Rama Yade



Pour ceux qui, comme nous, se délectent de cette lecture estivale…

[Impostures – Les dessous du quartier de la Défense – 23/06/2012]

Le Monarque, son fils, son fief: grille de lecture. A qui les personnages ressemblent-ils?

(Aux Editions du Moment, 237 p., 18,50€)

D’abord, les lieux:

– le Vieux Pays: la France;

– la Principauté: alternativement le département des Hauts-de-Seine et son Conseil Général;

– Little Manhattan: alternativement le quartier d’affaires de La Défense et l’établissement public d’aménagement de ce quartier (l’EPAD).

– Rockyville: Neuilly-sur-Seine, ville emblématique des Hauts-de-Seine dont Nicolas Sarkozy fut le maire pendant dix-neuf ans.

Les détails biographiques prodigués tout au long du roman permettent de rapprocher certains personnages de personnalités qui leur ressemblent fort:

– Le Monarque / RockyNicolas Sarkozy, élu à la tête de la France, il est originaire des Hauts-de-Seine.

– La première Première dameCécilia Sarkozy, épouse du Président, accompagna l’ascension de son mari et le quitta peu de temps après son élection.

– La deuxième Première dameCarla Bruni-Sarkozy, épouse du Président, chanteuse et ex-top model. Elle l’épousa quelques mois après son divorce de Cécilia.

– Préfet TigellinClaude Guéant, collaborateur le plus proche de Nicolas Sarkozy. Ses champs de prédilection sont les Affaires intérieures et la diplomatie parallèle. Ancien disciple de Charles Pasqua, il connaît bien les Hauts-de-Seine et continue à surveiller ce qui s’y passe.

– Hareng SaurEric Cesari, homme de main de Claude Guéant.

– Maître JourdainHenri Guaino, plume du Président. Disciple de Jules Michelet, il truffe les discours du Président de références historiques lyriques et approximatives.

– Conseiller aux CultesPatrick Buisson, journaliste, politologue, est l’homme qui murmure à l’oreille du Président. Inspirateur de sa posture droitière, focalisée sur les questions d’immigration et d’identité nationale.

Langue-de-VIPPierre Charon, bouffon du Président, roi des imitations et des potins en tout genre. Nommé responsable des chasses présidentielles en récompense des services rendus.

– Langue-de-BoisFranck Louvrier, porte-parole du Président. Il fabrique les éléments de langage destinés à la presse et les distribue aux perroquets officiels chargés de relayer la bonne parole. Parmi eux:

– La Pravda: le Figaro.

– CheftaineEmmanuelle Mignon, conseillère atypique et inclassable du Président, connue pour son caractère de cochon et sa puissance de travail.

– Sherpa MarlyJean-David Levitte, conseiller diplomatique du Président.

– Muet d’OrsayBernard Kouchner, ministre des Affaires Etrangères.

– Gazelle du SénégalRama Yade, ministre des Droits de l’homme puis du Sport.

– Belle-AmieRachida Dati, garde des Sceaux.

– @fdebeauceFrançois Fillon, discret et endurant Premier Ministre.

– L’ArménienPatrick Devedjian, président du conseil général des Hauts-de-Seine, désigné par les élus UMP du département pour succéder à Nicolas Sarkozy après son élection au poste de Président de la République.

– Baronne: Marie-Célie Guillaume, principale collaboratrice de Patrick Devedjian (son DirCab), dirige son équipe au conseil général des Haut-de-Seine. Accessoirement, auteur du livre.

– Fée Clochette: Emmanuelle Guinaudeau, plus proche collaboratrice de Marie-Célie Guillaume.

– Le DauphinJean Sarkozy, fils du Président, élu au conseil général des Hauts-de-Seine à vingt et un ans.

– Don LeonardCharles Pasqua, figure tutélaire des Hauts-de-Seine, dont il fut le président du conseil général. Désormais en semi-retraite, il préside une université financée par le conseil général.

– Les ThénardierIsabelle et Patrick Balkany, couple indissociable à la réputation sulfureuse. Meilleurs amis du Président. Patrick est député-maire, Isabelle est vice-présidente au conseil général, autoproclamée marraine politique de Jean Sarkozy.

– Trépané du Local: Alain-Bernard Boulanger, maire de Villeneuve-la-Garenne et premier vice-président au conseil général des Hauts-de-Seine.

– Cinglé PicrocholePhilippe Pemezec, maire de Le Plessis-Robinson et vice-président au conseil général. Ancien chef de cabinet de Devedjian, il est nommé secrétaire du Parti à l’instigation de Jean Sarkozy.

– Culbuto du CentreHervé Marseille, maire de Meudon et vice-président au conseil général, il y représente la sensibilité centriste. Comme le chef de son parti, il est connu pour ses blagues et ses imitations.

– L’Humoriste AttitréAndré Santini, connu pour ses blagues et ses imitations.

– Lesieur HomaisJean-Jacques Guillet, député, quitte le conseil général à la faveur de son élection comme maire de Chaville. Ancien collaborateur de Charles Pasqua, il dirigea notamment pour lui sa politique de coopération africaine.

– Le Doyen d’âgeCharles Ceccaldi-Raynaud, ancien maire de Puteaux supplanté par sa fille, ne siège plus qu’au conseil général.

– ChihuahuaThierry Solère, vice-président au conseil général et ami de Jean Sarkozy.

– GominetDavid Martinon, ancien conseiller diplomatique du Président, devenu porte-parole de l’Elysée par la grâce de Cécilia Sarkozy, sa protectrice. Il est parachuté à Neuilly-sur-Seine pour les municipales.

– BraconnierJean-Christophe Fromantin, chef d’entreprise. Il se présente à la mairie de Neuilly-sur-Seine face à David Martinon, le candidat officiel.

– RecaléArnaud Teullé, collaborateur du Président chargé du suivi de sa ville et de ses administrés. Le rêve de sa vie: devenir maire de Neuilly-sur-Seine.

– DioraddictMarie-Cécile Ménard, amie de jeunesse de Nicolas Sarkozy. Elle lui succède comme représentante de Neuilly-sur-Seine au conseil général.

– Duchesse Aquarel: Béatice Jérôme, journaliste au Monde.

– Papillon Kabyle: Saïd Mahrane, journaliste au Point.

– Le Chinois : ami et protecteur de Marie-Célie Guillaume, féru d’acupuncture et de médecines douces.

– Madame de P.: Marie-Louise Fort, ancienne maire de Sens et  députée  de l’Yonne. (NdL&I: d’autres exégètes penchent plutot pour Marie-Josée Roig, maire d’Avignon)

– Le Préfet: Patrick Strzoda, représentant de l’Etat au sein des Hauts-de-Seine.

– Le Coach: Julie Ferrez, professeur de gymnastique du Président.

– KaratékaChantal Jouanno.

– Le TsarVladimir Poutine.

– Le CosaqueMikhail Saakachvili.

http://impostures.over-blog.net/article-107316565.html


Dati, Yade : la Sarkozie exécute ses Symboles

[Arrêt sur Images – 12/12/2008]

En voilà une, qui aura vu de près comment fonctionne une Cour, et qui risque d’avoir tout le temps de jauger la profondeur des oubliettes. A peine Rama Yade avait-elle osé refuser à la radio la pressante demande de l’Hyper, de prendre la tête de liste des Européennes en Ile de France, que le spadassin Kouchner l’exécute dans Le Parisien. « Elle a fait, avec talent, ce qu’elle a pu« , mais la présence d’un secrétaire d’Etat aux droits de l’homme n’était pas une bonne idée, estime aujourd’hui Kouchner, et il a eu tort de la demander à Sarkozy. «On ne peut pas diriger la politique extérieure d’un pays uniquement en fonction des droits de l’Homme. Diriger un pays éloigne évidemment d’un certain angélisme». Rama ? Qu’elle s’occupe donc des enfants, et des femmes victimes de violences sexuelles ! Mais sans maroquin.

Ainsi, la boucle est bouclée. Après bien des arabesques, bien des sanglots, bien des trémolos au 20 Heures, l’ex- « french doctor » tombe définitivement du côté de la froide et cynique raison d’Etat. On admirera en connaisseur le raffinement de l’Hyper, qui lui délègue l’exécution publique de sa sous-ministre, le jour où lémédias unanimes célèbrent le 60 e anniversaire de la Déclaration des droits de l’Homme. Pour Kouchner, quel crépuscule ! Quel final wagnérien !

Après Dati exécutée par Fillon sur la base d’une phrase tronquée, voici Yade humiliée par son ministre de tutelle. Il n’est évidemment pas question de défendre le bilan de ces deux soldates, qui ont fait ce qu’on leur demandait, et se sont efforcées de se taire quand on le leur suggérait, mais décidément, chassez l’éternel masculin, il revient au galop. Deux femmes, deux symboles de la « diversité » en moins d’une semaine, ça fait beaucoup. La Sarkozie risque de trainer longtemps leurs dépouilles, comme Juppé traina longtemps l’exécution des jupettes.

