Fadela Amara



Commentaire de Hichem : Bravo Fadela ! Quel beau parcours ! Lécher le cul des puissants, y a pas à dire, ça rapporte ! Et dire que j’ai soutenu « Ni Putes Ni Soumises », putain, j’ai un goût de pourri dans la bouche…  Ose seulement montrer le bout de ton blouson dans ma cité, et tu verras la fête qu’on va te faire…

Quelqu’un peut-il nous citer UNE SEULE chose realisée par Fadela Amara lorsqu’elle était Secrétaire d’Etat à la Ville ? Elle n’était rien d’autre qu’un alibi, un trophée de chasse sur la cheminée de Sarkoko…

Fadela Amara. Symbole d’un État partisan vendu aux coteries, l’ex-secrétaire d’État à la Ville a été faite chevalier de la Légion d’honneur dans la promotion du 1er janvier mais également, de par la grâce des ministres UMP Xavier Bertrand et Roselyne Bachelot (agissant évidemment sous ordre de Nicolas Sarközy), inspectrice générale des Affaires sociales «au tour extérieur», c’est-à-dire sur pur choix politique. Ce qui permettra à cette supposée titulaire d’un simple CAP de comptabilité (qu’elle n’a jamais en réalité passé, cf. Elle, 29 septembre 2003) de toucher la bagatelle de 8000 euros par mois (plus frais) sans avoir pratiquement rien à faire. On rappellera que cette ex-élue socialiste (à la mairie de Clermont-Ferrand) avait monté, pour le compte du PS, l’association satellite Ni Putes ni soumises.


   Mouarf !!! On va se précipiter pour adhérer, avec un nom pareil…

[Faites et Documents n° 253 – Avril 2008]

Secrétaire d’Etat chargée de la Politique de la Ville, Fadela Amara a de très étranges préoccupations.  Dans le mensuel homosexuel Têtu (avril 2008), elle explique qu’« il faut qu’un mouvement gay émerge dans les quartiers sensibles ». Pour elle, la version gay de « Ni Putes, ni soumises »,  pourrait être « Ni Bouffons, ni enculés ».

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[Le Monde 18/1/2008]
Les querelles au sein du gouvernement font désordre. La dernière en date – la passe d’armes sur le plan banlieue entre Christine Boutin, dans La Croix, et Fadela Amara, dans Le Monde – a mis le premier ministre hors de lui. Au point de faire une intervention rare et solennelle au conseil des ministres du mercredi 16 janvier au nom de la « cohérence de la communication gouvernementale ». François Fillon a demandé à ses ministres de faire relire leurs interviews par l’Elysée ou Matignon avant parution : « Faites attention à ne pas vous faire piéger ». Nicolas Sarkozy a renchéri : « Je vous donne une liberté de parole, c’est à vous de l’utiliser correctement et à bon escient. »

(suite…)


Dites donc, les électeurs de l’UMP, là. Vous êtes contents de votre mec ? Vous qui avez toujours à la bouche les mots « grandeur » et « France », ça vous plait d’être représentés par un psychopathe complexé, tout droit sorti de « La Vérité Si Je Mens » ?

« Regarde Maman, j’ai un grosse Rolex en or ! », « Regarde Maman, je suis sur la photo avec George Bush ! », « Regarde Maman, je suis le Président ! », « Regarde Maman, je fais des fêtes au Fouquets avec les riches ! », « Regarde Maman, je me tape des top-models ! », « Regarde Maman, je suis entré dans le club mondial des grands séducteurs »…. ça y est, la France ressemble enfin à sa caricature !

Pour citer le journaliste Mikael Levinstein : « C’est ça le vrai bling-bling de Sarkozy. Il n’a pas envie « d’être », il lui suffit de « paraître »… et malheureusement, un an après son élection, la politique de Sarkozy relève du même accabit. Une politique en toc, du faux plaqué or comme les bijoux qu’on te vend à Barbès, de la réussite par procuration, de la célébrité par association, de l’agitation, pas de l’action… voilà le gouvernement de la France d’aujourd’hui. Il y a déjà eu des gouvernements comme ça en France… sous Louis-Philippe. On sait comment cela s’est terminé. »

[Emmanuel Ratier – Faits et Documents n° 248 – Janvier 2008 ]

