Richard Attias



C’est peut-être là, la clé de la société néo-bourgeoise dans laquelle baignent les Sarkozy et autres. Des gens qui se rêvent des vies et des destins et qui trouvent des troubadours médiatiques pour les raconter. Nous aussi on rève qu’on est OSS 117 ou qu’on fait partie « du club des grands séducteurs de la planète »… mais nos rèves ne font pas la une de Paris Match…

A force de réver leur vie et de ne pas avoir de souci de fin de mois, ils perdent tout contact avec la réalité. Orwell disait déjà cela dans les années 1940…

Dans tous les cas, article magistralement écrit, bravo Florence et Christophe !!!!

Le roman vrai des infirmières bulgares : Sur la piste du commando cécilia

[Florence Aubenas, Christophe Boltanski – Le Nouvel Observateur – 24/01/2008]Dans cette affaire, tout se mêle : espions et people, gros contrats et humanitaire, les soubresauts du couple Sarkozy et la soif de revanche du colonel Kadhafi. Retour sur une initiative diplomatique menée comme un raid nocturne

En Libye, Cécilia Sarkozy a vécu «un truc» dément. Vous vous souvenez qu’elle était allée deux fois à Tripoli, en juillet, pour la libération des infirmières bulgares ? «Je suis arrivée, je les ai prises, je mis partie. J’ai fait le plus grand casse du siècle. Kadhafi n’avait aucune intention de libérer ces filles.»

Elle en est sûre, elle le raconte, ou en tout cas tout le monde le répète aujourd’hui.

Cela s’est passé aux dernières minutes de la dernière nuit du dernier voyage, le 24 juillet 2007, vers 3 heures du matin. Comme un «roman», dit-elle. Les négociations patinent avec les Libyens. Cécilia se tourne vers ses gardes du corps : «Messieurs, c’est le moment de prouver que vous en avez.» Nos garçons sont galvanisés : ils partent à la prison de Djoudeida, font sauter les verrous des cellules avec leurs armes de poing, sortent les infirmières et le médecin. Sauvés !

Trois biographies sur l’ex-madame Sarkozy viennent de paraître, et toutes reviennent sur «les aventures de Cécilia en Libye». Même le fidèle Claude Guéant, le plus proche collaborateur du président, reste estomaqué par son récit : «C’est évidemment absolument inexact… C’est même complètement fou.»

Depuis l’été, on a tout invoqué, l’atome et le people, les ventes d’armes et l’humanitaire, les services secrets et le prime time. Saisie, une commission d’enquête parlementaire se lance sur les traces du «commando Cécilia». Loin de l’éclaircir, son rapport, rendu public le 22 janvier, rajoute aux mystères du vrai-faux roman des infirmières.

Surtout ni gyrophare ni voiture officielle : de la discrétion. Le second tour de la présidentielle a eu lieu quatre jours plus tôt, et Pierre de Bousquet de Florian, patron de la DST, conduit lui-même un visiteur à Nicolas Sarkozy, toutes affaires cessantes. Officiellement, Moussa Koussa est dépêché par Muammar Kadhafi pour transmettre ses félicitations au nouveau président. 1,90 mètre, les tempes argentées, des doigts démesurés, Koussa parle peu, toujours d’une voix douce. «Un seigneur», dit-on à la DST. Lui aussi la connaît bien : Koussa dirige les renseignements libyens.OAS_AD(‘Middle1’);

C’est Claude Guéant qui le reçoit : ils se sont déjà rencontrés quand Sarkozy était ministre de l’Intérieur.

En réalité, Koussa est venu parler des infirmières bulgares et du médecin palestinien, emprisonnés depuis 1999 et condamnés à mort. Boucs émissaires d’un système sanitaire défaillant, ils ont été désignés à l’opinion publique libyenne comme coupables d’une épidémie de sida qui a contaminé plus de 400 enfants dans un hôpital à Benghazi. Des quasi-otages, le signe pour l’Occident que, malgré ses efforts,; Kadhafi restera toujours ce «chien enragé du Proche-Orient», comme disait Ronald Reagan.

A Claude Guéant, Koussa explique : «Nous ne voulons ni les exécuter ni les garder, mais l’opinion est très remontée.» Il ajoute : «La Libye serait ravie que Nicolas Sarkozy joue un rôle.» Le voilà justement qui surgit pendant l’entretien. Le président accepte la partition que lui a réservée Kadhafi. Il sera le libérateur des infirmières. Comme pour tout, Sarkozy va s’approprier le rôle au point d’en paraître l’initiateur.

Des contacts à propos des infirmières avaient déjà eu lieu pendant la campagne. Rien de définitif. En mai 2007, les choses s’accélèrent. Kadhafi vient d’avoir une attaque cérébrale, ses fils ont été rappelés à son chevet. Il s’est rétabli, même s’il garde une rigidité dans le bas du visage. Mais désormais le Guide de la révolution est pressé. Avec cette affaire, il veut sa revanche. Vite.
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Devenir un homme d’Etat fréquentable n’est pas une ambition nouvelle pour lui. Il a déjà abandonné ses vulgates antiaméricaines, ses folies, ses complots au tournant des années 2000. Après onze ans d’embargo, la Libye a fini par payer les indemnités réclamées par les juges européens pour l’attentat de Lockerbie, puis pour celui du DC-10 : 10 millions de dollars par victime dans le premier cas, 1 million dans le second.

L’arrestation de Saddam Hussein, en 2003, le frappe comme un signe du ciel. Et s’il finissait comme lui, en animal débusqué d’un trou, hirsute et humilié, avant d’être exécuté ? Il regarde en boucle les images sur son magnétoscope.

Quatre jours plus tard, la Libye renonce à ses programmes d’armes de destruction massive. Washington lui a promis deux récompenses. D’abord la retirer de la liste des Etats terroristes. Accordé. La seconde est un de ces symboles dont le Guide est friand : la visite de Condoleezza Rice à Tripoli. Elle ne viendra jamais. Quelques chefs d’Etat défilent, certes, sous la tente du Guide; mais ils gardent l’oeil rivé sur leur montre, et surtout évitent de lui rendre l’invitation. Il n’a droit qu’à une brève virée à Bruxelles, à la Commission européenne. «Kadhafi s’estime lésé, dit un diplomate. Il trouve que la Libye a perdu le match aller. B veut le match retour», un démenti cinglant à ceux qui l’accusent d’avoir cédé sans rien obtenir.

Que lui reste-t-il entre les mains ? Cinq infirmières bulgares et un médecin palestinien. Plus question de faire appel aux Etats-Unis. Ni à l’Allemagne, trop prudente, ou au RoyaumeUni, qui refuse de libérer un des accusés de Lockerbie. Quant à l’Union européenne, qui négocie dans ce dossier depuis sept ans, elle ne vend rien.