Mise à jour – 11h40 = L’interview publiée ce matin dans Le Parisien a été réalisée « dimanche à 18 heures, au Quai d’Orsay », précise Dominique de Montvalon, le directeur-adjoint du quotidien, joint par @si. Or, Rama Yade a annoncé qu’elle refusait de prendre la tête de liste UMP en Ile de France pour les élections européennes quelques minutes plus tard, durant le « Grand Jury » LCI- RTL-Le Figaro. Difficile de savoir si Kouchner était déjà au courant des intentions de sa secrétaire d’Etat.

Néanmoins, l’interview a été relue par le Quai d’Orsay avant publication, et Bernard Kouchner a maintenu ses positions ce matin sur Europe 1.

http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=1469


C’est vrai quoi ? Elle est malade ? Elle n’est pas rentrée de vacances ? Elle a démissionné ?

[Faits & Documents – n° 264 – Octobre 2008]
Le 13 octobre, le fauteuil de Rama Yade, secrétaire d’Etat aux Droits de l’homme, était encore vide lors du conseil municipal de Colombes, où elle a été élue en mars dernier. Hormis la séance inaugurale, elle n’a participé à aucun des cinq conseils municipaux ayant suivi l’élection, alors même qu’elle avait assuré, lors de sa campagne, vouloir s’investir dans cette commune, sa « ville de coeur », « une ville qui m’est chère ».
http://www.faits-et-documents.com


Je vous rappelle qu’on nous annonce également Rachida Dati comme future Ministre de l’Intérieur

Rama Yade, future ministre de la Culture ?

[Le Figaro –  21.02.2008 – Page: 39]

Certains l’assurent à l’Élysée. Nicolas Sarkozy envisage de nommer Rama Vade ministre de la Culture, lors du remaniement gouvernemental programmé après les élections municipales. L’actuelle secrétaire d’État aux Droits de l’homme a dénoncé récemment l’attitude des journalistes vis-à-vis du président de la République, en les traitant de « charognards ». Ils se livrent, a-t-elle dit, à une « véritable chasse àl’homme».


Le SMS de Sarkozy à Cécilia est-il une information bassement people que nous aurions du rejeter en fronçant le nez ? Non, absolument pas, « puisqu’elle nous révèle des choses sur le caractère du président, encore plus adolescent qu’on ne le pensait, et sur l’aspect de simple « mise en scène » de son nouveau mariage. »

Encore une fois, on n’en a rien à foutre d’avoir un queutard à l’Elysée, par contre s’il s’avère que c’est un psychopathe narcissige et imature, alors on est en droit de s’inquiéter. Et si la majorité des électeurs français ont voté pour Sarkozy, on peut – à la lumière de ces derniers mois – s’interroger s’ils n’ont pas voté pour une « illusion », pour un « mirage fabriqué par la pub »….

[Claude Soula – le blog du Nouvel Observateur – 08/02/2008]

7f1ff84a777d5bf88eaa68b43636afa6.jpg Si c’est dans l’adversité que se révèlent nos qualités, alors, le gouvernement actuel est inquiétant. On ne sait pas très bien cette semaine qui a le plus perdu son sang froid, du Président, ou de sa ministre Rama Yade, transformée en vrai pitbull. Une fois de plus, les journalistes sont accusés d’être la cause de tous les maux, comme s’ils étaient à l’origine de la fièvre qui commence à gangrener le pouvoir. »On a l’impression de voir des charognards qui ont humé l’odeur de leur proie, qui fondent sur lui, qui s’acharnent. Je trouve que c’est une véritable chasse à l’homme. Il n’y a plus de retenue, plus de morale, personne ne recule devant aucune bassesse, aucun scrupule. Ces gens qui veulent la peau de Nicolas Sarkozy sont des gens qui veulent leur revanche parce qu’ils n’ont pas accepté qu’il préside aux destinées de ce pays. Ce qu’on lui fait subir aujourd’hui, on ne l’a fait subir à aucun autre président, même personnalité politique, depuis très longtemps. Quand on attaque à ce point l’honneur d’un homme, on va trop loin » a dit Rama Yade sur RTL.

Mais non, madame Yade, les journalistes ne sont pas des vautours, ils ne font que témoigner de l’air du temps, qui se rafraîchit pour le pouvoir.

Certes, Rama Yade a raison sur un point: jamais un président n’a subi un tel traitement…mais il y a une raison à cela : jamais aucun président ne s’est conduit de la sorte, mélangeant un narcissisme exacerbé avec un égotisme consommé, le tout nappé de cynisme extravagant.

Par contre, on signalera à madame la ministre, que d’autres présidents et ministres ont été traités au moins aussi durement dans le passé : Pompidou, Messmer, Giscard, Mitterrand ont subi des attaques très violentes au cours de leur vie politique ; ç’est le jeu démocratique.

Ce qui a changé, c’est qu’on commente désormais les histoires de fesses du président comme on parlait avant des relations franco soviétiques. Ce ne sont pas les « charognards » qui ont transformé le clan Sarkozy en chair pour presse people, ce sont eux qui ont transformé tous les journalistes, mêmes les plus sérieux, en commentateurs saint-simoniens de leur vie privée. Le Président est tombé de son piédestal, mais ce ne sont pas les charognards qui l’en ont fait descendre : c’est lui qui est allé se promener à Disneyland avec sa maîtresse et qui a commenté leur vie amoureuse lors de ses vœux.

Si madame Yade nous voit comme des charognards, c’est donc qu’elle pense que le président est déjà mort, puisque seuls les corps en putréfaction attirent les hyènes, vautours et autres chacals, que sont les journalistes.

Le président mort politiquement ? Blessé sérieusement tout au plus. Celui-ci s’affole en attaquant au pénal le site du Nouvel Obs. Airy Routier, le journaliste qui a révélé que le Président aurait envoyé un SMS de réconciliation à son ex épouse quelques jours avant son 3eme mariage, risque carrément la prison, et c’est sans aucun doute une menace conçue pour lui faire avouer quelles sont ses sources ( alors qu’on attend pour ce printemps une loi qui garantira enfin aux journalistes le secret sur leurs informateurs). Airy Routier ayant l’air fort sur de lui sur cette affaire, on peut lui faire crédit de son information.

Celle-ci est elle alors une information bassement « people », faite seulement pour Closer, ou présente t elle un intérêt national, digne d’un des grands magazines français d’information ? Je penche pour la deuxième solution, puisqu’elle nous révèle des choses sur le caractère du président, encore plus adolescent qu’on ne le pensait, et sur l’aspect de simple « mise en scène » de son nouveau mariage.

Nul doute que le Président n’aurait pas porté plainte si les newsmagazines ne lui étaient pas tous tombés dessus cette semaine. Même ses fidèles supporters du Point, qui célébraient ses fastes, semaine après semaine, ont fini eux aussi par réaliser que quelque chose clochait quelque part à l’Elysée. Et ce n’est sûrement pas en traitant les journalistes de charognards, ni en portant plainte contre eux, que la situation va évoluer dans le bon sens.

http://claude-soula.blogs.nouvelobs.com/archive/2008/02/08/nous-les-charognards.html


Aaaah, un café, un rayon de soleil et une brève comme celle-là, et tout de suite la journée démarre bien…

[Le Monde.fr – 07/02/2008]

Sa baisse dans les sondages est devenue un dévissage. A ces erreurs de communication, s’ajoutent d’inhabituels faux-pas tactiques. Ainsi le rapport Attali est devenu un boomerang. Initialement prévu pour dérouter la gauche, il plonge la droite dans le doute. Les parlementaires paniquent. Les ministres n’en mènent pas large. Les conseillers s’épient. A quelques semaines des municipales, chacun joue sa carte personnelle.

http://www.lemonde.fr


Bravo les électeurs Sarkozystes… non seulement on a un président qui se comporte (dixit la presse étrangère) « comme une gamine de 13 ans », mais en plus il s’avère qu’il est psychopathe. On est rassurés pour l’avenir…
[NOUVELOBS.COM | 06.02.2008]

« Si tu reviens, j’annule tout ». Voilà le contenu d’un SMS que le chef de l’Etat aurait envoyé à son ex-épouse huit jours avant son mariage.