Du Fouquet’s à Disneyland, des vacances chypriotes sur un yacht de Vincent Bolloré à la fin d’année égyptienne (avec un avion toujours fourni par Bolloré), de Rachida Dati à Rama Yade, de Cécilia Sarközy à Carla Bruni, des Rolex ostentatoires aux Rayban, c’est la sous-culture « bling bling » (luxe, marques, paillettes), popularisée par les rappeurs américains, qui triomphe au sommet de l’Etat. Un Etat au service de la finance internationale et cosmopolite. Carla Bruni, nouvelle compagne du chef de l’Etat, en est le parfait exemple. Cette riche héritière, n’ayant ni morale ni valeurs, a collectionné les hommes qu’elle jette ensuite comme des Kleenex. Egérie de la gauche-caviar, elle signait encore tout dernièrement la pétition contre le pseudo « fichage ADN ». Le mariage serait prévu le 9 février (selon Le Journal du dimanche, 6 janvier 2008). Une dangereuse dérive qui illustre parfaitement la décadence française.

« Vous avez adoré Grâce Kelly à Monaco, vous adorerez Carla Bruni à l’Elysée (Le Journal du dimanche, 6 janvier 2008). » Nicolas Sarközy a rencontré Carla Bruni, un soir, le 17 novembre, chez Jacques Séguela, le publicitaire qui soufflait aux oreilles de François Mitterrand. Elle y était arrivée avec Denis Olivennes, patron de la Fnac et animateur des réseaux fabiusiens.

Depuis, les tourtereaux ne se quittent plus, avec une première escapade quasi-officielle à Disneyland, immortalisée par des paparazzi complices convoqués pour l’événement. Suivie d’un réveillon à Louxor, toujours avec les photographes. Pour la presse britannique, moins soumise aux pressions que la presse française, le président l’aurait déjà demandée en mariage. Et Gala d’évoquer un futur possible « mariage de la décennie » et d’ajouter que Nicolas Sarközy « a l’impression d’entrer dans le club mondial des grands séducteurs ». Il lui aurait offert un portable à usage unique, étant le seul à l’appeler dessus.

Carla Bruni-Tedeschi est née le 23 décembre 1968 à Turin. Elle a une soeur, Valéria Bruni- Tedeschi, qui est actrice et réalisatrice (Il est plus facile pour un chameau…, Actrices, sorti ces jours derniers et où joue son compagnon, Louis Garrel).

Interrogée par ITV, cette dernière déclare : « J’ai eu une éducation catholique, mais Tedeschi est un nom juif d’Italie du Nord. Mon grand-père paternel s’est converti pendant la guerre, a épousé une catholique, ce qui lui a valu d’être mis au ban par la communauté juive de Turin. J’ai mis très longtemps à l’accepter, comme si j’avais hérité de sa faute. Même si ma famille n’a pas été déportée, je me sens très proche du désarroi de cette communauté. Aussi, mon personnage de Sarah (dans un film qu’elle tournait) résonne-t-il par rapport à mon histoire, comme si moi aussi je portais un passé trop lourd pour moi. »

La famille Tedeschi, que Le Parisien (30 décembre 2007) ose qualifier de « famille de la Vieille Europe », s’est donc convertie à la grande époque du fascisme dans l’Italie de Benito Mussolini. Ce qui rapproche son histoire de celle de Cécilia Ciganer-Albeniz (cf F&D 243 et 244). Son frère, Virginio, un marin réputé (trois tours du monde dans les deux sens), est décédé le 4 juillet 2006 à 46 ans des suites d’une longue maladie. Une fondation (dotée d’environ 20 millions d’euros) a été créée pour honorer sa mémoire. Son père, Alberto Bruni-Tedeschi (décédé en 1996) avait repris l’affaire familiale, le groupe turinois CEAT, spécialisé dans les câbles électriques et les pneus, tout en étant, à ses moments perdus, un compositeur dodécaphonique respecté (encore un point de ressemblance avec Cécilia ex-Sarközy). Il développa largement l’entreprise et en fera l’un des fleurons de l’industrie italienne.

Son père cumulait donc une profession honorable et une passion extrême pour la musique, ayant été élevé dans le culte de Richard Wagner et d’Alban Berg. Son premier opéra, Villon, composé à 25 ans, sera joué par les plus grands chefs. Il sera même un temps directeur artistique du Théâtre Regio de Turin entre 1959 et 1971.

Sa mère, Marisa Borini, est pianiste professionnelle. « Les plus grands artistes fréquentent leur palais. La Callas et Karajan dînent au Castagnetto, leur résidence du Piémont (Le Parisien, 30 décembre 2007). » Elle accompagnera Nicolas Sarközy en décembre lors de sa rencontre avec Benoît XVI mais n’obtiendra pas, comme elle l’espérait, le droit de le rencontrer.

