Rachida Dati



Pour ceux qui, comme nous, se délectent de cette lecture estivale…

[Impostures – Les dessous du quartier de la Défense – 23/06/2012]

Le Monarque, son fils, son fief: grille de lecture. A qui les personnages ressemblent-ils?

(Aux Editions du Moment, 237 p., 18,50€)

D’abord, les lieux:

– le Vieux Pays: la France;

– la Principauté: alternativement le département des Hauts-de-Seine et son Conseil Général;

– Little Manhattan: alternativement le quartier d’affaires de La Défense et l’établissement public d’aménagement de ce quartier (l’EPAD).

– Rockyville: Neuilly-sur-Seine, ville emblématique des Hauts-de-Seine dont Nicolas Sarkozy fut le maire pendant dix-neuf ans.

Les détails biographiques prodigués tout au long du roman permettent de rapprocher certains personnages de personnalités qui leur ressemblent fort:

– Le Monarque / RockyNicolas Sarkozy, élu à la tête de la France, il est originaire des Hauts-de-Seine.

– La première Première dameCécilia Sarkozy, épouse du Président, accompagna l’ascension de son mari et le quitta peu de temps après son élection.

– La deuxième Première dameCarla Bruni-Sarkozy, épouse du Président, chanteuse et ex-top model. Elle l’épousa quelques mois après son divorce de Cécilia.

– Préfet TigellinClaude Guéant, collaborateur le plus proche de Nicolas Sarkozy. Ses champs de prédilection sont les Affaires intérieures et la diplomatie parallèle. Ancien disciple de Charles Pasqua, il connaît bien les Hauts-de-Seine et continue à surveiller ce qui s’y passe.

– Hareng SaurEric Cesari, homme de main de Claude Guéant.

– Maître JourdainHenri Guaino, plume du Président. Disciple de Jules Michelet, il truffe les discours du Président de références historiques lyriques et approximatives.

– Conseiller aux CultesPatrick Buisson, journaliste, politologue, est l’homme qui murmure à l’oreille du Président. Inspirateur de sa posture droitière, focalisée sur les questions d’immigration et d’identité nationale.

Langue-de-VIPPierre Charon, bouffon du Président, roi des imitations et des potins en tout genre. Nommé responsable des chasses présidentielles en récompense des services rendus.

– Langue-de-BoisFranck Louvrier, porte-parole du Président. Il fabrique les éléments de langage destinés à la presse et les distribue aux perroquets officiels chargés de relayer la bonne parole. Parmi eux:

– La Pravda: le Figaro.

– CheftaineEmmanuelle Mignon, conseillère atypique et inclassable du Président, connue pour son caractère de cochon et sa puissance de travail.

– Sherpa MarlyJean-David Levitte, conseiller diplomatique du Président.

– Muet d’OrsayBernard Kouchner, ministre des Affaires Etrangères.

– Gazelle du SénégalRama Yade, ministre des Droits de l’homme puis du Sport.

– Belle-AmieRachida Dati, garde des Sceaux.

– @fdebeauceFrançois Fillon, discret et endurant Premier Ministre.

– L’ArménienPatrick Devedjian, président du conseil général des Hauts-de-Seine, désigné par les élus UMP du département pour succéder à Nicolas Sarkozy après son élection au poste de Président de la République.

– Baronne: Marie-Célie Guillaume, principale collaboratrice de Patrick Devedjian (son DirCab), dirige son équipe au conseil général des Haut-de-Seine. Accessoirement, auteur du livre.

– Fée Clochette: Emmanuelle Guinaudeau, plus proche collaboratrice de Marie-Célie Guillaume.

– Le DauphinJean Sarkozy, fils du Président, élu au conseil général des Hauts-de-Seine à vingt et un ans.

– Don LeonardCharles Pasqua, figure tutélaire des Hauts-de-Seine, dont il fut le président du conseil général. Désormais en semi-retraite, il préside une université financée par le conseil général.

– Les ThénardierIsabelle et Patrick Balkany, couple indissociable à la réputation sulfureuse. Meilleurs amis du Président. Patrick est député-maire, Isabelle est vice-présidente au conseil général, autoproclamée marraine politique de Jean Sarkozy.

– Trépané du Local: Alain-Bernard Boulanger, maire de Villeneuve-la-Garenne et premier vice-président au conseil général des Hauts-de-Seine.

– Cinglé PicrocholePhilippe Pemezec, maire de Le Plessis-Robinson et vice-président au conseil général. Ancien chef de cabinet de Devedjian, il est nommé secrétaire du Parti à l’instigation de Jean Sarkozy.

– Culbuto du CentreHervé Marseille, maire de Meudon et vice-président au conseil général, il y représente la sensibilité centriste. Comme le chef de son parti, il est connu pour ses blagues et ses imitations.

– L’Humoriste AttitréAndré Santini, connu pour ses blagues et ses imitations.

– Lesieur HomaisJean-Jacques Guillet, député, quitte le conseil général à la faveur de son élection comme maire de Chaville. Ancien collaborateur de Charles Pasqua, il dirigea notamment pour lui sa politique de coopération africaine.

– Le Doyen d’âgeCharles Ceccaldi-Raynaud, ancien maire de Puteaux supplanté par sa fille, ne siège plus qu’au conseil général.

– ChihuahuaThierry Solère, vice-président au conseil général et ami de Jean Sarkozy.

– GominetDavid Martinon, ancien conseiller diplomatique du Président, devenu porte-parole de l’Elysée par la grâce de Cécilia Sarkozy, sa protectrice. Il est parachuté à Neuilly-sur-Seine pour les municipales.

– BraconnierJean-Christophe Fromantin, chef d’entreprise. Il se présente à la mairie de Neuilly-sur-Seine face à David Martinon, le candidat officiel.

– RecaléArnaud Teullé, collaborateur du Président chargé du suivi de sa ville et de ses administrés. Le rêve de sa vie: devenir maire de Neuilly-sur-Seine.

– DioraddictMarie-Cécile Ménard, amie de jeunesse de Nicolas Sarkozy. Elle lui succède comme représentante de Neuilly-sur-Seine au conseil général.

– Duchesse Aquarel: Béatice Jérôme, journaliste au Monde.

– Papillon Kabyle: Saïd Mahrane, journaliste au Point.

– Le Chinois : ami et protecteur de Marie-Célie Guillaume, féru d’acupuncture et de médecines douces.

– Madame de P.: Marie-Louise Fort, ancienne maire de Sens et  députée  de l’Yonne. (NdL&I: d’autres exégètes penchent plutot pour Marie-Josée Roig, maire d’Avignon)

– Le Préfet: Patrick Strzoda, représentant de l’Etat au sein des Hauts-de-Seine.

– Le Coach: Julie Ferrez, professeur de gymnastique du Président.

– KaratékaChantal Jouanno.

– Le TsarVladimir Poutine.

– Le CosaqueMikhail Saakachvili.

http://impostures.over-blog.net/article-107316565.html


[Faits & Documents N° 307 – 15 décembre 2010]

Rarement évoquée dans les médias, la complexe fratrie Sarközy ne manque pas d’intérêt. On y trouve en effet deux frères, Guillaume et François, mais aussi un demi-frère, Pierre-Olivier (dit Olivier) Sarközy, et une demi-soeur, Caroline Sarközy, épouse Fournier. Ils occupent, en général, des positions éminentes, voire d’exception. Voici l’étonnante saga d’une famille très cosmopolite.

À l’origine, il y a Pal Sarközy de Nagy-Bocsa (cf, avec plus de précisions, nos portraits de Nicolas Sarközy dans F&D et dans l’Encyclopédie politique française, tome II). Né le 5 mai 1928 à Budapest et déclaré comme protestant (mais sa mère était catholique), ce hobereau, issu d’une famille de petite noblesse (anoblissement le 10 septembre 1628) devait s’enfuir de Hongrie dans des circonstances mal connues. En 1948, il s’engagea dans la Légion étrangère à Baden-Baden, pour venir en France, et devait réussir à se faire rapidement exempter pour de fausses raisons médicales (grâce à un médecin hongrois, ami de son père).

Il épousa, en premières noces, Andrée (dite Dadu) Mallah, avocate au barreau de Nanterre, née à Paris, le 12 octobre 1925, civilement à Paris XVIIe, le 8 février 1950. Elle est la fille du chirurgien urologue Benedict Mallah, juif de Salonique converti au catholicisme peu avant son mariage, le 19 octobre 1917, avec Adèle Bouvier, infirmière catholique (mariée en premières noces avec un infirmier militaire, René Prost, mort pour la France le 2 mars 1916). Le mariage de Pal Sarközy et d’Andrée Mallah aurait été suivi d’un mariage religieux à St-François-de-Salles, mais il n’en a pas été retrouvé trace semble-t-il.

Pal Sarközy quitte le domicile conjugal en 1959 et le couple divorcera rapidement. Il se remariera, à une date non définie, avec Mélinda d’Eliassy, née à Budapest le 16 avril 1942 (semble-t-il), fille d’Ivan Eliassy et de Véronique Mallet (descendante des barons Mallet de Chalmassy), décédée le 15 décembre 2004. Le couple, qui n’aura pas d’enfant, divorcera également, et Pal Sarközy se remariera, en 1964 ou 1966 (les dates divergent) avec Christine de Ganay, fille de Philippe de Ganay et de Marie- Hélène Blanchy. Pal Sarközy divorcera à nouveau et se remariera une quatrième fois (il est maintenant marié avec la même femme depuis 40 ans). Après l’élection de son fils à l’Élysée, ce séducteur patenté a publié un ouvrage aussi graveleux que hâbleur sur son itinéraire, Tant de vie (Plon, 2010).

Pierre-Olivier Sarközy de Nagy-Bocsa, dit Olivier Sarközy (voire Oliver Sarközy, comme souvent écrit outre-Atlantique) est un demi-frère de Nicolas Sarközy. Né en 1969, il est le fils de Pal Sarközy de Nagy-Bocsa, le père de Nicolas Sarközy, et de sa troisième épouse, Christine de Ganay. Sept ans après la naissance de Pierre- Olivier, sa mère, qui avait rapidement divorcé de Pal Sarközy, se remariera, le 28 juin 1976, avec un important diplomate américain, Frank G. (George) Wisner, qui deviendra alors le beau-père de Pierre- Olivier Sarközy.

(NdL&I: sur les relations intéressantes liant le jeune Sarkozy, souvent en vacances chez son demi-frère et sa belle-mère Christine, dans la maison d’un ponte de la CIA, il est intéressant de lire l’analyse qu’en a fait Thierry Meyssan dans « OPÉRATION SARKOZY : LES RELATIONS ANCIENNES ET INTIMES DE NICOLAS SARKOZY AVEC LA CIA… ET AVEC LA MAFIA CORSE« )

Né en 1938, Wisner fut plusieurs fois ambassadeur (Inde de 1994 à 1997, aux Philippines en 1991-1992, en Égypte de 1986 à 1991, en Zambie de 1979 à 1982), sous-secrétaire d’État à la Défense (1993-1994), membre du conseil d’administration d’Enron, du Council on Foreign Relations, de la Rand Corporation. Il était encore en poste durant les années 2000 puisqu’il fut alors le représentant spécial des États-Unis au Kosovo. Son père, Franck Wisner, fut l’un des fondateurs de l’OSS puis un haut responsable de la CIA en Europe durant la Guerre froide, qui participa notamment à la création des fameux réseaux « Stay Behind » (dont le Gladio italien fonctionna jusque dans les années 1980). (NdL&I: sa belle fille, Christine de Ganay, est d’ailleurs l’ancienne secrétaire d’Achille de Peretti, garde du corps de De-Gaulle, fondateur du SAC, homme de confiance du réseau Stay-Behind… et parrain de la mafia corse) (suite…)


[Bruno Roger Petit – Le Post –  29/10/2010 ]

Il y a de cela une petite semaine, la Cour européenne des Droits de l’Homme et la Cour de Cassation avaient estimé que la garde à vue à la française était une pratique plutôt contraire aux principes généraux du droit. Visiblement, les deux vénérables institutions n’avaient pas tort. Un petit plaisantin, citoyen habitant un petit bourg de la Drôme, vient ainsi de passer 48 heures en GAV, avec perquisition au domicile, saisie de son ordinateur et interdiction d’entrer en relation avec une certaine… Rachida Dati. C’est ce que révèle le Dauphiné Libéré.

Qu’a donc fait cet homme pour mériter ce traitement ? Quel crime ?
J’ose à peine l’écrire.

Sous couvert de plaisanterie, ce monstre en puissance avait demandé par mail au parlement européen (où siège Rachida Dati) une « inflation ».  La menace étant imminente, la PJ de Lyon a surpris le criminel au saut du lit afin de d’empêcher tout demande « d’inflation » supplémentaire.

Cet homme sera jugé pour outrage à personne chargée d’une autorité publique. Question : combien d’humoristes se sont amusés avec la définition nouvelle de l’inflation donnée par Rachida Dati il y a quelques semaines ? Vont-ils faire l’objet de poursuites ? De Gardes à vue ? De saisie d’ordinateur ? De contrôle judiciaire ? Autre question : elle n’a que ça à faire Rachida Dati au Parlement européen ? Et la police française ? Et la justice ?

On décernera la palme de la déclaration judiciaire comique de l’année à monsieur le procureur de la République de Valence, Antoine Paganelli, qui a eu le courage de déclarer qu’il n’y a rien de disproportionné dans cette affaire: « l’outrage est caractérisé dès lors qu’une expression est de nature à rabaisser la considération réservée à une personne publique. En l’espèce, c’est Mme Dati en tant que député européen, qui est visée à travers sa messagerie ».

Et la sottise, ça se caractérise comment ? Qui se sent morveux se mouche disait ma grand-mère. Comme elle avait raison.
Au-delà de l’anecdote, cette affaire démontre qu’aujourd’hui, on est à deux doigts du rétablissement des lettres de cachet. D’où la nécessité de rappeler que le droit doit être respecté, autant qu’il est possible. Quand on y songe, la mésaventure de ce petit plaisantin est plus qu’inquiétante. Quel drôle de pays que le notre depuis trois ans… Entre odieux et ridicule.


Illustration parfaite de ce qu’est devenu le journalisme…

[24 Heures – 07/04/2010]

«Complot organisé», «machination», « casus belli ». Depuis deux jours, l’Elysée part en guerre contre ceux qui auraient lancé ou propagé la rumeur sur la vie privée du couple présidentiel.

Pierre Charon, conseiller de Nicolas Sarkozy, n’y va pas de main morte: «Le fait que ces rumeurs aient été relayées dans la presse en Grande-Bretagne, en Allemagne et en Suisse peut être le signe d’un complot, alors que la France prendra en 2011 la présidence du G20.» Rien que ça. On se croirait presque revenu au plus mauvais temps de la paranoïa mitterrandienne, quand le président, pour protéger sa vie privée, traquait les journalistes «ennemis» et fabriquait des polices parallèles.

