans parler de Fidel Castro. Qu’ils soient ou aient été populaires et qu’ils gagnent des élections ne fait pas d’eux des démocrates. Au contraire, cela montre la profonde inculture politique, la fragilité des convictions démocratiques de sociétés capables de porter au pouvoir, lors d’élections libres, des personnages de ce genre. (suite…)


Venezuela : Au sujet de l’article « L’opportunisme humanitaire de Chávez» publié par Libération

Un relevé des contrevérités et des omissions s’impose

[Gaël Brustier et Christophe Ventura, militants altermondialistes]
Dans son édition du 19 novembre, Libération (http://www.liberation.fr/rebonds/292184.FR.php) a publié une tribune présentée par 22 universitaires, intellectuels, écrivains, philosophes, journalistes, artistes, diplomates internationaux (soutenue par 42 autres « personnalités internationales ») dénonçant la supposée dérive anti-démocratique du président vénézuélien Hugo Chávez et demandant aux « démocrates du monde de ne pas laisser mourir l’une des plus anciennes démocraties d’Amérique latine ».

Quoi que les uns et les autres pensions de la personnalité du président vénézuélien et de la nature de la « révolution bolivarienne », il convient de ne pas tricher avec les faits qui, respectés, doivent être portés au jugement du lecteur afin qu’il puisse, librement et en conscience, se forger une opinion sur un sujet concernant un pays situé à des milliers de kilomètres des rédactions parisiennes.

De la qualité de l’information dépend celle du débat démocratique. La négliger au profit d’une démarche partisane maltraite le débat d’idées. En proposant ce texte truffé de contrevérités, les auteurs – dont certains sont des intellectuels reconnus dans l’espace public français – abusent les lecteurs et le débat démocratique.

Répondons point par point :

(suite…)


Tous les matin, mon moment de bonheur, c’est de me faire une grande tasse de café et de me précipiter sur le blog de Sébastien Fontenelle pour savourer sa prose. Si vosu n’êtes pas encore un habitué du blog AJT, vous ne savez pas ce que vous ratez !

« Le Monde » Raille (Durement) Le « Show Permanent » Du Chef De L’Etat

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[Vive le Feu – le blog exellentissime de Sébastien Fontenelle – 22/09/2007]
« Le Monde », qui nous a quand même habitué(e)s à (beaucoup) moins de courageuse témérité, raille ce soir, avec mordant, l’omniprésence médiatique du chef de l’Etat.

J’ai d’ailleurs eu, je l’avoue, beaucoup de mal à en croire mes yeux – car enfin, rien ne laissait prévoir que notre vénérable quotidien vespéral de référence allait soudain nous balancer, en lieu et place des coutumières flagorneries du fidèle Ridet (pour ne citer que lui), cette longue moquerie.

(Foutre, me suis-je dit, si « Le Monde » soudain cesse de léchouiller les mocassins de Nicolas Sarkozy pour les lui mordiller, à quoi devons-nous demain nous attendre? A un éditorial intelligent de Philippe Val ou de Laurent Joffrin?)
(suite…)


Oscar Lucien, on le connaît bien à Paris… ses déclarations en faveur des séries « soap » valent leur pesant de cacahouètes. C’est amusant que les journaleux de Télérama, pourtant si prompts à vouer aux gémonies, ne cessent de filer la parole à cet histrion… aveuglement anti-Chavez, sans aucun doute. Idéologie, quand tu nous tiens…

[Thierry Deronne – 6 juillet 2007]
Caracas, juillet 2007. La chaîne commerciale RCTV revient sur le câble avec sa programmation habituelle. La “fermeture de la dernière télévision indépendante par Chavez” vaut donc ce que valait le “Salvador Allende ennemi de la liberté d’expression” de 1973. Le lecteur du [journal français] « Le Monde » ne le saura jamais.

Au Venezuela, en juillet 2007, l’opposition possède l’écrasante majorité des médias et le quotidien français n’est que le calque de ce monopole. Les “enquêtes” et les “preuves” du journal « Le Monde » sur la corruption de Chavez fleurissent depuis huit ans dans le moindre kiosque á journaux. Le dénigrement de la démocratie participative et la dénonciation de la “militarisation du régime” sont retransmis du matin au soir par des centaines de radios commerciales. L’exclusion par « Le Monde » des trois quarts de la population reproduit le racisme de Globovision, Venevision, Televen, RCTV et autres chaînes qui occupent 80 % des ondes.

(suite…)