Nicolapolice



Par contre les longs mois de prison de Julien Coupat sont bien réels, eux. Le message que la Sarkozye paniquée envoyait aux dissidents était clair: on a les moyens de vous faire chier grave, de vous foutre votre vie en l’air, même sur la base d’accusations fausses… alors tenez vous tranquilles.  Message compris 5/5 quand on voit comment la contestation, en cette période de guerre, de crise et de précarité, est retombée comme un flan.  Ce n’est pas pour rien que le virus « Indignés » a contourné la France, le flic Sarkozy a tout mis en place pour cela.

Vous croyez vraiment que cette plainte contre la machination politico-médiatique fabriquée par Michelle Alliot-Marie, sur une idée d’Alain Bauer et de Claude Guéant va aboutir ? Vous rêvez, on est en France, les juges ne crachent pas dans la gamelle dans laquelle ils mangent.

LE PV EST « BOURRÉ D’INVRAISEMBLANCES »

[Le Monde -11/11/2011]

« Faux et usage de faux en écriture publique » : voilà le motif pour lequel une information judiciaire a été ouverte, cette semaine à Nanterre, sur l’enquête des sabotages de TGV. Cette décision fait suite à la plainte du groupe Tarnac qui accuse la police antiterroriste d’avoir rédigé un procès-verbal mensonger pour lesmettre en cause, selon un de leurs avocats.

Les faits remontent à la nuit du 7 au 8 novembre 2008 : des dégradations sont commises sur une ligne TGV dans la Seine-et-Marne. Trois jours plus tard, dix personnes sont arrêtées. Parmi elles, Julien Coupat et sa compagne Yldune Levy. Ils sont alors mis en examen dans ce dossier, instruit à Paris, notamment pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste.

 A l’époque, la ministre de l’intérieur, Michèle Alliot-Marie, les avaient désignés comme « un groupe d’anarcho-autonomes », ce que réfute le groupe de Tarnac. Ils nient les accusations et leurs avocats ont toujours mis en cause la police, estimant que des soupçons de falsification pèsent sur certaines pièces importantes du dossier.

C’est dans ce contexte que l’enquête de police avait fait l’objet d’une vive controverse, une partie de la gauche, tout comme la défense, estimant qu’elle avait été fabriquée de toutes pièces pour accréditer l’idée qu’une menace violente existerait à l’ultragauche.

LE PV EST « BOURRÉ D’INVRAISEMBLANCES »

Selon les avocats du groupe de Tarnac, leur mise en cause repose notamment sur un PV de la sous-direction antiterroriste de la PJ française, faisant état d’une filature de Julien Coupat et Yldune Levy la nuit des faits, PV qui, selon eux, est un faux.

« C’est ce PV qui a permis les arrestations », explique Me Assous. « Or il est bourré d’invraisemblances qui rendent impossibles la présence de Julien Coupat et Yldune Levy à cet endroit-là et à ce moment-là », selon l’avocat qui souligne que le faux commis par un dépositaire de l’autorité publique relève de la cour d’assises. « Les enquêteurs ne cessent de clamer qu’ils avaient des éléments. Or après trois ans, il n’y a rien », affirme l’avocat convaincu que l’enquête de Nanterre conduira à la levée des mises en examen. (suite…)


On l’avait pas vu passer, celle là, en janvier 2008, hein ? Que le gouvernement protège le « .gouv.fr » contre les éventuelles arnaques, passe encore… mais qu’il étende cette conception à l’interdiction des sites parodiques, critiques ou tout simplement homonymiques de politiques – et qu’il ait les moyens de faire fermer les sites qui lui déplaisent sans même vous en notifier, c’est carrément un abus de la liberté d’expression.

Encore une bonne leçon apprise : la plus petite liberté que vous laisserez échapper sera tôt ou tard retournée contre vous au profit de l’autorité en place. Vous leur accordez le petit doigt, ils finissent par vous arracher le bras. Ce n’est pas étonnant que Sarkozy et Hu-Jintao aient pu évoquer « des valeurs communes » au G20. En matière de flicage Internet, la France n’a pas de lecons à donner à la Chine.

Le site parodique Delation-gouv.fr supprimé « suite à réclamation »
[Astrid Girardeau -Ecrans.fr – 02/04/2009]
Début janvier 2008, on rapportait que le régime juridique des noms de domaine en .fr était changé en tout discrétion. La cour d’appel de Paris décidait de faire application d’un décret du 6 février 2007 qui établit des règles de protection de l’Etat et des collectivités, des élus, des titulaires de marques, et des personnes physiques. Et le site parodique delation-gouv.fr, pourtant en ligne depuis près de deux ans, en a visiblement fait les frais la semaine dernière.

Le texte stipule que pour les noms de la République française, des institutions nationales, des services publics, des collectivités territoriales, ou du titulaire d’un mandat électoral ne peuvent être enregistrés comme nom de domaine que par les concernés.

Ceci prend en compte l’homonymie (si par exemple vous vous appelez Nadine Morano), mais aussi, plus largement, tout qui touche au parodique ou à la critique. « Par exemple, je ne peux pas enregistrer Ne-votez-pas-pour-Bertrand-Delanoe.fr », nous précisait alors Cédric Manara, professeur de droit à l’EDHEC. Surtout, avec ce décret, les institutions, personnes ou marques n’ont plus d’action en justice à lancer, elle peuvent faire supprimer un nom de domaine sans n’avoir rien à démontrer.

C’est ce qui semble être arrivé, la semaine dernière, au « Ministère du Civisme et de la Délation », site du jour préféré des lecteurs d’Ecrans.fr en 2007. « Nous n’avons pas été prévenus d’aucune manière que ce soit, nous raconte l’un de ses auteurs. Je me suis connecté par hasard et j’ai constaté les dégâts. »

Il poursuit : « On a ouvert un billet chez notre registrar, OVH, pour savoir ce qu’il se passait. Ils sont restés muets pendant plusieurs jours puis nous on a retourné un laconique : “L’AFNIC [responsable de la gestion des noms de domaines en France ndlr] a bloqué le domaine suite à réclamation”. Depuis aucun complément information. On en a déduit que ça venait de cette mesure. Je pense que si ça provenait d’une plainte, on aurait été informés par la Justice. »

Après une semaine de coupure, le site a été réinstallé sur : www.delation-gouv.com


Alain Bauer et ses copains sécuritaires ont fait fortune en vendant ce genre de « recettes miracles » aux communes appeurées – flicons, flicons… mais cela n’a pas servi à grand chose, si ce n’est à faire croire qu’on agissait…

Le fiasco de la surveillance vidéo en Grande Bretagne

[France Info – 09/05/2008]

On compte une caméra pour 14 Britanniques. Dans les années 90, la Grande Bretagne a développé cette politique ultra sécuritaire de surveillance pour faire reculer la criminalité et la délinquance. Aujourd’hui, le modèle montre ses limites.

Les responsables de la police britannique parlent d’un véritable fiasco. Ils dénoncent des dépenses trop importantes au regard des résultats : « Des milliards de livres ont été dépensés dans le matériel mais on n’a pas réfléchi à la manière dont la police allait utiliser les images et comment elles seraient présentées au tribunal« , explique Mike Neville, responsable du bureau des images de Scotland Yard.

Selon lui, les images provenant des 65 000 caméras londoniennes n’ont permis d’élucider que 3% des vols commis sur la voie publique. Certains rapports estiment même que l’argent dépensé dans la vidéosurveillance aurait sensiblement permis de faire baisser la criminalité s’il avait servi à augmenter l’éclairage public. Et pourtant, dans les années 90, le ministère de l’Intérieur y avait consacré 80% du budget anti-criminalité, environ 630 millions d’euros entre 1994 et 2004.

En France, le modèle britannique et ses 4,2 millions de caméras, sert encore d’exemple au gouvernement. L’année dernière le secrétaire d’Etat à l’emploi, Laurent Wauquiez, (alors porte parole du gouvernement) faisait valoir que « le système de surveillance britannique permettait d’assurer mieux la sécurité du territoire « .

De son côté, la ministre d’Intérieur Michel Alliot-Marie compte tripler le nombre de caméras, pour porter le chiffre à 60.000 avant la fin de l’année 2009. Une politique qu’elle explique par la lutte contre le terrorisme. En 2005, la vidéosurveillance avait contribué à identifier les quatre poseurs de bombes des attentats de Londres, qui avaient fait 56 morts.

http://www.france-info.com/spip.php?article132075&theme=14&sous_theme=14


Vient de paraître mars 2008
La frénésie sécuritaire : Retour à l’ordre et nouveau contrôle social

Sous la direction de Laurent Mucchielli, avec des contributions de Bruno Aubusson de Cavarlay, Jean Danet, Éric Heilmann, Christine Lazerges, Philip Milburn, Christian Mouhanna, Pierre Piazza, Mathieu Rigouste et Serge Slama.

Les années 1997-2002 furent celles du « tournant sécuritaire », marqué par la surenchère électorale sur ce thème de l’ »insécurité ». Mais, depuis 2002, la France est engagée dans une véritable « frénésie sécuritaire », qui n’a fait que s’aggraver depuis l’élection présidentielle de 2007.

Chasse aux étrangers sans-papiers, internement prolongé d’adultes et d’enfants en zones de rétention, multiplication des infractions et des sanctions, remise en cause de la justice des mineurs, atteinte à certaines libertés au nom de la lutte antiterroriste, pression croissante du pouvoir politique sur les magistrats, explosion de la population carcérale, mais aussi abandon de la police de proximité, recours croissant au fichage, à la vidéosurveillance et à la biométrie, montée en puissance des technologies et des doctrines d’origine militaire.

Les auteurs de ce livre, spécialistes reconnus dans leurs domaines, décryptent les facettes de cette frénésie, ses origines idéologiques et sa mise en scène médiatique. À partir de leurs recherches, études et enquêtes, ils montrent qu’elle ne répond pas à la demande de sécurité des populations et alertent sur l’avènement possible d’une nouvelle « société sécuritaire ».

Laurent Mucchielli, sociologue, directeur de recherches au CNRS (CESDIP), est l’auteur de nombreux travaux sur les délinquances, leur traitement pénal et le débat public sur la sécurité. Il a notamment dirigé Les Bandes de jeunes (La Découverte, 2007, avec M. Mohammed) et Gendarmes et voleurs (L’Harmattan, 2007).

http://www.cesdip.org/spip.php?article323


8 avril 2008: Journée d’études :

Le Centre de Paris de l’Université de Chicago et le Centre de Recherches Sociologiques sur le Droit et les Institutions Pénales (CESDIP) organisent une journée d’études sur le thème :  » La frénésie sécuritaire : retour à l’ordre et nouveau contrôle social » au Centre de Paris de l’Université de Chicago, 6 rue Thomas Mann, 75013 Paris (Métro : Bibliothèque François Mitterrand – Ligne 14, RER C)

le mardi 8 avril 2008, de 9 h 30 à 17 h 30 – Entrée libre sur invitation

Programme :

  • – Contextes et enjeux de la frénésie sécuritaire : Laurent MUCCHIELLI (CNRS-CESDIP)
  • – Cinq ans de frénésie pénale : Jean DANET (Université de Nantes)
  • – Un populisme pénal contre la protection des mineurs : Christine LAZERGES (Université Paris 1)
  • – La justice sous pression : Philip MILBURN (Université Versailles Saint-Quentin)
  • – La nouvelle inflation carcérale : Bruno AUBUSSON DE CAVARLAY (CNRS-CESDIP)
  • – Politique d’immigration : un laboratoire de la frénésie sécuritaire : Serge SLAMA (Université d’Evry-Val-d’Essonne)
  • – Police : de la proximité au maintien de l’ordre généralisé ? : Christian MOUHANNA (CNRS-CESDIP)
  • – La guerre à l’intérieur : la militarisation du contrôle des quartiers populaires : Mathieu RIGOUSTE (Université Paris 8-Saint-Denis)
  • – La vidéosurveillance, un mirage technologique et politique : Eric HEILMANN (Université Louis Pasteur de Strasbourg)
  • – La biométrie : usages policiers et fantasmes technologiques : Pierre PIAZZA (Université de Cergy-Pontoise)
  • La journée sera animée par Bernard HARCOURT (professeur à l’Université de Chicago)

Merci de confirmer votre présence à Murielle POLIDORI (polidori@cesdip.com – Tél. : 01.34.52.17.00 – Fax : 01.34.52.17.17)

http://www.cesdip.org/spip.php?article323


Ce texte est un scandale !!! Quand on a fini sa peine, on sort… là, quand on aura fini sa peine, on vous en rajoutera une. Si le criminel est malade mental, alors il faut l’interner. Mais là on ouvre la porte à la relégation, comme le faisait Fourier à l’époque du bagne. Les « relégués » qui ne mourraient pas n’avaient pas le droit de rentrer une fois leur peine terminée, le gouvernement pouvant les obliger à rester sur place, comme relégués « libres ».

Côté sécuritaire, c’est le grand retour de la droite de 1870… Sarko en Versaillais, ça ne me surprend pas.