Mais, c’est le grand père, Virginio Tedeschi, juif piémontais (lui aussi très grand mélomane, comme ancien élève d’Edgar Varèse), qui est bien à l’origine de la fortune de la famille, l’entreprise n’ayant jamais eu de problème durant le Ventennio et ayant participé efficacement à l’effort de guerre italien à partir de 1940. Un épisode peu souligné aujourd’hui. (suite…)


CECILIA VS NICOLAS

[NOUVELOBS.COM | 10.01.2008]

En pleine romance avec Carla Bruni, voici le chef de l‘Etat rattrapé par les révélations de l’ex-First Lady. Claude Askolovitch a lu, pour Le Nouvel Observateur, trois livres-événements consacrés à Cécilia.

Quelques nouvelles de la République. “Nicolas est un sauteur”. Bien. Quoi d’autre? “Nicolas est pingre.” Mais encore? “Un homme qui n’aime personne, même pas ses enfants.” Et puis? “Il a un côté ridicule. Il n’est pas digne. Nicolas, il ne fait pas Président de la République, il a un réel problème de comportement.” Résumons donc. La France est présidée par un sauteur doublé d’un radin, un agité incapable d’amour et dépourvu de dignité… Ainsi parle Cécilia de Nicolas Sarkozy, dans des confidences recueillies au fil de l’amertume par la journaliste Anna Bitton, et offertes à l’édification du peuple dans un livre-portrait, “Cécilia” (1).

Conçu comme un ouvrage amical -que l’auteur a même dédié à son héroïne- il se révèle, à la lecture, d’une cruauté implacable. Pour Sarkozy, évidemment. Mais également pour Cécilia, froide impératrice devenue pitoyable imprécatrice: incroyablement fleur bleue, déconcertante de naïveté, pauvre petite fille riche addicte au shopping, s’amusant à emprunter les couloirs de bus pour constater la surprise des flics, gémissant sur sa pension insuffisante avec l’inconscience des bien-nantis: “Même en renégociant la pension alimentaire, j’obtiendrai quoi? Mille ou deux mille euros de plus? Ce n’est pas avec cela que je vais pouvoir vivre? Nicolas ne va pas laisser son fils sous les ponts quand même!”

Un mélange de clichés et de lucidité venimeuse

Entre deux plaintes, Cécilia décrit ce que fut sa vie dans un mélange de clichés et de lucidité venimeuse. La politique: “Un décor de western derrière lequel il n’y a rien.” L’entourage de Sarkozy: “Une bande malfaisante”, “de jeunes mecs qui se sont retrouvés gonflés de pouvoir et qui se sont pris pour les princes de Paris”. Les grandes amies, Mathilde Agostinelli de Prada et Agnès Cromback de Tiffany -fringues et diamants- compagnes des jours heureux, qui ont coupé les ponts avec la reine après le divorce: “Des pétasses fardées et intéressées.” Et les jolies ministres dont Sarkozy vante la beauté -comme il vantait la sienne, avant: “Des tapisseries. Maintenant qu’il n’a plus de first lady, il faut qu’il sorte avec de jolies filles à son bras, habillées en Dior.” (suite…)


Dans sa dernière livraison (Faits & Documents n° 248), Emmanuel Ratier contredit cette information : <<Outre que les dates des rumeurs ne correspondent pas du tout, on nous permettra d’en juger autrement en raison d’éléments très solides mais impubliables (ils entraîneraient un procès). Une nouvelle rumeur assure que la journaliste serait désormais liée avec l’un des plus proches collaborateurs de Nicolas Sarközy.>>

[Betapolitique – 31 décembre 2007 ]
La lecture du Canard Enchaîné de ce mercredi 26 décembre révèle une petite information qui amuse beaucoup le volatile, et ses lecteurs.

Le jeune adolescent Sarkozy, tout énamouré de sa belle mannequin, rencontrée, on le rappelle, il y a un mois, songé déjà (Betapolitique vous l’a révélé !) à l’épouser. Il se demande quand même comment ses parents (ici, la France), vont accueillir la sulfureuse Carla, qui a collectionné tant de coeurs brisés. Surtout venant d’un homme déjà deux fois divorcé, qui il y a trois mois encore mettait en scène ses tentatives de reconquête de la belle Cécilia (oui, Cécilia, il faut suivre).