Reste la France. Les six prisonniers ont déjà attiré l’attention de Nicolas Sarkozy : en janvier 2007, encore candidat, il a rencontré secrètement l’avocat français des Bulgares, Emmanuel Altit.

Sarkozy aime les causes médiatiques, qu’il peut raconter comme des histoires, entre méchants et gentils, victimes et sauveurs. Maintenant qu’il est élu, il cherche aussi «un machin à faire pour Cécilia». Elle se voyait conseillère régionale, députée peut-être. Lui n’a pas voulu. Pourquoi pas Madame Otages, un sourire humanitaire à la Lady Di avec, en plus, quelque chose de «Drôles de dames» ? Douze jours après l’arrivée à l’Elysée, le contact est pris avec Tripoli. (suite…)


Une émission sur “Sarkozy et les femmes” brutalement supprimée

[Backchich – 26/01/2008]

A la place d’en laisser dire de belles sur Cécilia, Carla, Rachida, Rama et les autres, sujet visiblement brûlant, la chaîne de Bolloré a diffusé vendredi soir un film bien consensuel, Cinéma Paradiso. Ainsi va la vie des médias des amis de Sarkozy.

Vendredi soir 25 janvier, la chaîne Direct 8, qui soit-dit en passant appartient au grand ami de Nicolas Sarkozy, l’industriel Vincent Bolloré, a mystérieusement annulé la diffusion de l’émission « 88 minutes » consacrée, justement, à une « Spéciale Sarkozy et les femmes », comme claironnaient les responsables de la chaîne…

L’émission devait se dérouler en direct, ce vendredi 25 janvier, à 22h15. Fait rarissime en télévision, au dernier moment, les invités sont décommandés. Dans l’après-midi, ceux qui devaient révéler des anecdotes sur les femmes entourant notre président, reçoivent un coup de téléphone embarrassé des journalistes de la chaîne de Vincent Bolloré. La voix hésitante, ils expliquent que le débat a été annulé « pour des raisons techniques ».

Dommage, car sur le plateau, la conversation s’annonçait fertile. Le nouvel ami de Sarkozy, le publicitaire Jacques Séguéla, chez qui le président a rencontré Carla Bruni, était de la partie ; ainsi que Corinne Lepage, ancienne ministre, et les journalistes Laurent Léger (de Bakchich) et Michaël Darmon, auteurs de livres sur l’ ex-Première dame, Cécilia. Un vieux loup du RPR devait pointer son museau sur le plateau, l’ancien conseiller de Jacques Chirac, Charles Pasqua et Jean Tiberi : Jean-François Probst, lui aussi signataire d’un bouquin sur Les dames du président. Tout un programme… Les téléspectateurs ont eu droit, à la place, à une rediffusion du film Cinéma Paradiso. Ça c’est de l’info !

« Raisons techniques », également, si TF1 et Paris Match, deux grands médias appartenant à des proches de notre cher président, Bouygues et Lagardère, n’ont pas moufté sur les trois livres publiés au même moment sur Cécilia, trois ouvrages qui totalisent quelque 250 000 exemplaires mis en place dans les librairies.

Ainsi va la vie des médias des amis de Sarkozy.

http://www.bakchich.info/article2463.html


Dites donc, les électeurs de l’UMP, là. Vous êtes contents de votre mec ? Vous qui avez toujours à la bouche les mots « grandeur » et « France », ça vous plait d’être représentés par un psychopathe complexé, tout droit sorti de « La Vérité Si Je Mens » ?

« Regarde Maman, j’ai un grosse Rolex en or ! », « Regarde Maman, je suis sur la photo avec George Bush ! », « Regarde Maman, je suis le Président ! », « Regarde Maman, je fais des fêtes au Fouquets avec les riches ! », « Regarde Maman, je me tape des top-models ! », « Regarde Maman, je suis entré dans le club mondial des grands séducteurs »…. ça y est, la France ressemble enfin à sa caricature !

Pour citer le journaliste Mikael Levinstein : « C’est ça le vrai bling-bling de Sarkozy. Il n’a pas envie « d’être », il lui suffit de « paraître »… et malheureusement, un an après son élection, la politique de Sarkozy relève du même accabit. Une politique en toc, du faux plaqué or comme les bijoux qu’on te vend à Barbès, de la réussite par procuration, de la célébrité par association, de l’agitation, pas de l’action… voilà le gouvernement de la France d’aujourd’hui. Il y a déjà eu des gouvernements comme ça en France… sous Louis-Philippe. On sait comment cela s’est terminé. »

[Emmanuel Ratier – Faits et Documents n° 248 – Janvier 2008 ]

Du Fouquet’s à Disneyland, des vacances chypriotes sur un yacht de Vincent Bolloré à la fin d’année égyptienne (avec un avion toujours fourni par Bolloré), de Rachida Dati à Rama Yade, de Cécilia Sarközy à Carla Bruni, des Rolex ostentatoires aux Rayban, c’est la sous-culture « bling bling » (luxe, marques, paillettes), popularisée par les rappeurs américains, qui triomphe au sommet de l’Etat. Un Etat au service de la finance internationale et cosmopolite. Carla Bruni, nouvelle compagne du chef de l’Etat, en est le parfait exemple. Cette riche héritière, n’ayant ni morale ni valeurs, a collectionné les hommes qu’elle jette ensuite comme des Kleenex. Egérie de la gauche-caviar, elle signait encore tout dernièrement la pétition contre le pseudo « fichage ADN ». Le mariage serait prévu le 9 février (selon Le Journal du dimanche, 6 janvier 2008). Une dangereuse dérive qui illustre parfaitement la décadence française.

« Vous avez adoré Grâce Kelly à Monaco, vous adorerez Carla Bruni à l’Elysée (Le Journal du dimanche, 6 janvier 2008). » Nicolas Sarközy a rencontré Carla Bruni, un soir, le 17 novembre, chez Jacques Séguela, le publicitaire qui soufflait aux oreilles de François Mitterrand. Elle y était arrivée avec Denis Olivennes, patron de la Fnac et animateur des réseaux fabiusiens.

Depuis, les tourtereaux ne se quittent plus, avec une première escapade quasi-officielle à Disneyland, immortalisée par des paparazzi complices convoqués pour l’événement. Suivie d’un réveillon à Louxor, toujours avec les photographes. Pour la presse britannique, moins soumise aux pressions que la presse française, le président l’aurait déjà demandée en mariage. Et Gala d’évoquer un futur possible « mariage de la décennie » et d’ajouter que Nicolas Sarközy « a l’impression d’entrer dans le club mondial des grands séducteurs ». Il lui aurait offert un portable à usage unique, étant le seul à l’appeler dessus.