Quelle est la part de vengeance et de provocation vis-à-vis de Cécilia dans l’attitude de Nicolas Sarkozy ces dernières semaines et jusqu’à son mariage, samedi dernier ? La bague identique offerte à ses ancienne et actuelle épouses, le voyage à Petra, en Jordanie, là où Cécilia était pour la première fois partie avec le publicitaire Richard Attias, le choix comme témoin de son mariage avec Carla de Mathilde Agostinelli, directrice de la communication de Prada, longtemps amie intime de Cécilia, étaient autant de signes évidents : qu’elle prenne le visage de l’amour ou de la haine, la véritable obsession de Nicolas Sarkozy a été et reste Cécilia Sarkozy, dont le mariage avec Richard Attias est attendu le mois prochain.On en a maintenant une nouvelle confirmation. Huit jours avant son mariage, le président de la République a adressé un SMS à son ex épouse, en forme d’ultimatum : « Si tu reviens, lui a-t-il écrit, j’annule tout« . Il n’a pas eu de réponse.
Pendant son mariage, le chef de l’Etat est apparu à plusieurs témoins moins heureux qu’on aurait pu l’imaginer. Il était même particulièrement tendu lorsque Catherine Pégard, à l’issue de la cérémonie, lui a soumis un communiqué. Il l’a renvoyé dans les cordes : « Pas besoin de communiqué, tous ces cons, j’en ai rien à foutre » lui a-t-il lancé.
Aujourd’hui, l’entourage de Sarkozy voudrait lui déconseiller d’emmener Carla avec lui en Guyane, là où avaient été médiatisées ses retrouvailles provisoires avec Cécilia, mais personne n’ose le lui dire de front. « Sur ces sujets, il est dans sa bulle, il n’écoute pas, dit un proche. Pire, il ne veut rien entendre« .

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/people/20080206.OBS9188/lobsession_de_cecilia.html 


Une émission sur “Sarkozy et les femmes” brutalement supprimée

[Backchich – 26/01/2008]

A la place d’en laisser dire de belles sur Cécilia, Carla, Rachida, Rama et les autres, sujet visiblement brûlant, la chaîne de Bolloré a diffusé vendredi soir un film bien consensuel, Cinéma Paradiso. Ainsi va la vie des médias des amis de Sarkozy.

Vendredi soir 25 janvier, la chaîne Direct 8, qui soit-dit en passant appartient au grand ami de Nicolas Sarkozy, l’industriel Vincent Bolloré, a mystérieusement annulé la diffusion de l’émission « 88 minutes » consacrée, justement, à une « Spéciale Sarkozy et les femmes », comme claironnaient les responsables de la chaîne…

L’émission devait se dérouler en direct, ce vendredi 25 janvier, à 22h15. Fait rarissime en télévision, au dernier moment, les invités sont décommandés. Dans l’après-midi, ceux qui devaient révéler des anecdotes sur les femmes entourant notre président, reçoivent un coup de téléphone embarrassé des journalistes de la chaîne de Vincent Bolloré. La voix hésitante, ils expliquent que le débat a été annulé « pour des raisons techniques ».

Dommage, car sur le plateau, la conversation s’annonçait fertile. Le nouvel ami de Sarkozy, le publicitaire Jacques Séguéla, chez qui le président a rencontré Carla Bruni, était de la partie ; ainsi que Corinne Lepage, ancienne ministre, et les journalistes Laurent Léger (de Bakchich) et Michaël Darmon, auteurs de livres sur l’ ex-Première dame, Cécilia. Un vieux loup du RPR devait pointer son museau sur le plateau, l’ancien conseiller de Jacques Chirac, Charles Pasqua et Jean Tiberi : Jean-François Probst, lui aussi signataire d’un bouquin sur Les dames du président. Tout un programme… Les téléspectateurs ont eu droit, à la place, à une rediffusion du film Cinéma Paradiso. Ça c’est de l’info !

« Raisons techniques », également, si TF1 et Paris Match, deux grands médias appartenant à des proches de notre cher président, Bouygues et Lagardère, n’ont pas moufté sur les trois livres publiés au même moment sur Cécilia, trois ouvrages qui totalisent quelque 250 000 exemplaires mis en place dans les librairies.

Ainsi va la vie des médias des amis de Sarkozy.

http://www.bakchich.info/article2463.html


[Le Monde 18/1/2008]
Les querelles au sein du gouvernement font désordre. La dernière en date – la passe d’armes sur le plan banlieue entre Christine Boutin, dans La Croix, et Fadela Amara, dans Le Monde – a mis le premier ministre hors de lui. Au point de faire une intervention rare et solennelle au conseil des ministres du mercredi 16 janvier au nom de la « cohérence de la communication gouvernementale ». François Fillon a demandé à ses ministres de faire relire leurs interviews par l’Elysée ou Matignon avant parution : « Faites attention à ne pas vous faire piéger ». Nicolas Sarkozy a renchéri : « Je vous donne une liberté de parole, c’est à vous de l’utiliser correctement et à bon escient. »

(suite…)


Dites donc, les électeurs de l’UMP, là. Vous êtes contents de votre mec ? Vous qui avez toujours à la bouche les mots « grandeur » et « France », ça vous plait d’être représentés par un psychopathe complexé, tout droit sorti de « La Vérité Si Je Mens » ?

« Regarde Maman, j’ai un grosse Rolex en or ! », « Regarde Maman, je suis sur la photo avec George Bush ! », « Regarde Maman, je suis le Président ! », « Regarde Maman, je fais des fêtes au Fouquets avec les riches ! », « Regarde Maman, je me tape des top-models ! », « Regarde Maman, je suis entré dans le club mondial des grands séducteurs »…. ça y est, la France ressemble enfin à sa caricature !

Pour citer le journaliste Mikael Levinstein : « C’est ça le vrai bling-bling de Sarkozy. Il n’a pas envie « d’être », il lui suffit de « paraître »… et malheureusement, un an après son élection, la politique de Sarkozy relève du même accabit. Une politique en toc, du faux plaqué or comme les bijoux qu’on te vend à Barbès, de la réussite par procuration, de la célébrité par association, de l’agitation, pas de l’action… voilà le gouvernement de la France d’aujourd’hui. Il y a déjà eu des gouvernements comme ça en France… sous Louis-Philippe. On sait comment cela s’est terminé. »

[Emmanuel Ratier – Faits et Documents n° 248 – Janvier 2008 ]

Du Fouquet’s à Disneyland, des vacances chypriotes sur un yacht de Vincent Bolloré à la fin d’année égyptienne (avec un avion toujours fourni par Bolloré), de Rachida Dati à Rama Yade, de Cécilia Sarközy à Carla Bruni, des Rolex ostentatoires aux Rayban, c’est la sous-culture « bling bling » (luxe, marques, paillettes), popularisée par les rappeurs américains, qui triomphe au sommet de l’Etat. Un Etat au service de la finance internationale et cosmopolite. Carla Bruni, nouvelle compagne du chef de l’Etat, en est le parfait exemple. Cette riche héritière, n’ayant ni morale ni valeurs, a collectionné les hommes qu’elle jette ensuite comme des Kleenex. Egérie de la gauche-caviar, elle signait encore tout dernièrement la pétition contre le pseudo « fichage ADN ». Le mariage serait prévu le 9 février (selon Le Journal du dimanche, 6 janvier 2008). Une dangereuse dérive qui illustre parfaitement la décadence française.

« Vous avez adoré Grâce Kelly à Monaco, vous adorerez Carla Bruni à l’Elysée (Le Journal du dimanche, 6 janvier 2008). » Nicolas Sarközy a rencontré Carla Bruni, un soir, le 17 novembre, chez Jacques Séguela, le publicitaire qui soufflait aux oreilles de François Mitterrand. Elle y était arrivée avec Denis Olivennes, patron de la Fnac et animateur des réseaux fabiusiens.

Depuis, les tourtereaux ne se quittent plus, avec une première escapade quasi-officielle à Disneyland, immortalisée par des paparazzi complices convoqués pour l’événement. Suivie d’un réveillon à Louxor, toujours avec les photographes. Pour la presse britannique, moins soumise aux pressions que la presse française, le président l’aurait déjà demandée en mariage. Et Gala d’évoquer un futur possible « mariage de la décennie » et d’ajouter que Nicolas Sarközy « a l’impression d’entrer dans le club mondial des grands séducteurs ». Il lui aurait offert un portable à usage unique, étant le seul à l’appeler dessus.

Carla Bruni-Tedeschi est née le 23 décembre 1968 à Turin. Elle a une soeur, Valéria Bruni- Tedeschi, qui est actrice et réalisatrice (Il est plus facile pour un chameau…, Actrices, sorti ces jours derniers et où joue son compagnon, Louis Garrel).

Interrogée par ITV, cette dernière déclare : « J’ai eu une éducation catholique, mais Tedeschi est un nom juif d’Italie du Nord. Mon grand-père paternel s’est converti pendant la guerre, a épousé une catholique, ce qui lui a valu d’être mis au ban par la communauté juive de Turin. J’ai mis très longtemps à l’accepter, comme si j’avais hérité de sa faute. Même si ma famille n’a pas été déportée, je me sens très proche du désarroi de cette communauté. Aussi, mon personnage de Sarah (dans un film qu’elle tournait) résonne-t-il par rapport à mon histoire, comme si moi aussi je portais un passé trop lourd pour moi. »

La famille Tedeschi, que Le Parisien (30 décembre 2007) ose qualifier de « famille de la Vieille Europe », s’est donc convertie à la grande époque du fascisme dans l’Italie de Benito Mussolini. Ce qui rapproche son histoire de celle de Cécilia Ciganer-Albeniz (cf F&D 243 et 244). Son frère, Virginio, un marin réputé (trois tours du monde dans les deux sens), est décédé le 4 juillet 2006 à 46 ans des suites d’une longue maladie. Une fondation (dotée d’environ 20 millions d’euros) a été créée pour honorer sa mémoire. Son père, Alberto Bruni-Tedeschi (décédé en 1996) avait repris l’affaire familiale, le groupe turinois CEAT, spécialisé dans les câbles électriques et les pneus, tout en étant, à ses moments perdus, un compositeur dodécaphonique respecté (encore un point de ressemblance avec Cécilia ex-Sarközy). Il développa largement l’entreprise et en fera l’un des fleurons de l’industrie italienne.