Le jeune Sarkozy tout tremblant a donc l’idée géniale de demander aux sondeurs de lui dire ce que va penser l’opinion publique de cette nouvelle amourette. Rassurez-vous, pour en finir avec cette question : les Français s’en foutent. les Français préfèreraient qu’il se mette au boulot, Sarko.

Mais comment poser la question sans éveiller les soupçons ? C’est là que les petits génies de l’Elysée sortent le meilleur de leur imagination : ils vont proposer des questions leurres. Ils vont « tester », outre Carla Bruni, les Français sur Laurence Ferrari, Carole Bouquet et quelques autres belles dames.

Et voilà comment le milieu journalistique, qui, naturellement, a eu vent de ces questions, a propagé en son sein la rumeur d’une idylle avec la présentatrice de Canal Plus. Ils avaient d’ailleurs peut-être leurs raisons de croire que ce leuure là était moins irréaliste que d’autres.

http://www.betapolitique.fr/Sarkozy-avec-Ferrari-c-est-l-02342.html


[Amnistia.net – 02/01/08]

Nicolas Sarkozy a transformé la présidence de la République en une émission de télévision, un prime-time permanent où les événements publics et privés se confondent… Les gazettes people sont devenues la meilleure source pour suivre le nouveau cours de l’Elysée…

Dans ce soap opéra à rebondissements quotidiens, qui sert de décor à la France d’après, la gestion de la rumeur est devenue désormais matière politique…

http://www.amnistia.net/videos/francedapres/francedapres_008.htm 


Nicolas et Pimprenelle, dormez bien les petits.

[Socio 13 – 18/12/2007]
Dans le Franceland politico-médiatique, les questions subsidiaires comme le blocage des salaires des fonctionnaires, la prévisible augmentation en janvier du gaz, ou encore l’expulsion des sans abris, sont occultées par la dernière grande nouvelle : le président Sarkozy a une aventure avec un top model et chanteuse. Et pour aller jusqu’au bout du goût qu’il a pour les aspects les plus tartes de la culture nord-américaine l’annonce du «coup» présidentiel s’est fait à Disney Land devant Mickey et le décor patisserie viennoise,chantillyet peluches… Plus kitsch que ça tu meurs, j’allais oublier on a convoqué Match, Closer et  Point de vue.

http://socio13.wordpress.com/2007/12/18/nicolas-et-pimprenelle-dormez-bien-les-petits/


[Faits et Documents n° 247]

L’ouvrage d’enquête de Laïd Sammari, La Tricheuse (qui faisait le point sur la véracité ou la fausseté des diplômes de Rachida Dati) a été définitivement déprogrammée par Albin Michel. Depuis lors, l’auteur, qui a fait le tour de la place de Paris, n’a trouvé aucun éditeur suffisamment courageux pour sortir son livre.

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Sacrée Rachida ! Elle sait toujours la corde qu’il faut jouer pour décrocher le boulot.

[Faits et Document – n° 247]

Black-out complet (de la presse) sur la douzaine de lettres envoyées il y a quelques années par la jeune Rachida Dati à l’hebdomadaire Jeune Afrique. L’actuel ministre UMP de la Justice y dénonce vigoureusement la pression xénophobe à l’égard des étrangers et s’émeut de la situation des immigrés clandestins, avant de se moquer des Français, qualifiés de « racistes » qui « ne s’imaginent pas (sic) la crise qui pourrait atteindre leur pays avec le départ des “bougnoules”. » Selon Dati, le « slogan des employeurs » serait : « Tais-toi ou pars. »

A remarquer que cette lettre n’a même pas été republiée par l’hebdomadaire mais simplement placée sur le blog du rédacteur en chef. Quelques jours plus tard, il l’a précipitamment retirée, arguant du respect de la vie privée…

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Dati premier flic de France ? Elle va découvrir que les cognes sont nettement moins faciles à intimider que les magistrats….

Et MAM qui se lance dans le piratage informatique ? Mais où va t’on ?

[Faits et Documents – n°247 – 15/12/2007]

Rachida Dati est donnée partante du ministère de la Justice d’ici quelques mois (sans doute lors du remaniement ministériel programmé) dit-on, pour mars/avril, après les élections municipales et cantonales. Elle remplacerait Michèle Alliot- Marie au ministère de l’Intérieur, un sujet qu’elle connaît encore moins que la justice où elle a déjà fait la preuve de son incompétence.

