Pasqua



Ce bouquin savoureux n’a pas connu le succès qu’il méritait. On murmure qu’il devait être réédité mais que les deux éditeurs successifs ont eu des « problèmes » divers… comme c’est étrange.  Heureusement Denis Laumont a pris la peine d’en publier les bons morceaux sur Internet. Un régal !!!

[Extraits de « 25 ans avec lui » de Jean-Claude Laumond – Editions Ramsay – 2001]

Jean-Claude Laumond … Chauffeur de M. Jacques Chirac et/ou de sa famille pendant 25 ans. Admirateur déçu. Admirateur de M. Charles Pasqua et de Mme Marie-France Garaud, la « muse ». G.O.D.F. 30ème°   – Jean-Claude Laumond fait publier, sous son nom, en septembre 2001, un ouvrage amer, mais savoureux et instructif, de souvenirs « Vingt-cinq ans avec Lui« , chez Ramsay.  

Pour les mémoires du chauffeur de Me François Mitterrand : Pierre Tourlier, avec la collaboration de Laurent Delmas, Conduite à gauche, Denoël, Paris 2000 ; Tonton, mon quotidien auprès de François Mitterrand, Rocher, Paris/Monaco, 2005.

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Quand je dis que je devins le chauffeur des Chirac, il faut comprendre le nom au sens générique. Les beaux-parents du ministre tenaient dans cette famille une place importante. M. de Courcel, son beau-père, trop tôt disparu, partageait ma passion des voitures et se toquait de vitesse, de performances et de records.
Chaque fois que je le conduisais, presque toujours sur les mêmes itinéraires, il gardait les yeux rivés à sa montre et, de carrefour en carrefour, comparait nos moyennes d’une fois sur l’autre.  (suite…)


[Nouveau Monde Editions – Radio France – 21/11/2008}
On ne touche pas à la Françafrique ! Aujourd’hui encore, alors que nos intérêts en Afrique sont de plus en plus menacés par la Chine, il ne fait pas bon critiquer les liens traditionnels qui unissent la France aux dirigeants de ses anciennes colonies. Jean-Marie Bockel, secrétaire d’État à la Coopération, l’a appris à ses dépens : ayant osé mettre en cause la Françafrique, il a été remercié par Nicolas Sarkozy. Il en fut de même en 1981 lorsque Jean-Pierre Cot voulut profiter de l’élection de François Mitterrand pour établir des rapports moins ambigus avec les États francophones d’Afrique.

Depuis l’indépendance de ces pays, Paris n’a jamais cessé d’imposer sa tutelle pour préserver ses intérêts économiques et politiques (uranium nigérien, pétrole gabonais, cacao ivoirien..

Pour réaliser cette ambition, les gouvernements français successifs ont employé les moyens les plus retors : putschs, envois de mercenaires, accords secrets autorisant Paris à s’immiscer dans les affaires intérieures, constitutions de réseaux barbouzards, pressions économiques. Ces intrusions ont parfois donné lieu à des épisodes sanglants et à des massacres dans lesquels la responsabilité de la France est engagée.

Qui est Monsieur X ? Personne ne le sait. Mais depuis plus de dix ans, semaine après semaine, il livre ses secrets sur France Inter. Une véritable moisson de révélations et surtout une lecture inédite et toujours surprenante des événements contemporains les plus brûlants. Cette collection rassemble pour la première fois en volumes thématiques ses meilleures enquêtes, constituant ainsi une véritable encyclopédie de notre histoire secrète.

http://www.decitre.fr/livres/Les-secrets-de-la-Francafrique.aspx/9782847363852


Une émission sur “Sarkozy et les femmes” brutalement supprimée

[Backchich – 26/01/2008]

A la place d’en laisser dire de belles sur Cécilia, Carla, Rachida, Rama et les autres, sujet visiblement brûlant, la chaîne de Bolloré a diffusé vendredi soir un film bien consensuel, Cinéma Paradiso. Ainsi va la vie des médias des amis de Sarkozy.

Vendredi soir 25 janvier, la chaîne Direct 8, qui soit-dit en passant appartient au grand ami de Nicolas Sarkozy, l’industriel Vincent Bolloré, a mystérieusement annulé la diffusion de l’émission « 88 minutes » consacrée, justement, à une « Spéciale Sarkozy et les femmes », comme claironnaient les responsables de la chaîne…

L’émission devait se dérouler en direct, ce vendredi 25 janvier, à 22h15. Fait rarissime en télévision, au dernier moment, les invités sont décommandés. Dans l’après-midi, ceux qui devaient révéler des anecdotes sur les femmes entourant notre président, reçoivent un coup de téléphone embarrassé des journalistes de la chaîne de Vincent Bolloré. La voix hésitante, ils expliquent que le débat a été annulé « pour des raisons techniques ».

Dommage, car sur le plateau, la conversation s’annonçait fertile. Le nouvel ami de Sarkozy, le publicitaire Jacques Séguéla, chez qui le président a rencontré Carla Bruni, était de la partie ; ainsi que Corinne Lepage, ancienne ministre, et les journalistes Laurent Léger (de Bakchich) et Michaël Darmon, auteurs de livres sur l’ ex-Première dame, Cécilia. Un vieux loup du RPR devait pointer son museau sur le plateau, l’ancien conseiller de Jacques Chirac, Charles Pasqua et Jean Tiberi : Jean-François Probst, lui aussi signataire d’un bouquin sur Les dames du président. Tout un programme… Les téléspectateurs ont eu droit, à la place, à une rediffusion du film Cinéma Paradiso. Ça c’est de l’info !