Son père cumulait donc une profession honorable et une passion extrême pour la musique, ayant été élevé dans le culte de Richard Wagner et d’Alban Berg. Son premier opéra, Villon, composé à 25 ans, sera joué par les plus grands chefs. Il sera même un temps directeur artistique du Théâtre Regio de Turin entre 1959 et 1971.

Sa mère, Marisa Borini, est pianiste professionnelle. « Les plus grands artistes fréquentent leur palais. La Callas et Karajan dînent au Castagnetto, leur résidence du Piémont (Le Parisien, 30 décembre 2007). » Elle accompagnera Nicolas Sarközy en décembre lors de sa rencontre avec Benoît XVI mais n’obtiendra pas, comme elle l’espérait, le droit de le rencontrer.

Mais, c’est le grand père, Virginio Tedeschi, juif piémontais (lui aussi très grand mélomane, comme ancien élève d’Edgar Varèse), qui est bien à l’origine de la fortune de la famille, l’entreprise n’ayant jamais eu de problème durant le Ventennio et ayant participé efficacement à l’effort de guerre italien à partir de 1940. Un épisode peu souligné aujourd’hui. (suite…)


Vous vous souvenez, il y a deux mois, des dénégations scandalisées de Richard Attias qui nous affirmait, juré craché qu’il avait refait sa vie avec une autre nana et que Cécilia et lui c’était une vieille histoire ?

L’ex-première dame aurait décidé d’épouser Richard Attias en Suisse, prochainement

Cécilia Sarkozy n’aurait ainsi jamais cessé d’aimer Richard Attias. Selon Le Parisien, le couple aurait prévu de s’unir en Suisse dans les semaines qui viennent. Nicolas Sarkozy a donc confirmé la nouvelle selon laquelle il épousera bel et bien Carla Bruni. De son côté, Cécilia Sarkozy aurait, elle aussi, décidé de passer devant M.Le Maire. Selon Le Parisien, l’ex-première dame épouserait prochainement, en Suisse, celui pour lequel elle avait quitté Nicolas il y a trois ans, l’homme d’affaires Richard Attias. Elle serait de retour sur Paris après un nouveau séjour à New York et serait actuellement en pleine organisation de sa nouvelle vie. Paris, Londres, New York : où Cécilia Sarkozy posera-t-elle ses valises?

http://www.wikio.fr/webinfo?id=40637267


Outre le fait que le paiement des indemnités aux familles tchadiennes a été négocié dès le départ par Claude Guéant (Rama Yade n’a quasiment pas participé à l’affaire Arche de Zoé, c’est Levitte et Guéant qui ont tout fait)…

il est évident que cette affirmation de Mme Yade relève de l’intox. Si ce n’est pas le contribuable qui va payer, qui est-ce ? Les membres de l’Arche de Zoé n’ont pas un sou vaillant et le gouvernement tchadien ne va certainement pas se substituer à l’association…

Et la France, qui a besoin du Tchad pour ses opérations politico-militaires en Afrique (notamment au Darfour) ne peut pas se permettre de se mettre la population à dos.

Alors c’est bien évident que c’est le contribuable français qui va payer la note de la connerie de Breteau et de sa copine clown, Emilie Lelouch…

Rama Yade entrain de raconter un gros bobard au micro de Europe 1[AFP 06/01/2008]

Les 6,3 millions d’euros que les six Français de l’association Arche de Zoé doivent payer aux familles tchadiennes ne seront pas versés par la France, c’est ce qu’a indiqué ce dimanche Rama Yade lors du « Grand Rendez-Vous » Europe 1 / TV5 Monde / Le Parisien. La secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères a expliqué que « ce n’est pas l’Etat qui a été condamné. Ce sont les responsables de l’association ». « On n’en finirait pas », a-t-elle ajouté.

Les condamnés de l’affaire Arche Zoé n’auront pas droit à un nouveau procès, a également précisé la secrétaire d’Etat. Elle a confirmé que leur peine de 8 ans de travaux forcés sera simplement transformée lors de leur convocation devant la justice.

Les six Français de L’Arche de Zoé ont tous été condamnés le 26 décembre à la même peine: huit ans de travaux forcés pour avoir tenté d’enlever 103 enfants au Tchad afin de les emmener en France il y a deux mois. Le tribunal les a également condamnés à verser « solidairement » aux familles des enfants un total de 4,12 milliards de francs CFA (6,3 millions d’euros) de dommages et intérêts.


Pauvre Carla Bruni !


Dans sa dernière livraison (Faits & Documents n° 248), Emmanuel Ratier contredit cette information : <<Outre que les dates des rumeurs ne correspondent pas du tout, on nous permettra d’en juger autrement en raison d’éléments très solides mais impubliables (ils entraîneraient un procès). Une nouvelle rumeur assure que la journaliste serait désormais liée avec l’un des plus proches collaborateurs de Nicolas Sarközy.>>

[Betapolitique – 31 décembre 2007 ]
La lecture du Canard Enchaîné de ce mercredi 26 décembre révèle une petite information qui amuse beaucoup le volatile, et ses lecteurs.

Le jeune adolescent Sarkozy, tout énamouré de sa belle mannequin, rencontrée, on le rappelle, il y a un mois, songé déjà (Betapolitique vous l’a révélé !) à l’épouser. Il se demande quand même comment ses parents (ici, la France), vont accueillir la sulfureuse Carla, qui a collectionné tant de coeurs brisés. Surtout venant d’un homme déjà deux fois divorcé, qui il y a trois mois encore mettait en scène ses tentatives de reconquête de la belle Cécilia (oui, Cécilia, il faut suivre).

Le jeune Sarkozy tout tremblant a donc l’idée géniale de demander aux sondeurs de lui dire ce que va penser l’opinion publique de cette nouvelle amourette. Rassurez-vous, pour en finir avec cette question : les Français s’en foutent. les Français préfèreraient qu’il se mette au boulot, Sarko.

Mais comment poser la question sans éveiller les soupçons ? C’est là que les petits génies de l’Elysée sortent le meilleur de leur imagination : ils vont proposer des questions leurres. Ils vont « tester », outre Carla Bruni, les Français sur Laurence Ferrari, Carole Bouquet et quelques autres belles dames.

Et voilà comment le milieu journalistique, qui, naturellement, a eu vent de ces questions, a propagé en son sein la rumeur d’une idylle avec la présentatrice de Canal Plus. Ils avaient d’ailleurs peut-être leurs raisons de croire que ce leuure là était moins irréaliste que d’autres.

http://www.betapolitique.fr/Sarkozy-avec-Ferrari-c-est-l-02342.html


[Amnistia.net – 02/01/08]

Nicolas Sarkozy a transformé la présidence de la République en une émission de télévision, un prime-time permanent où les événements publics et privés se confondent… Les gazettes people sont devenues la meilleure source pour suivre le nouveau cours de l’Elysée…

Dans ce soap opéra à rebondissements quotidiens, qui sert de décor à la France d’après, la gestion de la rumeur est devenue désormais matière politique…

http://www.amnistia.net/videos/francedapres/francedapres_008.htm 


Christian Salmon apporte un éclairage pertinent sur les hommes politiques et en particulier sur l’omniprésence du président français dans les médias Le chercheur français vient de publier « Storytelling », dans lequel il décrit la propension des politiques à endormir l’esprit critique du public en mettant en scène leurs propres histoires


[ Le Matin Dimanche (Suisse), 22/12/2007]

Christian Salmon : « Sarkozy et Bruni, c’est un conte de Noël »

Que vous inspire l’histoire d’amour entre Nicolas Sarkozy et Carla Bruni ?

C’est un conte de Noël, une histoire d’amour pour les grands enfants que nous sommes… Mickey a rencontré Blanche-Neige à Euro Disney le dernier week-end avant Noël ; il faisait un temps glacial mais ce fut quand même un coup de foudre…

Vous ne pouviez pas rêver meilleur exemple pour illustrer la technique du storytelling que vous décrivez dans votre livre.