Carla Bruni-Tedeschi est née le 23 décembre 1968 à Turin. Elle a une soeur, Valéria Bruni- Tedeschi, qui est actrice et réalisatrice (Il est plus facile pour un chameau…, Actrices, sorti ces jours derniers et où joue son compagnon, Louis Garrel).

Interrogée par ITV, cette dernière déclare : « J’ai eu une éducation catholique, mais Tedeschi est un nom juif d’Italie du Nord. Mon grand-père paternel s’est converti pendant la guerre, a épousé une catholique, ce qui lui a valu d’être mis au ban par la communauté juive de Turin. J’ai mis très longtemps à l’accepter, comme si j’avais hérité de sa faute. Même si ma famille n’a pas été déportée, je me sens très proche du désarroi de cette communauté. Aussi, mon personnage de Sarah (dans un film qu’elle tournait) résonne-t-il par rapport à mon histoire, comme si moi aussi je portais un passé trop lourd pour moi. »

La famille Tedeschi, que Le Parisien (30 décembre 2007) ose qualifier de « famille de la Vieille Europe », s’est donc convertie à la grande époque du fascisme dans l’Italie de Benito Mussolini. Ce qui rapproche son histoire de celle de Cécilia Ciganer-Albeniz (cf F&D 243 et 244). Son frère, Virginio, un marin réputé (trois tours du monde dans les deux sens), est décédé le 4 juillet 2006 à 46 ans des suites d’une longue maladie. Une fondation (dotée d’environ 20 millions d’euros) a été créée pour honorer sa mémoire. Son père, Alberto Bruni-Tedeschi (décédé en 1996) avait repris l’affaire familiale, le groupe turinois CEAT, spécialisé dans les câbles électriques et les pneus, tout en étant, à ses moments perdus, un compositeur dodécaphonique respecté (encore un point de ressemblance avec Cécilia ex-Sarközy). Il développa largement l’entreprise et en fera l’un des fleurons de l’industrie italienne.

Son père cumulait donc une profession honorable et une passion extrême pour la musique, ayant été élevé dans le culte de Richard Wagner et d’Alban Berg. Son premier opéra, Villon, composé à 25 ans, sera joué par les plus grands chefs. Il sera même un temps directeur artistique du Théâtre Regio de Turin entre 1959 et 1971.

Sa mère, Marisa Borini, est pianiste professionnelle. « Les plus grands artistes fréquentent leur palais. La Callas et Karajan dînent au Castagnetto, leur résidence du Piémont (Le Parisien, 30 décembre 2007). » Elle accompagnera Nicolas Sarközy en décembre lors de sa rencontre avec Benoît XVI mais n’obtiendra pas, comme elle l’espérait, le droit de le rencontrer.

Mais, c’est le grand père, Virginio Tedeschi, juif piémontais (lui aussi très grand mélomane, comme ancien élève d’Edgar Varèse), qui est bien à l’origine de la fortune de la famille, l’entreprise n’ayant jamais eu de problème durant le Ventennio et ayant participé efficacement à l’effort de guerre italien à partir de 1940. Un épisode peu souligné aujourd’hui. (suite…)


Sans vouloir paraître cynique, mais ce récit de l’opération commando pue le roman de gare à plein nez. Vous croyez vraiment qu’on peut défourailler à loisir dans des prisons libyiennes et forcer la porte d’une cellule en tirant sur la serrure (chose parfaitement impossible, cela ne marche que dans les films, où les portes sont en carton pâte) ? Michaël Darmon et Yves Derai ont trop lu les romans de Gérard de Villiers…

Révélations sur l’opération « commando » de Cécilia en Libye

[NOUVELOBS.COM | 11.01.2008 ]
Deux journalistes affirment dans un livre publié jeudi que Cécilia Sarkozy a mené en Libye une « opération commando » pour faire libérer les infirmières et le médecin bulgares en juillet dernier.

Dans le livre « Ruptures » publié jeudi 10 janvier, les journalistes Michaël Darmon et Yves Derai racontent par le menu l’opération « commando » conduite le 24 juillet par Cécilia Sarkozy en Libye pour libérer les infirmières et le médecin bulgares. En réaction à ces révélations, le président de la commission d’enquête parlementaire sur la libération des infirmières et du médecin bulgares de Libye, Pierre Moscovici (PS), a appelé Cécilia Sarkozy à témoigner devant la commission.
Dépêchée sur place par Nicolas Sarkozy pour négocier la libération des soignants bulgares, celle qui était alors la première dame de France décide de passer à la vitesse supérieure après de longues heures de tractations. Dans leur ouvrage publié aux Editions du Moment, les deux journalistes racontent qu’elle aurait alors demandé aux policiers de son escorte de forcer la prison des soignants bulgares.

« Une opération commando »

« Cécilia dévoile son plan à ses hommes et leur lance sur le ton du défi: ‘c’est le moment de prouver que vous en avez!' », affirment Michaël Darmon et Yves Derai. « Les bodyguards font sauter les verrous des cellules de Djoudeida avec leurs armes de poing! Dans l’Airbus, la James Bond Girl de Neuilly suit le déroulement de l’intervention grâce à son téléphone sécurisé », poursuivent MM. Darmon et Derai.
« La pagaille est à son comble » et « les infirmières doivent fuir la prison en courant et s’engouffrer dans des Jeep qui foncent vers l’aéroport », écrivent-ils. « Je ne sais pas si je pourrai retourner là-bas un jour », leur confiera Cécilia Sarkozy.
« Malgré la décision du ‘Guide’ de laisser partir ses prisonniers, les apparatchiks renâclent », expliquent les auteurs. Cécilia leur a notamment raconté l’altercation qui l’a opposée à un des sbires du régime libyen, « sinistre personnage »: « il ne voulait pas traiter avec une femme, sans doute pour des raisons religieuses. Je l’ai regardé droit dans les yeux et je lui ai expliqué que, quoi qu’il fasse, je ne repartirai pas sans les infirmières ».

(suite…)


Richard Attias dément son mariage avec Cécilia Sarkozy

[NOUVELOBS.COM | 11.01.2008 ]
Le président de PublicisLive « dément formellement la rumeur » « sur un hypothétique mariage avec l’ex-épouse de Nicolas Sarkozy » et prévient que « toute allusion à sa vie privée fera désormais l’objet de poursuites judiciaires ».

Le président de PublicisLive, Richard Attias, avec qui Cécilia Sarkozy avait eu une relation, a démenti, mercredi 9 janvier, « la rumeur » « sur un hypothétique mariage avec l’ex épouse de Nicolas Sarkozy ».
Dans un communiqué, Richard Attias « dément formellement la rumeur relayée par Le Parisien du 8 janvier 2008 sur un hypothétique mariage avec l’ex épouse de Nicolas Sarkozy ».

