Jacques Chirac



Ce bouquin savoureux n’a pas connu le succès qu’il méritait. On murmure qu’il devait être réédité mais que les deux éditeurs successifs ont eu des « problèmes » divers… comme c’est étrange.  Heureusement Denis Laumont a pris la peine d’en publier les bons morceaux sur Internet. Un régal !!!

[Extraits de « 25 ans avec lui » de Jean-Claude Laumond – Editions Ramsay – 2001]

Jean-Claude Laumond … Chauffeur de M. Jacques Chirac et/ou de sa famille pendant 25 ans. Admirateur déçu. Admirateur de M. Charles Pasqua et de Mme Marie-France Garaud, la « muse ». G.O.D.F. 30ème°   – Jean-Claude Laumond fait publier, sous son nom, en septembre 2001, un ouvrage amer, mais savoureux et instructif, de souvenirs « Vingt-cinq ans avec Lui« , chez Ramsay.  

Pour les mémoires du chauffeur de Me François Mitterrand : Pierre Tourlier, avec la collaboration de Laurent Delmas, Conduite à gauche, Denoël, Paris 2000 ; Tonton, mon quotidien auprès de François Mitterrand, Rocher, Paris/Monaco, 2005.

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Quand je dis que je devins le chauffeur des Chirac, il faut comprendre le nom au sens générique. Les beaux-parents du ministre tenaient dans cette famille une place importante. M. de Courcel, son beau-père, trop tôt disparu, partageait ma passion des voitures et se toquait de vitesse, de performances et de records.
Chaque fois que je le conduisais, presque toujours sur les mêmes itinéraires, il gardait les yeux rivés à sa montre et, de carrefour en carrefour, comparait nos moyennes d’une fois sur l’autre.  (suite…)


Une émission sur “Sarkozy et les femmes” brutalement supprimée

[Backchich – 26/01/2008]

A la place d’en laisser dire de belles sur Cécilia, Carla, Rachida, Rama et les autres, sujet visiblement brûlant, la chaîne de Bolloré a diffusé vendredi soir un film bien consensuel, Cinéma Paradiso. Ainsi va la vie des médias des amis de Sarkozy.

Vendredi soir 25 janvier, la chaîne Direct 8, qui soit-dit en passant appartient au grand ami de Nicolas Sarkozy, l’industriel Vincent Bolloré, a mystérieusement annulé la diffusion de l’émission « 88 minutes » consacrée, justement, à une « Spéciale Sarkozy et les femmes », comme claironnaient les responsables de la chaîne…

L’émission devait se dérouler en direct, ce vendredi 25 janvier, à 22h15. Fait rarissime en télévision, au dernier moment, les invités sont décommandés. Dans l’après-midi, ceux qui devaient révéler des anecdotes sur les femmes entourant notre président, reçoivent un coup de téléphone embarrassé des journalistes de la chaîne de Vincent Bolloré. La voix hésitante, ils expliquent que le débat a été annulé « pour des raisons techniques ».

Dommage, car sur le plateau, la conversation s’annonçait fertile. Le nouvel ami de Sarkozy, le publicitaire Jacques Séguéla, chez qui le président a rencontré Carla Bruni, était de la partie ; ainsi que Corinne Lepage, ancienne ministre, et les journalistes Laurent Léger (de Bakchich) et Michaël Darmon, auteurs de livres sur l’ ex-Première dame, Cécilia. Un vieux loup du RPR devait pointer son museau sur le plateau, l’ancien conseiller de Jacques Chirac, Charles Pasqua et Jean Tiberi : Jean-François Probst, lui aussi signataire d’un bouquin sur Les dames du président. Tout un programme… Les téléspectateurs ont eu droit, à la place, à une rediffusion du film Cinéma Paradiso. Ça c’est de l’info !

« Raisons techniques », également, si TF1 et Paris Match, deux grands médias appartenant à des proches de notre cher président, Bouygues et Lagardère, n’ont pas moufté sur les trois livres publiés au même moment sur Cécilia, trois ouvrages qui totalisent quelque 250 000 exemplaires mis en place dans les librairies.

Ainsi va la vie des médias des amis de Sarkozy.

http://www.bakchich.info/article2463.html


Le 26 février 2005, manifestation de soutien à Jean-Marc Rouillan devant la prison de Lannemezan (Hautes-Pyrénées).