Depuis son élection, Nicolas Sarkozy nous raconte des histoires : des histoires de rencontre et de séparation, de succès et d’échec, peuplées de victimes méritantes et de héros anonymes. Certaines se terminent mal comme le divorce avec Cécilia, d’autres connaissent un happy end comme la libération des infirmières bulgares. Il y a des épisodes fabuleux comme ce conte de fées où l’on voit une cendrillon de banlieue, la ministre de la Justice Rachida Dati, se transformer en princesse moderne dans Paris Match avec la complicité de grands couturiers. L’idylle avec Carla Bruni fournit un nouveau rebondissement dans la vie passionnante et passionnelle de Nicolas Sarkozy. Elle arrive au bon moment après une semaine calamiteuse au cours de laquelle c’est Khadafi, le grand méchant loup du conte de fées, qui a fait l’actualité. En quelques heures l’attention des médias s’est déplacée du vilain Khadafi à la belle Carla. Bref, il se passe toujours quelque chose avec Sarkozy : une ex-mannequin chasse une autre ex-mannequin… Il n’y a guère que les pauvres petites filles riches comme Cécilia pour s’ennuyer à l’Elysée.

Qu’est-ce que c’est exactement que ces histoires qu’on construit pour en faire oublier d’autres ?

Sarkozy applique les techniques de contrôle des médias que le Bureau d’information de la Maison-Blanche a mises au point progressivement depuis Reagan, jusqu’à Bill Clinton et George W. Bush. Dick Cheney l’actuel vice-président, l’exprime sans détour : « Pour avoir une présidence efficace, la Maison-Blanche doit contrôler l’agenda. Si vous laissez faire la presse, ils saccageront votre présidence… » Dans ce but, à Washington, le pouvoir présidentiel doit inventer chaque jour une bonne histoire, la story du jour qui capte et focalise l’attention des médias et du public. (suite…)


 C’est quand même bien d’avoir des patrons de presse parmi ses copains. Non seulement on peut faire virer les rédacteurs qui publient des articles qui vous déplaisent, mais en plus on peut se faire tresser des lauriers sous forme d’album photo… et recaser son ancienne copine, Anne Fulda. Décidément, la France c’est Versaillles !!!!!

L’embarras des journalistes de « Paris Match » face au reportage sur Nicolas Sarkozy et Carla Bruni

[Le Monde – 19/12/2007]
Nicolas Sarkozy, premier président pipole ? Deux mois après son divorce, le chef de l’Etat continue à faire la « une » des magazines pipoles. Point de vue,Paris Match et Closer publient, à partir de mercredi 19 décembre, des photos de Nicolas Sarkozy et Carla Bruni. Mais cela ne va pas sans mal chez Paris Match, du groupe Hachette Filipacchi Médias, détenu par Lagardère (actionnaire du Monde).

La société des journalistes (SDJ) de l’hebdomadaire proteste contre la publication d’un reportage photo de Bettina Rheims non accompagné d’un reportage texte,« aucun journaliste n’ayant pu accompagner la photographe Bettina Rheims ». Dans un communiqué publié, mardi 18 décembre, à l’issue d’une assemblée générale, la SDJ souligne que « quel que soit le sujet, Paris Match doit associer au choc des photos, le poids des mots ». Elle « regrette qu’aucun témoignage racontant, selon la tradition du magazine, les coulisses de ce reportage ne soit venu donner du sens à un sujet publié sur 16 pages et en couverture cette semaine ».« Nous n’avons eu aucun choix éditorial, on nous impose des sujets tout faits », a indiqué un membre du bureau de la SDJ. Celle-ci représente 80 % des quelque 110 journalistes de Paris Match.

LE REPORTAGE ÉCRIT AURAIT ÉTÉ PASSÉ À LA TRAPPE
Le site Bakchich.info précise qu’un reportage « écrit par une rédactrice en chef de l’hebdomadaire (…) racontait (…) ce que narre depuis deux jours le reste des quotidiens, la vie mouvementée de l’ancienne mannequin, chanteuse, compagne de Sarko… En vain : il est resté dans un tiroir, selon le principe cher à Roger Thérond, le légendaire patron de l’hebdo : ‘La richesse de ‘Match’, ce sont ses non-parus’.« 

Le site indique qu’à Paris Match les journalistes ont d’autres raisons d’être mécontents, l’hebdomadaire étant sur le point d’embaucher la journaliste du Figaro Anne Fulda, ancienne compagne de Nicolas Sarkozy. « Dans un contexte où des membres de la rédaction sont invités à partir dans le cadre d’un plan de départs volontaires visant à réduire la masse salariale, où de nombreux pigistes réguliers ne sont pas titularisés, ce recrutement ‘imposé’ ne semble pas s’imposer », indique Bakchich.info citant la SDJ de Paris Match.

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3236,36-991371,0.html?xtor=RSS-3208


Nicolas et Pimprenelle, dormez bien les petits.

[Socio 13 – 18/12/2007]
Dans le Franceland politico-médiatique, les questions subsidiaires comme le blocage des salaires des fonctionnaires, la prévisible augmentation en janvier du gaz, ou encore l’expulsion des sans abris, sont occultées par la dernière grande nouvelle : le président Sarkozy a une aventure avec un top model et chanteuse. Et pour aller jusqu’au bout du goût qu’il a pour les aspects les plus tartes de la culture nord-américaine l’annonce du «coup» présidentiel s’est fait à Disney Land devant Mickey et le décor patisserie viennoise,chantillyet peluches… Plus kitsch que ça tu meurs, j’allais oublier on a convoqué Match, Closer et  Point de vue.

http://socio13.wordpress.com/2007/12/18/nicolas-et-pimprenelle-dormez-bien-les-petits/


Elle aura été vite oubliée, celle dont Nico nous écrivait dans son livre
« J’écris C. car encore aujourd’hui, près de vingt années après notre première rencontre, prononcer son nom m’émeut. » (Témoignage, éditions XO, 2006).Encore un gros bobard pour faire pleurer les chaumières électorales…

Du temps ou Sarko était maire de Neuilly, sa réputation de queutard faisait le tour des salles de rédaction… c’est aujourd’hui confirmé.

 

Nicolas Sarkozy Carla Bruni[Reuters – 17.12.07 ]
La relation entre le président Nicolas Sarkozy et Carla Bruni, ancien mannequin devenu chanteuse à succès, a fait la « une » des quotidiens français et suscité des commentaires de l’opposition socialiste sur la frontière entre vie publique et vie privée.

Les directeurs des magazines qui ont publié dimanche sur leur site internet des photos du couple en promenade à Eurodisney, près de Paris, ont estimé que cet affichage était volontaire de la part du chef de l’Etat.

Les photographes ont pu en effet opérer en toute tranquillité, sans intervention des personnels de sécurité de la présidence.

« C’est le choix du président de la République de mettre en scène avec la même intensité ses choix politiques comme ses choix privés, nous ne partageons pas cette conception du rôle du président« , a affirmé l’eurodéputé Benoît Hamon, parlant au nom du PS, lors du point de presse hebdomadaire du parti.

« Cela ressemble de plus en plus à un épisode supplémentaire des aventures de la principauté de l’Elysée (…) Nicolas Sarkozy, manifestement, ne fait aucune différence entre ce qui relève de la vie privée et de la vie publique« , a-t-il ajouté.

« Puisqu’au sommet de l’Etat ces barrières ne sont pas mises, il revient au Parti socialiste de poser des règles et de ne pas commenter ce qui relève d’une affaire privée. »

(suite…)


Dati premier flic de France ? Elle va découvrir que les cognes sont nettement moins faciles à intimider que les magistrats….

Et MAM qui se lance dans le piratage informatique ? Mais où va t’on ?

[Faits et Documents – n°247 – 15/12/2007]

Rachida Dati est donnée partante du ministère de la Justice d’ici quelques mois (sans doute lors du remaniement ministériel programmé) dit-on, pour mars/avril, après les élections municipales et cantonales. Elle remplacerait Michèle Alliot- Marie au ministère de l’Intérieur, un sujet qu’elle connaît encore moins que la justice où elle a déjà fait la preuve de son incompétence.

« MAM » va donc être poussée vers la sortie, au besoin à l’aide de dossiers confidentiels (Note de L&I : elle est déjà visée dans l’affaire Clearstream). Pur hasard évidemment, Le Point (6 décembre) révèle un nouveau scandale qui s’annonce : ayant fondé en 1994 la Fondation pour le bénévolat, elle en a confié aujourd’hui la tête à son propre père, Bernard Marie, tandis que le délégué général, Jean-Pierre Olive, est son beau-frère. Par ailleurs, sa nièce, Ludivine Olive, est son chef de cabinet place Beauvau, et son neveu Florimond Olive a été employé pour des missions d’audit.

L’un des fournisseurs de la dite fondation, la société EAR France, n’arrivant pas à se faire régler, a saisi les tribunaux. Peu après, sa base de données, pourtant protégée, a été l’objet d’une attaque informatique d’envergure, aboutissant au piratage d’un fichier de 600 000 associations. Or, l’enquête vient de démontrer que cette intrusion a été faite par la Direction du renseignement militaire à l’époque où Michèle Alliot-Marie était ministre de la Défense.

Tête de liste UMP dans le XIIe arrondissement, l’ex-bayrouiste Jean-Marie Cavada, député européen, pourrait devenir ministre de la Culture et de la Communication, lors du prochain remaniement ministériel, en remplacement de Christine Albanel. C’est ce qui l’aurait décidé à quitter le Modem.

http://www.faits-et-documents.com


Rallié à un candidat qui avait critiqué la poignée de main entre Chirac et Poutine, le philosophe laisse transparaître son amertume : il est au bord de la rupture avec Sarkozy.