[Reuters – 07/02/2008]
Le Parlement a adopté définitivement le projet de loi présenté par la garde des Sceaux, Rachida Dati, qui permet le maintien des criminels les plus dangereux dans des centres fermés à leur sortie de prison. Après les députés la veille, les sénateurs ont entériné jeudi le texte mis au point lundi par une commission mixte paritaire (CMP) Assemblée-Sénat. Le projet de loi est donc définitivement adopté par le Parlement.

L’opposition a d’ores et déjà annoncé qu’elle saisirait le Conseil constitutionnel. Elle estime que ce texte ne respecte ni la Constitution, ni la Convention européenne des droits de l’homme.

« Il s’agit d’un texte important et ambitieux« , a dit la garde des Sceaux. « Il vise à mieux protéger les Français. Il est attendu des Français. Il offre une prise en charge nouvelle aux personnes condamnées qui restent d’une particulière dangerosité à la fin de leur peine« , a-t-elle affirmé. [C’est exactement le même argument que Fourrier et les Nazis, il s’agit de ‘protéger’ les Français et donc d’extirper le délinquant du corps social… la prochaine étape c’est le bagne ou la chambre à gaz]

« Ce texte appelle de notre part nos plus expresses réserves car il porte atteinte à deux principes fondamentaux de notre droit pénal« , a pour sa part déclaré la socialiste Elisabeth Guigou, ancien garde des Sceaux.

« Passer de l’homme jugé coupable à l’homme supposé dangereux, c’est piétiner un principe fondamental de notre droit depuis la Déclaration universel des droits de l’homme et du citoyen« , a-t-elle affirmé.

Ce projet de loi reprend des engagements de Nicolas Sarkozy après plusieurs crimes intervenus durant l’été et qui ont choqué l’opinion publique.

Le texte prévoit la création de « centres socio-médico-judiciaires » dans lesquels pourront être retenus, une fois leur peine accomplie, les criminels jugés dangereux et susceptibles de récidiver. [Centres socio-médico-judiciaires qui n’existent pas encore et qui mettront des années à être construits, en nombre insuffisant, pour cause de restrictions budgétaires. Au final, les « supposés dangereux » resteront tout simplement en prison, jusqu’à leur mort]

Il reprend le principe, contesté par nombre de juristes, d’une rétroactivité de la loi, c’est-à-dire de son application aux personnes déjà condamnées.

La rétention de sûreté, qui pourra être prononcée pour une durée d’un an renouvelable, s’appliquera « à titre exceptionnel » après décision de la chambre de l’instruction. Elle devra constater « une probabilité très élevée » de récidive, la personne condamnée « souffrant d’un trouble grave de la personnalité ».

Dans sa seconde partie, le texte prévoit de remplacer le non-lieu pour raison psychiatrique par « une ordonnance d’irresponsabilité pénale pour cause de trouble mental », le juge d’instruction transmettant le dossier à la chambre de l’instruction.

http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-34219247@7-37,0.html 


Outre le fait que les « totos » et leurs pétards font bien moins de dégats que les Corses, je ne suis pas trop inquiet : 50% de la mouvance gauchiste en France est constituée soit d’agents provocateurs au service de la police, soit d’informateurs des R.G. ou carrément de flics infiltrés. On l’a encore vu lors des récentes manifs de No-Border : il y avait un paquet de mecs sportifs en bombers et keffieh, super mobiles, super bien organisés et qui passaient allègrement entre les rangs de la police…

… mais la peur de l’anarchiste poseur de bombes, ça marche toujours pour faire trembler le bourgeois et l’encourager à aller se jeter dans les bras de la police.

Agents provocateurs de la police[Le Monde 02/02/2008]
Les renseignements généraux sont formels : on assiste, en France, à la résurgence d’une mouvance, qualifiée pour l’heure d' »anarcho-autonome », violente, qui prospère sur le terreau des conflits sociaux touchant les jeunes tels que l’opposition au contrat première embauche (CPE), en 2006, et à la loi LRU, en 2007.

« L’affaiblissement à droite comme à gauche des partis politiques qui permettent d’exprimer les frustrations sociales se traduit, l’histoire de France et de ses voisins le montre, par l’apparition de mouvements radicaux et violents », indique au Monde Michèle Alliot-Marie, ministre de l’intérieur.

A Toulouse, dans la nuit du 24 au 25 novembre 2007, deux hommes et une femme sont interpellés alors qu’ils viennent de faire sauter un engin explosif dans un champ. Randall V., 20 ans, Grégoire M., 22 ans, et Daphné C., 21 ans, transportent avec eux un produit explosif, le triacétone triperoxyde (TATP), placé dans le couvercle d’une boîte en fer avec un inflammateur de type « détaupeur ». Ce dispositif était relié à deux fils soudés à une pile de 9 volts, le tout étant raccordé à un minuteur électrique.

A leur domicile toulousain, les enquêteurs retrouvent une importante documentation « anarchiste », avec des noms évocateurs : L’Insurrection qui vient, ou Organe de liaison au sein du parti imaginaire. Sur le disque dur de leur ordinateur, quelques phrases comme : «  C’est ici qu’on se rassemble pour tout faire partir en cendres. »

Les policiers procèdent à des rapprochements. Ces trois jeunes gens sont rattachés à la mouvance « autonome » de la région nantaise, en particulier à Baptiste H., très en vue, à l’automne 2007, lors du blocage de l’université Rennes-II contre la loi LRU. Les services de renseignements le suspectent même d’avoir tenté de constituer à l’époque un groupe armé.

Randall V. avait été signalé en mai 2006 à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), où il logeait dans un squat « politique », et il s’était fait remarquer des policiers lors des manifestations anti-CPE. Quant à Daphné C., elle s’était introduite en compagnie d’une vingtaine de jeunes de la mouvance autonome dans les locaux du consulat du Danemark, en mars 2007, toujours en Loire-Atlantique.

L’explosif découvert intrigue également les enquêteurs. Le TATP a été utilisé, en mars 2006, contre deux distributeurs de billets installés près de Nantes, mais aussi lors d’une manifestation contre la construction de l’établissement pénitentiaire pour mineurs d’Orvault (Loire-Atlantique).

Plusieurs foyers sont repérés : en Bretagne, où l’on dénombre deux squats « politiques », dans le Sud-Ouest, mais aussi en région parisienne. Autre exemple de cette porosité, les enquêteurs ont découvert en perquisition à Toulouse un passeport établi au nom de Pierre D., arrêté en mars 2006 lors de l’occupation des locaux parisiens de l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS).

Selon un rapport des RG, cette mouvance se caractérise donc par « une grande mobilité (…) ayant pour objectif de créer des foyers de lutte ». Et les enquêteurs de souligner « l’apparition d’une génération de militants déterminés à passer à l’action violente ».

Cela aurait pu être le cas, à Fontenay-sous-Bois (Val-de-Marne), le 19 janvier. Ce jour-là, Damien B., Yvan H. et Bruno L. sont arrêtés en possession d’un pochon avec des clous tordus, des rouleaux de Scotch, un sachet de poudre blanche, un produit allume-feu, ainsi qu’un bocal contenant 2,28 kg de poudre blanche.

Envoyée au laboratoire de la préfecture de police de Paris, il s’avère que cette poudre est un mélange hautement explosif de sucre et de chlorate de soude. Pour les experts, l’association de ces éléments peut conduire à la confection d’un « engin explosif à fragmentation et à potentialité létale ».

Comme à Toulouse, les enquêteurs saisissent en perquisition de la documentation « anarchiste ». Déférés et mis en examen, deux des jeunes sont écroués. Là encore, les services stigmatisent « la montée en puissance d’une nouvelle génération d’agitateurs, en phase de radicalisation ».

D’autant que, quelques jours plus tard, à Bourges, le 23 janvier, un autre militant, Franck F., est retrouvé porteur de deux sacs d’un kilogramme de chlorate de soude et de plusieurs documents, dont l’un, rédigé en italien, détaille la fabrication d’une bombe. Il était en compagnie d’une jeune femme dont le profil ADN correspond aux traces retrouvées, en mai 2007, à Paris, sur un engin explosif placé sous une dépanneuse de la préfecture de police. Les douaniers ont retrouvé dans leurs affaires trois plans de l’établissement pénitentiaire pour mineurs de Porcheville (Yvelines). [Note de mise-à-jour de 2009: il s’avèrera, lors de l’instruction, que cette information est totalement bidon et que Frank F. ne transportait rien de tout cela]

http://www.lemonde.fr/societe/article/2008/02/01/les-rg-s-inquietent-d-une-resurgence-de-la-mouvance-autonome_1006266_3224.html


Le service après vente du Traité européen de Lisbonne
[Denis Perais – mercredi 2 janvier 2008]
Le Traité européen, signé à Lisbonne par les chefs d’Etat et de gouvernement des vingt-sept pays de l’Union européenne le 13 décembre dernier, est entré dans sa phase de ratification [1]. En France, contrairement à 2005, c’est la voix parlementaire qui a été retenue par Nicolas Sarkozy.

Après un premier article, publié le 22 octobre 2007, nous revenons ici, à l’occasion de cette signature, sur la façon dont les médias continuent d’aborder les questions que soulèvent le Traité : Quel est son contenu ? Faut-il ou non l’approuver ? Par quelle voie doit-il être approuvé ou rejeté ?

Bref : Comment la plupart des médias informent-ils sur ces sujets et prennent-ils position ?

Une “couverture minimaliste…
La signature du traité à Lisbonne le 13 décembre marque le démarrage d’une course de vitesse pour ou contre la ratification de ce texte majeur qui, prévu pour entrer en vigueur dès le 1er janvier 2009, aura, qu’on y soit favorable ou non, d’importantes répercussions politiques

La plupart des médias ont assuré un service minimum [2]. Pas de grands dossiers ou débats, que ce soit dans la presse écrite ou audiovisuelle. En particulier, aucune des émissions politiques télévisées ou radiophoniques programmées à une date proche de la signature du traité n’a été consacrée à cette question.
(suite…)


Citation : Ce superpouvoir sera accordé uniquement dans les affaires les plus graves (terrorisme, pédophilie, meurtre, torture, trafic d’armes et de stupéfiants, enlèvement, séquestration, proxénétisme, extorsion, fausse monnaie, blanchiment et aide à l’entrée et séjour d’un étranger), dès lors que les faits sont commis en bande.

Dormez braves gens ! C’est sûr et certain que Nicolapolice ne sera pas tenté d’utiliser cette nouvelle arme d’intrusion dans nos vies privées contre de simples citoyens… sûr et certain. Tout aussi sûr et certain que la cellule antiterroriste de l’Élysée dirigée par Christian Prouteau n’avait pas le droit d’espionner des journalistes et autres citoyens ordinaires…

Si tu crois cela, tu es bien naïf !

[Le Figaro – 14/12/2007]

Pour combattre le crime organisé et la pédophilie,la future loi d’orientation sur la sécurité va autoriser les services à placer des dispositifs espions sur les Mac et PC.

Les ordinateurs vont-ils devenir les pires ennemis des voyous ? La police est en passe d’obtenir le droit de placer sur les machines des particuliers et des entreprises des clés de connexion, souvent semblables à des clés USB, pour espionner des suspects dans le cadre d’enquêtes sur la délinquance organisée.

Elle pourra même installer à distance des logiciels pirates, sortes de chevaux de Troie, qui la renseigneront en temps réel sur tout ce qui entre et sort d’un PC ou d’un Mac. Cette autorisation spéciale devrait figurer noir sur blanc dans la future loi d’orientation et de programmation pour la sécurité intérieure (Lopsi 2) que Michèle Alliot-Marie présentera en Conseil des ministres au début de l’année prochaine.

Ce superpouvoir sera bien sûr placé sous le contrôle du juge d’instruction, mais aussi du juge des libertés et de la détention (JLD), notamment pour les enquêtes préliminaires. Et accordé uniquement dans les affaires les plus graves (terrorisme, pédophilie, meurtre, torture, trafic d’armes et de stupéfiants, enlèvement, séquestration, proxénétisme, extorsion, fausse monnaie, blanchiment et aide à l’entrée et séjour d’un étranger), dès lors que les faits sont commis en bande.

Aussi surprenant que cela puisse paraître, la justice ne pouvait autoriser jusqu’alors que le placement de caméras et de micros espions dans les lieux privés. Elle n’avait pas le droit d’intervenir de façon occulte sur les ordinateurs qui restaient des sanctuaires, sauf peut-être pour les services de renseignements…

Certes, la police et la gendarmerie pouvaient exiger des informations auprès des fournisseurs d’accès à Internet. Mais les obstacles restaient innombrables. (suite…)


C’est clair que si le délinquant en question avait eu pour nom Zyed ou Bouna, la justice y aurait mis moins de formes…

Nouveau report du procès de Jean Sarkozy

[NOUVELOBS.COM | 05.12.2007 ]
La justice a décidé d’un nouveau report le temps qu’une expertise puisse être réalisée. Le fils du président est accusé de « délit de fuite » à la suite d’un accident de scooter.

