Jean-Luc Hees



Didier Porte, viré de France-Inter, rejoint Arrêt sur Images… et fait grimper le nombre d’abonnés !

[Gazette d’@rrêt sur images, n° 132]

Vous le savez déjà, puisque je vous l’ai annoncé : Didier Porte, humoriste licencié de France Inter, vient de nous rejoindre. Vous le retrouverez chaque semaine, sur le site, et il a commencé dès cette semaine par une charge prometteuse contre Jean-Luc Hees et Philippe Val. Exceptionnellement, nous avons voulu que cette chronique soit en libre accès à tous, abonnés et non abonnés. Vous pouvez donc la regarder ici <http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=3139>  (2).

Franchement, je ne m’attendais pas à un tel élan de votre part. Depuis que Didier Porte est parmi nous, plus de deux mille nouveaux abonnés nous ont déjà rejoints. A l’heure où je vous écris cette gazette, sa chronique, à peine en ligne depuis quarante-huit heures, a dé jà été vue trente mille fois. La preuve est faite : quand les médias traditionnels se cadenassent, les sites de presse comme le nôtre, indépendants de tout pouvoir, offrent désormais une alternative.

Mais ce n’est qu’un début. Dès la rentrée, et peut-être même avant, il faudra s’organiser pour  renforcer cette alternative, et accueillir toutes les voix censurées par le système. C’est maintenant, que nous avons besoin de vous.

http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=3124


[AFP – 30/06/2010]

Deux mille personnes, selon les syndicats de Radio-France, ont manifesté jeudi devant la Maison de la Radio, à Paris, pour dénoncer le licenciement des humoristes Didier Porte et Stéphane Guillon, ainsi que la suppression de plusieurs émissions sur France Inter.  Les manifestants étaient rassemblés à l’appel d’associations d’auditeurs et de l’intersyndicale (CFDT, CFTC, CGT, SNJ, Sud).  Stéphane Guillon (congédié par le patron de Radio France Jean-Luc Hees) et Didier Porte (renvoyé par Philippe Val à la tête de France Inter) étaient présents.

Plusieurs pancartes étaient brandies, dont: «Val, c’était mieux avant», avec une affiche de Charlie Hebdo, ou «Radio Elysée». De nombreux manifestants criaient:«Val Démission!» et «Hees démission».

100.000 mails reçus en quelques jours

«L’indépendance, ça ne se décrète pas en parole, ça se prouve, or c’est le contraire qui se passe», a commenté Marie-Hélène Elbaz (CGT), au nom de l’intersyndicale. «Nous disons stop. Guillon et Porte sont virés sans ménagement pour des raisons politiques», a-t-elle ajouté.

Stéphane Guillon s’est quant à lui livré à une imitation de Nicolas Sarkozy. En imitant le président de la République, il a dit «Hees est un ami. Val aide Carlita à écrire son nouvel album, il n’y a pas de collusion».  Plus sérieusement, il a fait état de 100.000 mails reçus en quelques jours. «En 2012, rendez-vous ici. Val et Hees repartiront avec des plumes et du goudron et nous, nous pourrons à nouveau écouter la différence», a-t-il ajouté.

Didier Porte s’est attaqué au «mépris, au cynisme et à la brutalité de Hees». «Il est temps de rendre Radio France à son seul actionnaire légitime, nous tous, n’en déplaise à Philippe Val», a-t-il ajouté.

http://www.liberation.fr/medias/0101644682-france-inter-manifestation-de-2-000-personnes-pour-soutenir-porte-et-guillon?xtor=EPR-450206


Rappelez vous que – depuis la suppression de la pub – RADIO FRANCE vous appartient, puisque c’est VOUS QUI LA PAYEZ… un petit rappel vis à vis du pouvoir serait opportun…

[Daniel Schneiderman – Arrêt sur Images – 23/06/2010]

Cette fois c’est fait, c’est clair, c’est net : virés ! Virés sans ménagements, les humoristes de France Inter, Stéphane Guillon et Didier Porte. Virés en étant traités de « petits tyrans » par leur désormais ex-patron, Jean-Luc Hees, nommé à la présidence de Radio France par le bon vouloir de Sarkozy. Mince consolation : ce double licenciement a été vécu en direct par les auditeurs.

Parce que cette journée du 23 juin, par sa brutalité, restera dans les annales de l’audiovisuel public et de la liberté d’expression, nous avons voulu que vous puissiez en voir et écouter les principaux moments. Regardez donc Stéphane Guillon dans sa dernière chronique matinale, traiter France Inter de « station de gauche qui licencie comme la pire entreprise de droite »; écoutez Didier Porte annoncer en direct au Fou du Ro i qu’il a reçu sa lettre de licenciement ; écoutez Stéphane Bern, sous le choc, prévenir qu’il prend ce vidage comme un « désaveu personnel », et annoncer qu’il en « tirera les conséquences »; écoutez enfin Jean-Luc Hees expliquer sa décision, et renvoyer Bern dans ses cordes, sur le mode « ça ne coûte pas cher de se déclarer solidaire trente secondes ».

Notre enquête complète est ici.http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=3111>  (1)