Le 26 février 2005, manifestation de soutien à Jean-Marc Rouillan devant la prison de Lannemezan (Hautes-Pyrénées) Photo : ÉRIC CABANIS/AFP

SOUTIENS DIRECTS

[Le Monde – 9/12/2007]

Jean-Marc Rouillan, cofondateur d’Action directe, vient d’obtenir un régime de semi-liberté après vingt ans de prison. Le fruit d’une longue campagne menée par une coalition hétéroclite

Note de L&I : Pour en savoir plus sur les dessous de l’assassinat de Besse et Audran, lire le dossier : « Jean-Louis Bruguière, un juge d’exception » http://www.voltairenet.org/article13591.html

Helyette Bess rit comme une enfant. Elle aura 77 ans dans quelques jours, «  et Jean-Marc Rouillan sortira juste de prison pour – son – anniversaire « , s’amuse-t-elle. Ces derniers mois, elle a encore passé des heures, à Paris, Lille, Toulouse ou Marseille, à tenir des débats sur le sort des prisonniers d’Action directe. Presque toujours devant des assemblées hétéroclites de militants gauchistes à cheveux blancs, d’autonomes en Doc Martens, d’avocats des droits de l’homme et de jeunes anarchistes, nés bien après cette  » lutte armée  » dont elle parle tranquillement. Elle ne se formalise pas de ce bric-à-brac étonnant. Il y a encore dix ans, le seul nom d’Action directe suscitait presque immanquablement le rejet.

Jean-Marc Rouillan, Joëlle Aubron, Nathalie Ménigon et Georges Cipriani avaient assassiné, le 25 janvier 1985, le général René Audran, ingénieur général de l’armement, puis, le 17 novembre 1986, le PDG de Renault, Georges Besse, en assurant que leurs morts porteraient  » un coup décisif (…) aux forces de la répression bourgeoise « . Et ces quatre-là avaient sombré dans l’opprobre et l’oubli des condamnations à perpétuité.

Helyette Bess est elle-même une ancienne d’Action directe, dont elle était la  » libraire « . Elle en a connu les débuts idéalistes et les dérives sanglantes. Elle a fait de la prison – cinq ans – après avoir été arrêtée en 1984 avec Régis Schleicher, toujours en détention. Depuis dix-huit ans, elle est le pilier du mouvement qui soutient ces derniers acteurs des années sombres de l’après-68.

 » Peut-être pense-t-elle au fond que, si elle avait été libre à ce moment-là, Rouillan et les autres n’auraient pas commis la bêtise d’assassiner Besse et Audran « , murmurent parfois certains de ses amis. Elle sait bien que ceux qu’elle défend n’ont pas la figure de héros positifs. Mais elle n’a jamais renoncé à faire sortir de prison ceux qui furent des terroristes et se désignent eux-mêmes comme  » les plus vieux prisonniers politiques de France « .

Ils n’ont pas été faciles à défendre. Longtemps, les anciens théoriciens de la lutte armée des années 1970, désormais rangés, ont fui ces activistes, qu’ils considéraient comme les moins intellectuels parmi les contestataires de l’époque. Les moins aptes, en un mot, à comprendre que les assassinats planifiés non seulement heurtaient le sens moral, mais ne seraient jamais le ferment de la  » révolution  » qu’ils disaient vouloir déclencher.  » Nous avions, après 68, manié la barre de fer, se souvient la chanteuse Dominique Grange, ancienne militante de la Gauche prolétarienne, un des mouvements les plus radicaux de l’époque, autodissous en 1973 par peur des dérives terroristes. Nous avions vendu La Cause du peuple, affirmant « il faut faire payer le prix du sang et des larmes ». Nous avions hurlé : « Nous disons aux patrons, c’est la guerre ! » Mais, soudain, beaucoup d’anciens militants refusaient de voir en Action directe l’une des suites de cette même histoire, et en parlaient avec la bouche pincée.  » (suite…)


C’est des petits copieurs chez Kabako… mais ce dossier sur les « africains » dans l’entourage de Sarkozy est néanmoins un remarquable annuaire du néocolonialisme français en Afrique… A garder pour références futures !

Apparemment les infos de Kabako sont du simple recopiage de « La Lettre du Continent » (Indigo Publications) – voir : http://www.africaintelligence.fr/lc-/default.asp

SARKOZY ET L’AFRIQUE : LES RÉSEAUX DE LA FRANC’AFRIK AUTOUR DU PRÉSIDENT
[Kabako Online – hebdomadaire de Bamako – Mali – 28/11/2007]

Le président français s’appuie sur une équipe aux personnalités très diverses pour gérer la « politique africaine de la France » : le « sorcier » Claude Guéant pour les chefs d’Etat, le « French Doctor » Bernard Kouchner pour l’humanitaire, le « Père Fouettard » Brice Hortefeux pour l’immigration, la « Passionaria » Rama Yade pour les droits de l’homme, le « Mec de gauche » Jean-Marie Bockel pour la coopération. Voici un bref panorama des divers membres de la « cellule africaine » de Sarkozy.