Le procès pour « délit de fuite » de Jean Sarkozy, l’un des fils du président de la République Nicolas Sarkozy, qui devait se tenir mardi devant le tribunal correctionnel de Paris, a été renvoyé au 25 juin 2008 pour qu’une nouvelle expertise puisse être réalisée.

Arrivé peu avant 13h30, en compagnie de son avocat, Me Thierry Herzog, Jean Sarkozy a été accueilli par une meute de journalistes français et étrangers. Vêtu d’un costume sombre et d’une cravate noir, le jeune homme n’a fait aucune déclaration.

« Je n’ai rien à me reprocher », a-t-il simplement souligné devant les trois juges de la 10e chambre du tribunal qui ont ordonné une nouvelle expertise. Le rapport doit être déposé d’ici le 15 mai.

Le 10 octobre 2005, M’Hamed Bellouti s’est fait emboutir sa voiture place de la Concorde par un scooter qui a pris la fuite. Il a le temps de noter l’immatriculation et contacte son assureur qui écrit au propriétaire du scooter en janvier 2006.

Préjudice moral
En février 2006, la victime présumée porte plainte, plainte qui sera égarée un mois plus tard. Cependant, l’assureur a gardé une trace du document et fera connaître l’identité du conducteur du scooter à M’Hamed Bellouti. Le frère de ce dernier, militant UMP, se rendra même au QG de campagne de Nicolas Sarkozy où il sera reçu par une secrétaire. Mais sans résultat.

M’Hamed Bellouti décide alors de porter l’affaire au pénal, persuadé que Jean Sarkozy est « protégé » par la police et soucieux de faire valoir ses droits en démocratie. Il est d’autant plus choqué que la police, en janvier 2007, retrouve en l’espace de 10 jours, et grâce à des analyses ADN, le scooter volé de Jean Sarkozy.

M’Hamed Bellouti demande le remboursement des 260 euros de dégâts et 4.000 euros de dommages et intérêts pour préjudice moral.

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/societe/20071204.OBS8177/nouveau_report_du_proces_de_jean_sarkozy.html


Sarkozy et Dati ? Voilà un couple qui aurait de la gueule… Ca nous change de Bernadette !

Sous le président se cache un coeur tendre. La preuve en images….

Reçu du vigilant bloggeur Guy Birenbaum la vidéo suivante qui écrit ceci:

« Une scène cruciale a échappé à tous les observateurs. Ou presque… Heureusement, Salam93, le Posteur le plus vigilant, veille nuit et jour. Et surtout, il me mêle presque à tous ses mauvais coups. Salam a repéré hier des images assez explosives dans le journal télévisé du soir (20h heure de Paris et d’Alger) de Canal Algérie.

Il s’agit – soyons précis – de la chaîne destinée aux Algériens de l’étranger qui puise dans le stock d’images de la chaîne nationale. Ce JT en arabe est visible ici. Il dure 40 minutes dont environ 35 ont été consacrées à la visite de notre président.

Parmi les images diffusée hier soir Canal Algérie a diffusé un off commenté seulement sur la fin… C’est cette séquence que nous vous proposons Salam et moi. Ne manquez pas la 23ème seconde.

Une séquence qui nous a évidemment rappelé une fameuse émission de télévision…

Le Bachelor.

Avouez que c’est vraiment incroyablement ressemblant.

Moi, j’en connais au moins deux ou trois (de plus…) qui vont sacrément faire la gueule à madame Dati.

C’est Dadou qui va être contente !

http://anthelme.lejdd.fr/2007/12/05/2-sarkozy-une-rose-pour-dati 


Rachida Dati, le visage d’une France qui change

[Paris Mach TV 03/12/2007]
Sous le rose se cache une impression panthère… Avec l’aide de Dior, madame la garde des Sceaux renouvelle le style ministre de l’Intérieur. Rachida Dati aurait pu se réduire à un symbole, la nécessité de prouver aux enfants de l’immigration que l’ambition était possible. Si elle règne sur un des plus petits budgets du gouvernement français, 6,5 milliards d’euros – dix fois moins que l’Education nationale –, elle est devenue une figure de proue de la présidence. Nommée avec la mission de mettre en place une carte judiciaire « simplifiée » avant les municipales, elle accélère la cadence malgré les mouvements de contestation. Mais cette guerrière sait aussi jouer du sourire et occupe une place d’honneur dans toutes les visites d’Etat. On pourra la critiquer, l’attaquer, rien, désormais, n’attentera à son bonheur. La petite fille des cités a réalisé le rêve impossible. A 42 ans, Rachida Dati sait qu’elle a un destin.

Notre rédacteur en chef adjoint Elisabeth Chavelet décrypte cette ascension fulgurante et exemplaire.

http://www.parismatch.com/parismatch/dans-l-oeil-de-match/reportages/rachida-dati-le-visage-d-une-france-qui-change/(gid)/8012


Racisme : la guérilla aux portes de Paris

[Claude Ribbe – 27/11/2007]

La banlieue nord de Paris connaît actuellement un embrasement sans précédent. Il n’y a aucun précédent car, cette fois, la violence exprimée à l’égard de la police est extrême et les jeunes recherchent tous les politiciens de la région pour les lyncher. D’emblée, le commissaire de police de Sarcelles, la ville voisine, a été sérieusement frappé au visage et soixante policiers ont été blessés la nuit dernière dont cinq grièvement. Il semblerait que l’usage d’armes à feu leur interdise l’entrée de la cité. Il s’agit d’une véritable guérilla.

Je connais très bien Villiers-le-Bel puisque je viens d’y être candidat aux élections législatives – sans investiture et sans moyens – et que rien ne m’interdit d’y être à nouveau candidat – pourquoi pas avec des moyens, cette fois ? – puisque une nouvelle élection doit y avoir lieu dans quelques semaines après la démission de Dominique Strauss-Kahn, le milliardaire parisien  » de gauche » qui a été élu contre moi le 17 juin dernier.

Car personne, non personne, ne dit que l’homme politique responsable de cette zone de non droit et du climat insurrectionnel qui y règne s’appelle Dominique Strauss-Kahn et qu’il a fui sa circonscription voici deux mois pour devenir directeur général du FMI. Le fonctionnaire le mieux payé de Washington. Les jeunes «noirs» de Villiers-le-Bel, où il avait pourtant son bureau en tant que président de la communauté de communes du Val de France, désormais c’est bien loin pour lui. Strauss Kahn a passé la main à François Pupponi, maire de Sarcelles, un partisan du communautarisme qui se dit lui aussi de gauche, mais qui passe son temps à faire la fête à Paris en payant ses additions dans les restaurants et les hôtels chics avec une carte de crédit à son nom dont les factures sont réglées par la SEM Chaleur, la société chargée de chauffer les immeubles de Sarcelles…

(suite…)


Rien ne va plus pour les gérants de supérettes Casino

]

Ni commerçants indépendants, ni salariés, des gérants de supérettes Petit Casino dénoncent leurs conditions de travail. Plus de 70 heures hebdomadaires pour des revenus inférieurs au SMIC. Comment vivent ces sous-travailleurs de la grande distribution? Enquête de Marie Dupin.

Cela fait bientôt trois ans que Christophe et Katie Léger travaillent pour le groupe Casino, en tant que gérants-mandataires d’un Spar de 300 mètres carrés en plein centre-ville d’Arras, dans le Pas-de-Calais.

Aujourd’hui, ils craquent, et ils ont décidé de raconter. « On travaille six jours sur sept, du mardi au dimanche compris, et le lundi on doit faire le ménage et les papiers », explique Christophe. Au total, 155 heures hebdomadaires pour le couple, pour 1 800 euros net à deux.

Des responsabilités de chef d’entreprise… pour moins que le smic

Des témoignages comme celui-ci affluent sur Internet. De nombreux gérants du groupe Casino (Spar, Casitalia, Petit Casino) décrivent la même situation. Celle de responsables de supérette qui doivent assumer les responsabilités d’un chef d’entreprise sans en avoir aucun avantage. Des horaires impossibles, mais aussi des charges insurmontables. Christophe Léger raconte:

« Non seulement on est payés une misère, mais en plus s’il y a des vols dans le magasin ou des chèques en blanc, c’est à notre charge, les frais bancaires c’est pour nous aussi. Si on veut embaucher quelqu’un, on doit le payer avec notre pauvre même pas smic ». (Voir la vidéo)

Comme Christophe et Katie Léger, la plupart des gérants-mandataires du groupe Casino travaillent en couple. Attirés par l’indépendance du statut, nombreux sont ceux qui signent un contrat de cogérance avec le groupe Casino. Ils sont alors soumis à la convention collective des maisons d’alimentation du 18 juillet 1963. Une convention qui définit un statut hybride: celui de gérants qui ne sont ni indépendants, ni salariés. Leur revenu: 6% du chiffre d’affaires, avec un minimum garanti de 1935 euros brut, à deux.

http://rue89.com/2007/12/03/rien-ne-va-plus-pour-les-gerants-de-superettes-casino


[Sébastien Fontenelle – 29/11/2007]

(…) klaxonner la voix des maîtres du pays, pour l’anticiper au besoin – et quand deux gamins crèvent dans leurs banlieues, pour ne pas questionner, surtout, la « version policière », un peu comme si le seul fait de l’interroger valait crime de lèse-forces de l’ordre.

Mais quant à nous, camarades?

Est-ce que nous ne savons pas, depuis 2005 et la mort de Zyed Benna et Bouna Traoré, qu’en de telles tragédies la parole officielle n’est (certes) pas d’évangile?

2005, ce n’est pas vieux: et nous n’avons certainement pas oublié qu’alors, un homme qui était, comme disait la presse, « le premier flic de France », Nicolas Sarkozy, ministre de l’Intérieur, a vite présenté, c’était la version policière à son plus haut niveau, Zyed et Bouna, morts, comme des cambrioleurs – et ce n’était pas vrai (2).

(…) En sorte que deux ans plus tard, quand de nouveau deux gamins crèvent dans l’une de ces banlieues où rien n’a changé (3), nous nous sentons assez fondés à vérifier deux fois la version officielle, avant que de l’applaudir: non parce que la vérité serait ailleurs, comme dans une série conspirationniste, mais parce que nous avons retenu que Nicolas Sarkozy avait, par son empressement de novembre 2005, un peu discrédité la parole des autorités.

Or donc.

La version autorisée de la « collision » de Villiers-le-Bel, telle qu’elle fut d’abord diffusée par la presse, mentionnait, rappelle-toi, qu’une « voiture de police » avait été « heurtée sur l’aile gauche » par la moto des gamins, Laramy et Mouhsin – mais dans le même temps un journaliste de l’AFP observait sur la voiture « des traces » d’un violent « choc frontal ».

Et là, nous nous sommes, c’est vrai, demandé, au risque du complotisme, si cette voiture, percutée sur l’aile gauche, n’aurait pas dû porter des traces d’un violent choc sur l’aile gauche, plutôt que d’un violent choc frontal?

Mais cette question, l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) se l’est aussi posée – puisqu’elle a très vite répondu, « en se fondant notamment sur le témoignage d’un major pompier présent sur les lieux » (4), que la voiture avait « subi des dégradations à coups de barre de fer après l’accident ».

Cette première évolution de la version policière n’est pas (du tout) anodine: elle montre que l’IGPN a voulu trouver ailleurs que dans la collision une explication aux traces de violent choc frontal relevées par le mec de l’AFP.

Un peu comme si l’IGPN doutait qu’une collision sur l’aile gauche puisse laisser de telles traces.
La suite, géniale comme toujours, sur Vive Le Feu ! (blog indispensable) :

http://vivelefeu.blog.20minutes.fr/archive/2007/11/29/un-temoignage-precis-et-concordant-mais-par-essence-fragile.html

(suite…)


Cela se passe de commentaires…. Fadela, à force de vivre sous les lambris dorés, a du oublier ce que c’est qu’un contrôle de la BAC, réalité vécue quotidiennement par les zyvas.

[AFP – 29/11/2007]
Pour la première fois début le début de la flambée de violence, la secrétaire d’Etat chargé de la Politique de  la Ville, Fadela Amara prend la parole dans Le Parisien, pour dénoncer les saccages. Elle dénonce « cette minorité, ce petit noyau dur, utilise le moindre prétexte pour casser, brûler,  tout péter dans le quartier ». « On est dans la violence urbaine, anarchique, portée par une  minorité qui jette l’opprobre sur la majorité », ajoute-t-elle.

La secrétaire d’Etat à la Ville a rappelé que « face à cela, il fallait être  très ferme, pour montrer que ce n’est pas acceptable, que la République existe  partout, que l’Etat et les élus locaux sont présents ». « Ce n’est pas parce qu’on est pauvre, exclu, discriminé, que l’on peut  saccager », a-t-elle souligné, notant que « ceux qui disent cela sont  irresponsables ». Elle appelle enfin à « respecter la police ». Depuis dimanche, près de 140 véhicules ont été brûlés en France et 20 policiers blessés.


En 2005, déjà, on avait voulu nous faire croire….