Menaces de poursuites judiciaires : Par ailleurs, le président de PlublicisLive « attire l’attention des médias » qu’il est un « personne privée, non impliquée dans la vie publique » et prévient que « toute allusion à sa vie privée fera désormais l’objet de poursuites judiciaires ».
Dans son édition du 8 janvier, Le Parisien, affirmait que Cécilia Sarkozy et Richard Attias pourraient se marier en Suisse « dans les plus brefs délais, peut-être dès le début du mois février ».

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/people/20080110.OBS4475/richard_attias_dement_son_mariage_avec_cecilia_sarkozy.html


Vous vous souvenez, il y a deux mois, des dénégations scandalisées de Richard Attias qui nous affirmait, juré craché qu’il avait refait sa vie avec une autre nana et que Cécilia et lui c’était une vieille histoire ?

L’ex-première dame aurait décidé d’épouser Richard Attias en Suisse, prochainement

Cécilia Sarkozy n’aurait ainsi jamais cessé d’aimer Richard Attias. Selon Le Parisien, le couple aurait prévu de s’unir en Suisse dans les semaines qui viennent. Nicolas Sarkozy a donc confirmé la nouvelle selon laquelle il épousera bel et bien Carla Bruni. De son côté, Cécilia Sarkozy aurait, elle aussi, décidé de passer devant M.Le Maire. Selon Le Parisien, l’ex-première dame épouserait prochainement, en Suisse, celui pour lequel elle avait quitté Nicolas il y a trois ans, l’homme d’affaires Richard Attias. Elle serait de retour sur Paris après un nouveau séjour à New York et serait actuellement en pleine organisation de sa nouvelle vie. Paris, Londres, New York : où Cécilia Sarkozy posera-t-elle ses valises?

http://www.wikio.fr/webinfo?id=40637267


Pauvre Carla Bruni !


Dans sa dernière livraison (Faits & Documents n° 248), Emmanuel Ratier contredit cette information : <<Outre que les dates des rumeurs ne correspondent pas du tout, on nous permettra d’en juger autrement en raison d’éléments très solides mais impubliables (ils entraîneraient un procès). Une nouvelle rumeur assure que la journaliste serait désormais liée avec l’un des plus proches collaborateurs de Nicolas Sarközy.>>

[Betapolitique – 31 décembre 2007 ]
La lecture du Canard Enchaîné de ce mercredi 26 décembre révèle une petite information qui amuse beaucoup le volatile, et ses lecteurs.

Le jeune adolescent Sarkozy, tout énamouré de sa belle mannequin, rencontrée, on le rappelle, il y a un mois, songé déjà (Betapolitique vous l’a révélé !) à l’épouser. Il se demande quand même comment ses parents (ici, la France), vont accueillir la sulfureuse Carla, qui a collectionné tant de coeurs brisés. Surtout venant d’un homme déjà deux fois divorcé, qui il y a trois mois encore mettait en scène ses tentatives de reconquête de la belle Cécilia (oui, Cécilia, il faut suivre).

Le jeune Sarkozy tout tremblant a donc l’idée géniale de demander aux sondeurs de lui dire ce que va penser l’opinion publique de cette nouvelle amourette. Rassurez-vous, pour en finir avec cette question : les Français s’en foutent. les Français préfèreraient qu’il se mette au boulot, Sarko.

Mais comment poser la question sans éveiller les soupçons ? C’est là que les petits génies de l’Elysée sortent le meilleur de leur imagination : ils vont proposer des questions leurres. Ils vont « tester », outre Carla Bruni, les Français sur Laurence Ferrari, Carole Bouquet et quelques autres belles dames.

Et voilà comment le milieu journalistique, qui, naturellement, a eu vent de ces questions, a propagé en son sein la rumeur d’une idylle avec la présentatrice de Canal Plus. Ils avaient d’ailleurs peut-être leurs raisons de croire que ce leuure là était moins irréaliste que d’autres.

http://www.betapolitique.fr/Sarkozy-avec-Ferrari-c-est-l-02342.html


[Amnistia.net – 02/01/08]

Nicolas Sarkozy a transformé la présidence de la République en une émission de télévision, un prime-time permanent où les événements publics et privés se confondent… Les gazettes people sont devenues la meilleure source pour suivre le nouveau cours de l’Elysée…

Dans ce soap opéra à rebondissements quotidiens, qui sert de décor à la France d’après, la gestion de la rumeur est devenue désormais matière politique…

http://www.amnistia.net/videos/francedapres/francedapres_008.htm 


Christian Salmon apporte un éclairage pertinent sur les hommes politiques et en particulier sur l’omniprésence du président français dans les médias Le chercheur français vient de publier « Storytelling », dans lequel il décrit la propension des politiques à endormir l’esprit critique du public en mettant en scène leurs propres histoires


[ Le Matin Dimanche (Suisse), 22/12/2007]

Christian Salmon : « Sarkozy et Bruni, c’est un conte de Noël »

Que vous inspire l’histoire d’amour entre Nicolas Sarkozy et Carla Bruni ?

C’est un conte de Noël, une histoire d’amour pour les grands enfants que nous sommes… Mickey a rencontré Blanche-Neige à Euro Disney le dernier week-end avant Noël ; il faisait un temps glacial mais ce fut quand même un coup de foudre…

Vous ne pouviez pas rêver meilleur exemple pour illustrer la technique du storytelling que vous décrivez dans votre livre.

Depuis son élection, Nicolas Sarkozy nous raconte des histoires : des histoires de rencontre et de séparation, de succès et d’échec, peuplées de victimes méritantes et de héros anonymes. Certaines se terminent mal comme le divorce avec Cécilia, d’autres connaissent un happy end comme la libération des infirmières bulgares. Il y a des épisodes fabuleux comme ce conte de fées où l’on voit une cendrillon de banlieue, la ministre de la Justice Rachida Dati, se transformer en princesse moderne dans Paris Match avec la complicité de grands couturiers. L’idylle avec Carla Bruni fournit un nouveau rebondissement dans la vie passionnante et passionnelle de Nicolas Sarkozy. Elle arrive au bon moment après une semaine calamiteuse au cours de laquelle c’est Khadafi, le grand méchant loup du conte de fées, qui a fait l’actualité. En quelques heures l’attention des médias s’est déplacée du vilain Khadafi à la belle Carla. Bref, il se passe toujours quelque chose avec Sarkozy : une ex-mannequin chasse une autre ex-mannequin… Il n’y a guère que les pauvres petites filles riches comme Cécilia pour s’ennuyer à l’Elysée.

Qu’est-ce que c’est exactement que ces histoires qu’on construit pour en faire oublier d’autres ?