« Raisons techniques », également, si TF1 et Paris Match, deux grands médias appartenant à des proches de notre cher président, Bouygues et Lagardère, n’ont pas moufté sur les trois livres publiés au même moment sur Cécilia, trois ouvrages qui totalisent quelque 250 000 exemplaires mis en place dans les librairies.

Ainsi va la vie des médias des amis de Sarkozy.

http://www.bakchich.info/article2463.html


[Le Canard Enchaîné – 28/11/2007]

« Si vous ne prenez pas vos responsahilités devant la juge, on dit tout sur tout » : c’est l’avertissement sans frais de ses ex-directeurs de cabinet à la Mairie de Paris.

Chirac n’était pas habitué à pareil traitement. Surtout de la part de ses subordonnés. Peu avant sa mise en examen pour détournement de fonds publics, la semaine dernière, par la juge Xavière Simeoni, l’ex-président a été sèchement rappelé à ses devoirs par quatre de ses anciens directeurs de cabinet à la Mairie de Paris.

Piliers de la défunte Chiraquie, Robert Pandraud, Daniel Naftalski, Michel Roussin et Rémy Chardon ont été, avec d’autres, mis en examen pour cette affaire de chargés de mission fantômes. Et ils refusent de payer la note à la place du patron. L’avocat de l’une des 21 personnes mises en examen précise : « Ils lui ont fait passer le message: si vous ne prenez pas vos responsabilités devant la juge, on dit tout sur tout. Et pas seulement sur les emplois fictifs. »
Par exemple, sur l’implication de l’ancien maire dans des affaires de financement occulte …

« En guise d’apéritif », les quatre directeurs de cabinet (auxquels s’est joint Bernard Bled, ex-bras droit du maire Tiberi) ont envoyé, le 7 novembre, une lettre collective à la juge d’instruction. Dans ce courrier, révélé par »Le Point » (22/11), les Intéressés impliquent directement Chirac, avant d’affirmer: « Aucun des contrats en cause n’a été initié par l’un d’entre nous, ne concerne l’un de nos proches, ni ne nous a personnellement profité. »

Rigolade annoncée : L’initiative de cette lettre revient à Michel Roussin et à son avocat Pierre Haïk. Et ce n’est pas un hasard: après avoir goûté, en raison de ses anciennes fonctions, à la détention provisoire, à des mises en examen à foison et à une condamnation pénale (dans l’affaire des lycées d’Ile-de-France), Roussin en a aujourd’hui ras la casquette. Pandraud, qui connaît son Chirac (il a été aussi son ministre de la Sécurité en 1986), résume brutalement le sentiment de ses collègues: « Nous avions la crainte qu’il nous plante devant le juge, nous avons préféré le mettre au pied du mur. » Et il ajoute, un brin menaçant : « Si le juge nous interroge, on va rigoler … »

Par-delà une éventuelle condamnation pénale, les signataires de la lettre veulent éviter d’avoir à rembourser les salaires des employés fictifs (estimés entre 4 et 5 millions d’euros) à la Mairie de Paris, en lieu et place de Chirac. L’équipe Delanoë s’est en effet portée partie civile et demande à la justice que la Ville récupère son argent. Si le dossier suit son cours, Jacques et Bernadette vont devoir casser leur tirelire ou vendre à l’encan leur château de Bity (suite…)


La France, qui a toujours fait semblant d’avoir aboli les privilèges, adore les « fils de », « filles de », « épouses de… ». Comme le montrait à merveille l’excellent film « Ridicule » de Lecomte, Paris aujourd’hui, c’est Versailles en 1780 !

[Gala – 25/10/2007]

Les « fils et frères de » nos politiques ont du mal à respecter la loi…

  Une dose de recel de détournements de fonds, deux mesures de trafic de stupéfiants, une pincée de délit de fuite… Les hommes (et femmes) politiques sont comme tout le monde : ils ont parfois du mal à gérer leurs problèmes familiaux…

Pierre PasquaLa nouvelle est tombée lundi : le procureur de la République de Paris a requis deux ans de prison ferme contre Pierre-Philippe Pasqua, fils de Charles Pasqua pour recel de détournements de fonds présumés au détriment de la Sofremi, une société sous tutelle du ministère de l’Intérieur, ent re 1993 et 1995. Le litige concerne quelques 36 millions de francs (environ 5,5 millions d’euros) de commissions indues qui auraient atterri notamment dans les poches de M. Pasqua. Réfugié depuis plusieurs années en Tunisie et visé par un mandat d’arrêt international, Pierre-Philippe Pasqua a accepté de revenir en France en raison d’un « changement de climat » dans l’Hexagone. 

Jamal Dati Autre famille, autre délit : le frère de la garde des Sceaux, Jamal Dati, avait été condamné en août à douze mois de prison ferme par la cour d’appel de Nancy pour trafic de stupéfiants. Bien informé des évolutions de la justice, il vient d’ailleurs de demander à purger sa peine de prison ferme avec un bracelet électronique. Un autre frère de Rachida Dati, Omar, 35 ans, doit comparaitre à la mi-novembre: il est sous contrôle judiciaire depuis juin 2005 pour un trafic de cannabis.

Jean SarkozyLast but not least, le fils cadet du président de la République va également se retrouver devant la justice pour un vieil accrochage qui a eu lieu en 2005 : en scooter, Jean Sarkozy avait percuté l’arrière d’une voiture avant de prendre la fuite en « faisant un geste obscène », selon l’automobiliste, M’Hamed Bellouti. Celui-ci, pour récupérer les 260 euros que lui a coûté la réparation avait finalement décidé de citer le jeune Sarkozy en correctionnelle : verdict le 4 décembre.

http://www.gala.fr/l_actu/on_ne_parle_que_de_ca/dati_sarkozy_pasqua_tous_au_tribunal