Les regrets du Journal du Dimanche
Rappelons les faits. Dans la nuit du 8 au 9 mars, le Journal du Dimanche (JDD) publiait sur son site ce post: «Des rumeurs persistantes annonceraient que le couple présidentiel serait sur le point de voler en éclats. En effet, Carla Bruni serait tombée sous le charme de Benjamin Biolay (…) et dans le même temps, Nicolas Sarkozy aurait trouvé réconfort auprès de notre nouvelle championne de France de karaté et secrétaire d’Etat à l’Ecologie, Chantal Jouanno.»

L’auteur? On apprendra, plus tard, qu’il s’agit de Mickaël L., un jeune homme de 23 ans chargé par son employeur, Newsweb, sous-traitant du JDD, de diffuser des «infos» people sur le site. Il aurait vu passer, sur le réseau Twitter, cette histoire fumeuse qui courait depuis un mois. Il en a fait… une info.

Le lendemain, la presse britannique s’empare du «scoop», citant le «très sérieux» Journal du Dimanche. La rumeur fera le tour du monde, des Pays-Bas à l’Inde, en passant par la Suisse. Silence à l’Elysée. Les élections régionales obligent alors Nicolas Sarkozy à garder son calme. Mais dès le soir du second tour, branle-bas de combat.

Sous la pression, sans doute, de l’Elysée, le groupe Hachette, qui détient le JDD et Newsweb, fait le ménage. L’auteur du post et son chef sont priés de démissionner. Dans une lettre, la direction du journal formule des «regrets» au couple présidentiel.

Remonter à la source
Fin de l’histoire? Non, début de la deuxième phase: la contre-attaque. «Nous faisons de cette ignominie un casus belli, affirme le conseiller Pierre Charon. Nous voulons aller jusqu’au bout pour que cela ne se reproduise plus jamais. Comme on dit, la peur doit changer de camp.» Comme dans l’affaire Clearstream – mais cette fois sans grande légitimité – Sarkozy croit à la thèse du complot. Et réclame des têtes. (suite…)


Et pendant ce temps là, la presse ne parle plus des résultats des élections, de la côte de popularité ou des chiffres du chomage… c’est tout bénéf ! Voilà à quoi ça sert d’embaucher (euh, d’épouser) une top model dans son équipe de comm’

Quand ça va mal, donnez du cul au peuple, ça l’occupera…

[Brave Patrie – 05/04/2010]

La rédaction de Brave Patrie enquête et découvre, couvant sous le calme traditionnel du week-end pascal comme la poule sur l’œuf, un complot d’ampleur internationale mettant en danger l’État français comme jamais depuis l’affaire Dreyfus. Selon Pierre Charon, le conseiller en communication du président de la République, Nicolas Sarkozy serait la victime d’une campagne ourdie par des forces occultes, à mi-chemin entre la franc-maçonnerie et l’association de l’amicale des pétanquistes avignonnais.

Les multiples assauts dirigés contre le chef de l’État depuis le début du week-end ont pris racine il y a plusieurs semaines de cela autour de la machine à café de Warner Music.
Au détour d’une conversation sur la prothèse pénienne de Lady Gaga, Franck, un jeune stagiaire, croit bon de faire son intéressant : « Carla Bruni couche avec Benjamin Biolay », « Nicolas Sarkozy ne trouve pas le point G de Carla Bruni », « Chantal Jouanno porte un gode-ceinture », « On a aperçu Frédéric Mitterrand en grande forme sur Chatroulette », « Georges Tron ne touche pas un RMI, mais un RNPE (revenu normal pas excessif) »…
Autant de rumeurs (non vérifiées, NDLR) aussitôt relayées sur Internet puis par la presse internationale.

Une manœuvre ourdie par “le pédolobby islamo-sioniste”

Pierre Charon s’insurge : « Ces manœuvres qui ne visent qu’à affaiblir la fonction présidentielle sont manifestement ourdies par le pédolobby islamo-sioniste et font furieusement penser aux heures les plus sombres de l’Histoire. »
De fait, Nicolas Sarkozy se trouve déporté intellectuellement depuis quelques jours.
L’explosion récente de la christianophobie et la persécution dont font l’objet les catholiques font de plus craindre le pire pour le chanoine d’honneur de Saint-Jean-de-Latran, qui n’est pas à l’abri d’une accusation de pédophilie. « La seule chose qu’a enculé Nicolas Sarkozy, ce sont des mouches », rassure cependant Pierre Charon.

Afin de faire cesser ce scénario infamant, l’Élysée a immédiatement mobilisé ses meilleurs spécialistes en déstabilisation politique pour remonter à la source et démasquer les comploteurs.

On ne peut en effet permettre que leur vile entreprise perturbe plus longtemps les esprits de nos concitoyens, habitués à des rumeurs autrement plus soft telles que « Obama et moi on pense la même chose », « C’est un scrutin régional avec des conséquences régionales », « Le recul de l’âge de la retraite est inéluctable », etc.
Décidés à plonger dans les égouts d’Internet, ils sont actuellement à la recherche du formulaire d’enregistrement de Twitter. (suite…)


Carla Bruni a menti, Sarkozy a menti, Guéant a menti… il y a bien eu une « enquête de police sur des commérages »… Et Sarkozy profite de ses copains dans le monde des hébergeurs Internet pour court-circuiter les lois et faire fermer les blogs qui lui déplaisent… et virer les petits impudents qui ne lui cirent pas les pompes. Tout cela dans le silence assourdissant des confrères de la « presse française » … et on se permet de donner des leçons de démocratie à la Chine !!!!

La DCRI a enquêté sur les rumeurs visant le couple Sarkozy

[Le Point – 07/04/2010]

Le patron du contre-espionnage français Bernard Squarcini a confirmé qu’une enquête avait bien été menée pour déterminer l’origine de rumeurs d’infidélité dans le couple Sarkozy.

« J‘ai été saisi courant mars par le directeur général de la police nationale, Frédéric Péchenard, afin d’essayer de déterminer si les rumeurs visant le couple présidentiel ne cachaient pas une éventuelle tentative de déstabilisation« , a dit au site Mediapart Bernard Squarcini, patron de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI).

Dans la soirée, Carla Bruni, épouse du chef de l’Etat, avait nié l’existence d’une enquête « de police » lors d’un entretien sur Europe 1. « On ne fait pas une enquête sur des commérages (…) C’est inimaginable de dire une chose pareille« , avait-elle dit.

Ces rumeurs, qui circulaient chez les journalistes, ont fait le tour de la presse internationale lorsque le site internet du Journal du dimanche a publié le 10 mars un article à ce sujet dans un blog. Ceci a été vu par les médias étrangers comme un élément crédibilisant les affirmations. La presse française n’a rien publié. (NdL&I: La Presse française c’est des moutons sans honneur)

Bernard Squarcini précise qu’ont été menées « des investigations techniques, notamment informatiques« , mais assure qu’il n’y a pas eu d’écoutes téléphoniques et dit que l’enquête n’a pas concerné l’ex-ministre Rachida Dati. (suite…)


Avec tout ce que gagne Rachida Dati (et ça vaut aussi pour les autres personnalités politiques) elle n’a pas les moyens de se payer un abonnement mensuel au téléphone portable ? Elle a besoin que le Ministère de la Justice la Mairie de Paris 7é et l’UMP lui en payent chacun un ? Elle trimballe combien de téléphones dans son sac à main ?

Idem pour la voiture de fonction: si elle n’a pas envie de conduire dans Paris, elle ne peut pas se payer une voiture avec chauffeur privé avec ses 15 000 Euros mensuels de revenus cumulés (eurodéputé, maire, ancienne garde des sceaux…) ? Et elle fait quoi avec deux agents municipaux ? Elle gagne pas assez pour se payer une femme de ménage ?

On a l’impression que plus ça grimpe haut, plus ça devient rapiat…

[Journal du Dimanche – 04/04/2010]

Après la voiture et les gardes du corps, le chauffeur de l’administration pénitentiaire et les portables… Rachida Dati a écopé en quelques jours d’une série de mesures décidées à l’Elysée et destinées à la « rayer des écrans radar« , selon l’expression d’un proche du couple présidentiel. Comme l’a raconté Le Canard enchaîné, l’ancienne garde des Sceaux a d’abord perdu sa 607 de fonction et son escorte le soir du premier tour des élections régionales. Le patron de la police, Frédéric Péchenard, recevant un ordre de l’Elysée, a prié ses fonctionnaires de cesser sur-le-champ la protection de Rachida Dati alors qu’elle était sur un plateau de télévision.

La 607 « police » avait été mise à sa disposition en juin 2009 par la DGPN, la direction générale de la police nationale, ainsi que quatre policiers du service de protection des personnalités. Equipée d’un gyrophare et dotée d’une carte essence, cette 607 et les fonctionnaires faisaient de fréquents allers-retours à Strasbourg, siège du Parlement européen. « C’était une situation très limite que rien ne justifiait« , admet-on au ministère de l’Intérieur, qui a également récupéré un téléphone portable dont se servait l’ancienne ministre de la Justice.

Pour expliquer cette mesure, prise à chaud le soir du débat du premier tour, le ministère de l’Intérieur a d’abord affirmé que l’ancienne garde des Sceaux avait fait les frais, ainsi que d’autres personnalités, d’une réorganisation au sein des équipes de protection.

« Rien de personnel »

Ainsi, Michel Charasse, Bruno Le Maire ou Christian Poncelet ont vu un « allégement » ou une suppression pure et simple de leur escorte. « Rien de personnel concernant Rachida Dati« , assurait-on à l’Intérieur entre les deux tours des élections régionales. Sauf que, depuis, l’ancienne ministre a également dû se priver, en urgence, du chauffeur qui avait été mis à sa disposition par l’administration pénitentiaire…

Informé de cette mise à disposition, l’Elysée a prié le ministère de la Justice de mettre fin sur-le-champ à cet « autre avantage indu ». « Effectivement, dès que le cabinet du garde des Sceaux a pris connaissance de cette mise à disposition, des instructions immédiates et fermes ont été prises pour y mettre fin« , indiquait hier au JDD la chancellerie. Député européen et maire du 7e arrondissement de Paris, Rachida Dati dispose toujours de la voiture mise à sa disposition par la ville (elle avait le choix entre une Laguna et une Prius) et de deux agents municipaux. (suite…)


On vit en Monarchie ! Un claquement de doigts du Prince suffit pour que le courtisan tombe en disgrâce et soit jeté dans le caniveau…

Sarkozy renoue avec les valeurs de droite et distribue les coups de latte aux Arabes !

Sarkozy et Dati, c’est fini

[Le Canard Enchainé – 31/03/2010]

Le drame s’est noué le 14 mars à l’Elysée, où le chef de l’Etat analysait avec quelques amis le résultat du premier tour des régionales. Soudain, Sarko bondit de son fauteuil. Il vient de voir Rachida Dati apparaître sur les écrans de France 2 et s’écrie: « Mais qu’est-ce qu’elle fait là, celle-là ? On ne l’a pas vue pendant la campagne, et la voici devant les caméras ! » Le Président prend illico son téléphone et ordonne à Frédéric Péchenard, son copain directeur général de la police nationale, de prendre des mesures de rétorsion. Ça tombe bien. La Cour des comptes vient de préconiser des mesures d’économies sur les voitures et le personnel de sécurité mis à la disposition des anciens ministres.

Sarko exige que Rachida soit privée « dans l’heure» de sa limousine – mise à sa disposition par le ministère de l’Intérieur – ainsi que de son chauffeur et de ses quatre flics.

Encore sur le plateau, l’ancienne garde des Sceaux apprend la décision par ses officiers de sécurité. « Désolé, Madame, on doit rentrer, ordre d’en haut. » Rachida appelle Péchenard et obtient de garder sa 607 et ses gardes du corps pour la soirée. Mais pas plus. Le lendemain, elle rend également son portable aimablement prêté par l’Intérieur.

Pourquoi tant de haine? Tout simplement parce que le chef de l’Etat soupçonne l’ancienne ministre de la Justice de colporter, voire même d’être à l’origine des rumeurs sur la vie intime de Carlita et de Chouchou. Elle ne doit pas être la seule, mais, sur ce sujet, l’Elysée ne rigole pas.

Rachida pourra toujours se consoler en utilisant désormais le yéhicule de fonction qui lui a été attribué en tant que maire du VIle arrondissement. Evidemment, ce n’est qu’une Prius hybride, moins chic qu’une 607.


[Backchich – 03/01/2008]

Rachida Dati a accouché ce 2 janvier. « Bakchich » félicite la maman… et le papa, José Maria Aznar, comme l’ont confirmé à « Bakchich » les services marocains et un très proche conseiller de Sarkozy.

Les services secrets marocains, dûment rencardés par leurs collègues espagnols, en étaient persuadés. José Maria Aznar, l’ancien premier ministre espagnol, était bien le père de l’enfant de Rachida Dati, comme l’avait susurré Bakchich. Or quelques jours avant l’heureux évènement du 2 janvier, un des conseillers les plus proches de Nicolas Sarkozy a confirmé à Bakchich l’information. Tout en précisant que la clinique de l’ouest parisien où la Garde des Sceaux a accouché était bien spécialisée dans les problèmes de fertilité.

Autant d’informations dévoilées par Bakchich et un anathème attendu. « Atteinte à la vie privée », « journaliste de caniveau »…etc. Ce serait oublier que Rachida Dati, outre une médiatisation avec laquelle elle a appris à brillamment jouer, est une femme politique de premier plan. A la tête d’un ministère régalien et ô combien important, la Justice, soumis à de nombreux soubresauts, réformes. Qu’un accouchement et que l’identité du père sont, à ce titre, des informations de premier plan.

http://www.bakchich.info/article6354.html


Dati, Yade : la Sarkozie exécute ses Symboles

[Arrêt sur Images – 12/12/2008]

En voilà une, qui aura vu de près comment fonctionne une Cour, et qui risque d’avoir tout le temps de jauger la profondeur des oubliettes. A peine Rama Yade avait-elle osé refuser à la radio la pressante demande de l’Hyper, de prendre la tête de liste des Européennes en Ile de France, que le spadassin Kouchner l’exécute dans Le Parisien. « Elle a fait, avec talent, ce qu’elle a pu« , mais la présence d’un secrétaire d’Etat aux droits de l’homme n’était pas une bonne idée, estime aujourd’hui Kouchner, et il a eu tort de la demander à Sarkozy. «On ne peut pas diriger la politique extérieure d’un pays uniquement en fonction des droits de l’Homme. Diriger un pays éloigne évidemment d’un certain angélisme». Rama ? Qu’elle s’occupe donc des enfants, et des femmes victimes de violences sexuelles ! Mais sans maroquin.

Ainsi, la boucle est bouclée. Après bien des arabesques, bien des sanglots, bien des trémolos au 20 Heures, l’ex- « french doctor » tombe définitivement du côté de la froide et cynique raison d’Etat. On admirera en connaisseur le raffinement de l’Hyper, qui lui délègue l’exécution publique de sa sous-ministre, le jour où lémédias unanimes célèbrent le 60 e anniversaire de la Déclaration des droits de l’Homme. Pour Kouchner, quel crépuscule ! Quel final wagnérien !