LES GRAND SORCIERS BLANCS EN CHARGE DE L’AFRIQUE

Si le président Nicolas Sarkozy n’a pas la fibre africaine, mille petites portes secrètes permettent aux dirigeants africains d’accéder à l’Elysée. Pour la partie officielle, le conseiller Afrique Bruno Joubert est le numéro deux de la cellule diplomatique dirigée par Jean-David Levitte. S’il n’est pas un diplomate « africaniste », Levitte n’est pas pour autant un profane en la matière. De 1993 à 1996, il a été le patron de l’ex-Direction générale des relations culturelles, scientifi ques et techniques (DGRCST) du Quai d’Orsay, avec pour adjoint Pierre Brochand, l’actuel directeur général de la DGSE (services secrets).

Animal politique à sang froid, Levitte ne délègue aucun dossier, même « africain ». Ancien directeur de la stratégie de la DGSE, Bruno Joubert a été le directeur Afrique du Quai d’Orsay et travaillait à l’époque en osmose avec Michel de Bonnecorse, le conseiller Afrique « autonome » de Jacques Chirac. Joubert s’appuie sur deux principaux adjoints : Rémi Maréchaux et Romain Serman.

Maréchaux, 40 ans, swahiliste, travaillait à l’Agence française de développement (AFD) après avoir été sous-directeur Afrique australe et océan Indien au Quai d’Orsay. Serman planchait auparavant sur les questions africaines à la mission permanente de la France auprès des Nations unies à New York, en particulier sur le dossier ivoirien.

La partie la plus secrète des relations de Nicolas Sarkozy avec les présidents africains est gérée directement par le secrétaire général de l’Elysée, Claude Guéant. Ce dernier est en contact avec les présidents et bascule les demandes soit vers le « chef », soit vers Joubert. Guéant est également la porte d’entrée des missi dominici du village franco-africain tels que l’avocat Robert Bourgi.

Plusieurs autres proches de Sarkozy servent aussi de passerelle sur des dossiers sensibles. L’ancien ministre et « frère de lumière » Olivier Stirn avait ainsi représenté le chef de l’Etat à l’intronisation d’Abdoulaye Wade à Dakar.

Et Patrick Balkany est sollicité par des présidents tricards à Paris, à l’instar du Centrafricain François Bozizé, pour obtenir un rendez-vous à l’Elysée.

(la suite) : (suite…)


[Rezo.net / Actuchomage  21 Novembre 2007 ]
Ci-dessous la transcription de la chronique de Frédéric Bonnaud, « Politiquement incorrect », diffusée à 13h10 sur Europe1, le 20 novembre 2007. Un petit chef d’œuvre de lucidité qui résume tout le bien que nous pensons de notre formidable Président de la République.

Jean-Marc Morandini (JMM) : J’ai moi-même posé cette question : Où est en ce moment Nicolas Sarkozy ? Vous souhaitez répondre à tous ceux qui se plaignent de ce silence présidentiel en ces temps difficiles.

Frédéric Bonnaud : On ne voit pas bien pourquoi Nicolas Sarkozy s’exprimerait aujourd’hui sur cette grève des fonctionnaires qui sont inquiets pour leur pouvoir d’achat. Il faut quand même se mettre à sa place : c’est une revendication catégorielle. Or, Nicolas Sarkozy est fonctionnaire que je sache, et question pouvoir d’achat, avec la petite augmentation qu’il s’est autoaugmenté-là, vous savez, ces dernières semaines de ce coté-là, tout va bien. Pourquoi voulez-vous qu’il fasse grève, cet homme ?

En fait je trouve que l’ambiance rappelle celle d’après la campagne de 1995, vous vous souvenez, quand Jacques Chirac avait été réélu avec ce slogan génial qui était «la fracture sociale». Au bout d’à peu près la même période, 6/7 mois, on s’est aperçu que Jacques Chirac ne faisait rien pour la fracture sociale. Et personne ne serait allé dire à Jacques Chirac : Dis quelque chose sur la fracture sociale. Jacques Chirac disait en privé : «Les promesses n’engagent que ceux qui y croient».