Villiers-le-Bel : une vidéo amateur contredit les affirmations de la police
[Le Monde 26/11/2007]
Des images, tournées quelques minutes après l’accident entre la voiture de police et la mini-moto, dimanche 25 novembre, à Villiers-le-Bel, montrent un véhicule sérieusement endommagé. Cette vidéo, que « Le Monde » a visionnée, contredit la thèse présentée par l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) d’une dégradation volontaire du véhicule après l’impact.


C’est le moment de se faire couper des vestes et des pantalons dans le nouveau tissu anti-Taser « Thorshield »  – il annule l’effet du pistolet :  http://www.thorshield.com/products.htm

[AFP 23.11.07]
Le Comité de l’ONU contre la torture, un organisme chargé de surveiller l’application de la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, est arrivé à la conclusion, vendredi 23 novembre, que l’utilisation du pistolet à impulsion électrique Taser constitue « une forme de torture » et « peut même provoquer la mort ».

« L’usage de ces armes provoque une douleur aiguë », pouvant aller jusqu’à « causer la mort, ainsi que l’ont révélé des études fiables et des faits récents survenus dans la pratique », ont déclaré les dix membres du Comité, dans une recommandation délivrée au Portugal, pays qui a acheté pour sa police des pistolets de type Taser X-26. « Les conséquences sur l’état physique et mental des personnes ciblées serait de nature à violer » les dispositions de la Convention anti-torture de l’ONU, notent également les experts, qui ont demandé à Lisbonne « d’envisager de renoncer à l’usage des armes électriques ».

Le Taser X-26 est actuellement utilisé par quelque 3 000 policiers et gendarmes en France. La deuxième loi d’orientation et de programmation pour la sécurité intérieure (Lopsi), entrée en vigueur en 2007, prévoit d’ores et déjà d’étendre son utilisation en 2009 ; et même la police municipale, qui compte actuellement 17 000 hommes, pourrait en être équipée. Pour cela, le gouvernement devra modifier le décret du 24 mars 2000, qui classait l’arme en catégorie 4 et excluait donc son utilisation par les forces de l’ordre.


C’est toujours intéressant de confronter les « impressions » aux chiffres de la réalité… Article excellent, à lire de toute urgence et à citer demain dans le métro ou le bus :-)))

[Libération – 14/11/2007]
François Doutriaux enseignant en droit privé et consultant juridique indépendant, spécialisé en droit du travail et en droit pénal.

La France serait une nation «grévicultrice» : le pays du «droit de paralyser» (le Figaro, 17 février 2004), qui préfère la «guerre sociale aux compromis» (le Monde, 26 mai 2003) et souffre d’une «forme d’infirmité que ne partagent pas nos voisins européens» (Christine Ockrent, les Grands Patrons, 1998) car «nul autre pays occidental ne se comporte ainsi» (l’Express, 5 juin 2003). Un bref rappel de la réalité historique et statistique de ce phénomène n’est donc pas sans intérêt.

Premier élément du mythe, la France serait un pays de grévistes. Le nombre de journées individuelles non travaillées pour fait de grève était de 4 millions en 1976, 3,5 millions en 1984, 2,1 millions en 1988, 900 000 en 2000, 1,2 million en 2005. En dehors de pics spécifiques (1982, 1995, 2001), l’ampleur et la fréquence des mouvements sociaux ne cessent de diminuer alors même que la population active ne cesse d’augmenter.

La fonction publique se substitue par ailleurs progressivement aux salariés privés dans le cadre des conflits sociaux. En 1982, 2,3 millions de journées grevées étaient comptabilisées dans le secteur privé, pour 200 000 seulement dans le secteur public. En 2005, 224 000 dans le privé pour 1 million dans le public. La part du public dans les mouvements sociaux est passée de 3 % dans les années 70 à 30 % à la fin des années 80 puis à 60 % à compter du milieu des années 90. (suite…)


[IES News Service – Grégoire Seither – 20/10/2007]
Avec le développement des téléphones capables d’enregistrer des images, des camescopes bon marché et des sites de partage de vidéos comme YouTube et Dailymotion, la police aux Etats-unis (mais aussi en Europe) a la main de plus en plus lourde contre les personnes qui tentent d’enregistrer leurs actions… surtout quand ces actions sont illégales.

Voici quelques exemples d’utilisation de la vidéo comme arme pour se défendre contre l’arbitraire policier et les mensonges des forces de l’ordre.

Récemment une vidéo a fait le tour d’Internet. Un policier y passe un savon à un automobiliste innocent, le menacant de divers sévices et affirmant qu’il a « tous les droits » et qu’il peut « inventer le crime que je veux et te le coller sur le dos ». Brett Darrow, auteur de la vidéo l’avait publiée sur YouTube, ce qui avait entraîné le licenciement du policier… mais aujourd’hui, sur les forums de la police de Saint-Louis (Missouri), circulent des appels au meurtre contre M. Darrow.

https://libertesinternets.wordpress.com/2007/10/02/la-police-naime-pas-quon-lui-rappelle-la-loi/

Brett Darrow est loin d’être un cas isolé. En mai dernier, en Pennsylvanie, Brian D. Kelly avait été arrêté par la police pour un délit de vitesse. Vidéaste amateur, celui-ci avait décidé d’enregistrer l’échange avec la police, ayant déjà été victime de violences policières par le passé.

L’officier de police, voyant qu’il était filmé, confisqua le caméscope, sans que Kelly ne s’y oppose et demandea du renfort. Peu de temps après six autres policiers (trois voitures de police) firent irruption et arrêtèrent Kelly en affirmant qu’il avait violé une loi locale datant des années 1950 et qui interdit d’enregistrer une personne sans son consentement. Kelly fut accusé d’avoir commis un crime, jeté en prison pour deux jours, libéré sous caution et risque jusqu’à 10 ans de prison… tout cela pour avoir, dans l’espace privé de sa voiture, enregistré un agent public alors que celui-ci était en mission. (suite…)


[CBC Canada – 23/08/2007]
La police provinciale du Québec a reconnu que certains de ses agents se sont déguisés en manifestants et se sont melés aux cortèges contre la rencontre des chefs d’état nord-américains, à Montebello (Quebec). Par contre la police rejette les accusations que ces policiers en civil ont participé, voire déclenché et encouragé les violences qui ont émaillé cette manifestation.

Jeudi dernier, une vidéo diffusée sur YouTube montrait trois policiers en civil, le visage caché par des foulards, lançant des pavés et incitant les manifestants à commettre des actions violentes.

Sur la vidéo on peut également voir David Coles, un des organisateurs de la manifestation, tenter de repousser ces « manifestants », leur demander de jeter les pavés qu’il tiennet à la main, tandis que d’autres manifestants les entourent et les traitent d’agents provocateurs de la police. Les organisateurs ont projeté la vidéo lors de la conférence de presse et ont expliqué que leurs soupçons ont été éveillés par le fait que ces « manifestants » portaient les mêmes bottes de combat que les forces de police…

http://www.cbc.ca/canada/story/2007/08/23/police-montebello.html?ref=rss


Ce qui est amusant, c’est de voir à quel point Val s’en fout, n’écoute pas les questions et invente son discours au fur et à mesure, débitant des platitudes…

Quelle déchéance !!!! Dire que je l’ai connu brillant orateur !

Philippe Val à l’université du MEDEF
http://www.indigenes-republique.org/spip.php?article989

VIDÉO SUR DAILY MOTION : http://www.dailymotion.com/video/x2v66c_philippe-val-a-luniversite-dete-du_news


CÉCILIA-KADHAFI: CONTREPARTIES D’EN RIRE

[Le Canard Enchaîné – 05/08/2007]

Ce n’était que médisances et calomnies. Ceux qui prétendaient que Cécilia Sarkozy refusait de s’expliquer sur son rôle dans la libération des infirmières bulgares en sont pour leurs frais. L’épouse du chef de l’Etat s’est confiée à « L’Est républicain» et apporte quelques révélations d’importance. « Je suis arrivée sur place en tant que femme, en tant que mère, explique-t-elle. Le seul sujet que j’ai abordé avec les dirigeants libyens, c’est la tragédie humaine. » Face au colonel Kadhafi, elle a parlé « en tête à tête, sans interprète».

Sur la question, plus délicate, d’éventuelles contreparties, Cécilia déclare prudemment: « A mon niveau, il ne s’est agi que de contreparties d’ordre médical. » Et à d’autres niveaux? La « First Lady» ajoute qu’elle a « négocié sans relâche pendant 50 heures », mais maintient qu’elle ne viendra pas témoigner devant la commission d’enquête parlementaire: « Je crois que ce n’est pas ma place. » Elle tient cependant à « faire la lumière » sur son rôle. C’est la raison pour laquelle elle a accepté de parler à la presse.

Mais puisque, finalement, elle parle, pourquoi refuser de répéter son récit devant les députés? Aucune loi n’oblige Cécilia à donner une interview. En revanche, un citoyen est tenu, sous peine de sanctions, de témoigner devant une commission parlementaire, émanation de la représentation nationale. Comment justifier cette inversion ?

La différence, c’est que Célia ne peut pas choisir les membres de la commission. Alors que le journaliste, ami de la famille Sarko, est de toute confiance. Et ses questions d’une exquise courtoisie


On est encore en République là ? A lire la presse, j’ai l’impression d’être chez Ceaucescu ou en Corée du Nord. Le Conducator et sa famille, qui régentent tout en plaçant leurs copains courtisans…. et utilisent les pouvoirs de police pour faire leur petit flicage interne. Sarkozy avait déjà la presse à sa botte, maintenant c’est le tour des magistrats

ENTRE GAFFES ET MENACES, LES MANIES DE DATI
[Dominique Simonot – Le Canard Enchaîné – Mercredi 05/09/07]
L’hécatombe continue. Encore deux de ses conseillers vidés, après la démission de son chef de cabinet Michel Marquer … Trois de chute en une semaine! Et sept en trois mois. Officiellement, le chef de cab’ de Dati rejoint « un haut poste au ministère de l’Intérieur ». Officieusement, il en a plus que marre. « Il a du caractère, il a encaissé, mais il y a des limites, confie un député de la majorité. Se faire hurler dessus du matin au soir  »Vous n’êtes pas à la hauteur », ça lasse, évidemment. »

« Dati n’accepte au¬cune contradiction et c’est toujours la faute des autres. » La semaine dernière, donc, Jacques Carrère, magistrat chargé de l’organisation judiciaire, est convoqué par le directeur de cabinet. Il a droit à la rengaine: « Vous n’êtes pas fait pour ce boulot, vous le savez? Vous n’êtes pas à la hauteur. » Dehors!

Vendredi 31 août, c’est au tour de Valérie Bonnard, responsable du budget. Pas à la hauteur, non plus. Et la délicieuse appréciation s’agrémente de menaces: « Inutile de revenir lundi, et, si vous l’ouvrez, on se charge de faire savoir que vous êtes une bonne à rien ! » Du coup, rares sont ceux qui osent l’ouvrir: « Attention, on est tous branchés, tous sur écoute », dit, avant de raccrocher, un magistrat de la Chancellerie. « Dati est hyper¬protégée. Sachez l’adage, rigole un élu UMP: lui déplaire, c’est déplaire à Nicolas et, pire encore, à Cécilia, à qui elle cafte en permanence! Elle lui rapportait déjà tout quand Sarkozy était à l’Intérieur et que Cécilia avait disparu de la circulation. »

(suite…)


C’est pas ça qui va génér Bush ou Sarkozy….

[Le Monde 08/09/07]
Le juge fédéral américain Victor Marrero a déclaré anticonstitutionnelle une partie du Patriot Act, la principale loi antiterroriste américaine, jugeant que les cours de justice devaient être saisies lors d’une demande à un fournisseur de services Internet de donner des données personnelles sur un utilisateur sans avertir celui-ci.

Adopté en 2001, quelques semaines après les attentats du 11-Septembre, le Patriot Act stipule que les fournisseurs de services Internet ou de tout autre type de communications doivent s’exécuter lorsqu’ils reçoivent des « courriers de la sécurité nationale » du FBI, sans avoir besoin de passer par un juge. Lorsqu’ils reçoivent une de ces lettres, les banquiers, fournisseurs d’accès Internet, compagnies de téléphone, organismes de crédit, bibliothécaires ou agents de voyages sont tenus de fournir à la police des renseignements sur leurs clients tels que leur adresse personnelle, un relevé de leurs appels téléphoniques, le contenu de leurs courriels, ou encore les sites Web qu’ils ont visités. La remise d’informations s’effectue dans le secret.

Cette loi fait l’objet de vives critiques, notamment de la part des organisations de défense des droits de l’homme et des juristes qui considèrent qu’elle porte atteinte aux libertés individuelles.

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3222,36-952303@51-952306,0.html


Ce lundi 3 septembre nous avons vu s’appliquer en France la première transcription en droit français des décrets pris par le Présiden états-unien George Bush dans le cadre du « Patriot Act » et ayant pour but de criminaliser les organisations et individus qui « menacent la stabilité de l’Irak et du Liban ».

A noter que, dans la conception stratégique des Etats-unis, l’expression « porter atteinte à la souveraineté du Liban » désigne le fait de soutenir l’opposition libanaise (qualifiée de « pro-syrienne » par les médias atlantistes).