Après Dati exécutée par Fillon sur la base d’une phrase tronquée, voici Yade humiliée par son ministre de tutelle. Il n’est évidemment pas question de défendre le bilan de ces deux soldates, qui ont fait ce qu’on leur demandait, et se sont efforcées de se taire quand on le leur suggérait, mais décidément, chassez l’éternel masculin, il revient au galop. Deux femmes, deux symboles de la « diversité » en moins d’une semaine, ça fait beaucoup. La Sarkozie risque de trainer longtemps leurs dépouilles, comme Juppé traina longtemps l’exécution des jupettes.

Mise à jour – 11h40 = L’interview publiée ce matin dans Le Parisien a été réalisée « dimanche à 18 heures, au Quai d’Orsay », précise Dominique de Montvalon, le directeur-adjoint du quotidien, joint par @si. Or, Rama Yade a annoncé qu’elle refusait de prendre la tête de liste UMP en Ile de France pour les élections européennes quelques minutes plus tard, durant le « Grand Jury » LCI- RTL-Le Figaro. Difficile de savoir si Kouchner était déjà au courant des intentions de sa secrétaire d’Etat.

Néanmoins, l’interview a été relue par le Quai d’Orsay avant publication, et Bernard Kouchner a maintenu ses positions ce matin sur Europe 1.

http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=1469


Vous êtes allés chez le coiffeur ces derniers temps ? Non ? Alors on vous tient au courant… allez, ne niez pas que le sujet vous passionne 🙂 Mais VOICI oublie une 6è hypothèse : que c’est Sarkozy le père de l’enfant. C’est  encore la plus plausible…

[Voici – 10/12/2008]

pourquoi elle ne dira rien

Rachida Dati et son bébé : pourquoi elle ne dira rien


[Arrêt sur Image – 12/12/2008]

Les siècles passent, et la presse française reste imprégnée par ses origines balzaciennes: les feuilles de chantage. La chute de l’article de couverture du Point sur « l’extravagante Madame Dati » (la dissection de l’article complet est ici) est à cet égard dans la meilleure tradition française. Après avoir consciencieusement lynché la ministre sur huit pages, jusqu’au dernier caillou, le journaliste de l’hebdo de Giesbert, Denis Demonpion, écrit: « des âmes charitables affirment qu’à l’heure de la curée, Rachida Dati, qui connait bien les histoires de famille et du département des Hauts-de-Seine pour s’être occupée pendant quelque temps, en 2005, du secteur sensible des marchés publics, saura, le cas échéant, se rappeler aux bons soins de son protecteur« .

On peut lire et relire ces lignes dans tous les sens, elles ne peuvent signifier qu’une chose: Dati détient des informations de nature à lui permettre de faire chanter Sarkozy. Elle le « tient ». Cette magnifique insinuation finale, dont il est d’ailleurs difficile de voir qui elle sert, laisse rêveur. Sur Dati, évidemment, mais surtout sur l’hebdo de Giesbert. Soit Le Point sait ce que sait Dati, et pourquoi ne l’écrit-il pas ? Soit il n’en sait rien, et pourquoi l’écrit-il

Dans bien d’autres pays, (comme le remarquait ce matin Thomas Legrand sur France Inter) des journalistes feraient immédiatement le siège des deux intéressés, pour leur faire apporter les précisions nécessaires. Mais nous sommes en France, où il est tellement délicieux de rire de tout. La revue de presse matinale d’Europe 1 cite donc en passant ces lignes du Point, et glisse immédiatement à l’article d’un autre journal, sur la « coach » de jogging de Sarkozy, qui « n’a pas besoin de lui faire peur pour le faire transpirer« .

http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=1477


[Arrêt sur Image – 12/12/2008]

Etonnant journalisme français ! A la fin d’une longue enquête, Le Point glisse incidemment que Rachida Dati détiendrait, à propos des marchés publics des Hauts de Seine, des informations qui pourraient lui permettre de faire chanter Sarkozy, au cas où ce dernier souhaiterait se débarrasser d’elle. On croit avoir mal lu. Mais non. Le Point ne précise pas ce que sait Dati. Ni ce qu’il sait lui-même. Insinuez, insinuez ! Le lendemain, les revues de presse radiophoniques glisseront pudiquement sur le sujet <http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=1477>  (1).

Pour la suite, les citoyens sont priés d’attendre…le bon vouloir de Dati, ou des journalistes. Décidément, la disgrâce très annoncée de la ministre de la Justice promet d’être un festival de pathos et de manipulation, c’est pourquoi nous avons créé un dossier sur le sujet <http://www.arretsurimages.net/dossier.php?id=124>  (2).

D’ores et déjà, nous vous expliquons comment lynche la presse <http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=1476>  (3), armée de ses titres, de ses intertitres, de ses photos, de ses légendes, quand elle a décidé de lyncher.


L’Affaire du licenciement d’Alain Genestar avait été le premier signal que, dans l’Ere Sarkozy, les journalistes sont priés de rester dans les limites du « storytelling » dictées par l’Elysée. Un certain nombre d’autres affaires, moins médiatisées, et de harcèlements de journalistes sont autant de messages indirects envoyés par Rachida Dati et Michèle Alliot-Marie aux médias. Ne vous avisez pas de contester le pouvoir, si vous ne nous léchez pas le cul, on vous considèrera comme des ennemis et on viendra vous humilier devant vos gosses à 6 heures du mat’ :

Ce qui est rigolo, dans cet article, c’est de constater que – à Libération – ils en sont encore à se demander « dans quel pays on vit »… tu vis dans le pays de Sarkozy camarade. Circulez, y a rien à voir…

Journaliste et « pire que la racaille »

[Le Monde – Pascale Santi – 30/11/08]

Cela se passe en France, au petit matin, quand la police vient arrêter un journaliste à son domicile. Il s’agit de Vittorio de Filippis, journaliste à Libération, membre de la direction du journal, qui a été PDG et directeur de la publication de juin à décembre 2006. Interpellé chez lui à l’aube, vendredi 28, il a été menotté, humilié, insulté devant ses enfants. Motif de cette mesure d’extrême urgence : le site de Libération a hébergé un commentaire d’internaute contesté.

M. de Filippis a été interpellé sur réquisition de la juge d’instruction Muriel Josié, vice-présidente du tribunal de grande instance (TGI) de Paris, saisie d’une plainte en diffamation de Xavier Niel, fondateur du fournisseur d’accès à Internet Free.

Le récit des conditions de cette interpellation a provoqué la stupeur au sein du journal, qui consacre une page à cette affaire dans son édition de samedi 29 novembre. « C’est une attaque de la maréchaussée à l’aube, fouille au corps et enfermement temporaire. Tout ça pour quoi ? Pour un procès en diffamation dans lequel nous avons déjà obtenu gain de cause à deux reprises », écrit Laurent Joffrin, PDG de Libération.

L’affaire est racontée sur le site de Libération : « Vendredi matin, à 6 h 40, j’ai été réveillé par des coups frappés sur ma porte d’entrée. Je me suis trouvé face à trois policiers », raconte M. de Filippis. Ils lui lancent : « Habillez-vous, on vous emmène. »

Le journaliste proteste. « Réveillé par le bruit, mon fils aîné, qui a 14 ans, assiste à toute la scène. Son frère, 10 ans, ne sort pas de sa chambre, mais j’apprendrai qu’il était réveillé et qu’il a très mal vécu ce moment. Je dis aux flics qu’il y a peut-être d’autres manières de se comporter. Réponse devant mon fils : « Vous, vous êtes pire que la racaille ! » » Les policiers lui signifient qu’il est sous le coup d’un mandat d’amener au TGI.

Vers 7 h 15, les policiers emmènent le journaliste au commissariat du Raincy (Seine-Saint-Denis), où il réside. Il demande la présence des avocats du journal. En vain. Il est menotté, puis emmené à Paris dans les sous-sols du TGI. « On me demande de vider mes poches, puis de me déshabiller (…) Je me retrouve en slip, ils refouillent mes vêtements, puis me demandent de baisser mon slip, de me tourner et de tousser trois fois. » Le journaliste s’exécute et se rhabille. Les policiers l’enferment dans une cellule. Interrogé vendredi par Le Monde, le commissariat de Raincy a répondu : « Nous ne pouvons vous passer aucun gradé. Nous ne pouvons rien vous dire. »

Deux gendarmes viennent ensuite chercher le journaliste et lui demandent une deuxième fois de se déshabiller complètement. Autre vexation : « Je leur signale que j’ai déjà été fouillé d’une manière un peu humiliante et je refuse de baisser mon slip à nouveau. Bien que comprenant l’absurdité de la situation et mon énervement, ils me répondent que c’est la procédure. » Rhabillé, on l’emmène, menotté, dans le bureau de la juge Muriel Josié. Le journaliste lui demande une nouvelle fois de pouvoir parler à ses avocats. Sans succès. Il refuse de répondre aux questions. Interrogé vendredi soir, le cabinet de la juge Muriel Josié nous a répondu : « Nous n’avons rien à dire sur le sujet. »

M. de Filippis est mis en examen, puis relâché près de cinq heures après son interpellation. Il est 11 h 30. Il appelle son journal, ses avocats et arrive à Libération, pâle, choqué, fatigué, outré, avec la trace des menottes au poignet encore visible.

Quel est l’objet du délit ? Une affaire de diffamation. L’article 42 de la loi sur la presse du 29 juillet 1881 stipule que le directeur de publication d’un journal – M. de Filippis à l’époque – est « l’auteur principal » du délit de diffamation publique envers un particulier, le journaliste auteur du papier incriminé n’étant que « complice ».(…)

Des juristes avancent : « Il n’est pas acquis qu’un directeur de publication soit responsable des commentaires des internautes. » « C’est la stupeur », confiait vendredi Fabrice Rousselot, directeur adjoint de la rédaction. Lorsqu’il était responsable du site, il se souvient avoir vu débarquer les huissiers il y a un an et demi. « Je necomprends pas un tel acharnement. »

Initialement confiée à la juge Emmanuelle Ducos, cette affaire a été transmise en mai à la juge Muriel Josié. Cette dernière a, selon M. de Filippis, fait procéder à des vérifications de son domicile, alors que son adresse, celle du journal et de ses avocats, sont dans l’annuaire et dans le dossier…

« Je suis l’avocat de Libération depuis 1975 et c’est la première fois que je vois un directeur de publication faire l’objet d’une interpellation et d’un mandat d’amener« , a constaté Me Jean-Paul Lévy. « Il suffisait d’envoyer une convocation par courrier au siège de Libération ou de nous appeler pour convenir d’un rendez-vous : cela n’a pas été fait« , ajoute-t-il. « C’est invraisemblable et inacceptable, si on permet des perquisitions et des interpellations de cette nature, on contourne la loi« , ajoute Me Yves Baudelot, avocat du Monde. D’autant plus qu’il s’agit d’un délit qui n’est pas passible de prison.

La Société civile des personnels de Libération (SCPL, actionnaire du journal) dénonce, dans un communiqué, « des méthodes judiciaires intolérables » et « inadmissibles« . La SCPL demande « qu’une enquête soit ouverte sans délais sur ces méthodes« .

« C’est l’aboutissement d’un climat délétère, au moment où se tiennent les états généraux de la presse« , regrette Jean-Michel Dumay, président du Forum des sociétés de journalistes.  » On se demande dans quel pays on vit« , dit M. de Filippis.

http://www.lemonde.fr/societe/article/2008/11/29/journaliste-et-pire-que-la-racaille_1124889_3224.html#xtor=EPR-32280154&ens_id=1124857


POLICHINELLES DANS LE PLACARD ET DANS LE JARDIN
[Chronique hebdomadaire de Philippe Randa – 04/09/2008]
Les États-Unis d’Amérique, actuelle première puissance militaire du Monde auto-proclamée gendarme de celui-ci, sont en pleine campagne électorale pour désigner leur prochain président. Élection qui ne manquera pas d’avoir à l’évidence des répercussions sur les autres pays en général… et en particulier sur l’Irak et l’Afghanistan où leurs soldats sont si mal engagés.

Qui pourrait décider du sort des urnes et du futur locataire de la Maison-Blanche ? Peut-être les galipettes de la fille aînée de l’éventuelle vice-présidente du camp républicain. Galipettes hors mariage dont un polichinelle de cinq mois arrondi le ventre de la maman. À cause de cet intempestif marivaudage, John McCain pourrait voir la victoire lui échapper. Les Américains sont comme cela. On ne badine pas avec l’amour en dehors des liens sacrés du mariage, pour ne pas dire des liens si serrés de celui-ci.

« Ils sont fous, ces Américains ! », pense Obélix… car vu d’Europe, cela laisse quelque peu perplexe. Et vu de France encore davantage après le deuxième divorce, suivi du remariage à la hussarde de notre actuel Président… et dont le gouvernement donne un rare exemple d’efficacité dans la lutte contre la dénatalité avec une garde des Sceaux qui attend elle aussi un heureux événement. Sans père officiel. Cette pauvre Dame a une vie privée « tellement compliquée », avoue-t-elle… et qui complique en tout cas celle des autres, notamment de l’ancien chef du gouvernement espagnol José Maria Aznar, obligé de démentir être le géniteur. À quand le même démenti de l’Élysée et pourquoi pas, pendant qu’on y est, d’Amélie Mauresmo ?

Non, ce n’est pas ce polichinelle-là qui ébranle la sérénité politique de notre pays, mais la suite de « L’enquête corse », excellente bande dessinée devenue excellent film de divertissement, où Christian Clavier et Jean Reno tenaient les premiers rôles. Jack Palmer est toujours à l’affiche, mais Ange Léoni a laissé son rôle à notre omniprésent Président… Les figurants sont les mêmes – des Corses d’origine parfaitement contrôlée et garantie – et le scénario, un peu mince, tient en quelques heures d’occupation illégitime de jardin par des polichinelles du canal assoiffé. Conséquence, le Préfet perd sa sinécure ensoleillée et toute l’opposition trouve là une occasion de se rappeler au bon souvenir des électeurs.

Vu d’outre-atlantique, nul doute que cela laisse à son tour Batman quelque peu perplexe, lui aussi !
© Philippe Randa est écrivain et éditeur (www.dualpha.com).


[Amnistia.net – Bernard Jouanneau, avocat à la Cour – 20/03/2008]

Le désistement de Nicolas Sarkozy ne règle pas le sort des poursuites pénales pour faux et usage de faux engagées par le parquet, à la suite de la plainte déposée par le président de la République. Par l’effet de cette plainte, le ministère public s’est trouvé dans l’obligation d’exercer l’action publique….

Aujourd’hui c’est Carla qui a porté un coup fatal à la poursuite pour faux et usage de faux en écrivant dans Le Monde “Le problème n’est pas non plus l’existence elle-même du SMS”. Le problème pour elle c’est “La Calomnie”.

La calomnie… c’est la diffamation par essence. C’est elle que le Président aurait choisie comme avocate, en même temps qu’il l’épousait.