Sarkozy applique les techniques de contrôle des médias que le Bureau d’information de la Maison-Blanche a mises au point progressivement depuis Reagan, jusqu’à Bill Clinton et George W. Bush. Dick Cheney l’actuel vice-président, l’exprime sans détour : « Pour avoir une présidence efficace, la Maison-Blanche doit contrôler l’agenda. Si vous laissez faire la presse, ils saccageront votre présidence… » Dans ce but, à Washington, le pouvoir présidentiel doit inventer chaque jour une bonne histoire, la story du jour qui capte et focalise l’attention des médias et du public. (suite…)


Nicolas et Pimprenelle, dormez bien les petits.

[Socio 13 – 18/12/2007]
Dans le Franceland politico-médiatique, les questions subsidiaires comme le blocage des salaires des fonctionnaires, la prévisible augmentation en janvier du gaz, ou encore l’expulsion des sans abris, sont occultées par la dernière grande nouvelle : le président Sarkozy a une aventure avec un top model et chanteuse. Et pour aller jusqu’au bout du goût qu’il a pour les aspects les plus tartes de la culture nord-américaine l’annonce du «coup» présidentiel s’est fait à Disney Land devant Mickey et le décor patisserie viennoise,chantillyet peluches… Plus kitsch que ça tu meurs, j’allais oublier on a convoqué Match, Closer et  Point de vue.

http://socio13.wordpress.com/2007/12/18/nicolas-et-pimprenelle-dormez-bien-les-petits/


Elle aura été vite oubliée, celle dont Nico nous écrivait dans son livre
« J’écris C. car encore aujourd’hui, près de vingt années après notre première rencontre, prononcer son nom m’émeut. » (Témoignage, éditions XO, 2006).Encore un gros bobard pour faire pleurer les chaumières électorales…

Du temps ou Sarko était maire de Neuilly, sa réputation de queutard faisait le tour des salles de rédaction… c’est aujourd’hui confirmé.

 

Nicolas Sarkozy Carla Bruni[Reuters – 17.12.07 ]
La relation entre le président Nicolas Sarkozy et Carla Bruni, ancien mannequin devenu chanteuse à succès, a fait la « une » des quotidiens français et suscité des commentaires de l’opposition socialiste sur la frontière entre vie publique et vie privée.

Les directeurs des magazines qui ont publié dimanche sur leur site internet des photos du couple en promenade à Eurodisney, près de Paris, ont estimé que cet affichage était volontaire de la part du chef de l’Etat.

Les photographes ont pu en effet opérer en toute tranquillité, sans intervention des personnels de sécurité de la présidence.

« C’est le choix du président de la République de mettre en scène avec la même intensité ses choix politiques comme ses choix privés, nous ne partageons pas cette conception du rôle du président« , a affirmé l’eurodéputé Benoît Hamon, parlant au nom du PS, lors du point de presse hebdomadaire du parti.

« Cela ressemble de plus en plus à un épisode supplémentaire des aventures de la principauté de l’Elysée (…) Nicolas Sarkozy, manifestement, ne fait aucune différence entre ce qui relève de la vie privée et de la vie publique« , a-t-il ajouté.

« Puisqu’au sommet de l’Etat ces barrières ne sont pas mises, il revient au Parti socialiste de poser des règles et de ne pas commenter ce qui relève d’une affaire privée. »

(suite…)


[Faits et Documents n° 247]

L’ouvrage d’enquête de Laïd Sammari, La Tricheuse (qui faisait le point sur la véracité ou la fausseté des diplômes de Rachida Dati) a été définitivement déprogrammée par Albin Michel. Depuis lors, l’auteur, qui a fait le tour de la place de Paris, n’a trouvé aucun éditeur suffisamment courageux pour sortir son livre.

http://www.faits-et-documents.com


Sacrée Rachida ! Elle sait toujours la corde qu’il faut jouer pour décrocher le boulot.

[Faits et Document – n° 247]

Black-out complet (de la presse) sur la douzaine de lettres envoyées il y a quelques années par la jeune Rachida Dati à l’hebdomadaire Jeune Afrique. L’actuel ministre UMP de la Justice y dénonce vigoureusement la pression xénophobe à l’égard des étrangers et s’émeut de la situation des immigrés clandestins, avant de se moquer des Français, qualifiés de « racistes » qui « ne s’imaginent pas (sic) la crise qui pourrait atteindre leur pays avec le départ des “bougnoules”. » Selon Dati, le « slogan des employeurs » serait : « Tais-toi ou pars. »

A remarquer que cette lettre n’a même pas été republiée par l’hebdomadaire mais simplement placée sur le blog du rédacteur en chef. Quelques jours plus tard, il l’a précipitamment retirée, arguant du respect de la vie privée…

http://www.faits-et-documents.com


Dati premier flic de France ? Elle va découvrir que les cognes sont nettement moins faciles à intimider que les magistrats….

Et MAM qui se lance dans le piratage informatique ? Mais où va t’on ?

[Faits et Documents – n°247 – 15/12/2007]

Rachida Dati est donnée partante du ministère de la Justice d’ici quelques mois (sans doute lors du remaniement ministériel programmé) dit-on, pour mars/avril, après les élections municipales et cantonales. Elle remplacerait Michèle Alliot- Marie au ministère de l’Intérieur, un sujet qu’elle connaît encore moins que la justice où elle a déjà fait la preuve de son incompétence.

« MAM » va donc être poussée vers la sortie, au besoin à l’aide de dossiers confidentiels (Note de L&I : elle est déjà visée dans l’affaire Clearstream). Pur hasard évidemment, Le Point (6 décembre) révèle un nouveau scandale qui s’annonce : ayant fondé en 1994 la Fondation pour le bénévolat, elle en a confié aujourd’hui la tête à son propre père, Bernard Marie, tandis que le délégué général, Jean-Pierre Olive, est son beau-frère. Par ailleurs, sa nièce, Ludivine Olive, est son chef de cabinet place Beauvau, et son neveu Florimond Olive a été employé pour des missions d’audit.

L’un des fournisseurs de la dite fondation, la société EAR France, n’arrivant pas à se faire régler, a saisi les tribunaux. Peu après, sa base de données, pourtant protégée, a été l’objet d’une attaque informatique d’envergure, aboutissant au piratage d’un fichier de 600 000 associations. Or, l’enquête vient de démontrer que cette intrusion a été faite par la Direction du renseignement militaire à l’époque où Michèle Alliot-Marie était ministre de la Défense.

Tête de liste UMP dans le XIIe arrondissement, l’ex-bayrouiste Jean-Marie Cavada, député européen, pourrait devenir ministre de la Culture et de la Communication, lors du prochain remaniement ministériel, en remplacement de Christine Albanel. C’est ce qui l’aurait décidé à quitter le Modem.

http://www.faits-et-documents.com


DESPERATE HOUSEWIVES : Le réalisateur de la série télévisée culte envisage de mettre fin de manière prématurée à la série si la grève des scénaristes n’est pas bientôt résolue.