« MAM » va donc être poussée vers la sortie, au besoin à l’aide de dossiers confidentiels (Note de L&I : elle est déjà visée dans l’affaire Clearstream). Pur hasard évidemment, Le Point (6 décembre) révèle un nouveau scandale qui s’annonce : ayant fondé en 1994 la Fondation pour le bénévolat, elle en a confié aujourd’hui la tête à son propre père, Bernard Marie, tandis que le délégué général, Jean-Pierre Olive, est son beau-frère. Par ailleurs, sa nièce, Ludivine Olive, est son chef de cabinet place Beauvau, et son neveu Florimond Olive a été employé pour des missions d’audit.

L’un des fournisseurs de la dite fondation, la société EAR France, n’arrivant pas à se faire régler, a saisi les tribunaux. Peu après, sa base de données, pourtant protégée, a été l’objet d’une attaque informatique d’envergure, aboutissant au piratage d’un fichier de 600 000 associations. Or, l’enquête vient de démontrer que cette intrusion a été faite par la Direction du renseignement militaire à l’époque où Michèle Alliot-Marie était ministre de la Défense.

Tête de liste UMP dans le XIIe arrondissement, l’ex-bayrouiste Jean-Marie Cavada, député européen, pourrait devenir ministre de la Culture et de la Communication, lors du prochain remaniement ministériel, en remplacement de Christine Albanel. C’est ce qui l’aurait décidé à quitter le Modem.

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Rallié à un candidat qui avait critiqué la poignée de main entre Chirac et Poutine, le philosophe laisse transparaître son amertume : il est au bord de la rupture avec Sarkozy.

Note de Betapolitique : après Finkielkraut, c’est Gluscksman qui déchante. Ces messieurs qui font profession de philosophie devraient quand même faire l’effort de lire les discours de leurs candidats préférés, de regarder leurs actes passés, au lieu de se contenter de soutenir celui qui les a le plus souvent appelés sur leur téléphone portable. Ils devraient peut-être aussi apprendre à ne parler que de ce en quoi ils sont compétents. On espère qu’il y a quand même des sujets qu’ils travaillent…

Marianne :
C’est l’histoire d’un amour déçu. Celle d’un intellectuel de la gauche humaniste anti-totalitaire qui, séduit par les beaux discours d’un candidat de la droite se rallia à son camp. Devenu président, le candidat qui avait promis de ne jamais tomber dans les bras d’un dictateur leur fit la cour à tous. L’intellectuel de gauche s’en trouva fort dépourvu quand la bise à Poutine fut venue.

Il est des chemins politiques tortueux. Passer du col Mao au fan club de Nicolas Sarkozy en est un. En ce qui concerne André Glucksmann, la transition ne s’est certes pas faite en un jour, elle n’en fut pas moins, sans doute, précipitée. Et si l’ancien nouveau philosophe n’est pas forcément passé par la case « Rotary », les symptômes de sa conversion apparurent bien avant l’élection présidentielle de 2007.

Dès la fin des années 1980, André Glucksmann a commencé à promouvoir un atlantisme fondé sur l’anti-totalitarisme et les droits de l’homme. Rien d’étonnant, dès lors, à ce qu’il adhérât au discours de campagne de Nicolas Sarkozy qui promettait de ne jamais aller serrer la main d’un dictateur comme Vladimir Poutine.

Devenus en six mois des « amis de trente ans », les deux chefs d’Etat se tombent désormais régulièrement et chaleureusement dans les bras. L’invitation dans la datcha du Tsar ne saurait tarder. Et peut-être même qu’entre deux signatures de contrats gazo-pétrolifères Sarkozy se mettra à la Vodka…Realpolitik quand tu nous tiens.

« Complice d’aucune dictature » En janvier 2007, dans une tribune publiée dans Le Monde, où il annonçait son ralliement au candidat de l’UMP, fondé essentiellement sur les questions internationales, André Glucksmann citait Nicolas Sarkozy : « Je ne crois pas à ce qu’on appelle la Realpolitik qui fait renoncer à ses valeurs sans gagner un seul contrat. Je n’accepte pas ce qui se passe en Tchétchénie, parce que 250 000 Tchétchènes morts ou persécutés ce n’est pas un détail de l’histoire du monde. Parce que le général de Gaulle a voulu la liberté pour tous les peuples et la liberté, ça vaut aussi pour eux… Le silence est complice et je ne veux être complice d’aucune dictature »

Le discours est beau, trop évidemment pour être sincère. Car, entre temps, le candidat de l’UMP a fait du chemin… jusqu’au Kremlin en passant, c’est à noter, par Pékin et Tripoli. Ainsi Nicolas Sarkozy s’est empressé de féliciter Vladimir Poutine pour sa victoire écrasante aux élections législatives russes. Un scrutin entaché de nombreuses fraudes, parfois jusqu’à la caricature avec une participation de 100% en Tchétchénie où Poutine aurait recueilli 99% des suffrages…

Le plus étonnant est encore qu’André Glucksmann, ancien Mao, donc tacticien s’il en est, ait cru un instant que Nicolas Sarkozy ne passe, un jour, du discours aux actes. Redoutable rhéteur, le président de la République est d’abord un sophiste qui adapte son discours à son interlocuteur du moment jusqu’à l’attirer dans sa toile. Le reste importe peu. Le pragmatisme l’emporte toujours.