A l’entendre plaider, son mari, “ne s’en prend pas à la liberté de la presse, en attaquant le site du Nouvel Observateur… c’est la liberté de chacun qu’il protège”. Sauf que celle du journaliste c’était d’écrire, en conscience, ce qu’il croyait vrai et qu’il disait avoir vérifié de source sûre, et de se défendre devant le tribunal dans le cadre d’un débat de presse, sans être contraint d’écrire sur ordre une lettre d’excuse.

S’il y en a bien un qui est diffamé par la première Dame de France c’est bien M. Airy Routier!!

http://www.amnistia.net/news/articles/multdoss/sms-cecilia/sms-cecilia_202.htm


Rachida Dati avait déjà fait expulser les caméras lors d’un précédent meeting, à Meaux afin d’éviter des manifestations anti-Sarko…

DATI EXPULSE LA TELE LIBRE
[La Télé Libre – 06/03/2008]
VIDEO: http://latelelibre.fr/index.php/2008/03/dati-expulse-la-tele-libre/

Dans le VIIème arrondissement, on empêche la presse de filmer et on la sort de force, mais on reste chics. Alors que La Télé Libre couvrait une réunion de campagne publique de Rachida Dati dans une école élémentaire, les jeunes militants UMP du VIIème ont décidé que nous ne filmerions pas, et nous ont fait expulser.

Mercredi 5 mars, réunion publique de Rachida Dati, candidate à la Mairie du VIIème, dans une école élémentaire de l’arrondissement. La salle est comble, des manteaux de fourrure, des sacs Vuitton, et La Télé Libre.

« Jeunes populaires »
D’autres caméramans sont présents, sympathisants UMP ou bloggeurs, et nous filmons depuis plus d’une heure, quand quatre jeunes militants commencent à entourer le caméraman de La Télé Libre, Adrien Rappoport, et à lui boucher délibérément l’objectif. Il s’écarte, cherche un autre endroit pour filmer, mais les « jeunes populaires du VIIème » (sic) reviennent devant lui, et donnent de petits coups dans la caméra, de sorte qu’aucun plan ne soit exploitable. Interrogés sur leur comportement, ils nous disent de nous taire, et d’arrêter de perturber la réunion.

« Elle veut pas »
Nous tentons péniblement de trouver un autre emplacement sans faire de vagues, pour ne pas justifier une expulsion, quand un garde du corps se place à son tour devant la caméra, un grand sourire aux lèvres. « Elle veut pas », nous murmure-t-il. Pas d’autre explication, mais un « On en parlera tout à l’heure » plein de promesses.

Quand la ministre parle, on se tait et on ne filme pas
Comprenant bien qu’ils nous rendront le tournage impossible, nous faisons le choix, à tort peut-être, de ne pas crier au scandale. Nous voulons filmer, coûte que coûte, puisqu’ils ont décidé de nous en empêcher. Dans la salle bondée, constamment entourés par les jeunes militants UMP et bousculés par le garde du corps, nous cherchons en vain un coin tranquille. Le colosse nous bouscule, toujours avec le sourire, et nous ordonne de nous taire. « On ne vous a jamais appris qu’il fallait se taire quand la ministre parle ? »

Expulsion
Pris à témoins, plusieurs personnes nous répondent que nous sommes les fauteurs de trouble. Rachida Dati jette vers nous un regard inquiet. Mais les jeunes populaires ont bien fait leur travail : la salle nous regarde comme des perturbateurs, et personne ne sourcille quand nous sommes expulsés par des agents. Huit personnes, dont on ne sait s’ils sont de la police ou de la sécurité, à l’exception d’un seul qui sort une carte de police. Ils nous laissent le choix entre la fuite ou le poste de police. Aucune raison à notre expulsion ne sera donnée.

Peur de la « petite phrase » ?
Pourquoi nous a-t-on empêché de filmer ? La peur de la « petite phrase » est certainement grande à l’UMP depuis que les dérapages de Rama Yade, Françoise de Panafieu, Jean Marie Cavada, et Nicolas Sarkozy se sont retrouvés joués en boucle sur Internet et les chaînes d’information. Mais mercredi soir, aucune autre caméra que la notre n’a été bousculée. Nous filmions pourtant exactement comme les autres. La seule différence, c’était l’autocollant Télé Libre.


Je vous rappelle qu’on nous annonce également Rachida Dati comme future Ministre de l’Intérieur

Rama Yade, future ministre de la Culture ?

[Le Figaro –  21.02.2008 – Page: 39]

Certains l’assurent à l’Élysée. Nicolas Sarkozy envisage de nommer Rama Vade ministre de la Culture, lors du remaniement gouvernemental programmé après les élections municipales. L’actuelle secrétaire d’État aux Droits de l’homme a dénoncé récemment l’attitude des journalistes vis-à-vis du président de la République, en les traitant de « charognards ». Ils se livrent, a-t-elle dit, à une « véritable chasse àl’homme».


Le SMS de Sarkozy à Cécilia est-il une information bassement people que nous aurions du rejeter en fronçant le nez ? Non, absolument pas, « puisqu’elle nous révèle des choses sur le caractère du président, encore plus adolescent qu’on ne le pensait, et sur l’aspect de simple « mise en scène » de son nouveau mariage. »

Encore une fois, on n’en a rien à foutre d’avoir un queutard à l’Elysée, par contre s’il s’avère que c’est un psychopathe narcissige et imature, alors on est en droit de s’inquiéter. Et si la majorité des électeurs français ont voté pour Sarkozy, on peut – à la lumière de ces derniers mois – s’interroger s’ils n’ont pas voté pour une « illusion », pour un « mirage fabriqué par la pub »….

[Claude Soula – le blog du Nouvel Observateur – 08/02/2008]

7f1ff84a777d5bf88eaa68b43636afa6.jpg Si c’est dans l’adversité que se révèlent nos qualités, alors, le gouvernement actuel est inquiétant. On ne sait pas très bien cette semaine qui a le plus perdu son sang froid, du Président, ou de sa ministre Rama Yade, transformée en vrai pitbull. Une fois de plus, les journalistes sont accusés d’être la cause de tous les maux, comme s’ils étaient à l’origine de la fièvre qui commence à gangrener le pouvoir. »On a l’impression de voir des charognards qui ont humé l’odeur de leur proie, qui fondent sur lui, qui s’acharnent. Je trouve que c’est une véritable chasse à l’homme. Il n’y a plus de retenue, plus de morale, personne ne recule devant aucune bassesse, aucun scrupule. Ces gens qui veulent la peau de Nicolas Sarkozy sont des gens qui veulent leur revanche parce qu’ils n’ont pas accepté qu’il préside aux destinées de ce pays. Ce qu’on lui fait subir aujourd’hui, on ne l’a fait subir à aucun autre président, même personnalité politique, depuis très longtemps. Quand on attaque à ce point l’honneur d’un homme, on va trop loin » a dit Rama Yade sur RTL.

Mais non, madame Yade, les journalistes ne sont pas des vautours, ils ne font que témoigner de l’air du temps, qui se rafraîchit pour le pouvoir.

Certes, Rama Yade a raison sur un point: jamais un président n’a subi un tel traitement…mais il y a une raison à cela : jamais aucun président ne s’est conduit de la sorte, mélangeant un narcissisme exacerbé avec un égotisme consommé, le tout nappé de cynisme extravagant.

Par contre, on signalera à madame la ministre, que d’autres présidents et ministres ont été traités au moins aussi durement dans le passé : Pompidou, Messmer, Giscard, Mitterrand ont subi des attaques très violentes au cours de leur vie politique ; ç’est le jeu démocratique.

Ce qui a changé, c’est qu’on commente désormais les histoires de fesses du président comme on parlait avant des relations franco soviétiques. Ce ne sont pas les « charognards » qui ont transformé le clan Sarkozy en chair pour presse people, ce sont eux qui ont transformé tous les journalistes, mêmes les plus sérieux, en commentateurs saint-simoniens de leur vie privée. Le Président est tombé de son piédestal, mais ce ne sont pas les charognards qui l’en ont fait descendre : c’est lui qui est allé se promener à Disneyland avec sa maîtresse et qui a commenté leur vie amoureuse lors de ses vœux.

Si madame Yade nous voit comme des charognards, c’est donc qu’elle pense que le président est déjà mort, puisque seuls les corps en putréfaction attirent les hyènes, vautours et autres chacals, que sont les journalistes.

Le président mort politiquement ? Blessé sérieusement tout au plus. Celui-ci s’affole en attaquant au pénal le site du Nouvel Obs. Airy Routier, le journaliste qui a révélé que le Président aurait envoyé un SMS de réconciliation à son ex épouse quelques jours avant son 3eme mariage, risque carrément la prison, et c’est sans aucun doute une menace conçue pour lui faire avouer quelles sont ses sources ( alors qu’on attend pour ce printemps une loi qui garantira enfin aux journalistes le secret sur leurs informateurs). Airy Routier ayant l’air fort sur de lui sur cette affaire, on peut lui faire crédit de son information.

Celle-ci est elle alors une information bassement « people », faite seulement pour Closer, ou présente t elle un intérêt national, digne d’un des grands magazines français d’information ? Je penche pour la deuxième solution, puisqu’elle nous révèle des choses sur le caractère du président, encore plus adolescent qu’on ne le pensait, et sur l’aspect de simple « mise en scène » de son nouveau mariage.

Nul doute que le Président n’aurait pas porté plainte si les newsmagazines ne lui étaient pas tous tombés dessus cette semaine. Même ses fidèles supporters du Point, qui célébraient ses fastes, semaine après semaine, ont fini eux aussi par réaliser que quelque chose clochait quelque part à l’Elysée. Et ce n’est sûrement pas en traitant les journalistes de charognards, ni en portant plainte contre eux, que la situation va évoluer dans le bon sens.

http://claude-soula.blogs.nouvelobs.com/archive/2008/02/08/nous-les-charognards.html


Ce texte est un scandale !!! Quand on a fini sa peine, on sort… là, quand on aura fini sa peine, on vous en rajoutera une. Si le criminel est malade mental, alors il faut l’interner. Mais là on ouvre la porte à la relégation, comme le faisait Fourier à l’époque du bagne. Les « relégués » qui ne mourraient pas n’avaient pas le droit de rentrer une fois leur peine terminée, le gouvernement pouvant les obliger à rester sur place, comme relégués « libres ».

Côté sécuritaire, c’est le grand retour de la droite de 1870… Sarko en Versaillais, ça ne me surprend pas.

[Reuters – 07/02/2008]
Le Parlement a adopté définitivement le projet de loi présenté par la garde des Sceaux, Rachida Dati, qui permet le maintien des criminels les plus dangereux dans des centres fermés à leur sortie de prison. Après les députés la veille, les sénateurs ont entériné jeudi le texte mis au point lundi par une commission mixte paritaire (CMP) Assemblée-Sénat. Le projet de loi est donc définitivement adopté par le Parlement.

L’opposition a d’ores et déjà annoncé qu’elle saisirait le Conseil constitutionnel. Elle estime que ce texte ne respecte ni la Constitution, ni la Convention européenne des droits de l’homme.

« Il s’agit d’un texte important et ambitieux« , a dit la garde des Sceaux. « Il vise à mieux protéger les Français. Il est attendu des Français. Il offre une prise en charge nouvelle aux personnes condamnées qui restent d’une particulière dangerosité à la fin de leur peine« , a-t-elle affirmé. [C’est exactement le même argument que Fourrier et les Nazis, il s’agit de ‘protéger’ les Français et donc d’extirper le délinquant du corps social… la prochaine étape c’est le bagne ou la chambre à gaz]

« Ce texte appelle de notre part nos plus expresses réserves car il porte atteinte à deux principes fondamentaux de notre droit pénal« , a pour sa part déclaré la socialiste Elisabeth Guigou, ancien garde des Sceaux.

« Passer de l’homme jugé coupable à l’homme supposé dangereux, c’est piétiner un principe fondamental de notre droit depuis la Déclaration universel des droits de l’homme et du citoyen« , a-t-elle affirmé.

Ce projet de loi reprend des engagements de Nicolas Sarkozy après plusieurs crimes intervenus durant l’été et qui ont choqué l’opinion publique.

Le texte prévoit la création de « centres socio-médico-judiciaires » dans lesquels pourront être retenus, une fois leur peine accomplie, les criminels jugés dangereux et susceptibles de récidiver. [Centres socio-médico-judiciaires qui n’existent pas encore et qui mettront des années à être construits, en nombre insuffisant, pour cause de restrictions budgétaires. Au final, les « supposés dangereux » resteront tout simplement en prison, jusqu’à leur mort]

Il reprend le principe, contesté par nombre de juristes, d’une rétroactivité de la loi, c’est-à-dire de son application aux personnes déjà condamnées.

La rétention de sûreté, qui pourra être prononcée pour une durée d’un an renouvelable, s’appliquera « à titre exceptionnel » après décision de la chambre de l’instruction. Elle devra constater « une probabilité très élevée » de récidive, la personne condamnée « souffrant d’un trouble grave de la personnalité ».

Dans sa seconde partie, le texte prévoit de remplacer le non-lieu pour raison psychiatrique par « une ordonnance d’irresponsabilité pénale pour cause de trouble mental », le juge d’instruction transmettant le dossier à la chambre de l’instruction.

http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-34219247@7-37,0.html 


Aaaah, un café, un rayon de soleil et une brève comme celle-là, et tout de suite la journée démarre bien…

[Le Monde.fr – 07/02/2008]

Sa baisse dans les sondages est devenue un dévissage. A ces erreurs de communication, s’ajoutent d’inhabituels faux-pas tactiques. Ainsi le rapport Attali est devenu un boomerang. Initialement prévu pour dérouter la gauche, il plonge la droite dans le doute. Les parlementaires paniquent. Les ministres n’en mènent pas large. Les conseillers s’épient. A quelques semaines des municipales, chacun joue sa carte personnelle.

http://www.lemonde.fr


Bravo les électeurs Sarkozystes… non seulement on a un président qui se comporte (dixit la presse étrangère) « comme une gamine de 13 ans », mais en plus il s’avère qu’il est psychopathe. On est rassurés pour l’avenir…
[NOUVELOBS.COM | 06.02.2008]

« Si tu reviens, j’annule tout ». Voilà le contenu d’un SMS que le chef de l’Etat aurait envoyé à son ex-épouse huit jours avant son mariage.