Les actrices fétiches de la série,  Eva Longoria, Marcia Cross, et Nicollette Sheridan se sont jointes à la manifestation de soutien aux scénaristes de la « Writers Guild Association », brandissant des placards appelant à l’Union Syndicale (Hollywood est devenu un nid de gauchiss’, on se croirait à Oaxaca !).

Le réalisateur de la série, Marc Cherry,  soutient également le mouvement et participe à la grève. Cette semaine il a laché une bombe : si lemouvement se poursuit, il envisage, en accord avec les chaînes partenaires de télévision, de mettre fin de manière prématurée à la série culte. (Si vous entendez un boum derrière vous, c’est votre femme/copine/fille qui vient de s’évanouir).

« Nous avons tout arrêté pour l’instant, et n’avons tourné que deux épisodes de réserve, la 8 et 9, c’est à dire que nous avons de quoi diffuser jusqu’à début décembre. Ensuite c’est fini. Si la grève dure trop longtemps, il est probable que les « networks » voudront récupérer le créneau très favorable que nous occupons à présent… cela signifierait une fin prématurée de la saison… et peut-être même de la série, étant donné que les actrices ont toutes d’autres engagements qui les attendent et que je ne peux pas les payer à ne rien faire. »

Marc Cherry compare une fin prématurée des « Desperate Housewives » à la fin brutale de « Dallas », il y a 25 ans… « Il y a un cyclone qui frappe dans l’épisode 9. Plein de gens vont rester sur leur faim, voulant savoir qui est mort, qui est blessé, qui a perdu sa maison… et ils risquent de ne pas l’apprendre avant longtemps. C’est comme pour l’assassinat de J.R. dans Dallas, quand j’étais adolescent… on a attendu très longtemps avant de savoir ! »

Et dire qu’il y a des gens qui se plaignent parce que la grève leur fait rater leur train de banlieue ! Aux USA la grève met en péril une série culte !  Vite, il faut leur envoyer Cécilia Sarkozy pour négocier….


La France, qui a toujours fait semblant d’avoir aboli les privilèges, adore les « fils de », « filles de », « épouses de… ». Comme le montrait à merveille l’excellent film « Ridicule » de Lecomte, Paris aujourd’hui, c’est Versailles en 1780 !

[Gala – 25/10/2007]

Les « fils et frères de » nos politiques ont du mal à respecter la loi…

  Une dose de recel de détournements de fonds, deux mesures de trafic de stupéfiants, une pincée de délit de fuite… Les hommes (et femmes) politiques sont comme tout le monde : ils ont parfois du mal à gérer leurs problèmes familiaux…

Pierre PasquaLa nouvelle est tombée lundi : le procureur de la République de Paris a requis deux ans de prison ferme contre Pierre-Philippe Pasqua, fils de Charles Pasqua pour recel de détournements de fonds présumés au détriment de la Sofremi, une société sous tutelle du ministère de l’Intérieur, ent re 1993 et 1995. Le litige concerne quelques 36 millions de francs (environ 5,5 millions d’euros) de commissions indues qui auraient atterri notamment dans les poches de M. Pasqua. Réfugié depuis plusieurs années en Tunisie et visé par un mandat d’arrêt international, Pierre-Philippe Pasqua a accepté de revenir en France en raison d’un « changement de climat » dans l’Hexagone. 

Jamal Dati Autre famille, autre délit : le frère de la garde des Sceaux, Jamal Dati, avait été condamné en août à douze mois de prison ferme par la cour d’appel de Nancy pour trafic de stupéfiants. Bien informé des évolutions de la justice, il vient d’ailleurs de demander à purger sa peine de prison ferme avec un bracelet électronique. Un autre frère de Rachida Dati, Omar, 35 ans, doit comparaitre à la mi-novembre: il est sous contrôle judiciaire depuis juin 2005 pour un trafic de cannabis.

Jean SarkozyLast but not least, le fils cadet du président de la République va également se retrouver devant la justice pour un vieil accrochage qui a eu lieu en 2005 : en scooter, Jean Sarkozy avait percuté l’arrière d’une voiture avant de prendre la fuite en « faisant un geste obscène », selon l’automobiliste, M’Hamed Bellouti. Celui-ci, pour récupérer les 260 euros que lui a coûté la réparation avait finalement décidé de citer le jeune Sarkozy en correctionnelle : verdict le 4 décembre.

http://www.gala.fr/l_actu/on_ne_parle_que_de_ca/dati_sarkozy_pasqua_tous_au_tribunal


Le 2 novembre 2007, parait « La nuit du Fouquet’s », par Ariane Chemin et Judith Perrignon, (120 p, Fayard, 12€) – ouvrage qui publie le nouveau « Who is Who » de la Sarkozie : la liste d’invités établie par Cécilia Sarkozy pour la soirée de la victoire électorale au Fouquet’s :

  • Mathilde Agostinelli, responsable de la communication de Prada-France
  • Robert Agostinelli, fondateur du fonds d’investissement Rhône Capital, membre du Council on Foreign Office
  • Christine Albanel, ex-directrice du château de Versailles, future ministre
  • Bernard Arnault, président de LVMH, numéro un du luxe français, première fortune de France
  • Arthur, producteur et animateur de télévision
  • Patrick Balkany, député-maire de Levallois-Perret
  • Isabelle Balkany, premier adjoint de son mari, vice-présidente du Conseil général des Hauts-de-Seine
  • Nicolas Baverez, essayiste, chroniqueur au Point
  • Nicolas Bazire, secrétaire général de LVMH
  • Antoine Bernheim, banquier d’affaires, président de la compagnie d’assurances Generali
  • Nicolas Beytout, directeur de la rédaction du Figaro
  • Basile Boli, ancien joueur de l’OM, héros de la finale de coupe d’Europe des Clubs champions 1993
  • Vincent Bolloré, PDG d’Havas, sixième groupe de communication mondial
  • Zofia Borucka, top model, femme de Jean Reno
  • Martin Bouygues, PDG de Bouygues, premier actionnaire de TF1
  • Conrada de La Brosse, dirigeante de la maison de l’Esprit de Château
  • François de La Brosse, publicitaire
  • Denis Charvet, ex-rugbyman du Racing, actionnaire de casinos
  • Marie-Anne Chazel, comédienne
  • Christian Clavier, acteur de cinéma
  • Stéphane Courbit, ex-président d’Endemol France
  • Agnès Cromback, présidente de Tiffany France
  • Bruno Cromback, joaillier, PDG d’Augis 1880
  • Jean-Claude Darmon, ex-président de Sportfive, ancien grand argentier du football français
  • Serge Dassault, PDG de Dassault et du journal le Figaro
  • Rachida Dati, future ministre
  • Jean-Claude Decaux, PDG de JCDecaux, leader mondial de mobilier urbain
  • Paul Desmarais Sr, milliardaire canadien, PDG de Power Corporation, actionnaire de plusieurs groupes français
  • Dominique Desseigne, PDG du groupe Barrière
  • François Fillon, futur Premier ministre
  • Bernard Fixot, éditeur de best-sellers
  • Valérie-Anne Giscard d’Estaing, éditrice, épouse de Bernard Fixot
    Albert Frère, première fortune de Belgique
  • Hugues Gall, président de l’Institut de financement du cinéma et des industries culturelles
  • Pascal Gentil, triple vainqueur de la coupe du monde de taekwondo
  • Pierre Giacometti, directeur général d’Ipsos France
  • Henri Guaino, conseiller spécial et « plume » du Président
  • Claude Guéant, préfet, futur secrétaire général de l’Elysée
  • Johnny Hallyday, première vente de disques en France
  • Laeticia Hallyday, épouse de Johnny Hallyday
  • Roger Karoutchi, futur secrétaire d’Etat
  • Patrick Kron, PDG d’Alstom
  • Bernard Laporte, sélectionneur de l’équipe de France de rugby
  • David Martinon, futur porte-parole de l’Elysée
  • Alain Minc, président d’AM Conseil, conseil de grands dirigeants
  • Henri Proglio, PDG de Veolia, ex-Compagnie générale des eaux
  • Jean-Pierre Raffarin, ancien Premier ministre
  • Jean Reno, acteur de cinéma
  • Andrée Sarkozy, mère du Président
  • François Sarkozy, frère du Président, vice-président du conseil de surveillance du groupe Bio-Alliance Pharma
  • Guillaume Sarkozy, frère du Président, ancien vice-président Medef
  • Xavier et Sylvie de Sarrau, les meilleurs amis
  • Eric Vu-an, maître de ballet au Ballet national de Marseille
  • Richard Virenque, ancien coureur cycliste et maillot de jaune du tour de France
  • Philippe Warrin, unique photographe présent au Fouquet’s, agence SIPA