Note de Betapolitique : après Finkielkraut, c’est Gluscksman qui déchante. Ces messieurs qui font profession de philosophie devraient quand même faire l’effort de lire les discours de leurs candidats préférés, de regarder leurs actes passés, au lieu de se contenter de soutenir celui qui les a le plus souvent appelés sur leur téléphone portable. Ils devraient peut-être aussi apprendre à ne parler que de ce en quoi ils sont compétents. On espère qu’il y a quand même des sujets qu’ils travaillent…

Marianne :
C’est l’histoire d’un amour déçu. Celle d’un intellectuel de la gauche humaniste anti-totalitaire qui, séduit par les beaux discours d’un candidat de la droite se rallia à son camp. Devenu président, le candidat qui avait promis de ne jamais tomber dans les bras d’un dictateur leur fit la cour à tous. L’intellectuel de gauche s’en trouva fort dépourvu quand la bise à Poutine fut venue.

Il est des chemins politiques tortueux. Passer du col Mao au fan club de Nicolas Sarkozy en est un. En ce qui concerne André Glucksmann, la transition ne s’est certes pas faite en un jour, elle n’en fut pas moins, sans doute, précipitée. Et si l’ancien nouveau philosophe n’est pas forcément passé par la case « Rotary », les symptômes de sa conversion apparurent bien avant l’élection présidentielle de 2007.

Dès la fin des années 1980, André Glucksmann a commencé à promouvoir un atlantisme fondé sur l’anti-totalitarisme et les droits de l’homme. Rien d’étonnant, dès lors, à ce qu’il adhérât au discours de campagne de Nicolas Sarkozy qui promettait de ne jamais aller serrer la main d’un dictateur comme Vladimir Poutine.

Devenus en six mois des « amis de trente ans », les deux chefs d’Etat se tombent désormais régulièrement et chaleureusement dans les bras. L’invitation dans la datcha du Tsar ne saurait tarder. Et peut-être même qu’entre deux signatures de contrats gazo-pétrolifères Sarkozy se mettra à la Vodka…Realpolitik quand tu nous tiens.

« Complice d’aucune dictature » En janvier 2007, dans une tribune publiée dans Le Monde, où il annonçait son ralliement au candidat de l’UMP, fondé essentiellement sur les questions internationales, André Glucksmann citait Nicolas Sarkozy : « Je ne crois pas à ce qu’on appelle la Realpolitik qui fait renoncer à ses valeurs sans gagner un seul contrat. Je n’accepte pas ce qui se passe en Tchétchénie, parce que 250 000 Tchétchènes morts ou persécutés ce n’est pas un détail de l’histoire du monde. Parce que le général de Gaulle a voulu la liberté pour tous les peuples et la liberté, ça vaut aussi pour eux… Le silence est complice et je ne veux être complice d’aucune dictature »

Le discours est beau, trop évidemment pour être sincère. Car, entre temps, le candidat de l’UMP a fait du chemin… jusqu’au Kremlin en passant, c’est à noter, par Pékin et Tripoli. Ainsi Nicolas Sarkozy s’est empressé de féliciter Vladimir Poutine pour sa victoire écrasante aux élections législatives russes. Un scrutin entaché de nombreuses fraudes, parfois jusqu’à la caricature avec une participation de 100% en Tchétchénie où Poutine aurait recueilli 99% des suffrages…

Le plus étonnant est encore qu’André Glucksmann, ancien Mao, donc tacticien s’il en est, ait cru un instant que Nicolas Sarkozy ne passe, un jour, du discours aux actes. Redoutable rhéteur, le président de la République est d’abord un sophiste qui adapte son discours à son interlocuteur du moment jusqu’à l’attirer dans sa toile. Le reste importe peu. Le pragmatisme l’emporte toujours.

« Désillusion définitive » :  Dans un entretien accordé au Corriere della Serra le philosophe ne cache pas sa déception et espère qu’elle ne sera pas définitive : « Je ne comprends pas l’attitude de Nicolas Sarkozy mais les réactions timides de l’Occident annonçaient déjà un Poutine triomphant. L’Europe doit se secouer pour affronter un président terrorisé à l’idée de perdre le pouvoir. Sarkozy, comme presque tous les leaders européens et américains depuis quelques années, Clinton compris, s’est trompé. J’espère qu’il pourra revenir sur ses positions »

André Glucksmann avait « rêvé un temps d’un ticket Kouchner-Sarkozy ». Il est des rêves qui ne devraient jamais se réaliser. Le réveil est brutal. Installé, le binôme ne fait pas que des merveilles. On le sait, la réalité n’est jamais aussi belle que le conte de fées.

Transparent plus qu’à son tour, le chef de la diplomatie française (c’est bien lui…), humaniste devant l’Eternel mais pas devant Sarkozy, semble bien résolu à avaler toutes les couleuvres qu’on saura lui présenter aimablement pour conserver une place sur la photo. Le socialiste préféré de la droite française, muet sur la dérive poutinienne, prêt à tout pour jouer les premiers rôles et désormais réduit à celui de figurant, donne quotidiennement un exemple édifiant de ce qu’est l’ouverture à tous les vents : un courant d’air…

http://www.marianne2.fr/Glucksmann-Sarkozy-s-est-trompe-!_a81763.html


C’est clair que si le délinquant en question avait eu pour nom Zyed ou Bouna, la justice y aurait mis moins de formes…

Nouveau report du procès de Jean Sarkozy

[NOUVELOBS.COM | 05.12.2007 ]
La justice a décidé d’un nouveau report le temps qu’une expertise puisse être réalisée. Le fils du président est accusé de « délit de fuite » à la suite d’un accident de scooter.

Le procès pour « délit de fuite » de Jean Sarkozy, l’un des fils du président de la République Nicolas Sarkozy, qui devait se tenir mardi devant le tribunal correctionnel de Paris, a été renvoyé au 25 juin 2008 pour qu’une nouvelle expertise puisse être réalisée.

Arrivé peu avant 13h30, en compagnie de son avocat, Me Thierry Herzog, Jean Sarkozy a été accueilli par une meute de journalistes français et étrangers. Vêtu d’un costume sombre et d’une cravate noir, le jeune homme n’a fait aucune déclaration.

« Je n’ai rien à me reprocher », a-t-il simplement souligné devant les trois juges de la 10e chambre du tribunal qui ont ordonné une nouvelle expertise. Le rapport doit être déposé d’ici le 15 mai.

Le 10 octobre 2005, M’Hamed Bellouti s’est fait emboutir sa voiture place de la Concorde par un scooter qui a pris la fuite. Il a le temps de noter l’immatriculation et contacte son assureur qui écrit au propriétaire du scooter en janvier 2006.

Préjudice moral
En février 2006, la victime présumée porte plainte, plainte qui sera égarée un mois plus tard. Cependant, l’assureur a gardé une trace du document et fera connaître l’identité du conducteur du scooter à M’Hamed Bellouti. Le frère de ce dernier, militant UMP, se rendra même au QG de campagne de Nicolas Sarkozy où il sera reçu par une secrétaire. Mais sans résultat.

M’Hamed Bellouti décide alors de porter l’affaire au pénal, persuadé que Jean Sarkozy est « protégé » par la police et soucieux de faire valoir ses droits en démocratie. Il est d’autant plus choqué que la police, en janvier 2007, retrouve en l’espace de 10 jours, et grâce à des analyses ADN, le scooter volé de Jean Sarkozy.

M’Hamed Bellouti demande le remboursement des 260 euros de dégâts et 4.000 euros de dommages et intérêts pour préjudice moral.

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/societe/20071204.OBS8177/nouveau_report_du_proces_de_jean_sarkozy.html


Sarkozy et Dati ? Voilà un couple qui aurait de la gueule… Ca nous change de Bernadette !

Sous le président se cache un coeur tendre. La preuve en images….

Reçu du vigilant bloggeur Guy Birenbaum la vidéo suivante qui écrit ceci:

« Une scène cruciale a échappé à tous les observateurs. Ou presque… Heureusement, Salam93, le Posteur le plus vigilant, veille nuit et jour. Et surtout, il me mêle presque à tous ses mauvais coups. Salam a repéré hier des images assez explosives dans le journal télévisé du soir (20h heure de Paris et d’Alger) de Canal Algérie.

Il s’agit – soyons précis – de la chaîne destinée aux Algériens de l’étranger qui puise dans le stock d’images de la chaîne nationale. Ce JT en arabe est visible ici. Il dure 40 minutes dont environ 35 ont été consacrées à la visite de notre président.

Parmi les images diffusée hier soir Canal Algérie a diffusé un off commenté seulement sur la fin… C’est cette séquence que nous vous proposons Salam et moi. Ne manquez pas la 23ème seconde.

Une séquence qui nous a évidemment rappelé une fameuse émission de télévision…

Le Bachelor.