Quelle est la part de vengeance et de provocation vis-à-vis de Cécilia dans l’attitude de Nicolas Sarkozy ces dernières semaines et jusqu’à son mariage, samedi dernier ? La bague identique offerte à ses ancienne et actuelle épouses, le voyage à Petra, en Jordanie, là où Cécilia était pour la première fois partie avec le publicitaire Richard Attias, le choix comme témoin de son mariage avec Carla de Mathilde Agostinelli, directrice de la communication de Prada, longtemps amie intime de Cécilia, étaient autant de signes évidents : qu’elle prenne le visage de l’amour ou de la haine, la véritable obsession de Nicolas Sarkozy a été et reste Cécilia Sarkozy, dont le mariage avec Richard Attias est attendu le mois prochain.On en a maintenant une nouvelle confirmation. Huit jours avant son mariage, le président de la République a adressé un SMS à son ex épouse, en forme d’ultimatum : « Si tu reviens, lui a-t-il écrit, j’annule tout« . Il n’a pas eu de réponse.
Pendant son mariage, le chef de l’Etat est apparu à plusieurs témoins moins heureux qu’on aurait pu l’imaginer. Il était même particulièrement tendu lorsque Catherine Pégard, à l’issue de la cérémonie, lui a soumis un communiqué. Il l’a renvoyé dans les cordes : « Pas besoin de communiqué, tous ces cons, j’en ai rien à foutre » lui a-t-il lancé.
Aujourd’hui, l’entourage de Sarkozy voudrait lui déconseiller d’emmener Carla avec lui en Guyane, là où avaient été médiatisées ses retrouvailles provisoires avec Cécilia, mais personne n’ose le lui dire de front. « Sur ces sujets, il est dans sa bulle, il n’écoute pas, dit un proche. Pire, il ne veut rien entendre« .

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/people/20080206.OBS9188/lobsession_de_cecilia.html 


Une émission sur “Sarkozy et les femmes” brutalement supprimée

[Backchich – 26/01/2008]

A la place d’en laisser dire de belles sur Cécilia, Carla, Rachida, Rama et les autres, sujet visiblement brûlant, la chaîne de Bolloré a diffusé vendredi soir un film bien consensuel, Cinéma Paradiso. Ainsi va la vie des médias des amis de Sarkozy.

Vendredi soir 25 janvier, la chaîne Direct 8, qui soit-dit en passant appartient au grand ami de Nicolas Sarkozy, l’industriel Vincent Bolloré, a mystérieusement annulé la diffusion de l’émission « 88 minutes » consacrée, justement, à une « Spéciale Sarkozy et les femmes », comme claironnaient les responsables de la chaîne…

L’émission devait se dérouler en direct, ce vendredi 25 janvier, à 22h15. Fait rarissime en télévision, au dernier moment, les invités sont décommandés. Dans l’après-midi, ceux qui devaient révéler des anecdotes sur les femmes entourant notre président, reçoivent un coup de téléphone embarrassé des journalistes de la chaîne de Vincent Bolloré. La voix hésitante, ils expliquent que le débat a été annulé « pour des raisons techniques ».

Dommage, car sur le plateau, la conversation s’annonçait fertile. Le nouvel ami de Sarkozy, le publicitaire Jacques Séguéla, chez qui le président a rencontré Carla Bruni, était de la partie ; ainsi que Corinne Lepage, ancienne ministre, et les journalistes Laurent Léger (de Bakchich) et Michaël Darmon, auteurs de livres sur l’ ex-Première dame, Cécilia. Un vieux loup du RPR devait pointer son museau sur le plateau, l’ancien conseiller de Jacques Chirac, Charles Pasqua et Jean Tiberi : Jean-François Probst, lui aussi signataire d’un bouquin sur Les dames du président. Tout un programme… Les téléspectateurs ont eu droit, à la place, à une rediffusion du film Cinéma Paradiso. Ça c’est de l’info !

« Raisons techniques », également, si TF1 et Paris Match, deux grands médias appartenant à des proches de notre cher président, Bouygues et Lagardère, n’ont pas moufté sur les trois livres publiés au même moment sur Cécilia, trois ouvrages qui totalisent quelque 250 000 exemplaires mis en place dans les librairies.

Ainsi va la vie des médias des amis de Sarkozy.

http://www.bakchich.info/article2463.html


[Le Monde 18/1/2008]
Les querelles au sein du gouvernement font désordre. La dernière en date – la passe d’armes sur le plan banlieue entre Christine Boutin, dans La Croix, et Fadela Amara, dans Le Monde – a mis le premier ministre hors de lui. Au point de faire une intervention rare et solennelle au conseil des ministres du mercredi 16 janvier au nom de la « cohérence de la communication gouvernementale ». François Fillon a demandé à ses ministres de faire relire leurs interviews par l’Elysée ou Matignon avant parution : « Faites attention à ne pas vous faire piéger ». Nicolas Sarkozy a renchéri : « Je vous donne une liberté de parole, c’est à vous de l’utiliser correctement et à bon escient. »

(suite…)


Dites donc, les électeurs de l’UMP, là. Vous êtes contents de votre mec ? Vous qui avez toujours à la bouche les mots « grandeur » et « France », ça vous plait d’être représentés par un psychopathe complexé, tout droit sorti de « La Vérité Si Je Mens » ?

« Regarde Maman, j’ai un grosse Rolex en or ! », « Regarde Maman, je suis sur la photo avec George Bush ! », « Regarde Maman, je suis le Président ! », « Regarde Maman, je fais des fêtes au Fouquets avec les riches ! », « Regarde Maman, je me tape des top-models ! », « Regarde Maman, je suis entré dans le club mondial des grands séducteurs »…. ça y est, la France ressemble enfin à sa caricature !

Pour citer le journaliste Mikael Levinstein : « C’est ça le vrai bling-bling de Sarkozy. Il n’a pas envie « d’être », il lui suffit de « paraître »… et malheureusement, un an après son élection, la politique de Sarkozy relève du même accabit. Une politique en toc, du faux plaqué or comme les bijoux qu’on te vend à Barbès, de la réussite par procuration, de la célébrité par association, de l’agitation, pas de l’action… voilà le gouvernement de la France d’aujourd’hui. Il y a déjà eu des gouvernements comme ça en France… sous Louis-Philippe. On sait comment cela s’est terminé. »

[Emmanuel Ratier – Faits et Documents n° 248 – Janvier 2008 ]

Du Fouquet’s à Disneyland, des vacances chypriotes sur un yacht de Vincent Bolloré à la fin d’année égyptienne (avec un avion toujours fourni par Bolloré), de Rachida Dati à Rama Yade, de Cécilia Sarközy à Carla Bruni, des Rolex ostentatoires aux Rayban, c’est la sous-culture « bling bling » (luxe, marques, paillettes), popularisée par les rappeurs américains, qui triomphe au sommet de l’Etat. Un Etat au service de la finance internationale et cosmopolite. Carla Bruni, nouvelle compagne du chef de l’Etat, en est le parfait exemple. Cette riche héritière, n’ayant ni morale ni valeurs, a collectionné les hommes qu’elle jette ensuite comme des Kleenex. Egérie de la gauche-caviar, elle signait encore tout dernièrement la pétition contre le pseudo « fichage ADN ». Le mariage serait prévu le 9 février (selon Le Journal du dimanche, 6 janvier 2008). Une dangereuse dérive qui illustre parfaitement la décadence française.

« Vous avez adoré Grâce Kelly à Monaco, vous adorerez Carla Bruni à l’Elysée (Le Journal du dimanche, 6 janvier 2008). » Nicolas Sarközy a rencontré Carla Bruni, un soir, le 17 novembre, chez Jacques Séguela, le publicitaire qui soufflait aux oreilles de François Mitterrand. Elle y était arrivée avec Denis Olivennes, patron de la Fnac et animateur des réseaux fabiusiens.

Depuis, les tourtereaux ne se quittent plus, avec une première escapade quasi-officielle à Disneyland, immortalisée par des paparazzi complices convoqués pour l’événement. Suivie d’un réveillon à Louxor, toujours avec les photographes. Pour la presse britannique, moins soumise aux pressions que la presse française, le président l’aurait déjà demandée en mariage. Et Gala d’évoquer un futur possible « mariage de la décennie » et d’ajouter que Nicolas Sarközy « a l’impression d’entrer dans le club mondial des grands séducteurs ». Il lui aurait offert un portable à usage unique, étant le seul à l’appeler dessus.

Carla Bruni-Tedeschi est née le 23 décembre 1968 à Turin. Elle a une soeur, Valéria Bruni- Tedeschi, qui est actrice et réalisatrice (Il est plus facile pour un chameau…, Actrices, sorti ces jours derniers et où joue son compagnon, Louis Garrel).

Interrogée par ITV, cette dernière déclare : « J’ai eu une éducation catholique, mais Tedeschi est un nom juif d’Italie du Nord. Mon grand-père paternel s’est converti pendant la guerre, a épousé une catholique, ce qui lui a valu d’être mis au ban par la communauté juive de Turin. J’ai mis très longtemps à l’accepter, comme si j’avais hérité de sa faute. Même si ma famille n’a pas été déportée, je me sens très proche du désarroi de cette communauté. Aussi, mon personnage de Sarah (dans un film qu’elle tournait) résonne-t-il par rapport à mon histoire, comme si moi aussi je portais un passé trop lourd pour moi. »

La famille Tedeschi, que Le Parisien (30 décembre 2007) ose qualifier de « famille de la Vieille Europe », s’est donc convertie à la grande époque du fascisme dans l’Italie de Benito Mussolini. Ce qui rapproche son histoire de celle de Cécilia Ciganer-Albeniz (cf F&D 243 et 244). Son frère, Virginio, un marin réputé (trois tours du monde dans les deux sens), est décédé le 4 juillet 2006 à 46 ans des suites d’une longue maladie. Une fondation (dotée d’environ 20 millions d’euros) a été créée pour honorer sa mémoire. Son père, Alberto Bruni-Tedeschi (décédé en 1996) avait repris l’affaire familiale, le groupe turinois CEAT, spécialisé dans les câbles électriques et les pneus, tout en étant, à ses moments perdus, un compositeur dodécaphonique respecté (encore un point de ressemblance avec Cécilia ex-Sarközy). Il développa largement l’entreprise et en fera l’un des fleurons de l’industrie italienne.

Son père cumulait donc une profession honorable et une passion extrême pour la musique, ayant été élevé dans le culte de Richard Wagner et d’Alban Berg. Son premier opéra, Villon, composé à 25 ans, sera joué par les plus grands chefs. Il sera même un temps directeur artistique du Théâtre Regio de Turin entre 1959 et 1971.

Sa mère, Marisa Borini, est pianiste professionnelle. « Les plus grands artistes fréquentent leur palais. La Callas et Karajan dînent au Castagnetto, leur résidence du Piémont (Le Parisien, 30 décembre 2007). » Elle accompagnera Nicolas Sarközy en décembre lors de sa rencontre avec Benoît XVI mais n’obtiendra pas, comme elle l’espérait, le droit de le rencontrer.

Mais, c’est le grand père, Virginio Tedeschi, juif piémontais (lui aussi très grand mélomane, comme ancien élève d’Edgar Varèse), qui est bien à l’origine de la fortune de la famille, l’entreprise n’ayant jamais eu de problème durant le Ventennio et ayant participé efficacement à l’effort de guerre italien à partir de 1940. Un épisode peu souligné aujourd’hui. (suite…)


Sans vouloir paraître cynique, mais ce récit de l’opération commando pue le roman de gare à plein nez. Vous croyez vraiment qu’on peut défourailler à loisir dans des prisons libyiennes et forcer la porte d’une cellule en tirant sur la serrure (chose parfaitement impossible, cela ne marche que dans les films, où les portes sont en carton pâte) ? Michaël Darmon et Yves Derai ont trop lu les romans de Gérard de Villiers…

Révélations sur l’opération « commando » de Cécilia en Libye

[NOUVELOBS.COM | 11.01.2008 ]
Deux journalistes affirment dans un livre publié jeudi que Cécilia Sarkozy a mené en Libye une « opération commando » pour faire libérer les infirmières et le médecin bulgares en juillet dernier.

Dans le livre « Ruptures » publié jeudi 10 janvier, les journalistes Michaël Darmon et Yves Derai racontent par le menu l’opération « commando » conduite le 24 juillet par Cécilia Sarkozy en Libye pour libérer les infirmières et le médecin bulgares. En réaction à ces révélations, le président de la commission d’enquête parlementaire sur la libération des infirmières et du médecin bulgares de Libye, Pierre Moscovici (PS), a appelé Cécilia Sarkozy à témoigner devant la commission.
Dépêchée sur place par Nicolas Sarkozy pour négocier la libération des soignants bulgares, celle qui était alors la première dame de France décide de passer à la vitesse supérieure après de longues heures de tractations. Dans leur ouvrage publié aux Editions du Moment, les deux journalistes racontent qu’elle aurait alors demandé aux policiers de son escorte de forcer la prison des soignants bulgares.

« Une opération commando »

« Cécilia dévoile son plan à ses hommes et leur lance sur le ton du défi: ‘c’est le moment de prouver que vous en avez!' », affirment Michaël Darmon et Yves Derai. « Les bodyguards font sauter les verrous des cellules de Djoudeida avec leurs armes de poing! Dans l’Airbus, la James Bond Girl de Neuilly suit le déroulement de l’intervention grâce à son téléphone sécurisé », poursuivent MM. Darmon et Derai.
« La pagaille est à son comble » et « les infirmières doivent fuir la prison en courant et s’engouffrer dans des Jeep qui foncent vers l’aéroport », écrivent-ils. « Je ne sais pas si je pourrai retourner là-bas un jour », leur confiera Cécilia Sarkozy.
« Malgré la décision du ‘Guide’ de laisser partir ses prisonniers, les apparatchiks renâclent », expliquent les auteurs. Cécilia leur a notamment raconté l’altercation qui l’a opposée à un des sbires du régime libyen, « sinistre personnage »: « il ne voulait pas traiter avec une femme, sans doute pour des raisons religieuses. Je l’ai regardé droit dans les yeux et je lui ai expliqué que, quoi qu’il fasse, je ne repartirai pas sans les infirmières ».

(suite…)


Richard Attias dément son mariage avec Cécilia Sarkozy

[NOUVELOBS.COM | 11.01.2008 ]
Le président de PublicisLive « dément formellement la rumeur » « sur un hypothétique mariage avec l’ex-épouse de Nicolas Sarkozy » et prévient que « toute allusion à sa vie privée fera désormais l’objet de poursuites judiciaires ».

Le président de PublicisLive, Richard Attias, avec qui Cécilia Sarkozy avait eu une relation, a démenti, mercredi 9 janvier, « la rumeur » « sur un hypothétique mariage avec l’ex épouse de Nicolas Sarkozy ».
Dans un communiqué, Richard Attias « dément formellement la rumeur relayée par Le Parisien du 8 janvier 2008 sur un hypothétique mariage avec l’ex épouse de Nicolas Sarkozy ».

Menaces de poursuites judiciaires : Par ailleurs, le président de PlublicisLive « attire l’attention des médias » qu’il est un « personne privée, non impliquée dans la vie publique » et prévient que « toute allusion à sa vie privée fera désormais l’objet de poursuites judiciaires ».
Dans son édition du 8 janvier, Le Parisien, affirmait que Cécilia Sarkozy et Richard Attias pourraient se marier en Suisse « dans les plus brefs délais, peut-être dès le début du mois février ».