Le 5 octobre, la Tribune de Genève nous livrait cette info :

Rachida Dati, la presque sœur, garde des Sceaux et ministre de la Justice. Rachida et Cécilia en maillot de bain sur le yacht de leurs vacances américaines. Rachida au bras de Cécilia lors de l’enterrement de Jacques Martin. Rachida à Brégançon, à Saint-Tropez, à Versailles. Rachida, confidente de Cécilia pendant son exil américain. Rachida repérée, encouragée et propulsée par Cécilia. Laquelle aime la détermination et la capacité de travail de «sa petite sœur» – huit ans et 30 centimètres de moins – mais aussi l’immense gratitude qu’elle lit dans les yeux de sa protégée. Car Cécilia, c’est l’idole de Rachida.

Enfin, c’était….

Aujourd’hui, trois semaines après cette dépêche dithyrambique de l’AFP du 5 octobre, le Journal du Dimanche nous annonce « Cécilia-Rachida, rien ne va plus ».

Aujourd’hui Cécilia (Sarkozy) Ciganer tombe de « 100 000 étages » selon un proche : depuis qu’elle a quitté l’Elysée, l’ex-première dame de France, qui recevait quatre ou cinq textos par jour de la part de la Garde des Sceaux, n’a plus aucune nouvelle de Rachida Dati. C’est ce qui lui fait le plus de peine depuis qu’elle est partie », raconte encore ce proche. Il est loin le temps où Rachida Dati, alors conseillère du ministre de l’Intérieur, lui téléphonait chaque jour quand elle était à New York ou lui prenait la main pour la réconforter lors des obsèques de Jacques Martin. Désormais elle ne répond plus aux appels de Cécilia.


Tout comme le faux couple Royal-Hollande (ils sont séparés depuis 5 ans), le couple Ciganer-Sarkozy était un trompe l’oeil destiné à alimenter la propagande électorale. En mai 2007, la presse nous racontait encore le conte de fées du couple moderne alors que la demande de divorce était dejà en cours depuis deux mois !!!

UN SCÉNARIO DE CÉCILIA, UNE MISE EN SCÈNE SIGNÉE SARKO

[Le Canard Enchaîné – 24/10/2007]

La nouvelle du divorce de Nicolas et Cécilia a, bien entendu, bouleversé le pays tout entier. On pleure dans les chaumières. La belle image du couple heureux, affichée sans modération durant la campagne présidentielle, n’est plus qu’un souvenir. A l’époque le cliché était pourtant largement retouché. Car c’est en avril 2007, au moment le plus crucial de la course à l’Elysée, que les deux époux ont chargé l’avocate Michelle Cahen d’organiser leur divorce par consentement mutuel. (…) Après pas mal d’hésitations et six mois de réflexion – sans oublier la mission spéciale de Cécilia en Lybie – les Sarko se sont décidés à concrétiser leur divorce.

(…)Petit rappel historique : le couple Royal-Hollande, qui n’est jamais passé devant M. le maire, a joué aussi la comédie pendant les élections. Ségolène et Francois ont attendu le soir du second tour des législatives pour annoncer leur séparation.


Une lectrice nous écrit, furax (elle a du voter Sarko) : « Et Chirac, hein ? Vous fouillez dans la vie de l’actuel Président mais vous ignorez les constantes escapades du Grand Sympatoche »…

Non, on ignore pas, on s’en fout, c’est tout… mais c’est vrai que, dans l’affaire des coucheries de Jacques Chirac, la presse avait déjà apporté la preuve de sa servilité et de sa veulerie. Mais – contrairement à l’affaire Sarko – avec Chirac on a quand même eu, en 2001, un bouquin d’anthologie : 25 ans avec lui, le chauffeur de Chirac parle (Ramsay) par le désappointé Jean-Claude Laumond, chauffeur et compagnon de virées de notre Jacquot, finalement viré par la « vieille ».

Quelques morceaux choisis – je dois avouer que l’idée de Chirac couchant avec cette distilleuse de venins qu’était Marie-France Garaud me donne des frissons de malaise… Mais Claudia Cardinale, là je dis chapeau ! Surtout pour un éjaculateur précoce !

On a dit, paraît-il, de Goethe qu’il avait quatre types de maîtresses : le tout-venant, étreintes anonymes dans les auberges ; les femmes célèbres, celles au bras desquelles il fait bon être vu, ou qu’on se flatte d’avoir couchées sur sa liste ; les muses, avec lesquelles le sexuel, quand il existe, est moins important que l’intellectuel ; et les passions enfin, sans lesquelles un poète ne saurait souffrir, donc exister.

Chirac a eu, jusqu’à l’écoeurement, le tout venant.Les militantes du parti, les secrétaires de l’organisation, toutes celles avec lesquelles il passait cinq minutes affairées au sixième étage du 123 rue de Lille, redescendant l’oeil vif et les chaussettes tirebouchonnées.