Avouez que c’est vraiment incroyablement ressemblant.

Moi, j’en connais au moins deux ou trois (de plus…) qui vont sacrément faire la gueule à madame Dati.

C’est Dadou qui va être contente !

http://anthelme.lejdd.fr/2007/12/05/2-sarkozy-une-rose-pour-dati 


Rachida Dati, le visage d’une France qui change

[Paris Mach TV 03/12/2007]
Sous le rose se cache une impression panthère… Avec l’aide de Dior, madame la garde des Sceaux renouvelle le style ministre de l’Intérieur. Rachida Dati aurait pu se réduire à un symbole, la nécessité de prouver aux enfants de l’immigration que l’ambition était possible. Si elle règne sur un des plus petits budgets du gouvernement français, 6,5 milliards d’euros – dix fois moins que l’Education nationale –, elle est devenue une figure de proue de la présidence. Nommée avec la mission de mettre en place une carte judiciaire « simplifiée » avant les municipales, elle accélère la cadence malgré les mouvements de contestation. Mais cette guerrière sait aussi jouer du sourire et occupe une place d’honneur dans toutes les visites d’Etat. On pourra la critiquer, l’attaquer, rien, désormais, n’attentera à son bonheur. La petite fille des cités a réalisé le rêve impossible. A 42 ans, Rachida Dati sait qu’elle a un destin.

Notre rédacteur en chef adjoint Elisabeth Chavelet décrypte cette ascension fulgurante et exemplaire.

http://www.parismatch.com/parismatch/dans-l-oeil-de-match/reportages/rachida-dati-le-visage-d-une-france-qui-change/(gid)/8012


La France, qui a toujours fait semblant d’avoir aboli les privilèges, adore les « fils de », « filles de », « épouses de… ». Comme le montrait à merveille l’excellent film « Ridicule » de Lecomte, Paris aujourd’hui, c’est Versailles en 1780 !

[Gala – 25/10/2007]

Les « fils et frères de » nos politiques ont du mal à respecter la loi…

  Une dose de recel de détournements de fonds, deux mesures de trafic de stupéfiants, une pincée de délit de fuite… Les hommes (et femmes) politiques sont comme tout le monde : ils ont parfois du mal à gérer leurs problèmes familiaux…

Pierre PasquaLa nouvelle est tombée lundi : le procureur de la République de Paris a requis deux ans de prison ferme contre Pierre-Philippe Pasqua, fils de Charles Pasqua pour recel de détournements de fonds présumés au détriment de la Sofremi, une société sous tutelle du ministère de l’Intérieur, ent re 1993 et 1995. Le litige concerne quelques 36 millions de francs (environ 5,5 millions d’euros) de commissions indues qui auraient atterri notamment dans les poches de M. Pasqua. Réfugié depuis plusieurs années en Tunisie et visé par un mandat d’arrêt international, Pierre-Philippe Pasqua a accepté de revenir en France en raison d’un « changement de climat » dans l’Hexagone. 

Jamal Dati Autre famille, autre délit : le frère de la garde des Sceaux, Jamal Dati, avait été condamné en août à douze mois de prison ferme par la cour d’appel de Nancy pour trafic de stupéfiants. Bien informé des évolutions de la justice, il vient d’ailleurs de demander à purger sa peine de prison ferme avec un bracelet électronique. Un autre frère de Rachida Dati, Omar, 35 ans, doit comparaitre à la mi-novembre: il est sous contrôle judiciaire depuis juin 2005 pour un trafic de cannabis.

Jean SarkozyLast but not least, le fils cadet du président de la République va également se retrouver devant la justice pour un vieil accrochage qui a eu lieu en 2005 : en scooter, Jean Sarkozy avait percuté l’arrière d’une voiture avant de prendre la fuite en « faisant un geste obscène », selon l’automobiliste, M’Hamed Bellouti. Celui-ci, pour récupérer les 260 euros que lui a coûté la réparation avait finalement décidé de citer le jeune Sarkozy en correctionnelle : verdict le 4 décembre.

http://www.gala.fr/l_actu/on_ne_parle_que_de_ca/dati_sarkozy_pasqua_tous_au_tribunal


Tout comme lors de l’affaire des infirmières bulgares, une question se pose : quelqu’un a-t’il vu Bernard Kouchner ces dernières semaines ? Il est payé à quoi faire, au juste ?

[Le Canard Enchâiné – 31/07/2007]
Sur le petit aéroport de Vatry, dans la Marne, jeudi matin 25 octobre, des journalistes de TF 1, de France 2 ainsi que d’Europe 1 battent la semelle. Tout le monde attend l’atterrissage du Boeing qui ramène les pauvres petits orphelins du Darfour que de gentils Français ont sauvés d’une mort certaine. On connaît la suite.

Selon l’Unicef et la CroixRouge, beaucoup de gamins n’étaient pas du Darfour mais de petits Tchadiens déplacés, ils n’étaient pas non plus tous orphelins, Et les familles qui avaient mis entre 2 600 et 6 000 euros sur la table n’en croient pas leurs oreilles.

Sarko a condamné, Rama Yade aussi. Les hauts fonctionnaires du Quai d’Orsay, quant à eux, s’arrachent les cheveux. « On voudrait comprendre comment on a pu se faire avoir à ce point-là! « , se défendent-ils contre l’accusation de n’avoir pas tout fait pour neutraliser les apprentis humanitaires de l’Arche de Zoé.

Comment une structure qui n’a pas l’habilitation délivrée par l’Autorité centrale pour l’adoption, émanation des Affaires étrangères, a-t-elle pu a ce point abuser des diplomates? Mieux, comment les dirigeants de cette association avançant masquée sous le nom de Children Rescue ont-ils pu emprunter au Tchad les avions de l’armée française entre N’Djamena et Abéché comme on prend l’autobus ?

Le ministère des Affaires étrangères a été très compréhensif. Bien que n’ayant pas la fameuse accréditation, et proche d’une autre association, Sauvez le Darfour, l’Arche de Zoé a été reçue à plusieurs reprises au Quai d’Orsay. La première fois, on explique à ses dirigeants qu’il y a des procédures à respecter. Comme ils ont l’air de s’entêter, après un deuxième rendez-vous, le 9 juillet, le procureur de la République est saisi pour « exercice d’activité illégale d’intermédiaire en vue d’adoption « .

Il n’est alors plus question que de ramener des enfants. Et Rama Yade, bien crédule et trop patiente, de leur dire une troisième fois qu’on ne peut pas faire n’importe quoi. Au même moment, le Quai d’Orsay affirme avoir alerté les Soudanais et même la police tchadienne. Mais jamais il n’a été donné l’ordre – et surtout pas écrit aux chevaliers blancs de tout arrêter. « On n’est pas chargés de fliquer les ONG. La justice était sur le coup. On ne pensait pas qu’ils insisteraient », lâche un diplomate dépité. Et pourtant, à 4 000 kilomètres de là, Children Rescue a déjà débarqué à Abéché avec un projet affiché: la mise en place d’un centre médico-social à proximité d’un camp. On le sait maintenant, Zoé et Children Rescue, c’étaient les mêmes.

Les autorités, là encore, plaident non coupables: il est passé à Abéché 75 associations en six mois. Précision, est baptisé ONG qui le décrète. Il n’existe pas, en France, de statut juridique particulier. N’importe quelle association 1901 ou fondation peut revendiquer l’appellation. L’ambassade de France à N’Djamena, qui donne l’autorisation pour le transport des humanitaires, n’y a donc vu que du feu. Et les fausses barbes de la DGSE qui sont là-bas chez elles depuis quarante ans n’ont rien remarqué non plus. «Comment vouliez-vous qu’on fasse le rapprochement?», s’égosillent à Paris les porte-parole du Quai et de la Défense. Encore bravo !