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/people/20080110.OBS4475/richard_attias_dement_son_mariage_avec_cecilia_sarkozy.html


CECILIA VS NICOLAS

[NOUVELOBS.COM | 10.01.2008]

En pleine romance avec Carla Bruni, voici le chef de l‘Etat rattrapé par les révélations de l’ex-First Lady. Claude Askolovitch a lu, pour Le Nouvel Observateur, trois livres-événements consacrés à Cécilia.

Quelques nouvelles de la République. “Nicolas est un sauteur”. Bien. Quoi d’autre? “Nicolas est pingre.” Mais encore? “Un homme qui n’aime personne, même pas ses enfants.” Et puis? “Il a un côté ridicule. Il n’est pas digne. Nicolas, il ne fait pas Président de la République, il a un réel problème de comportement.” Résumons donc. La France est présidée par un sauteur doublé d’un radin, un agité incapable d’amour et dépourvu de dignité… Ainsi parle Cécilia de Nicolas Sarkozy, dans des confidences recueillies au fil de l’amertume par la journaliste Anna Bitton, et offertes à l’édification du peuple dans un livre-portrait, “Cécilia” (1).

Conçu comme un ouvrage amical -que l’auteur a même dédié à son héroïne- il se révèle, à la lecture, d’une cruauté implacable. Pour Sarkozy, évidemment. Mais également pour Cécilia, froide impératrice devenue pitoyable imprécatrice: incroyablement fleur bleue, déconcertante de naïveté, pauvre petite fille riche addicte au shopping, s’amusant à emprunter les couloirs de bus pour constater la surprise des flics, gémissant sur sa pension insuffisante avec l’inconscience des bien-nantis: “Même en renégociant la pension alimentaire, j’obtiendrai quoi? Mille ou deux mille euros de plus? Ce n’est pas avec cela que je vais pouvoir vivre? Nicolas ne va pas laisser son fils sous les ponts quand même!”

Un mélange de clichés et de lucidité venimeuse

Entre deux plaintes, Cécilia décrit ce que fut sa vie dans un mélange de clichés et de lucidité venimeuse. La politique: “Un décor de western derrière lequel il n’y a rien.” L’entourage de Sarkozy: “Une bande malfaisante”, “de jeunes mecs qui se sont retrouvés gonflés de pouvoir et qui se sont pris pour les princes de Paris”. Les grandes amies, Mathilde Agostinelli de Prada et Agnès Cromback de Tiffany -fringues et diamants- compagnes des jours heureux, qui ont coupé les ponts avec la reine après le divorce: “Des pétasses fardées et intéressées.” Et les jolies ministres dont Sarkozy vante la beauté -comme il vantait la sienne, avant: “Des tapisseries. Maintenant qu’il n’a plus de first lady, il faut qu’il sorte avec de jolies filles à son bras, habillées en Dior.” (suite…)


Vous vous souvenez, il y a deux mois, des dénégations scandalisées de Richard Attias qui nous affirmait, juré craché qu’il avait refait sa vie avec une autre nana et que Cécilia et lui c’était une vieille histoire ?

L’ex-première dame aurait décidé d’épouser Richard Attias en Suisse, prochainement

Cécilia Sarkozy n’aurait ainsi jamais cessé d’aimer Richard Attias. Selon Le Parisien, le couple aurait prévu de s’unir en Suisse dans les semaines qui viennent. Nicolas Sarkozy a donc confirmé la nouvelle selon laquelle il épousera bel et bien Carla Bruni. De son côté, Cécilia Sarkozy aurait, elle aussi, décidé de passer devant M.Le Maire. Selon Le Parisien, l’ex-première dame épouserait prochainement, en Suisse, celui pour lequel elle avait quitté Nicolas il y a trois ans, l’homme d’affaires Richard Attias. Elle serait de retour sur Paris après un nouveau séjour à New York et serait actuellement en pleine organisation de sa nouvelle vie. Paris, Londres, New York : où Cécilia Sarkozy posera-t-elle ses valises?

http://www.wikio.fr/webinfo?id=40637267


Pauvre Carla Bruni !


Dans sa dernière livraison (Faits & Documents n° 248), Emmanuel Ratier contredit cette information : <<Outre que les dates des rumeurs ne correspondent pas du tout, on nous permettra d’en juger autrement en raison d’éléments très solides mais impubliables (ils entraîneraient un procès). Une nouvelle rumeur assure que la journaliste serait désormais liée avec l’un des plus proches collaborateurs de Nicolas Sarközy.>>

[Betapolitique – 31 décembre 2007 ]
La lecture du Canard Enchaîné de ce mercredi 26 décembre révèle une petite information qui amuse beaucoup le volatile, et ses lecteurs.

Le jeune adolescent Sarkozy, tout énamouré de sa belle mannequin, rencontrée, on le rappelle, il y a un mois, songé déjà (Betapolitique vous l’a révélé !) à l’épouser. Il se demande quand même comment ses parents (ici, la France), vont accueillir la sulfureuse Carla, qui a collectionné tant de coeurs brisés. Surtout venant d’un homme déjà deux fois divorcé, qui il y a trois mois encore mettait en scène ses tentatives de reconquête de la belle Cécilia (oui, Cécilia, il faut suivre).

Le jeune Sarkozy tout tremblant a donc l’idée géniale de demander aux sondeurs de lui dire ce que va penser l’opinion publique de cette nouvelle amourette. Rassurez-vous, pour en finir avec cette question : les Français s’en foutent. les Français préfèreraient qu’il se mette au boulot, Sarko.

Mais comment poser la question sans éveiller les soupçons ? C’est là que les petits génies de l’Elysée sortent le meilleur de leur imagination : ils vont proposer des questions leurres. Ils vont « tester », outre Carla Bruni, les Français sur Laurence Ferrari, Carole Bouquet et quelques autres belles dames.

Et voilà comment le milieu journalistique, qui, naturellement, a eu vent de ces questions, a propagé en son sein la rumeur d’une idylle avec la présentatrice de Canal Plus. Ils avaient d’ailleurs peut-être leurs raisons de croire que ce leuure là était moins irréaliste que d’autres.

http://www.betapolitique.fr/Sarkozy-avec-Ferrari-c-est-l-02342.html


[Amnistia.net – 02/01/08]

Nicolas Sarkozy a transformé la présidence de la République en une émission de télévision, un prime-time permanent où les événements publics et privés se confondent… Les gazettes people sont devenues la meilleure source pour suivre le nouveau cours de l’Elysée…

Dans ce soap opéra à rebondissements quotidiens, qui sert de décor à la France d’après, la gestion de la rumeur est devenue désormais matière politique…

http://www.amnistia.net/videos/francedapres/francedapres_008.htm 


Christian Salmon apporte un éclairage pertinent sur les hommes politiques et en particulier sur l’omniprésence du président français dans les médias Le chercheur français vient de publier « Storytelling », dans lequel il décrit la propension des politiques à endormir l’esprit critique du public en mettant en scène leurs propres histoires


[ Le Matin Dimanche (Suisse), 22/12/2007]

Christian Salmon : « Sarkozy et Bruni, c’est un conte de Noël »

Que vous inspire l’histoire d’amour entre Nicolas Sarkozy et Carla Bruni ?

C’est un conte de Noël, une histoire d’amour pour les grands enfants que nous sommes… Mickey a rencontré Blanche-Neige à Euro Disney le dernier week-end avant Noël ; il faisait un temps glacial mais ce fut quand même un coup de foudre…

Vous ne pouviez pas rêver meilleur exemple pour illustrer la technique du storytelling que vous décrivez dans votre livre.

Depuis son élection, Nicolas Sarkozy nous raconte des histoires : des histoires de rencontre et de séparation, de succès et d’échec, peuplées de victimes méritantes et de héros anonymes. Certaines se terminent mal comme le divorce avec Cécilia, d’autres connaissent un happy end comme la libération des infirmières bulgares. Il y a des épisodes fabuleux comme ce conte de fées où l’on voit une cendrillon de banlieue, la ministre de la Justice Rachida Dati, se transformer en princesse moderne dans Paris Match avec la complicité de grands couturiers. L’idylle avec Carla Bruni fournit un nouveau rebondissement dans la vie passionnante et passionnelle de Nicolas Sarkozy. Elle arrive au bon moment après une semaine calamiteuse au cours de laquelle c’est Khadafi, le grand méchant loup du conte de fées, qui a fait l’actualité. En quelques heures l’attention des médias s’est déplacée du vilain Khadafi à la belle Carla. Bref, il se passe toujours quelque chose avec Sarkozy : une ex-mannequin chasse une autre ex-mannequin… Il n’y a guère que les pauvres petites filles riches comme Cécilia pour s’ennuyer à l’Elysée.

Qu’est-ce que c’est exactement que ces histoires qu’on construit pour en faire oublier d’autres ?

Sarkozy applique les techniques de contrôle des médias que le Bureau d’information de la Maison-Blanche a mises au point progressivement depuis Reagan, jusqu’à Bill Clinton et George W. Bush. Dick Cheney l’actuel vice-président, l’exprime sans détour : « Pour avoir une présidence efficace, la Maison-Blanche doit contrôler l’agenda. Si vous laissez faire la presse, ils saccageront votre présidence… » Dans ce but, à Washington, le pouvoir présidentiel doit inventer chaque jour une bonne histoire, la story du jour qui capte et focalise l’attention des médias et du public. (suite…)


 C’est quand même bien d’avoir des patrons de presse parmi ses copains. Non seulement on peut faire virer les rédacteurs qui publient des articles qui vous déplaisent, mais en plus on peut se faire tresser des lauriers sous forme d’album photo… et recaser son ancienne copine, Anne Fulda. Décidément, la France c’est Versaillles !!!!!

L’embarras des journalistes de « Paris Match » face au reportage sur Nicolas Sarkozy et Carla Bruni

[Le Monde – 19/12/2007]
Nicolas Sarkozy, premier président pipole ? Deux mois après son divorce, le chef de l’Etat continue à faire la « une » des magazines pipoles. Point de vue,Paris Match et Closer publient, à partir de mercredi 19 décembre, des photos de Nicolas Sarkozy et Carla Bruni. Mais cela ne va pas sans mal chez Paris Match, du groupe Hachette Filipacchi Médias, détenu par Lagardère (actionnaire du Monde).

La société des journalistes (SDJ) de l’hebdomadaire proteste contre la publication d’un reportage photo de Bettina Rheims non accompagné d’un reportage texte,« aucun journaliste n’ayant pu accompagner la photographe Bettina Rheims ». Dans un communiqué publié, mardi 18 décembre, à l’issue d’une assemblée générale, la SDJ souligne que « quel que soit le sujet, Paris Match doit associer au choc des photos, le poids des mots ». Elle « regrette qu’aucun témoignage racontant, selon la tradition du magazine, les coulisses de ce reportage ne soit venu donner du sens à un sujet publié sur 16 pages et en couverture cette semaine ».« Nous n’avons eu aucun choix éditorial, on nous impose des sujets tout faits », a indiqué un membre du bureau de la SDJ. Celle-ci représente 80 % des quelque 110 journalistes de Paris Match.

LE REPORTAGE ÉCRIT AURAIT ÉTÉ PASSÉ À LA TRAPPE
Le site Bakchich.info précise qu’un reportage « écrit par une rédactrice en chef de l’hebdomadaire (…) racontait (…) ce que narre depuis deux jours le reste des quotidiens, la vie mouvementée de l’ancienne mannequin, chanteuse, compagne de Sarko… En vain : il est resté dans un tiroir, selon le principe cher à Roger Thérond, le légendaire patron de l’hebdo : ‘La richesse de ‘Match’, ce sont ses non-parus’.« 

Le site indique qu’à Paris Match les journalistes ont d’autres raisons d’être mécontents, l’hebdomadaire étant sur le point d’embaucher la journaliste du Figaro Anne Fulda, ancienne compagne de Nicolas Sarkozy. « Dans un contexte où des membres de la rédaction sont invités à partir dans le cadre d’un plan de départs volontaires visant à réduire la masse salariale, où de nombreux pigistes réguliers ne sont pas titularisés, ce recrutement ‘imposé’ ne semble pas s’imposer », indique Bakchich.info citant la SDJ de Paris Match.

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3236,36-991371,0.html?xtor=RSS-3208


Nicolas et Pimprenelle, dormez bien les petits.

[Socio 13 – 18/12/2007]
Dans le Franceland politico-médiatique, les questions subsidiaires comme le blocage des salaires des fonctionnaires, la prévisible augmentation en janvier du gaz, ou encore l’expulsion des sans abris, sont occultées par la dernière grande nouvelle : le président Sarkozy a une aventure avec un top model et chanteuse. Et pour aller jusqu’au bout du goût qu’il a pour les aspects les plus tartes de la culture nord-américaine l’annonce du «coup» présidentiel s’est fait à Disney Land devant Mickey et le décor patisserie viennoise,chantillyet peluches… Plus kitsch que ça tu meurs, j’allais oublier on a convoqué Match, Closer et  Point de vue.

http://socio13.wordpress.com/2007/12/18/nicolas-et-pimprenelle-dormez-bien-les-petits/


Elle aura été vite oubliée, celle dont Nico nous écrivait dans son livre
« J’écris C. car encore aujourd’hui, près de vingt années après notre première rencontre, prononcer son nom m’émeut. » (Témoignage, éditions XO, 2006).Encore un gros bobard pour faire pleurer les chaumières électorales…

Du temps ou Sarko était maire de Neuilly, sa réputation de queutard faisait le tour des salles de rédaction… c’est aujourd’hui confirmé.

 

Nicolas Sarkozy Carla Bruni[Reuters – 17.12.07 ]
La relation entre le président Nicolas Sarkozy et Carla Bruni, ancien mannequin devenu chanteuse à succès, a fait la « une » des quotidiens français et suscité des commentaires de l’opposition socialiste sur la frontière entre vie publique et vie privée.

Les directeurs des magazines qui ont publié dimanche sur leur site internet des photos du couple en promenade à Eurodisney, près de Paris, ont estimé que cet affichage était volontaire de la part du chef de l’Etat.

Les photographes ont pu en effet opérer en toute tranquillité, sans intervention des personnels de sécurité de la présidence.

« C’est le choix du président de la République de mettre en scène avec la même intensité ses choix politiques comme ses choix privés, nous ne partageons pas cette conception du rôle du président« , a affirmé l’eurodéputé Benoît Hamon, parlant au nom du PS, lors du point de presse hebdomadaire du parti.

« Cela ressemble de plus en plus à un épisode supplémentaire des aventures de la principauté de l’Elysée (…) Nicolas Sarkozy, manifestement, ne fait aucune différence entre ce qui relève de la vie privée et de la vie publique« , a-t-il ajouté.

« Puisqu’au sommet de l’Etat ces barrières ne sont pas mises, il revient au Parti socialiste de poser des règles et de ne pas commenter ce qui relève d’une affaire privée. »

(suite…)


[Faits et Documents n° 247]

L’ouvrage d’enquête de Laïd Sammari, La Tricheuse (qui faisait le point sur la véracité ou la fausseté des diplômes de Rachida Dati) a été définitivement déprogrammée par Albin Michel. Depuis lors, l’auteur, qui a fait le tour de la place de Paris, n’a trouvé aucun éditeur suffisamment courageux pour sortir son livre.

http://www.faits-et-documents.com


Sacrée Rachida ! Elle sait toujours la corde qu’il faut jouer pour décrocher le boulot.