Lors de leur réunion estivale à Kennebunkport, MM. Sarkozy et Bush ont acté plusieurs décisions. Parmi celles-ci, la France s’est engagée à prendre des mesures à l’encontre de « toute personne ou entité qui porterait atteinte à la souveraineté du Liban ». Ces mesures comprennent le gel des comptes bancaires et l’interdiction de circulation (confiscation des passeports). Une liste de noms de personnes et d’organisations à été arrêtée par la délégation US et devrait être complété et publiée conjointement par les deux pays. La liste comporte les noms de personnalités politiques françaises ainsi que de militants d’organisations critiquant la politique US au Moyen-Orient.

Un ressortissant d’un pays arabe demandant l’asile en France s’est vu signifier qu’il était poursuivable au titre du chapitre VIII de la loi n° 2006-64 du 23 janvier 2006 (J.O du 24/01/2006). Ce texte et ses équivalents ont été adoptés dans toute l’Europe fin 2005-début 2006 sans que l’opinion s’en émeuve ni en comprenne les conséquences (étant donné qu’à l’époque les services US n’avaient pas encore publié de listes d’opposants en Irak et au Liban).
(suite…)


Au cas où vous auriez encore des doutes… j’aimerais savoir ce que pense Fadela Amara du fait que son patron se fait tresser des lauriers par Le Pen 🙂

 

[AFP – 07/08/07] – Le président du Front national Jean-Marie Le Pen a estimé mardi que Nicolas Sarkozy tenait « un certain nombre de ses promesses électorales » et a jugé plutôt positivement ses premières semaines au pouvoir.

« Chacune de ses actions est mûrement réfléchie, pesée, très bien informée et jusqu’ici assez bien réalisée, il faut le dire », a déclaré M. Le Pen sur RTL. »Il fait une chose qui est moralement positif, c’est qu’il tient, semble-t-il au moins, un certain nombre de ses promesses électorales, bien sûr pas toujours dans la dimension et la profondeur que pourraient attendre ceux qui ont voté pour lui, mais tout de même, il va dans cette direction-là », a-t-il dit.

« Et c’est pour l’instant assez payant, dans l’euphorie qui accompagne toujours les vacances, il n’y a pas de sujet de contestation grave, il a passé la première phase de sa lune de miel avec assez d’efficacité », a-t-il déclaré, estimant que la polémique sur les vacances de Nicolas Sarkozy aux Etats-Unis n’avait pas d’importance à ses yeux.

Le président du Front national a précisé qu’il avait été reçu deux fois par le nouveau président, notamment sur la réforme des institutions


Doc Gynéco hué, insulté et lapidé en concert par des manifestants anti Sarkozy
[Novopress  04/08/ 2007 ]
Doc Gynéco était hier soir en Suisse pour un concert d’ouverture des Fêtes de Genève, qui se dérouleront du 2 Aout au 12 Aout. Selon le quotidien suisse 20Minutes.ch, Doc Gynéco aurait été victime du soutien qu’il a apporté au président Nicolas Sarkozy lors de la campagne présidentielle.

Déployant des banderoles sur lesquelles on pouvait lire « Sarko facho, Gynéco collabo », les manifestants auraient couvert la voix de Doc Gynéco par des sifflets durant tout le concert. Toujours selon le quotidien, la scène aurait été littéralement inondée de projectiles pendant les 30 minutes du concert. Doc Gynéco aurait interrompu le concert et quitter définitivement la scène.

http://be.novopress.info/?p=2928


C’est plus cher payé que quand un manifestant avait lancé un yaourt sur sa voiture..

Prison ferme pour avoir injurié Nicolas Sarkozy
[Choc – 03/08/2007]
Un adolescent de 19 ans a été condamné jeudi par le tribunal correctionnel de Marseille à quatre mois de prison ferme pour avoir  injurié Nicolas Sarkozy et des policiers, a-t-on appris dans le  quotidien La Provence, vendredi 3 août. Le 1er novembre 2006, dans le  quartier du Charrel à Aubagne, l’adolescent avait insulté des agents  de police et adressé un  » Je nique Sarko, le fils de p… !  » au  président de la République qui était alors ministre de l’Intérieur.

http://blog.choc.fr/index.php/2007/08/03/1399-prison-ferme-pour-avoir-insulte-nicolas-sarkozy


[Aporismes – mercredi 11 juillet 2007]
Tout le monde ou presque a dû croiser, quelques jours après l’élection de Nicolas Sarkozy à la présidence, la création d’un site web cruellement prémonitoire : celui du « Ministère du Civisme et de la Délation » (www.delation-gouv.fr).

Une « blague de potache » pour ses créateurs, mais qui devient de moins en moins drôle à la lumière du dernier discours public de la ministre de l’Intérieur. Le 6 juillet elle participait à la « 7ème Rencontre avec les Associations d’aide et de victimes », en présence de la Garde des Sceaux Rachida Dati, dans l’amphithéâtre de l’Ecole des officiers de la gendarmerie nationale de Melun. Elle y venait résumer les grandes lignes de sa prochaine loi de programmation sur la sécurité intérieure (LOPSI), un chantier quasi incontournable pour tout ministre de l’Intérieur qui vient d’entrer en fonction en début de quinquennat.

Verbatim de Michèle Alliot-Marie : « Le ministère de l’Intérieur est celui de l’aide et du soutien aux victimes. (…) Il leur revient de leur apporter un indispensable réconfort et soutien, mais aussi des réponses concrètes et techniques sur l’avancement des investigations notamment. Je souhaite que nous progressions encore et ce dans deux directions : l’accès aux services et l’accompagnement des victimes. En ce qui concerne l’accès aux services, je souhaite mettre en place les moyens les plus modernes pour en faciliter l’accès et pour aboutir à la manifestation de la vérité. J’ai donc prévu d’inscrire dans la future loi d’orientation et de programmation pour la sécurité intérieure, la possibilité de déposer plainte en ligne. Pour les infractions qui de manière quotidienne alimentent l’insécurité, un commissariat virtuel pourra enregistrer les dépositions des victimes. » [1]

L’envoyé spécial de l’AFP à Melun, le même jour, précise en outre : « cette nouveauté concernerait « les infractions qui de manière quotidienne alimentent l’insécurité ». Ce « signalement des faits en ligne permettra aux victimes de porter plainte à partir de chez elles », a-t-on précisé à l’AFP dans l’entourage de la ministre. Cela leur « évitera les déplacements, les attentes », a-t-on ajouté de même source, et, de la sorte, « les services de police seront à même d’apprécier les faits et, le cas échéant, de proposer à la victime une date et un lieu de convocation », a-t-on poursuivi. Cette « première évaluation des faits » donnera aux services de police et de gendarmerie une meilleure latitude pour « recevoir les victimes de façon plus utile », selon l’Intérieur. En outre, souligne-t-on de même source, « la victime pourra ainsi se faire connaître sans crainte de représailles ni contraintes matérielles ». Le système, qui « sera expérimenté dès la fin de l’année 2007 sur plusieurs sites de police, notamment celui de la Sécurité publique et dans quelques départements », devrait être « généralisé lors de l’application de la future Lopsi ». »

Entre Delation-gouv.fr et ce nouveau « service en ligne » officiel, il y a comme une consanguinité légèrement déconcertante. Alors oui, la « délation » au sens propre part du principe que le dénonciateur ne se fait pas connaître. A priori, c’est peu probable : surtout si la victime espére, plus tard, se voir « proposer (…) une date et un lieu de convocation ». Mais après tout, n’est-ce pas la liberté de la victime de rester anonyme ? Pourquoi risquer de s’identifier si l’on a, comme l’indique « l’entourage de la ministre », « crainte [des] représailles ». On n’en est pas encore au fichier TALON que les Etats-Unis voulaient instituer, et qui permettait — dans les faits — à n’importe qui de soumettre aux autorités le comportement « suspect » d’un voisin, mais on semble y arriver peu à peu.

Le parlement devra sans doute clarifier ce point et savoir si, pour être prise en compte, la personne qui déposera plainte par internet devra ou pas s’identifier, et dans quelles conditions ; car il faudra bien qu’elle s’identifie, exactement comme lors de tout dépôt de plainte (par main courante au commissariat ou lettre au procureur). Et s’il doit s’identifier, comment savoir que c’est bien lui qui est la victime, et pas un témoin ou n’importe qui. On imagine mal une identification certifiée par biométrie ou signature OpenPGP…

Voilà donc un beau sujet à traiter au 20 heures, pour une procédure qui ne verra sans doute jamais le jour telle qu’elle est présentée aujourd’hui en grande pompe. L’essentiel est ailleurs. Le but de la manœuvre est de rester en droite ligne avec la nouvelle approche « victimaire » de l’insécurité, autre tendance orwelienne implacable. Comme l’a très bien résumé le sociologue Denis Salas, interrogé par Le Monde au lendemain de la présentation du projet de loi sur la récidive par Rachida Dati :

« [L]a délinquance est regardée du point de vue de la victime ; elle est perçue comme une menace indifférenciée. Nous ne voyons plus l’individu en particulier mais la délinquance en général comme un fléau à endiguer. Cela conduit à confondre le mineur et le majeur, à ignorer l’auteur de l’acte. Deux gestes politiques témoignent de cette évolution des représentations. En 1974, à peine élu président de la République, Valéry Giscard d’Estaing va serrer la main d’un détenu de la prison Saint-Paul de Lyon. Le détenu, alors, demeure un semblable. La punition n’est pas synonyme d’exclusion. En 2007, l’un des premiers gestes de Nicolas Sarkozy devenu président est de recevoir les parents d’une jeune femme assassinée, ce à quoi fait écho l’annonce par la garde des sceaux de la création d’un « juge pour les victimes ». » [2]

Notes
[1] Intervention de Michèle Alliot-Marie, Ministre de l’Intérieur, de l’Outre-Mer et des Collectivités Territoriales – 7ème Rencontre avec les Associations d’aide et de victimes – Melun, Vendredi 6 juillet 2007 (lire l’intégralité).

[2] Le Monde, 7 juillet 2007, lire l’article en ligne.

http://www.aporismes.com/spip.php?article17


« L’EFFICACITÉ DES CAMÉRAS EST EXAGÉRÉE »
[L’Humanité – 10/07/07]
Pour le sociologue Éric Charmes (maître de conférences en urbanisme et aménagement à l’Institut français d’urbanisme (université Paris-VIII) et membre du laboratoire CNRS théorie des mutations urbaines , le véritable enjeu de la vidéosurveillance réside dans le contrôle de ceux qui nous contrôlent.

Les caméras de surveillance menacent-elle notre liberté ?

Éric Charmes. Il y a effectivement des gens qui estiment que les caméras menacent nos libertés, et affirment que nous sommes entrés dans un monde orwellien dans lequel les moindres de nos faits et gestes sont observés. Cette menace n’est pas à négliger. En même temps, il ne faut pas dramatiser. Assez souvent, il n’y a personne derrière la caméra pour regarder ce qui se passe. De plus, il existe dans nos sociétés des forces de rappel qui nous protègent de Big Brother. Et c’est là qu’un organisme comme la CNIL, dans la mesure où l’État lui donne les moyens d’exercer correctement son contrôle, est essentiel.

Le gouvernement envisage l’installation de caméras pour lutter contre le terrorisme, citant la Grande-Bretagne comme référence. Ce système fonctionne-t-il aussi bien que cela ?

Éric Charmes. La Grande-Bretagne est en Europe le pays où la vidéosurveillance est la plus développée. La population anglaise n’est pas foncièrement contre ce système, puisque moins de 20 % des personnes sondées seulement s’y déclarent hostiles. Toutefois, le tapage médiatique fait sur l’efficacité des caméras pour tracer et arrêter les délinquants est quelque peu exagéré. La plupart des études sérieuses montrent que pour ce qui concerne les troubles de la vie quotidienne, l’efficacité des caméras est assez limitée, en particulier si l’on considère les coûts d’implantation et de fonctionnement de ces réseaux.

N’existe-t-il pas des moyens de surveillance plus appropriés ?

Éric Charmes. On peut souhaiter que d’autres moyens soient privilégiés. Autrefois, il y a encore deux ou trois générations, les passants, les voisins, les commerçants n’hésitaient pas à intervenir lors d’incidents dans l’espace public. Aujourd’hui, les gens ont de moins en moins envie de s’en mêler et préfèrent déléguer ce rôle aux professionnels de la sécurité, en particulier la police. Ce qui ne les empêche pas pour autant d’exiger des interventions rapides. Du coup, on a du mal à voir une autre solution que celle des caméras. Les militants contre la vidéo surveillance ont un slogan qui résume bien l’enjeu de cette problématique : Surveillez les surveillants. Finalement, le problème est peut-être moins celui de la mise en place des caméras que celui du contrôle de l’usage qui en est fait. Qui regarde les caméras, que deviennent les enregistrements, dans quelle mesure peut-on en faire usage, et qui peut en faire usage ? Voilà les vrais enjeux.
http://www.humanite.fr/2007-07-10_Societe_-L-efficacite-des-cameras-est-exageree


[LEMONDE.FR 26.07.07 ]
Après de premiers incidents, fin juin, la FCPE, la plus importante association de parents d’élèves, tout comme le Syndicat national des professeurs d’école (Snuipp), et, enfin, début juillet, le bureau national de la Ligue des droits de l’homme (LDH), ont réclamé l' »arrêt total »du fichier « base élèves 1^er degré » (BE1D), qui doit être installé dans toutes les écoles, publiques comme privées, d’ici à septembre 2009. En cause : la pertinence de certaines données sensibles — comme la nationalité de l’élève, le pays d’origine et la date d’entrée en France — ou le risque de voir des éléments de la scolarité (absentéisme, suivi des élèves en difficultés) être utilisés à d’autres fins que la gestion des effectifs et le « pilotage pédagogique ».