Le 2 novembre 2007, parait « La nuit du Fouquet’s », par Ariane Chemin et Judith Perrignon, (120 p, Fayard, 12€) – ouvrage qui publie le nouveau « Who is Who » de la Sarkozie : la liste d’invités établie par Cécilia Sarkozy pour la soirée de la victoire électorale au Fouquet’s :

  • Mathilde Agostinelli, responsable de la communication de Prada-France
  • Robert Agostinelli, fondateur du fonds d’investissement Rhône Capital, membre du Council on Foreign Office
  • Christine Albanel, ex-directrice du château de Versailles, future ministre
  • Bernard Arnault, président de LVMH, numéro un du luxe français, première fortune de France
  • Arthur, producteur et animateur de télévision
  • Patrick Balkany, député-maire de Levallois-Perret
  • Isabelle Balkany, premier adjoint de son mari, vice-présidente du Conseil général des Hauts-de-Seine
  • Nicolas Baverez, essayiste, chroniqueur au Point
  • Nicolas Bazire, secrétaire général de LVMH
  • Antoine Bernheim, banquier d’affaires, président de la compagnie d’assurances Generali
  • Nicolas Beytout, directeur de la rédaction du Figaro
  • Basile Boli, ancien joueur de l’OM, héros de la finale de coupe d’Europe des Clubs champions 1993
  • Vincent Bolloré, PDG d’Havas, sixième groupe de communication mondial
  • Zofia Borucka, top model, femme de Jean Reno
  • Martin Bouygues, PDG de Bouygues, premier actionnaire de TF1
  • Conrada de La Brosse, dirigeante de la maison de l’Esprit de Château
  • François de La Brosse, publicitaire
  • Denis Charvet, ex-rugbyman du Racing, actionnaire de casinos
  • Marie-Anne Chazel, comédienne
  • Christian Clavier, acteur de cinéma
  • Stéphane Courbit, ex-président d’Endemol France
  • Agnès Cromback, présidente de Tiffany France
  • Bruno Cromback, joaillier, PDG d’Augis 1880
  • Jean-Claude Darmon, ex-président de Sportfive, ancien grand argentier du football français
  • Serge Dassault, PDG de Dassault et du journal le Figaro
  • Rachida Dati, future ministre
  • Jean-Claude Decaux, PDG de JCDecaux, leader mondial de mobilier urbain
  • Paul Desmarais Sr, milliardaire canadien, PDG de Power Corporation, actionnaire de plusieurs groupes français
  • Dominique Desseigne, PDG du groupe Barrière
  • François Fillon, futur Premier ministre
  • Bernard Fixot, éditeur de best-sellers
  • Valérie-Anne Giscard d’Estaing, éditrice, épouse de Bernard Fixot
    Albert Frère, première fortune de Belgique
  • Hugues Gall, président de l’Institut de financement du cinéma et des industries culturelles
  • Pascal Gentil, triple vainqueur de la coupe du monde de taekwondo
  • Pierre Giacometti, directeur général d’Ipsos France
  • Henri Guaino, conseiller spécial et « plume » du Président
  • Claude Guéant, préfet, futur secrétaire général de l’Elysée
  • Johnny Hallyday, première vente de disques en France
  • Laeticia Hallyday, épouse de Johnny Hallyday
  • Roger Karoutchi, futur secrétaire d’Etat
  • Patrick Kron, PDG d’Alstom
  • Bernard Laporte, sélectionneur de l’équipe de France de rugby
  • David Martinon, futur porte-parole de l’Elysée
  • Alain Minc, président d’AM Conseil, conseil de grands dirigeants
  • Henri Proglio, PDG de Veolia, ex-Compagnie générale des eaux
  • Jean-Pierre Raffarin, ancien Premier ministre
  • Jean Reno, acteur de cinéma
  • Andrée Sarkozy, mère du Président
  • François Sarkozy, frère du Président, vice-président du conseil de surveillance du groupe Bio-Alliance Pharma
  • Guillaume Sarkozy, frère du Président, ancien vice-président Medef
  • Xavier et Sylvie de Sarrau, les meilleurs amis
  • Eric Vu-an, maître de ballet au Ballet national de Marseille
  • Richard Virenque, ancien coureur cycliste et maillot de jaune du tour de France
  • Philippe Warrin, unique photographe présent au Fouquet’s, agence SIPA

Le Foutage De Gueule Pour Les Nul(le)s: Rama Yade A Aubervilliers

[Vive le Feu Blog – 06/09/07]

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(…) 3. C’est la mairie d’Aubervilliers qui a fait donner la troupe. Il paraît que la mairie d’Aubervilliers serait une mairie « communiste ». Le « communisme » francilien a ceci de particulier, qu’il n’hésite jamais à employer de grands moyens, pour bouter l’immigré. Tantôt à coups de bulldozer(s), façon George Marchais, période bleue, tantôt à coups de keufs.
(Vous, je sais pas. Moi, je vais aller faire un tour à la Fête de l’Huma, le week-end prochain, histoire de trousser un petit compliment aux « communistes » d’Aubervilliers, qui sont vraiment des gens de bien.)

4. Alors bon, tout ça est déjà incroyablement obscène, mais ce n’est en réalité qu’un début.

Car soudain, voilà que Rama Yade, secrétaire d’Etat aux Droits de l’homme de Nicolas Sarkozy, déboule à Aubervilliers. « Je ne pouvais rester sourde » e xplique Rama Yade, secrétaire d’Etat aux Droits de l’homme de Nicolas Sarkozy. « Ce n’est pas bien que des enfants assistent à des scènes pareilles » ajoute Rama Yade, secrétaire d’Etat aux Droits de l’homme de Nicolas Sarkozy.

Et ce n’est pas bien, en effet.

5. Mais ça nous permet au moins d’établir une fois pour toutes, à quelque chose malheur est bon, que pour soigner sa com(munication), Rama Yade ose tout – et que c’est même à ça qu’on la reconnaît.
(suite…)


Comme toujours avec « Faits&Documents », on apprend plein de trucs qu’on aurait pas appris ailleurs… et qui nous rendent Ramatou encore plus sympathique 🙂

Rama Yade – Secrétaire d’Etat auprès du ministre des Affaires étrangères, chargée des Affaires étrangères et des Droits de l’homme.
[Lettre Faits&Documents d’Emmanuel Ratier – n°239 – Juin 2007]

«J’incarne tout ce que les hommes politiques ne sont pas : une femme, jeune, noire et musulmane

«Elle est belle. Elle est brillante. Elle est noire (Le Monde, 2 mars 2007).»

«Une déçue de la gauche dont elle attendait beaucoup (Le Monde, 2 mars 2007).»

Elle s’appelle en réalité Ramatoulaye Yade-Zimet, ayant épousé Joseph Zimet, militant socialiste (…) et chargé de mission à la communication de l’Agence française du développement (…) et fils du célèbre chanteur yiddish Ben Zimet (…).

Née le 13 décembre 1976 à Dakar (Sénégal), Rama Yade est issue de la haute bourgeoisie noire : sa mère est professeur et son père, professeur d’histoire, fut le bras droit et secrétaire particulier du président (accessoirement socialiste) Léopold Sédar Sengor.

De confession musulmane (elle est toujours pratiquante et volontiers prosélyte en cette matière), elle a été éduquée dans un collège catholique. Elle est arrivée en France en 1987, lorsque son père fut pratiquement exilé à Paris, le successeur de Senghor, le président Abdou Diouf le détestant même pas cordialement. La famille s’installe donc dans un immeuble résidentiel de Colombes (Hauts-de-Seine). Son père ayant divorcé, elle est demeurée avec sa mère et ses trois frères et soeurs. Elle continue à fréquenter des écoles privées catholiques, passant son baccalauréat en 1994.

Sa mère se rapproche du Parti communiste, via le Secours populaire français. Rama Yade s’implique dans cette organisation para-communiste, devenant monitrice pour les enfants défavorisés. Elle visite ainsi la «France profonde », en retirant un grand respect envers «ce communisme de proximité, non idéologique mais humaniste ». Elle aura ensuite sa période Black Panthers, avec portraits de Malcolm X sur les murs de sa chambre.

(suite…)


Kassenti cogne juste, comme à l’accoutumée, même s’il cogne parfois à côté. Mais le fond de son analyse est correcte. Si l’arrivée de Ramatou Yade au gouvernement est un symbole fort, le fait que ce soit un symbole justement montre encore combien est long le chemin à parcourir…

 

[Par Pierre Kassenti  -Afrikara – mercredi 20 juin 2007]

Après le nuage de Tchernobyl qui avait eu la bonne idée d’éviter soigneusement la terre de Voltaire -il lui en aurait coûté ! -, les Intellectuels organiques français, les partis politiques de gauche surtout, continuent de faire perdurer une exception française dont beaucoup ne rient plus seulement sous cape : « La France terre des Droits de l’Homme est probablement le seul pays au monde où les races -au sens social et politique- n’existent pas » s’amusait un universitaire africain américain de passage à Paris, devant l’attitude de l’élite française sur la question raciale.

En effet puisque les races n’existent pas il n’y a pas de raisons de traiter réellement des discriminations raciales, tout est social qui fini social chez les socialisants. D’ailleurs après s’être égarées sur la question des discriminations, les enquêtes d’opinion s’échinent à montrer que la discrimination touche d’abord les seniors, les jeunes, les femmes. On croit au passage comprendre que dans ces discriminés officiels … il n’y a pas de minorités visibles, ou encore que on ne saurait être noirs, senior et ou femme discriminés…

La piteuse posture anti raciale des décideurs dissimule à peine les batailles de fromages et les réflexes de préhension autour des postes et investitures diverses. Plusieurs adhérents socialistes, d’origine africaine, maghrébine, caribéens témoignent généralement hors caméra de l’extrême difficulté à faire avancer la question de la diversité chez les socialisants ; les plus hauts dirigeants ne s’épargnant pas au besoin le ridicule des alibis enfantins. Ainsi de Jean-Paul Huchon, il y a quelques années, président de la région Ile-de-France n’ayant pas trouvé mieux que d’arguer d’une panne informatique pour expliquer l’absence (la seule) d’un militant socialiste noir d’une liste électorale dans laquelle il avait été convenu que son nom figurerait.

(suite…)