[Faits et Document – n° 247]

Black-out complet (de la presse) sur la douzaine de lettres envoyées il y a quelques années par la jeune Rachida Dati à l’hebdomadaire Jeune Afrique. L’actuel ministre UMP de la Justice y dénonce vigoureusement la pression xénophobe à l’égard des étrangers et s’émeut de la situation des immigrés clandestins, avant de se moquer des Français, qualifiés de « racistes » qui « ne s’imaginent pas (sic) la crise qui pourrait atteindre leur pays avec le départ des “bougnoules”. » Selon Dati, le « slogan des employeurs » serait : « Tais-toi ou pars. »

A remarquer que cette lettre n’a même pas été republiée par l’hebdomadaire mais simplement placée sur le blog du rédacteur en chef. Quelques jours plus tard, il l’a précipitamment retirée, arguant du respect de la vie privée…

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Dati premier flic de France ? Elle va découvrir que les cognes sont nettement moins faciles à intimider que les magistrats….

Et MAM qui se lance dans le piratage informatique ? Mais où va t’on ?

[Faits et Documents – n°247 – 15/12/2007]

Rachida Dati est donnée partante du ministère de la Justice d’ici quelques mois (sans doute lors du remaniement ministériel programmé) dit-on, pour mars/avril, après les élections municipales et cantonales. Elle remplacerait Michèle Alliot- Marie au ministère de l’Intérieur, un sujet qu’elle connaît encore moins que la justice où elle a déjà fait la preuve de son incompétence.

« MAM » va donc être poussée vers la sortie, au besoin à l’aide de dossiers confidentiels (Note de L&I : elle est déjà visée dans l’affaire Clearstream). Pur hasard évidemment, Le Point (6 décembre) révèle un nouveau scandale qui s’annonce : ayant fondé en 1994 la Fondation pour le bénévolat, elle en a confié aujourd’hui la tête à son propre père, Bernard Marie, tandis que le délégué général, Jean-Pierre Olive, est son beau-frère. Par ailleurs, sa nièce, Ludivine Olive, est son chef de cabinet place Beauvau, et son neveu Florimond Olive a été employé pour des missions d’audit.

L’un des fournisseurs de la dite fondation, la société EAR France, n’arrivant pas à se faire régler, a saisi les tribunaux. Peu après, sa base de données, pourtant protégée, a été l’objet d’une attaque informatique d’envergure, aboutissant au piratage d’un fichier de 600 000 associations. Or, l’enquête vient de démontrer que cette intrusion a été faite par la Direction du renseignement militaire à l’époque où Michèle Alliot-Marie était ministre de la Défense.

Tête de liste UMP dans le XIIe arrondissement, l’ex-bayrouiste Jean-Marie Cavada, député européen, pourrait devenir ministre de la Culture et de la Communication, lors du prochain remaniement ministériel, en remplacement de Christine Albanel. C’est ce qui l’aurait décidé à quitter le Modem.

http://www.faits-et-documents.com


[Arrêt sur Images –  Libération – 13 décembre 2007]
Comment s’exerce le métier de « journaliste d’investigation », catégorie espionnage ?
Comment les profanes, dont est constituée l’équipe d’@si (et sans doute une grande partie de son public) peuvent-ils tenter de distinguer un professionnel honnête d’un journaliste manipulateur ou manipulé, quand survient une nouvelle comme la garde à vue de Guillaume Dasquié ?

Quelle que soit notre sympathie confraternelle envers un confrère placé en garde à vue, nous n’oublions pas que la presse est un pouvoir. Informer, révéler, c’est un pouvoir. A ce titre, il nous semble légitime d’enquêter sur ce pouvoir. C’est ce que nous faisons ici, tous les jours.

Dans un précédent billet, nous invitions Guillaume Dasquié, spécialisé dans la révélation de documents confidentiels, à entrer en contact avec nous. L’équipe d’@rrêt sur images était en effet restée intriguée par certaines de ses déclarations, concernant notamment ses sources.

(suite…)


[Contre-Journal  – Libération – 15/12/2007]
« Des actes comme ceux dont a été victime le journaliste Guillaume Dasquié prouvent que les juges ne sont plus véritablement indépendants » estime Me Emmanuel Pierrat, spécialiste du droit de la presse et de l’édition, réagissant à la garde à vue prolongée du journaliste indépendant au siège de la DST. Selon l’avocat, l’article 109 du code de procédure pénale n’offre qu’une « protection apparente des sources ». Il estime que si les juges enquêtent sur les sources des journalistes, c’est que de plus en plus souvent les témoins « préfèrent confier leurs informations à un organe de presse plutôt qu’à un juge d’instruction susceptible d’enterrer la chose en moins de deux minutes ». «Le pouvoir a décidé de faire voler en éclat la séparation des pouvoirs », juge-t-il.

Le journaliste Guillaume Dasquié a été gardé à vue pendant 40 heures par des autorités qui voulaient lui faire dévoiler sa source. Est-ce un dérapage à vos yeux ou pas?
Ce n’est pas un dérapage aux yeux du droit français. En revanche, ça l’est aux yeux de la Commission européenne des droits de l’homme (CEDH) qui sanctionne la France pour une législation particulièrement liberticide depuis plusieurs années en matière de presse et de secret des sources.

Guillaume Dasquié semble avoir voulu protéger sa source en faisant appel à l’article 109 du code de procédure pénale (CPP)…
C’est tout le débat. Officiellement, l’article 109 du CPP prévoit une apparence de secret des sources au bénéfice des journalistes. La difficulté, c’est quand on lit attentivement ce texte, il prévoit que le journaliste entendu comme témoin peut ne pas révéler l’origine de ses sources. Entendu comme témoin. Sous entendu : si le journaliste est véritablement poursuivi, il ne bénéficie plus du secret des sources.

La pression qu’a subie Guillaume Dasquié a consisté à le retenir avec une menace de mise en examen.
En lui disant pour l’instant vous êtes simple témoin, vous êtes protégé, mais on a la possibilité dès demain matin de vous poursuivre et il n’y a plus de secret des sources qui tient. Cet article qui prévoit en apparence une protection pour la liberté de la presse, les journalistes et pour les sources n’est une sorte de leurre, de cache sexe d’une liberté d’expression totalement muselée. (suite…)


Rallié à un candidat qui avait critiqué la poignée de main entre Chirac et Poutine, le philosophe laisse transparaître son amertume : il est au bord de la rupture avec Sarkozy.

Note de Betapolitique : après Finkielkraut, c’est Gluscksman qui déchante. Ces messieurs qui font profession de philosophie devraient quand même faire l’effort de lire les discours de leurs candidats préférés, de regarder leurs actes passés, au lieu de se contenter de soutenir celui qui les a le plus souvent appelés sur leur téléphone portable. Ils devraient peut-être aussi apprendre à ne parler que de ce en quoi ils sont compétents. On espère qu’il y a quand même des sujets qu’ils travaillent…

Marianne :
C’est l’histoire d’un amour déçu. Celle d’un intellectuel de la gauche humaniste anti-totalitaire qui, séduit par les beaux discours d’un candidat de la droite se rallia à son camp. Devenu président, le candidat qui avait promis de ne jamais tomber dans les bras d’un dictateur leur fit la cour à tous. L’intellectuel de gauche s’en trouva fort dépourvu quand la bise à Poutine fut venue.

Il est des chemins politiques tortueux. Passer du col Mao au fan club de Nicolas Sarkozy en est un. En ce qui concerne André Glucksmann, la transition ne s’est certes pas faite en un jour, elle n’en fut pas moins, sans doute, précipitée. Et si l’ancien nouveau philosophe n’est pas forcément passé par la case « Rotary », les symptômes de sa conversion apparurent bien avant l’élection présidentielle de 2007.

Dès la fin des années 1980, André Glucksmann a commencé à promouvoir un atlantisme fondé sur l’anti-totalitarisme et les droits de l’homme. Rien d’étonnant, dès lors, à ce qu’il adhérât au discours de campagne de Nicolas Sarkozy qui promettait de ne jamais aller serrer la main d’un dictateur comme Vladimir Poutine.

Devenus en six mois des « amis de trente ans », les deux chefs d’Etat se tombent désormais régulièrement et chaleureusement dans les bras. L’invitation dans la datcha du Tsar ne saurait tarder. Et peut-être même qu’entre deux signatures de contrats gazo-pétrolifères Sarkozy se mettra à la Vodka…Realpolitik quand tu nous tiens.

« Complice d’aucune dictature » En janvier 2007, dans une tribune publiée dans Le Monde, où il annonçait son ralliement au candidat de l’UMP, fondé essentiellement sur les questions internationales, André Glucksmann citait Nicolas Sarkozy : « Je ne crois pas à ce qu’on appelle la Realpolitik qui fait renoncer à ses valeurs sans gagner un seul contrat. Je n’accepte pas ce qui se passe en Tchétchénie, parce que 250 000 Tchétchènes morts ou persécutés ce n’est pas un détail de l’histoire du monde. Parce que le général de Gaulle a voulu la liberté pour tous les peuples et la liberté, ça vaut aussi pour eux… Le silence est complice et je ne veux être complice d’aucune dictature »

Le discours est beau, trop évidemment pour être sincère. Car, entre temps, le candidat de l’UMP a fait du chemin… jusqu’au Kremlin en passant, c’est à noter, par Pékin et Tripoli. Ainsi Nicolas Sarkozy s’est empressé de féliciter Vladimir Poutine pour sa victoire écrasante aux élections législatives russes. Un scrutin entaché de nombreuses fraudes, parfois jusqu’à la caricature avec une participation de 100% en Tchétchénie où Poutine aurait recueilli 99% des suffrages…

Le plus étonnant est encore qu’André Glucksmann, ancien Mao, donc tacticien s’il en est, ait cru un instant que Nicolas Sarkozy ne passe, un jour, du discours aux actes. Redoutable rhéteur, le président de la République est d’abord un sophiste qui adapte son discours à son interlocuteur du moment jusqu’à l’attirer dans sa toile. Le reste importe peu. Le pragmatisme l’emporte toujours.

« Désillusion définitive » :  Dans un entretien accordé au Corriere della Serra le philosophe ne cache pas sa déception et espère qu’elle ne sera pas définitive : « Je ne comprends pas l’attitude de Nicolas Sarkozy mais les réactions timides de l’Occident annonçaient déjà un Poutine triomphant. L’Europe doit se secouer pour affronter un président terrorisé à l’idée de perdre le pouvoir. Sarkozy, comme presque tous les leaders européens et américains depuis quelques années, Clinton compris, s’est trompé. J’espère qu’il pourra revenir sur ses positions »

André Glucksmann avait « rêvé un temps d’un ticket Kouchner-Sarkozy ». Il est des rêves qui ne devraient jamais se réaliser. Le réveil est brutal. Installé, le binôme ne fait pas que des merveilles. On le sait, la réalité n’est jamais aussi belle que le conte de fées.

Transparent plus qu’à son tour, le chef de la diplomatie française (c’est bien lui…), humaniste devant l’Eternel mais pas devant Sarkozy, semble bien résolu à avaler toutes les couleuvres qu’on saura lui présenter aimablement pour conserver une place sur la photo. Le socialiste préféré de la droite française, muet sur la dérive poutinienne, prêt à tout pour jouer les premiers rôles et désormais réduit à celui de figurant, donne quotidiennement un exemple édifiant de ce qu’est l’ouverture à tous les vents : un courant d’air…

http://www.marianne2.fr/Glucksmann-Sarkozy-s-est-trompe-!_a81763.html


C’est clair que si le délinquant en question avait eu pour nom Zyed ou Bouna, la justice y aurait mis moins de formes…

Nouveau report du procès de Jean Sarkozy

[NOUVELOBS.COM | 05.12.2007 ]
La justice a décidé d’un nouveau report le temps qu’une expertise puisse être réalisée. Le fils du président est accusé de « délit de fuite » à la suite d’un accident de scooter.

Le procès pour « délit de fuite » de Jean Sarkozy, l’un des fils du président de la République Nicolas Sarkozy, qui devait se tenir mardi devant le tribunal correctionnel de Paris, a été renvoyé au 25 juin 2008 pour qu’une nouvelle expertise puisse être réalisée.

Arrivé peu avant 13h30, en compagnie de son avocat, Me Thierry Herzog, Jean Sarkozy a été accueilli par une meute de journalistes français et étrangers. Vêtu d’un costume sombre et d’une cravate noir, le jeune homme n’a fait aucune déclaration.

« Je n’ai rien à me reprocher », a-t-il simplement souligné devant les trois juges de la 10e chambre du tribunal qui ont ordonné une nouvelle expertise. Le rapport doit être déposé d’ici le 15 mai.

Le 10 octobre 2005, M’Hamed Bellouti s’est fait emboutir sa voiture place de la Concorde par un scooter qui a pris la fuite. Il a le temps de noter l’immatriculation et contacte son assureur qui écrit au propriétaire du scooter en janvier 2006.

Préjudice moral
En février 2006, la victime présumée porte plainte, plainte qui sera égarée un mois plus tard. Cependant, l’assureur a gardé une trace du document et fera connaître l’identité du conducteur du scooter à M’Hamed Bellouti. Le frère de ce dernier, militant UMP, se rendra même au QG de campagne de Nicolas Sarkozy où il sera reçu par une secrétaire. Mais sans résultat.

M’Hamed Bellouti décide alors de porter l’affaire au pénal, persuadé que Jean Sarkozy est « protégé » par la police et soucieux de faire valoir ses droits en démocratie. Il est d’autant plus choqué que la police, en janvier 2007, retrouve en l’espace de 10 jours, et grâce à des analyses ADN, le scooter volé de Jean Sarkozy.

M’Hamed Bellouti demande le remboursement des 260 euros de dégâts et 4.000 euros de dommages et intérêts pour préjudice moral.

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/societe/20071204.OBS8177/nouveau_report_du_proces_de_jean_sarkozy.html


Sarkozy et Dati ? Voilà un couple qui aurait de la gueule… Ca nous change de Bernadette !

Sous le président se cache un coeur tendre. La preuve en images….

Reçu du vigilant bloggeur Guy Birenbaum la vidéo suivante qui écrit ceci:

« Une scène cruciale a échappé à tous les observateurs. Ou presque… Heureusement, Salam93, le Posteur le plus vigilant, veille nuit et jour. Et surtout, il me mêle presque à tous ses mauvais coups. Salam a repéré hier des images assez explosives dans le journal télévisé du soir (20h heure de Paris et d’Alger) de Canal Algérie.

Il s’agit – soyons précis – de la chaîne destinée aux Algériens de l’étranger qui puise dans le stock d’images de la chaîne nationale. Ce JT en arabe est visible ici. Il dure 40 minutes dont environ 35 ont été consacrées à la visite de notre président.