Eh ben Sarkozy, c’est exactement pareil. Il a fait campagne sur le pouvoir d’achat, toute la campagne était sur le pouvoir d’achat, avec cette formule que j’adore : «Travailler plus pour gagner plus». Que voulez-vous qu’il dise, JMM ? Eh ben non, il ne tient pas ses promesses. Voilà, les promesses n’engagent que ceux qui y croient.

J’ai regardé hier sur France2 « Complément d’enquête », d’ailleurs c’est l’émission de notre rédacteur en chef Benoît Duquesne. Il y avait un reportage fascinant sur Neuilly. On oublie toujours ça, nous avons élu à 53% le maire de Neuilly, la commune la plus riche de France. Et ce maire de Neuilly, ses meilleurs copains, c’est des patrons du CAC 40. Il y a des gens qui sont étonnés qu’il fasse sa politique pour ses administrés de Neuilly et pour ses copains du CAC 40. Mais il faut vraiment être absurde pour être étonné de ça. Les gens sont incroyables, JMM.

Jean-Marc Morandini (JMM): Mais c’est le rôle du Président de s’occuper des choses vraiment importantes.

Frédéric Bonnaud : Mais il s’occupe des choses vraiment importantes, c’est clair. Le Président appartient à une oligarchie financière, et il s’occupe de cette oligarchie financière.

Par exemple, on a appris que le 16 novembre, c’était vendredi dernier, il a reçu les journalistes des Échos qui étaient un peu inquiets, paraît-il : Qu’est-ce qui va se passer, patati, patata, parce que vous savez le journal Les Echos, premier quotidien économique de France, est racheté par Bernard Arnault, grand copain de Nicolas Sarkozy, ça a été son témoin de mariage et il était à la fameuse nuit du Fouquet’s où aucun de nous trois n’était invité.

Donc Bernard Arnault achète Les Echos, et qui nomme le rédacteur en chef, le grand patron ? Nicolas Sarkozy ! Et après, on va me dire qu’il ne fait rien, que soit disant il suit la grève. Non, il a reçu les journalistes des Echos vendredi dernier à l’Élysée. On a eu le script de la conversation et il leur a annoncé, très calmement, qu’il nommait lui, Nicolas Sarkozy, Nicolas Beytout à la tête des Échos. Voilà c’est vraiment un Président qui fait tout, il nomme même les chefs de rédaction.

Jean-Marc Morandini : Nicolas Beytout qui était au Figaro avant… Finalement ça doit être Bernard Arnault qui doit être content que le Président s’occupe si bien de lui.

Frédéric Bonnaud : Bernard Arnault est très très très content ! Voilà, il faut arrêter de se plaindre. Est-ce qu’il manifeste, Bernard Arnault, l’homme le plus riche de France ? Mais pas du tout. Il ne manifeste pas. Parce que figurez-vous qu’en douce, il y a eu une réforme de la fiscalité des dividendes. Alors c’est très compliqué, je ne vais pas vous expliquer, mais j’ai quand même bien compris le résultat. Donc, ça concerne les revenus versés par les entreprises à leurs actionnaires. Or, on apprend qu’il va y avoir une très très nette baisse fiscale pour les gens qui touchent beaucoup beaucoup de dividendes.

C’est ainsi que Bernard Arnault, donc un des meilleurs amis du Président, a touché la coquette somme en 2007 – pas des salaires, JMM, ce sont des dividendes – de 327 millions euros. Il faut le répéter : 327 millions euros. C’est pas des zlotys, c’est pas des yens, c’est pas des francs anciens ou nouveaux, ce sont des euros, 327 millions d’euros. Et grâce à cette petite réforme de la fiscalité des dividendes, vous savez combien il va économiser, Bernard Arnault, pour l’année 2007 ? Il va économiser 19 millions 560 mille euros, soit 1.000 ans de salaire annuel d’un Français. Et ensuite on nous dira que le Président ne fait pas son travail, n’applique pas le programme pour lequel il a été élu.

Vous savez, faire des cadeaux fiscaux aux riches, c’est très simple. Augmenter le pouvoir d’achat des pauvres, c’est beaucoup plus difficile. On est en train de s’en apercevoir.

http://rezo.net/118334


Jacques Chirac mis en examen pour détournement de fonds publics

L’ancien chef de l’Etat a été mis en examen pour détournement de fonds publics dans le cadre de l’affaire des chargés de mission de la Ville de Paris, selon Jean Veil, son avocat. Jacques Chirac était entendu depuis 8 h 30 au pôle financier de Paris dans le cabinet de la juge Xavière Simeoni. Dans un point de vue publié par « Le Monde », Jacques Chirac dit n’avoir agi que pour pouvoir mieux servir les Parisiens.