Je me suis toujours demandé s’il prenait le temps de renfourner, comme il en avait toujours l’habitude, sa chemise dans son slip. Une plaisanterie courait parmi le personnel féminin de la rue de Lille : « Chirac ? Trois minutes, douche comprise ! » (suite…)


Interview de Cécilia Ciganer dans l‘Est Républicain paru le 18/10/2007

Sur la libération des infirmières bulgares, Madame Ciganer nous affirme qu’elle est partie comme ça, sur un coup de tête. Elle aurait découvert le dossier « dans l’avion ». Cette déclaration pour le moins surprenante, (« tiens, entre deux séances de lèche-vitrine, si j’allais faire un tour avec Claude à Tripoli pour libérer les infirmières ? ») est contredite par tous les acteurs de ce dossier rocambolesque et médiatique.

A commencer par Claude Guéant lui-même (« ce voyage, nous l’avons longuement préparé avec Mme Sarkozy ») ainsi que par le cabinet de la commissaire européenne chargée des relations extérieures, Benita Ferrero-Waldner qui précisait, suite à la libération des infirmières, que la mission à Tripoli était « un dossier suivi de longue date par la commission européenne et étroite collaboration avec l’épouse du président français« .

Mais bon…

(suite…)


On peut compter sur Emmanuel Ratier pour faire honneur à son homonyme canin et aller chercher au fond des terriers jusqu’au plus petit détail de la biographie de Cécilia Maria Sara Isabel Ciganer y Albeniz y Sarkozy… et de se délecter à relever les inventions, enjolivures et mensonges des journalistes serviles ou ignares….

Un conseil, allez vous faire une bonne tasse de café et décrochez le téléphone, parce que ce que le style compact de Ratier et ses nombreux détours ne rendent pas toujours la lecture aisée. Mais surtout parce que ce qui suit est un destin familial passionant comme seule la bonne vieille Mitteleuropa d’avant 1940 pouvait en produire. C’est digne d’Eugène Sue ou de Panait Istrati…

Histoire de rendre la chose un peu plus facile à lire, on a ajouté des sauts de paragraphe, souligné les noms et mis entre crochets les parenthèses biographiques de certaines personnes citées. On a aussi ajouté des titres pour structurer un peu…

[Faits et Documents n° 243 et 244 – Septembre/Octobre 2007]
F&D ne cède pas aux paillettes de Gala mais il fallait bien s’interroger sur celle qui « a joué un rôle tout à fait déterminant » et a négocié « durant cinquante heures » la libération des infirmières bulgare, selon les propres mots de Claude Guéant, secrétaire général de l’Elysée. En effet, la fonction de « femme de président de la République » ne figure nulle part, ni dans la Constitution française, ni dans aucune loi ou décret. La femme du président n’existe pas selon les lois françaises.

Pourtant, bien plus que les épouses des présidents précédents, Cécilia Sarközy joue un rôle majeur auprès de son mari. Elle passe pour faire ou détruire les carrières, a été chef de cabinet de son mari lorsqu’il était ministre, et bien souvent passe pour l’influencer dans ses choix. Comme il le dit, « Cécilia n’est pas négociable. »

Se flattant de « n’avoir aucune goutte de sang français » (Libération, 8 juillet 2004), la Première Dame de France demeure pourtant une inconnue. Loin des articles de complaisance et des hagiographies sur papier glacé, voici son portrait détaillé. (suite…)


[La Tribune de Genève 13 Octobre 2007]
Cécilia Sarkozy serait toujours à Genève. Elle aurait pris ses quartiers dans un autre hôtel, le Beau Rivage. La Tribune a tenté, en vain, d’obtenir une interview. La première dame de France semble vouloir garder la maîtrise de l’agenda qui devrait déboucher sur l’annonce de sa séparation.

Hier, le porte-parole de l’Elysée refusait toujours d’infirmer ou de confirmer les informations diffusées par plusieurs journaux français à propos de la procédure de divorce qui pourrait être engagée devant le Tribunal de Nanterre.

Dans son édition de vendredi, L’Est Républicain a annoncé qu’un communiqué tomberait dans la journée. Ce vendredi soir, la séparation n’était toujours pas officialisée mais diverses sources dans l’entourage présidentiel confirmaient l’imminence de cette annonce. Selon L’Est Républicain, Cécilia Sarkozy aurait participé jeudi à une séance photo pour illustrer un article d’un grand magazine consacré à cette séparation.

Selon nos informations, une équipe de télévision l’aurait également suivie au cours de ces derniers jours. Plusieurs journalistes français ont été dépêchés à Genève ces dernières heures.

http://www.tdg.ch/pages/home/tribune_de_geneve/l_actu/monde/detail_monde/(contenu)/144764 


Impressionante la courbe !!!! Et c’est jouissif de voir un mec qui a construit son image médiatique en mettant dans sa poche les patrons de presse miliardaires, se faire démolir sa comm’ de manière anarchique par des petits cons de bloggueurs dotés d’une connexion ADSL à 19,90 par mois.

[Rue 89 – 12/10/2007]

Sur la blogosphère, la rumeur prend des proportions faramineuses. La courbe ci-dessous montre le nombre de billets de blogs où apparaîssent les mots « Divorce Sarkozy » en proportion du nombre total de billets de blogs (source Nielsen):

Ce matin encore, l’Elysée démentait avec la dernière énergie. Commentant un article du quotidien L’Est républicain, selon lequel « la séparation et le divorce » allaient être annoncés dans la journée, le porte-parole de l’Elysée, David Martinon déclare à Associated Press: « C’est grotesque et ridicule. »

http://www.rue89.com/2007/10/12/divorce-des-sarkozy-les-medias-chauffes-a-blanc


Le vaudeville continue… mais qu’est ce qu’on rigole ! Mes copains journalistes anglo-saxons secouent la tête en disant « Ah, vous les français, vous n’avez pas changé… »

Richard Attias[Faits & Documents n° 243 – Octobre 2007]

(…)Nicolas Sarkozy est donc élu président de l’UMP au congrès du Bourget, en novembre 2004, le grand ordonnancier est Richard Attias, PDG de Publicis Events. C’est lui qui a même eu l’idée de ce « Bonne chance, papa », lancé par Louis Sarközy sur écran géant, ce qui choquera les adeptes de la séparation entre vie privée et vie publique.

Il est l’homme qui organise depuis 1996 les grands shows internationaux comme le Forum économique mondial de Davos.

Inconnu du grand public, Richard Attias peut être considéré comme l’un des « maîtres du monde », fréquentant les plus hautes personnalités mondiales : numéro 3 de Publicis, ce natif de Marrakech (ce qui explique qu’il dispose de relais importants auprès de la famille royale du Maroc) est diplômé de l’INSAD (Toulouse), de mathématiques et de physique.

(suite…)