Parmi les images diffusée hier soir Canal Algérie a diffusé un off commenté seulement sur la fin… C’est cette séquence que nous vous proposons Salam et moi. Ne manquez pas la 23ème seconde.

Une séquence qui nous a évidemment rappelé une fameuse émission de télévision…

Le Bachelor.

Avouez que c’est vraiment incroyablement ressemblant.

Moi, j’en connais au moins deux ou trois (de plus…) qui vont sacrément faire la gueule à madame Dati.

C’est Dadou qui va être contente !

http://anthelme.lejdd.fr/2007/12/05/2-sarkozy-une-rose-pour-dati 


Rachida Dati, le visage d’une France qui change

[Paris Mach TV 03/12/2007]
Sous le rose se cache une impression panthère… Avec l’aide de Dior, madame la garde des Sceaux renouvelle le style ministre de l’Intérieur. Rachida Dati aurait pu se réduire à un symbole, la nécessité de prouver aux enfants de l’immigration que l’ambition était possible. Si elle règne sur un des plus petits budgets du gouvernement français, 6,5 milliards d’euros – dix fois moins que l’Education nationale –, elle est devenue une figure de proue de la présidence. Nommée avec la mission de mettre en place une carte judiciaire « simplifiée » avant les municipales, elle accélère la cadence malgré les mouvements de contestation. Mais cette guerrière sait aussi jouer du sourire et occupe une place d’honneur dans toutes les visites d’Etat. On pourra la critiquer, l’attaquer, rien, désormais, n’attentera à son bonheur. La petite fille des cités a réalisé le rêve impossible. A 42 ans, Rachida Dati sait qu’elle a un destin.

Notre rédacteur en chef adjoint Elisabeth Chavelet décrypte cette ascension fulgurante et exemplaire.

http://www.parismatch.com/parismatch/dans-l-oeil-de-match/reportages/rachida-dati-le-visage-d-une-france-qui-change/(gid)/8012


DESPERATE HOUSEWIVES : Le réalisateur de la série télévisée culte envisage de mettre fin de manière prématurée à la série si la grève des scénaristes n’est pas bientôt résolue.

Les actrices fétiches de la série,  Eva Longoria, Marcia Cross, et Nicollette Sheridan se sont jointes à la manifestation de soutien aux scénaristes de la « Writers Guild Association », brandissant des placards appelant à l’Union Syndicale (Hollywood est devenu un nid de gauchiss’, on se croirait à Oaxaca !).

Le réalisateur de la série, Marc Cherry,  soutient également le mouvement et participe à la grève. Cette semaine il a laché une bombe : si lemouvement se poursuit, il envisage, en accord avec les chaînes partenaires de télévision, de mettre fin de manière prématurée à la série culte. (Si vous entendez un boum derrière vous, c’est votre femme/copine/fille qui vient de s’évanouir).

« Nous avons tout arrêté pour l’instant, et n’avons tourné que deux épisodes de réserve, la 8 et 9, c’est à dire que nous avons de quoi diffuser jusqu’à début décembre. Ensuite c’est fini. Si la grève dure trop longtemps, il est probable que les « networks » voudront récupérer le créneau très favorable que nous occupons à présent… cela signifierait une fin prématurée de la saison… et peut-être même de la série, étant donné que les actrices ont toutes d’autres engagements qui les attendent et que je ne peux pas les payer à ne rien faire. »

Marc Cherry compare une fin prématurée des « Desperate Housewives » à la fin brutale de « Dallas », il y a 25 ans… « Il y a un cyclone qui frappe dans l’épisode 9. Plein de gens vont rester sur leur faim, voulant savoir qui est mort, qui est blessé, qui a perdu sa maison… et ils risquent de ne pas l’apprendre avant longtemps. C’est comme pour l’assassinat de J.R. dans Dallas, quand j’étais adolescent… on a attendu très longtemps avant de savoir ! »

Et dire qu’il y a des gens qui se plaignent parce que la grève leur fait rater leur train de banlieue ! Aux USA la grève met en péril une série culte !  Vite, il faut leur envoyer Cécilia Sarkozy pour négocier….


La France, qui a toujours fait semblant d’avoir aboli les privilèges, adore les « fils de », « filles de », « épouses de… ». Comme le montrait à merveille l’excellent film « Ridicule » de Lecomte, Paris aujourd’hui, c’est Versailles en 1780 !

[Gala – 25/10/2007]

Les « fils et frères de » nos politiques ont du mal à respecter la loi…

  Une dose de recel de détournements de fonds, deux mesures de trafic de stupéfiants, une pincée de délit de fuite… Les hommes (et femmes) politiques sont comme tout le monde : ils ont parfois du mal à gérer leurs problèmes familiaux…

Pierre PasquaLa nouvelle est tombée lundi : le procureur de la République de Paris a requis deux ans de prison ferme contre Pierre-Philippe Pasqua, fils de Charles Pasqua pour recel de détournements de fonds présumés au détriment de la Sofremi, une société sous tutelle du ministère de l’Intérieur, ent re 1993 et 1995. Le litige concerne quelques 36 millions de francs (environ 5,5 millions d’euros) de commissions indues qui auraient atterri notamment dans les poches de M. Pasqua. Réfugié depuis plusieurs années en Tunisie et visé par un mandat d’arrêt international, Pierre-Philippe Pasqua a accepté de revenir en France en raison d’un « changement de climat » dans l’Hexagone. 

Jamal Dati Autre famille, autre délit : le frère de la garde des Sceaux, Jamal Dati, avait été condamné en août à douze mois de prison ferme par la cour d’appel de Nancy pour trafic de stupéfiants. Bien informé des évolutions de la justice, il vient d’ailleurs de demander à purger sa peine de prison ferme avec un bracelet électronique. Un autre frère de Rachida Dati, Omar, 35 ans, doit comparaitre à la mi-novembre: il est sous contrôle judiciaire depuis juin 2005 pour un trafic de cannabis.

Jean SarkozyLast but not least, le fils cadet du président de la République va également se retrouver devant la justice pour un vieil accrochage qui a eu lieu en 2005 : en scooter, Jean Sarkozy avait percuté l’arrière d’une voiture avant de prendre la fuite en « faisant un geste obscène », selon l’automobiliste, M’Hamed Bellouti. Celui-ci, pour récupérer les 260 euros que lui a coûté la réparation avait finalement décidé de citer le jeune Sarkozy en correctionnelle : verdict le 4 décembre.

http://www.gala.fr/l_actu/on_ne_parle_que_de_ca/dati_sarkozy_pasqua_tous_au_tribunal


C’est bien connu ! Si nous critiquons Rachida c’est parce que nous sommes racistes, si nous critiquons Ségolène c’est parce que nous sommes phallocrates, si nous critiquons Bush c’est parce que nous sommes anti-américains, si nous critiquons Israël c’est parce que nous sommes antisémites….

Quand il ne vous reste plus que ça comme argument….

L’élève Rachida compromise en examen
[Le Canard enchaîné» – mercredi 31 octobre 2007]
Le document ci-dessous a provoqué un véritable branle-bas de combat, le octobre, au ministère de la Justice. Réunions, coups de téléphone, conciliabules, il ne manquait plus qu’une « cellule de soutien psychologique » pour que le tableau de la tragédie soit complet. Il ne s’agit pourtant que d’un curriculum vitae dans lequel Rachida Dati, la garde des Sceaux, semble se prévaloir d’un prestigieux diplôme, le Master of Business Administration (MBA) délivré par le groupe HEC.

Le CV traffiqué de Rachida Dati
Extrait du curriculum vitae de deux pages qui figure au dossier administratif de Rachida Dati et qui est annoté de sa main. Pour l’année 1993, il est indiqué « MBA », diplôme qu’elle n’a pas décroché. Selon la ministre, la formule « Ancienne élève …  » est censée annuler la précédente. Sur un autre document, une « fiche personnelle » manuscrite, remplie en 1999, figure la même mention. Petite ruse pour se montrer sous le meilleur profil? Elève Rachida, au piquet!

En réalité, comme « L’Express » l’a écrit dans son dernier numéro, et comme le porte-parole de Rachida Dati l’a confirmé, elle n’a pas obtenu ce diplôme. Mais, affirme encore le porteparole, jamais, au grand jamais, elle n’a prétendu le contraire. Voire – Dans deux documents qui figurent dans le dossier administratif constitué tout au long de sa carrière de magistrate, Rachida Dati fait état de ce fameux MBA. Sans dire expressément qu’elle en est titulaire. Mais en cultivant l’ambiguïté, de sorte que certains magistrats ou hauts fonctionnaires ont pu comprendre, notamment à l’occasion d’une demande d’avancement, que la jeune Rachida était bien diplômée. Maladresse? Poser la question a mis la Chancellerie sens dessus dessous … (suite…)


Le 2 novembre 2007, parait « La nuit du Fouquet’s », par Ariane Chemin et Judith Perrignon, (120 p, Fayard, 12€) – ouvrage qui publie le nouveau « Who is Who » de la Sarkozie : la liste d’invités établie par Cécilia Sarkozy pour la soirée de la victoire électorale au Fouquet’s :

  • Mathilde Agostinelli, responsable de la communication de Prada-France
  • Robert Agostinelli, fondateur du fonds d’investissement Rhône Capital, membre du Council on Foreign Office
  • Christine Albanel, ex-directrice du château de Versailles, future ministre
  • Bernard Arnault, président de LVMH, numéro un du luxe français, première fortune de France
  • Arthur, producteur et animateur de télévision
  • Patrick Balkany, député-maire de Levallois-Perret
  • Isabelle Balkany, premier adjoint de son mari, vice-présidente du Conseil général des Hauts-de-Seine
  • Nicolas Baverez, essayiste, chroniqueur au Point
  • Nicolas Bazire, secrétaire général de LVMH
  • Antoine Bernheim, banquier d’affaires, président de la compagnie d’assurances Generali
  • Nicolas Beytout, directeur de la rédaction du Figaro
  • Basile Boli, ancien joueur de l’OM, héros de la finale de coupe d’Europe des Clubs champions 1993
  • Vincent Bolloré, PDG d’Havas, sixième groupe de communication mondial
  • Zofia Borucka, top model, femme de Jean Reno
  • Martin Bouygues, PDG de Bouygues, premier actionnaire de TF1
  • Conrada de La Brosse, dirigeante de la maison de l’Esprit de Château
  • François de La Brosse, publicitaire
  • Denis Charvet, ex-rugbyman du Racing, actionnaire de casinos
  • Marie-Anne Chazel, comédienne
  • Christian Clavier, acteur de cinéma
  • Stéphane Courbit, ex-président d’Endemol France
  • Agnès Cromback, présidente de Tiffany France
  • Bruno Cromback, joaillier, PDG d’Augis 1880
  • Jean-Claude Darmon, ex-président de Sportfive, ancien grand argentier du football français
  • Serge Dassault, PDG de Dassault et du journal le Figaro
  • Rachida Dati, future ministre
  • Jean-Claude Decaux, PDG de JCDecaux, leader mondial de mobilier urbain
  • Paul Desmarais Sr, milliardaire canadien, PDG de Power Corporation, actionnaire de plusieurs groupes français
  • Dominique Desseigne, PDG du groupe Barrière
  • François Fillon, futur Premier ministre
  • Bernard Fixot, éditeur de best-sellers
  • Valérie-Anne Giscard d’Estaing, éditrice, épouse de Bernard Fixot
    Albert Frère, première fortune de Belgique
  • Hugues Gall, président de l’Institut de financement du cinéma et des industries culturelles
  • Pascal Gentil, triple vainqueur de la coupe du monde de taekwondo
  • Pierre Giacometti, directeur général d’Ipsos France
  • Henri Guaino, conseiller spécial et « plume » du Président
  • Claude Guéant, préfet, futur secrétaire général de l’Elysée
  • Johnny Hallyday, première vente de disques en France
  • Laeticia Hallyday, épouse de Johnny Hallyday
  • Roger Karoutchi, futur secrétaire d’Etat
  • Patrick Kron, PDG d’Alstom
  • Bernard Laporte, sélectionneur de l’équipe de France de rugby
  • David Martinon, futur porte-parole de l’Elysée
  • Alain Minc, président d’AM Conseil, conseil de grands dirigeants
  • Henri Proglio, PDG de Veolia, ex-Compagnie générale des eaux
  • Jean-Pierre Raffarin, ancien Premier ministre
  • Jean Reno, acteur de cinéma
  • Andrée Sarkozy, mère du Président
  • François Sarkozy, frère du Président, vice-président du conseil de surveillance du groupe Bio-Alliance Pharma
  • Guillaume Sarkozy, frère du Président, ancien vice-président Medef
  • Xavier et Sylvie de Sarrau, les meilleurs amis
  • Eric Vu-an, maître de ballet au Ballet national de Marseille
  • Richard Virenque, ancien coureur cycliste et maillot de jaune du tour de France
  • Philippe Warrin, unique photographe présent au Fouquet’s, agence SIPA

[IES News Service / AP – 15/10/2007]
Le fils cadet de Nicolas Sarkozy, Jean, sera jugé le 4 décembre pour « délit de fuite » par le tribunal correctionnel de Paris – la procédure aura mis deux ans ! Le 10 octobre 2005, M’Hamed Bellouti s’est fait emboutir sa voiture place de la Concorde par un scooter qui a pris la fuite, en lui faisant un bras d’honneur. Il a eu le temps de noter l’immatriculation et contacte son assureur qui écrit au propriétaire du scooter en janvier 2006.

En février 2006, la victime présumée porte plainte, qui sera égarée un mois plus tard. Cependant l’assureur a gardé une trace du document et fera connaître l’identité du conducteur du scooter à M. Bellouti. Le frère de ce dernier, militant UMP, se rendra même au QG de campagne de Nicolas Sarkozy où il sera reçu par une secrétaire. Mais sans résultat.

M’Hamed Bellouti décide alors de porter l’affaire au pénal, persuadé que Jean Sarkozy est « protégé » par la police et soucieux de faire valoir ses droits en démocratie. Il est d’autant plus choqué que la police en janvier 2007 retrouve en l’espace de 10 jours et grâce à des analyses ADN, le scooter volé de Jean Sarkozy.

« Quand on lui vole son scooter il y a du zèle, quand il percute ma voiture, il n’y a plus de zèle », s’offusque M. Bellouti.

La presse internationale était là ce mardi pour relater cette nouvelle affaire surréaliste. La présidente de la 10e chambre a déclaré: «Je n’ai pas l’état civil complet de ce monsieur, Jean Sarkozy, et rien sur son casier judiciaire…». L’avocat de Jean Sarkozy, Thierry Herzog, a alors rétorqué: «Ce doit être, en effet, très difficile à trouver. Je crois savoir que son père se prénomme Nicolas et sa mère Marie.» Cette précision a déclenché des éclats de rire de la presse internationale.

M’Hamed Bellouti demande le remboursement des 260 € de dégâts et 4 000 € de dommages et intérêts pour préjudice moral.

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