La création de ce fichier a souffert d’une transparence à géométrie variable. Il a fallu d’âpres tractations entre le ministère de l’éducation nationale (MEN) et la Commission de l’informatique et des libertés (CNIL), pour que Lemonde.fr obtienne une partie seulement des documents officiels encadrant la création de BE1D (*). Il s’avère d’abord que le déploiement national s’est décidé sans qu’un bilan précis de « l’expérimentation » ne soit rendu public. Procédé contestable lorsque les « cobayes » sont des enfants d’au moins 3 ans.

« Il est logique que l’opacité engendre la méfiance, indique François Nadiras, un membre de la section de Toulon de la LDH, à qui nous avons confié ces documents pour expertise. La disproportion est devenue trop grande entre un méga-ministère et une autorité administrative [la CNIL], dont les pouvoirs de contrôle ont diminué en 2004, juste avant d’avoir à se pencher sur la ‘base élèves' ». La mention « nationalité » fait en ce moment l’objet de nouveaux arbitrages pour en limiter l’exploitation, nous a fait savoir le MEN. Il n’est pas encore question de la supprimer. Pourtant, il est possible, depuis peu, d’entrer la valeur « non connue ». « Ça n’a pas de sens : pourquoi alors ne pas accepter la disparition effective de ce champ ? » s’indigne François Nadiras.

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0,36-939249,0.html


[20 Minutes – 27/07/07]
Souriez, vous serez filmés… trois fois plus qu’avant! Le gouvernement veut tripler les capacités de vidéosurveillance, a annoncé la ministre de l’Intérieur Michèle Alliot-Marie à la sortie d’une réunion sur ce thème. Les caméras sont la nouvelle priorité affichée dans le cadre de la future loi d’orientation et de programmation de Sécurité intérieure (LOPSI), qui devrait être présentée à l’automne en Conseil des ministres.

«Pas Big Brother»

«Il ne s’agit pas de faire Big Brother», a assuré Dominique Bussereau, secrétaire d’Etat chargé des transports, présent à la réunion. Mais plutôt de «protéger les Français contre le risque terroriste ou contre un certain nombre de risques de violences, a ajouté la ministre de l’Intérieur lors d’un point presse. C’est la façon de protéger la liberté des Français d’aller et de venir sans risquer pour leur vie ou pour leurs biens.» Une référence au rôle crucial qu’ont joué, au Royaume-Uni, les images des caméras de surveillance pour remonter en quelques jours la filière des médecins terroristes, début juillet.

Interconnecter les réseaux

Pour cela, «il faut couvrir le plus large territoire possible et une meilleure mise en réseau avec tous ceux qui utilisent déjà cette technologie, comme les collectivités, la RATP, la SNCF, les grands magasins», a décrit Michèle Alliot-Marie. Interconnecter ces réseaux coûterait, selon une évaluation du ministère, plusieurs centaines de millions d’euros. Malgré cela, «il n’est pas question que la police ait accès aux données des installations privées», a tenu à préciser la ministre. Quant à la durée de conservation des images, rien ne change: elle resterait de 48h.

Une précision qui n’a visiblement pas rassurée la Cnil. Son président, Alex Türk, a réaffirmé jeudi après-midi la nécessité d’un «contrôle indépendant» du respect des droits individuels des citoyens.

http://www.20minutes.fr/article/172409/France-Le-gouvernement-veut-installer-trois-fois-plus-de-cameras-de-surveillance.php


[AP | 26.07.2007]

Le gouvernement veut que les policiers puissent avoir accès aux images filmées
par les caméras de vidéosurveillance privées. « Des crédits très importants »
vont être consacrés à « l’interconnexion » des différents systèmes, a annoncé
jeudi Michèle Alliot-Marie. La ministre de l’Intérieur souhaite qu' »à l’automne
prochain, nous puissions avoir un dispositif harmonisé et complet ».

Plus de 300.000 caméras scrutent actuellement les Français, celles des forces de
l’ordre et des transports publics, mais aussi celles installées dans les
magasins ou devant les lieux de culte -après autorisation préfectorale.

Après les attentats et tentatives d’attentats en Grande-Bretagne, et en raison
des « risques encourus » en France, Michèle Alliot-Marie juge « indispensable de
développer la vidéosurveillance ». Elle a « l’intention d’y consacrer des crédits
très importants dans la future LOPSI » (Loi d’orientation et de programmation
pour la sécurité intérieure).

http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/societe/20070726.FAP7608/videosurveillance_le_gouvernement_veut_rendre_les_image.html


[David Forest, docteur en sciences politiques, avocat au barreau de Paris – Libération – 19 juillet 2007]
Conforté par le succès de l’enquête conduite par la police britannique après les tentatives d’attentats de Londres et Glasgow, Nicolas Sarkozy a annoncé la mise en place d’un «plan de grande ampleur de caméras en France» et demandé au gouvernement de mener une «réflexion» en ce sens.

La volonté de renforcer de façon significative l’arsenal sécuritaire sera-t-elle pour autant l’occasion, jusqu’à présent manquée, de susciter un débat public sérieux ? Le passif du Président en la matière et sa volonté d’emboîter le pas d’une Grande-Bretagne, quadrillée de caméras, à grandes enjambées permettent d’en douter.

Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, n’avait-t-il pas dénoncé en 1995 une «polémique stérile» lors de l’adoption de sa loi antiterroriste qui a multiplié, dans un contexte de «guerre contre le terroriste», le recours aux technologies les plus innovantes, allant de la rétention des données de connexion à la possibilité de photographier les plaques d’immatriculation hors de tout contrôle du juge. Cette perspective devenue réalité, qui participe au premier rang de la «grande politique», n’avait à l’époque guère ému les parlementaires alors qu’elle menaçait de rétrécir le périmètre de nos libertés.

Depuis la création de la Cnil (Commission nationale informatique et libertés) il y a près de trente ans, née de la prise de conscience du caractère potentiellement liberticide du fichage informatique, les technologies de l’information ont profondément évolué. Banalisation, miniaturisation et numérisation aidant, les systèmes de surveillance électroniques ont grignoté l’espace urbain jusqu’à se fondre dans notre quotidien. Chacun est tenu de décliner son identité et de montrer patte blanche dans la cité.

Le nouveau «marché de la sécurité» suscite toutes les convoitises sans grande transparence et part à l’assaut des entreprises où les salariés, déjà fichés, tracés et surveillés, sont depuis peu incités à dénoncer tout comportement déviant. Identifiants multiples, codes-barres, clés d’accès ou localisation par GPS. Les encasernés du dehors n’en ont jamais fini d’échapper au contrôle.

De façon simpliste et quelque peu paresseuse, la plupart des tentatives d’explication mobilisent les figures du Big Brother d’Orwell ou du Panoptique de Jeremy Bentham, parangon d’une surveillance centralisée et métaphore d’un pouvoir du regard omniprésent et omniscient.

Pourtant, ces clichés apparaissent aujourd’hui usés et incapables de rendre compte de la multiplication des usages, de l’émergence d’un contrôle aveugle incarné par les procédés biométriques et de leur dissémination hors des traditionnels lieux d’enfermement qu’avait étudiés Foucault.

Notre Etat de droit peut-il se satisfaire d’une telle régression ? Et si la Cnil s’efforce de trouver un point d’équilibre, extrêmement précaire, entre les exigences de sécurité et le respect des libertés, son président, Alex Türk, peut déclarer sans ambages que «les Français devront accepter un affaiblissement des libertés individuelles afin de renforcer la sécurité collective». La commission, étranglée par un budget de fonctionnement anémique, admet ne pas avoir prise face au déferlement de fichiers qui la conduit à multiplier les procédures simplifiées et les accommodements.

Dans les faits, les contrepoids et régulateurs ne paraissent plus guère en mesure d’infléchir la course infernale aux technologies de contrôle, et il y a fort à parier que la Cnil pèsera à nouveau de peu de poids lors du vote de la nouvelle loi d’orientation et de programmation pour la sécurité dont accouchera la «réflexion» du gouvernement.

De façon encore plus inquiétante, les mesures sécuritaires présentées comme inéluctables menacent de transformer la loi en un moyen d’acceptation inodore de la technique et de ses potentialités liberticides.

Comment, en définitive, expliquer le désintérêt des leaders d’opinion et l’absence de mobilisation politique ? Le prétendu «consensus» avancé autour du tout sécuritaire renvoie à «la privatisation» de l’individu qu’avait repérée Castoriadis, conduisant à une désertion progressive de la chose publique et au recul de l’inspiration commune au maintien des libertés. L’absence de tout débat de fond et le silence assourdissant de la plupart des intellectuels reflètent cruellement ce constat.

Il y a pourtant tout à craindre de la confiance inquiétante accordée aux systèmes d’information alors que la transformation radicale des procédés de contrôle s’annonce irréversible.

Dernier ouvrage paru : le Prophétisme communicationnel, Ed. Syllepse, 2004.

http://www.liberation.fr/rebonds/267827.FR.php


[La Croix – 09/07/2007]
Alex Türk, président de la commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil), qui rend lundi 9 juillet son rapport annuel, s’inquiète du développement des moyens de surveillance

La Croix : Se dirige-t-on vers une société de surveillance, dans laquelle tout individu pourra être « tracé » dans sa vie quotidienne ?

Alex Türk : Nous assistons au développement de nouvelles technologies telles que la biométrie, la vidéosurveillance, la géolocalisation des salariés, les nanotechnologies, qui permettent de repérer les individus et de les suivre. Mais il y a d’ores et déjà des outils diffusés massivement dans la vie quotidienne, tels que le passe Navigo de la RATP, la carte bancaire ou Internet, qui peuvent aussi répondre à cet objectif. Sur réquisition, un juge peut ainsi savoir où vous étiez, qui vous a contacté, ce que vous avez fait…

Parallèlement, on assiste depuis les attentats du 11 septembre 2001 à un développement considérable de l’arsenal législatif dans la lutte contre le terrorisme et la criminalité, en France et dans de nombreux pays. Ces deux phénomènes conjugués nous conduisent à un type de société différent de celui dans lequel nous vivions jusqu’à présent, sans que les citoyens s’en rendent compte. La plus grande partie de ce phénomène reste en effet invisible et beaucoup de textes ne sont pas encore applicables. Mais dans dix ou quinze ans, le citoyen se trouvera au milieu d’un réseau où il se trouvera pratiquement contrôlé.

En quoi est-ce gênant pour les libertés individuelles ? J’aimerais me faire bien comprendre. La Cnil ne conteste pas l’intérêt du fichier contre les délinquants sexuels, ni de celui des empreintes génétiques, ni la possibilité de contrôler sur quel film vous vous êtes connecté à la bibliothèque universitaire. Ces outils servent à lutter contre le crime, et qui pourrait être contre cet objectif ? Je dis simplement qu’il faut être prudent. À multiplier les systèmes, des synergies pourront se créer et finir par enserrer le citoyen.
(suite…)


14 juillet 1789 : prise de la Bastille
14 juillet 2007 : lancement d’un nouveau journal d’analyses politiques

Le Sarkophage « contre tous les sarkozysmes »

L’élection de Nicolas Sarkozy n’est pas seulement la défaite de la gauche historique. Elle est à nos yeux une fracture dans nos mémoires politiques, sociales, culturelles et nationales.

Cette victoire électorale n’a été rendue possible que par la victoire idéologique remportée depuis des années par les partisans de la révolution conservatrice mondiale. La gauche n’a pas été capable de résister. Pas seulement en raison de la concentration de tous les pouvoirs médiatiques, économiques, financiers dans quelques mains mais de leur incapacité à construire un véritable projet. Les droites gaulliennes ont été littéralement submergées, elles aussi, même si la renaissance d’un centre autour de François Bayrou est l’indice d’une résistance au sarkozysme de ces courants.

L’heure est donc à la résistance intellectuelle, politique et sociale.

  • Face à la défaite des pensées de gauche, républicaine et laïque.
  • Face à l’effondrement de l’écologie et sa récupération par un lobby médiatique.
  • Face à la volonté de Nicolas sarkozy d’imposer un mini-traité européen contraire à la volonté du peuple clairement exprimée lors du référundum.
  • Face à l’importation de la révolution conservatrice rendue possible par le pacte scellé, depuis 1983, entre les principaux dirigeants socialistes et les forces de droite en faveur du libéralisme social et du social-libéralisme.

Nous devons pour cela nous mobiliser intellectuellement, politiquement et socialement.

Nous devons pour cela inventer un langage politique capable de concilier les contraintes environnementales et notre souci de justice sociale.

Le slogan « sarkofacho » est totalement infécond car politiquement faux. Le « Tout sauf Sarko » est tout aussi erroné car il exonère les partis de gauche de leurs responsabilités dans notre défaite.

Nous devons apprendre ensemble à opposer à l’imaginaire du sarkozysme un autre imaginaire, à ses théories d’autres théories, à ses slogans d’autres slogans. Nous faisons le pari de l’intelligence collective et du retour au politique.

Un grand journal d’analyses politiques est donc nécessaire. Un journal sans concession avec le pouvoir en place mais pas davantage avec l’ensemble des autres sarkozysmes.

L’équipe éditoriale sera animée par Paul Ariès, politologue, acteur de nombreux mouvements sociaux, auteur notamment de « Misère du sarkozysme », publié en 2005 aux Editions Parangon, ouvrage salué aussi bien par les milieux antisarkozystes de gauche et du centre.

Le numéro 1 bimestriel sera en kiosque le 14 juillet 2007 (2 euros).

  • Parmi les auteurs annoncés pour les deux premiers numéros :
  • Jean-Luc Pujo, Président des Clubs « penser la France »,
  • Pierre Dockès, économiste,
  • Christian Terras, directeur de la revue Golias,
  • René Balme, maire de Grigny,
  • Luc Mazenc, sociologue,
  • Philippe Lavodrama, politologue,
  • Jean-Paul Damaggio, militant altermondialiste
  • Véronique Hervouët, psychanalyste,
  • Jacques Testart, neuro-biologiste,
  • Jean Dornac, écrivain,
  • Georges Labica, philosophe,
  • Nico Hirtt, sociologue,
  • Christian Laval, chercheur en pédagogie,
  • Bernard Caron, militant écologiste,
  • Alain Accardo, politologue,
  • Jean-Louis Sagot-Duvauroux, Paul Lannoye, député européen honoraire,
  • Claude Beaulieu, Comité Valmy,
  • Edouard Husson, historien,
  • Denis Colin, philosophe,
  • Rosendo Li, dessinateur de presse.

http://lesarkophage.com


[Lyon Capitale 17/06/2007]

Un article du Canard Enchaîné révèle l’existence d’un document municipal qui répertorie les jeunes qui “squattent” dans la rue.

Dans son édition du 9 mai, le Canard Enchaîné rend public un document sur les “squatts et regroupements”* des jeunes de Saint-Fons. On apprend que les jeunes de cette ville du couloir de la chimie sont suivis à la trace, jusque dans les lieux où ils se retrouvent, square ou boulodrome.

A chaque fois, on peut lire en face de la localisation, les informations biographiques correspondant aux jeunes Youssef, Sohaib, Romain, Moussa et consorts.

Premier problème : la mairie n’a pas saisi la CNIL**, pour demander son autorisation de constituer ce qui ressemble à un fichier de 80 noms. Très remonté contre le Canard, Le maire (divers droite), Michel Denis, refuse de reconnaître l’existence d’un “fichier”. Il parle “d’une synthèse des mains courantes liées aux infractions”. “L’objectif d’un tel document était de repérer les jeunes en difficulté pour mettre en place des actions de prévention afin d’éviter leur présence dans la rue à 3 heures du matin”. Il poursuit : “ce genre d’article de presse risque de foutre le feu à notre commune alors qu’on a accompli un travail énorme pour faire baisser de 32% la délinquance”.

Second problème : la tenue d’un tel document nécessite de connaître l’identité des jeunes et donc, pour se faire, de les contrôler. Or les policiers municipaux ne sont pas habilités à procéder à ce genre de contrôles. “On procède à des vérifications”, se défend Michel Denis.

Dans un communiqué, la Ligue des droits de l’homme a “manifesté sa vive protestation. (…) Non seulement les policiers municipaux ont outre passé les pouvoirs qui leur sont conférés, mais encore l’ont fait de façon ouvertement xénophobe”. Pour faire taire ces accusations, le maire dit ne plus se servir du document et s’être séparé de certains mauvais éléments de sa police.

Malgré tout, cette agitation autour du fichier de Saint-Fons vient alimenter la polémique sur les policiers municipaux, accusés de se prendre pour des agent de la police nationale, alors qu’ils n’en sont que les supplétifs.
http://www.lyoncapitale.fr/index.php?menu=01&article=1299


Censure de la vidéo de la dernière émission d’Arrêt sur images sur france5.fr : Odebi demande à France 5 une remise en ligne immédiate.

[ODEBI – Communiqué 04-07-2007 ]
La vidéo de la dernière d’Arrêt sur Images a disparu du site france5.fr [1]. Cette ‘dernière’ commençait par un sujet sur la vidéo de Nicolas Sarkozy au G8, présentée par une chaîne de télévision étrangère comme démontrant l’état d’ébriété du Président français. Cette vidéo de Nicolas Sarkozy avait ensuite été uploadée, puis visionnée plus de 15 millions de fois sur internet.
Le lien vers la vidéo mène à une page [2] où elle était disponible, et qui indique actuellement : »Les informations de cet article ne sont plus ou pas encore disponibles ! »

Or, par précaution, le fichier a pu être intégralement downloadé et sauvegardé. Cette façon de faire de France 5 rappelle la censure par Arlette Chabot d’une vidéo démontrant des violences policières durant les émeutes de banlieue fin 2005 : étrangement les JT de France 2 étaient disponibles en vidéo sur france2.fr, mais pas celui démontrant ces violences policières. [3]

Il semble donc que France 5 n’a pas encore compris que cette tentative d’occultation est ridiculement vouée à l’échec.

Odebi demande à France 5 la remise en ligne immédiate de cette vidéo sur france5.fr. Les anciens médias doivent comprendre qu’il n’est de toutes façons plus possible d’empêcher la diffusion d’une information sur internet, et que toute tentative de censure ne peut que donner encore plus de visibilité à ce qu’ils tentent de cacher.

http://www.odebi.org

[1] Décrypteurs sans frontières : dernière diffusion le dimanche 17 juin 2007 : http://www.france5.fr/asi/008182/38/


Un lecteur nous écrit pour se plaindre des propos que nous tenons vis-à-vis de notre leader bien aîmé et nous menacer des foudres de la loi (45 000 Euros, quand même !). En effet, nous n’avions pas noté, dans la loi sur la liberté de la presse de 2004, que l’injure au chef de l’état est sévèrement punie…

Articles 23 et 26 de la loi sur la liberté de la presse ( s’appliquant donc à votre forum) : modifiés par Ordonnance n°2000-916 du 19 septembre 2000 art. 3 (JORF 22 septembre 2000 en vigueur le 1er janvier 2002). LOI du 29 juillet 1881

Loi sur la liberté de la presse (version consolidée au 22 juin 2004)

Article 23 Modifié par Loi n°2004-575 du 21 juin 2004 art. 2 II (JORF 22 juin 2004).

Seront punis comme complices d’une action qualifiée crime ou délit ceux qui,

  • soit par des discours, cris ou menaces proférés dans des lieux ou réunions publics,
  • soit par des écrits, imprimés, dessins, gravures, peintures, emblèmes, images ou tout autre support de l’écrit, de la parole ou de l’image vendus ou distribués, mis en vente ou exposés dans des lieux ou réunions publics,
  • soit par des placards ou des affiches exposés au regard du public,
  • soit par tout moyen de communication au public par voie électronique,

auront directement provoqué l’auteur ou les auteurs à commettre ladite action, si la provocation a été suivie d’effet.

Cette disposition sera également applicable lorsque la provocation n’aura été suivie que d’une tentative de crime prévue par l’article 2 du code pénal.

Article 26 Modifié par Ordonnance n°2000-916 du 19 septembre 2000 art. 3 (JORF 22 septembre 2000 en vigueur le 1er janvier 2002).

L’offense au Président de la République par l’un des moyens énoncés dans l’article 23 est punie d’une amende de 45000 euros.


CARRÉMENT DEUX COPAINS DE SARKOZY SE RETROUVENT À LA DIRECTION DE DAILYMOTION… à mon avis c’est pas sur ce site que vous verrez des vidéos dérangeantes pour le pouvoir. Bye-Bye Dailymotion, l’ORTF sous Peyrefitte, ça ne nous intéresse pas !

Chassé croisé entre Dailymotion et Matignon
[lefigaro.fr. – 25/06/07]
Le directeur des contenus du site de partage de vidéos rejoint le pôle communication de François Fillon. Son poste chez Dailymotion est attribué à l’ancien chef du pôle multimédia au ministère de la Culture.

(…)Séverin Naudet, jusqu’ici directeur des contenus et de la communication du site français d’échange de vidéos Dailymotion, l’un des leaders mondiaux du secteur, rejoint le cabinet du premier ministre. Il est nommé conseiller technique chargé de la presse.

Martin Rogard, quant à lui, fait le voyage inverse. Chef du pôle multimédia au département de l’Information et de la Communication du ministère de la Culture et de la communication, il va reprendre les fonctions de Séverin Naudet comme directeur des contenus France.

Séverin Naudet n’est pas un néophyte en matière de lambris ministériels. Ce diplômé de l’Efap a en effet déjà été conseiller au ministère de la Communication jusqu’en 2006. Il était chargé des industries culturelles, des médias et des opérations spéciales. S’est également occupé des relations presse pour Hervé Gaymard en 2003 et 2004.

Quant à Martin Rogard, il a débuté sa carrière au sein d’une société de jeux vidéo, Vibes SA.

http://www.lefigaro.fr/medias/20070625.WWW000000546_chasse_croise_entre_dailymotion_et_matignon.html


Fadela s’est servi de NPNS comme d’un tremplin, dans la pure tradition clientéliste que pratique la gauche depuis 40 ans vis à vis des immigrés… avant elle on avait déjà eu Malek Boutih, Harlem Desir, Stéphane Pocrain, Azzouz Begag,Tokia Saïfi et le reste de la brochette de « bronzés faire-valoir »… Que Fadela ait choisi l’assiette au beurre de la droite plutot que celle (trés dégarnie) de la gauche n’est que logique… Si ça vous défrise, changez le système.

NPNS est une pure création médiatique montée de A à Z par le Parti Socialiste et par des structures contrôlées à 100% par l’entourage de Julien Dray (SOS Racisme, Maisons des Potes..) – Le MJS a un fait un très bon communiqué à ce sujet  : « Voilà des années que des dirigeants du PS instrumentalisent un certain nombre de responsables associatifs à des fins claniques. L’incohérence entre la morale et les actes est un des ressorts de cette trahison. » (http://www.mjsfrance.org/article.php3?id_article=931)

Fadela n’a rien trahi, elle a juste changé de parrain. C’est ce qui arrive quand on ne construit pas l’autonomie des individus, quand on produit pour les caméras des mouvements articifiels dénués de toute base locale.

Communiqué de Ni putes ni soumises en colère

http://www.prochoix.org/cgi/blog/index.php/2007/06/22/1663-communique-de-ni-putes-ni-soumises-en-colere

Le choc est violent. La déception est immense. La blessure est profonde. Jamais nous n’aurions cru cela possible. Fadela notre camarade, notre amie, notre Présidente, a décidé de rejoindre un gouvernement de droite, présidé par Nicolas Sarkozy. C’est à peine croyable, pourtant la réalité est bien là.

Par ce texte nous voulons sortir un instant des réactions affectives et analyser la situation le plus objectivement possible.

Pour nous, comités locaux, responsables militants, bénévoles et sympathisants, la décision personnelle de Fadela Amara d’accepter, sans aucune concertation, la nomination au secrétariat d’Etat à la politique de la ville, ne devrait impliquer normalement en aucune façon le Mouvement Ni Putes Ni Soumises. Mais soyons sérieux, cette décision individuelle porte un rude coup à notre association et à notre combat commun. Ne pas le reconnaitre relève d’une grande hypocrisie. Si Fadela s’est vu proposer ce poste c’est parce qu’elle représente un combat collectif et non pour ses seules compétences personnelles. En acceptant de rejoindre ce gouvernement, Fadela Amara exprime publiquement que, selon elle, il y aurait une cohérence entre le combat qu’elle mène depuis 15 ans et son entrée dans ce gouvernement.

Nous pensons radicalement l’inverse.

(suite…)


NI PUTES NI SOUMISES, OU LA PAROLE CONFISQUÉE , FADELA AMARA, DE BADINTER À SARKOZY…
[LES MOTS SONT IMPORTANTS – Pierre Tevanian, 20 juin 2007]
À l’occasion du ralliement de Fadela Amara, responsable du PS et présidente de Ni putes ni soumises, au gouvernement de Nicolas « Karcher » Sarkozy, nous ne résistons pas à l’envie de republier le court texte qui suit, consacré à la réalité du militantisme des Ni putes ni soumises. Il date d’octobre 2004, et laisse déjà entrevoir l’orientation idéologique profondément réactionnaire de cette organisation et de ses leaders.

Il y aurait beaucoup à dire sur le groupe Ni putes ni soumises, ou plutôt sur ses leaders, et surtout sur l’écart qui existe entre le discours que portent ces leaders, un discours formaté, taillé sur mesure pour convenir à une classe politique et médiatique quasi-hégémoniquement « blanche » de peau, bourgeoise et masculine, et les discours ou les préoccupations de la base que ce mouvement est censé représenter [1]. Pour mesurer cet écart entre la parole « orthodoxe » des trois ou quatre militant-e-s PS qui animent Ni putes ni soumises et celle, diverse mais presque toujours hétérodoxe, de la majorité silencieuse des « beurettes » qu’elles prétendent représenter, il suffit de se rendre dans leurs réunions publiques et d’y observer la manière dont est distribuée la parole.

http://lmsi.net/spip.php?article321

(suite…)


Kassenti cogne juste, comme à l’accoutumée, même s’il cogne parfois à côté. Mais le fond de son analyse est correcte. Si l’arrivée de Ramatou Yade au gouvernement est un symbole fort, le fait que ce soit un symbole justement montre encore combien est long le chemin à parcourir…

 

[Par Pierre Kassenti  -Afrikara – mercredi 20 juin 2007]

Après le nuage de Tchernobyl qui avait eu la bonne idée d’éviter soigneusement la terre de Voltaire -il lui en aurait coûté ! -, les Intellectuels organiques français, les partis politiques de gauche surtout, continuent de faire perdurer une exception française dont beaucoup ne rient plus seulement sous cape : « La France terre des Droits de l’Homme est probablement le seul pays au monde où les races -au sens social et politique- n’existent pas » s’amusait un universitaire africain américain de passage à Paris, devant l’attitude de l’élite française sur la question raciale.

En effet puisque les races n’existent pas il n’y a pas de raisons de traiter réellement des discriminations raciales, tout est social qui fini social chez les socialisants. D’ailleurs après s’être égarées sur la question des discriminations, les enquêtes d’opinion s’échinent à montrer que la discrimination touche d’abord les seniors, les jeunes, les femmes. On croit au passage comprendre que dans ces discriminés officiels … il n’y a pas de minorités visibles, ou encore que on ne saurait être noirs, senior et ou femme discriminés…

La piteuse posture anti raciale des décideurs dissimule à peine les batailles de fromages et les réflexes de préhension autour des postes et investitures diverses. Plusieurs adhérents socialistes, d’origine africaine, maghrébine, caribéens témoignent généralement hors caméra de l’extrême difficulté à faire avancer la question de la diversité chez les socialisants ; les plus hauts dirigeants ne s’épargnant pas au besoin le ridicule des alibis enfantins. Ainsi de Jean-Paul Huchon, il y a quelques années, président de la région Ile-de-France n’ayant pas trouvé mieux que d’arguer d’une panne informatique pour expliquer l’absence (la seule) d’un militant socialiste noir d’une liste électorale dans laquelle il avait été convenu que son nom figurerait.

(suite…)


En partie seulement d’accord avec Laurent Lévy dans cet édito sur Oumma.com. On ne peut pas reprocher à Fadela d’être une arriviste… quand on n’est pas arriviste on ne fait pas de politique. Et je préfère encore avoir Fadela Amara et les NPNS au gouvernement que Lelouche ou Balkany. Si la gauche hurle parce qu’elle répond aux sirènes de Sarko, pourquoi ne l’ont ils pas embauchée quand Jospin était aux affaires ? Ca vous fait mal au coeur de voir que c’est la droite qui met des arabes et des noirs au gouvernement ? Adressez vos reproches à la gauche. Finie la parlotte médiatique Fadela, va falloir bosser maintenant, sinon tu vas finir comme ces bouffons de Malek Boutih, Azzouz Begag ou Tokia Saifi…

L’odeur de la soupe
[Laurent Lévy – Oumma.com – jeudi 21 juin 2007]
On dirait que dans certains milieux politiques, l’odeur de la soupe a quelque chose d’irrésistible.

Lorsque le résultat de l’élection présidentielle était incertain, certains rêvaient une Ségolène Royal faisant entrer dans son gouvernement la présidente de l’association « Ni Putes Ni Soumises ». Certains se réjouissaient à l’avance d’une telle perspective, d’autres y voyaient un signe de la profonde coupure entre la gauche et les populations issues de l’immigration.

Ce rêve s’est pour partie réalisé. À un détail près. Ce n’est pas Royal, mais Sarkozy, qui a fait entrer au gouvernement l’égérie du parti socialiste.

La voici donc ministre du contempteur de la « racaille ». Cela n’est pas si surprenant : la stigmatisation de la jeunesse des quartiers populaires, et singulièrement du « garçon arabe », a été l’essentiel de son activité politique depuis la création de son association.

À l’évidence, mise à part cette complicité avec le racisme ambiant, ce ne sont pas ses convictions qui étouffent l’impétrante. Pour ne parler que de la période la plus récente, après avoir fait campagne en 2005 pour le « oui » au traité constitutionnel ultralibéral pour l’Europe, elle soutient dans la « primaire » interne du parti socialiste la candidature de Laurent Fabius – le seul des trois candidats à avoir soutenu le « non ». Et de « l’aile gauche » du PS, la voilà passée à la réaction la plus brutale.

L’accueillant dans son ministère, Christine Boutin a eu le plus joli, le plus révélateur des lapsus, relayé par toutes les radios : « Tu as, lui dit-elle, commencé par créer une association de lutte contre les femmes… »

L’histoire montrera un jour comment les débats sur le « foulard », où l’on a vu Amara bras-dessus bras-dessous avec Corinne Lepage et Arlette Laguiller pour crier avec les loups aura contribué à brouiller tous les repères de la politique. Comment s’est alors accéléré le consensus raciste et sécuritaire. Notre « beurette républicaine » ne jouera sans doute pas le plus beau rôle dans cette histoire.

En attendant, elle en aura trouvé un autre, bien à sa mesure, dans la parfaite continuité de celui-là. Passant de la théorie à la pratique, la voici désormais chargée, comme secrétaire d’état chargée de la politique de la ville de mettre en œuvre ce point décisif du programme de son nouveau maître : nettoyer nos quartiers au Kärcher.

http://www.oumma.com/spip.php?article2472


Le bac, le président ne l’a eu qu’au rattrapage !
[Le Parisien – lundi 11 juin 2007]

Avis aux 498 497 candidats qui passent aujourd’hui la philosophie, premier écrit du baccalauréat : Nicolas Sarkozy n’a obtenu que 9 à cette matière et a dû passer l’oral pour obtenir l’examen. De quoi affronter l’épreuve plus décontracté…

QUE LES BACHELIERS ne désespèrent pas. On peut ne pas être inspiré par le sujet de philo, avoir des résultats médiocres dans les autres matières et pourtant prétendre à de hautes destinées. Pour preuve, les notes du président de la République obtenues au baccalauréat.

Le lycéen Nicolas Sarkozy de Nagy Bocsa, élève au cours Saint-Louis de Monceau à Paris (XVIIe), a dû passer l’oral pour décrocher son bachot en juillet 1973. Jean-Bernard Gonzalez, professeur d’économie à la retraite, a sursauté ces dernières semaines quand il a entendu dans les médias que le président avait obtenu son diplôme avec mention très bien. On en est loin.

Méticuleux, l’enseignant s’est souvenu de son vieux cahier à spirales retrouvé il y a onze ans. En 1973, le jeune professeur d’économie corrige 190 copies du centre d’examen du lycée Molière (XVIe), à Paris. Sur celle qui porte le numéro 18917, il appose un 11/20. « C’était plutôt une bonne note », relève-t-il. Deux semaines plus tard, il retrouve ses collègues pour le relevé des notes. « De 8 à 9 heures, nous avons enlevé les caches des copies. » Les professeurs annoncent les notes. Pour éviter toute confusion, Jean-Bernard Gonzalez sort un cahier et inscrit ces informations. A côté du nom d’un anonyme, Nicolas Sarkozy de Nagy Bocsa, il recopie 11/20 en éco, 8/20 en mathématiques, 10/20 en anglais, 9/20 en philo, 7/20 à l’écrit en français et 12 à l’oral. Soit 142 points sur 300, pour le candidat Sarkozy. Non admis à l’écrit, il doit passer l’oral. Il lui manque huit points qu’il comblera.

Trente-quatre ans ont passé. L’ancien professeur, moustache poivre et sel, jette un regard critique et amusé sur ce bulletin de notes (lire ci-contre). L’histoire ne s’arrête pas là. Quinze ans plus tard, « en 1988 ou 1989 », il a corrigé la copie de Marine Le Pen. « Je lui ai mis 13/20. Je me souviens même de l’intitulé de la dissertation, la tertiarisation de l’économie française, car c’était un sujet un peu neuf pour l’époque. »


Sarko nous avait déjà fait le coup avec la photo où il rencontrait Bush, trafiquée pour pas qu’on voit qu’il fait une bonne tête de moins que « le leader du monde libre ». Ensuite les yeux avertis on noté que, depuis l’élection, Cécila Sarkozy ne porte plus que des talons plats alors qu’auparavant elle affectionnait les chaussures à talons hauts…

Et voici que, à l’occasion du voyage de notre vénéré Président en Pologne, l’AFP choisit de diffuser la photo suivante : c’est non seulement ridicule (Kaczynski mesure 10 bon centimètres de plus que Sarközy est de la même taille que Sarkozy) mais aussi carrément malpoli pour le président polonais, qui n’est pas à son avantage sur cette photo, semblant se cacher derrière le « grand frère » français. Les iconographes de l’AFP auraient certainement pu choisir une autre photo... pourquoi ont ils retenu celle là ?

Sarkozy et Kaczynski

La Voix du Nord


Il a peur de quoi, ce couille-molle ? Que Sarko le mette au pas comme il l’a fait avec ses confrères châtrés français ? C’est pas avec des journalistes pareils qu’on risque de voir des affaires sortir… on va revenir à l’époque de Peyrefitte et du journalisme obséquieux ?

>>NICOLAS SARKOZY IVRE ? LE PRÉSENTATEUR BELGE S’EXCUSE
[Le Figaro 12/06/07]
Alors que la vidéo du chef de l’Etat soi-disant ivre fait un carton sur internet, Eric Boever, à l’origine du sous-entendu, se dit « désolé des proportions » que prend l’événement.

Plus d’un million et demi de téléchargements. La vidéo de Nicolas Sarkozy au G8, extraite d’un journal télévisé belge dont le présentateur a insinué que le chef de l’Etat avait bu, fait un véritable carton sur internet. Du coup, Eric Boever, le journaliste en question, a dû s’excuser officiellement.

Il a ainsi « contacté l’ambassade de France à Bruxelles pour transmettre ses excuses, pour qu’elles soient relayées à qui de droit, jusqu’à l’Elysée si nécessaire« , a indiqué Yves Thiran, directeur de l’information de la RTBF, la radio-télévision publique belge.

Eric Boever s’était déjà excusé via le blog de Jean-Marc Morandini : « Je suis désolé des proportions que prend ce qui n’était au départ qu’un clin d’oeil » et « ne voulais évidemment pas heurter la sensibilité nationale française, d’autant que je suis moi-même français par ma mère« , écrit-il. Il précise aussi que son journal, diffusé la nuit, « a un ton plus libre et plus détendu que les autres« .

http://www.lefigaro.fr/elections-legislatives-2007/20070613.WWW000000112_nicolas_sarkozy_ivre_le_presentateur_belge_sexcuse.html


Sarkozy ne boit que de l’eau…
Si vous avez déjà « dialogué » avec un Russe, vous savez qu’on y boit généralement sec… clairement Nico c’est fait inviter…

Non Sarkozy n’était pas Ivre…  Résumé de la « discussion » avec Poutine

Putain, la vodka ça déchire !!!! Ca rend la langue pateuse….


S!lence 347[S!lence n°347 – Juin 2007 – 56 p. – 4 € – Ecologie • Alternatives • Non Violence]

LIBERTÉS : LE COMBAT CONTINU
La revue S!lence est publiée depuis 1982. Elle se veut un lien entre  toutes celles et ceux qui pensent qu’aujourd’hui il est possible de vivre autrement sans accepter ce que les médias et le pouvoir nous présente comme une fatalité. S!lence est gérée par une association indépendante de tout autre mouvement.
Au sommaire de ce numéro :
DOSSIER : Libertés, le combat continu
• Bilan d’une législation sécuritaire de Françoise Dumont
• Vers une identité désocialisée de Daniel Julien
• Inventer des alternatives à la logique du contrôle de Guillaume
Gamblin
• Prendre un enfant par la main de Jean-Philippe et Jean-Pierre Joseph,
Christine Rojewski
• Du fichage ADN généralisé à la « grève de la salive » de Guillaume
Gamblin
• Nouveaux passeports européens : un rapport qui accuse…
http://www.revuesilence.net/

Page suivante »