« Désillusion définitive » :  Dans un entretien accordé au Corriere della Serra le philosophe ne cache pas sa déception et espère qu’elle ne sera pas définitive : « Je ne comprends pas l’attitude de Nicolas Sarkozy mais les réactions timides de l’Occident annonçaient déjà un Poutine triomphant. L’Europe doit se secouer pour affronter un président terrorisé à l’idée de perdre le pouvoir. Sarkozy, comme presque tous les leaders européens et américains depuis quelques années, Clinton compris, s’est trompé. J’espère qu’il pourra revenir sur ses positions »

André Glucksmann avait « rêvé un temps d’un ticket Kouchner-Sarkozy ». Il est des rêves qui ne devraient jamais se réaliser. Le réveil est brutal. Installé, le binôme ne fait pas que des merveilles. On le sait, la réalité n’est jamais aussi belle que le conte de fées.

Transparent plus qu’à son tour, le chef de la diplomatie française (c’est bien lui…), humaniste devant l’Eternel mais pas devant Sarkozy, semble bien résolu à avaler toutes les couleuvres qu’on saura lui présenter aimablement pour conserver une place sur la photo. Le socialiste préféré de la droite française, muet sur la dérive poutinienne, prêt à tout pour jouer les premiers rôles et désormais réduit à celui de figurant, donne quotidiennement un exemple édifiant de ce qu’est l’ouverture à tous les vents : un courant d’air…

http://www.marianne2.fr/Glucksmann-Sarkozy-s-est-trompe-!_a81763.html


Cela se passe de commentaires…. Fadela, à force de vivre sous les lambris dorés, a du oublier ce que c’est qu’un contrôle de la BAC, réalité vécue quotidiennement par les zyvas.

[AFP – 29/11/2007]
Pour la première fois début le début de la flambée de violence, la secrétaire d’Etat chargé de la Politique de  la Ville, Fadela Amara prend la parole dans Le Parisien, pour dénoncer les saccages. Elle dénonce « cette minorité, ce petit noyau dur, utilise le moindre prétexte pour casser, brûler,  tout péter dans le quartier ». « On est dans la violence urbaine, anarchique, portée par une  minorité qui jette l’opprobre sur la majorité », ajoute-t-elle.

La secrétaire d’Etat à la Ville a rappelé que « face à cela, il fallait être  très ferme, pour montrer que ce n’est pas acceptable, que la République existe  partout, que l’Etat et les élus locaux sont présents ». « Ce n’est pas parce qu’on est pauvre, exclu, discriminé, que l’on peut  saccager », a-t-elle souligné, notant que « ceux qui disent cela sont  irresponsables ». Elle appelle enfin à « respecter la police ». Depuis dimanche, près de 140 véhicules ont été brûlés en France et 20 policiers blessés.


DESPERATE HOUSEWIVES : Le réalisateur de la série télévisée culte envisage de mettre fin de manière prématurée à la série si la grève des scénaristes n’est pas bientôt résolue.

Les actrices fétiches de la série,  Eva Longoria, Marcia Cross, et Nicollette Sheridan se sont jointes à la manifestation de soutien aux scénaristes de la « Writers Guild Association », brandissant des placards appelant à l’Union Syndicale (Hollywood est devenu un nid de gauchiss’, on se croirait à Oaxaca !).

Le réalisateur de la série, Marc Cherry,  soutient également le mouvement et participe à la grève. Cette semaine il a laché une bombe : si lemouvement se poursuit, il envisage, en accord avec les chaînes partenaires de télévision, de mettre fin de manière prématurée à la série culte. (Si vous entendez un boum derrière vous, c’est votre femme/copine/fille qui vient de s’évanouir).

« Nous avons tout arrêté pour l’instant, et n’avons tourné que deux épisodes de réserve, la 8 et 9, c’est à dire que nous avons de quoi diffuser jusqu’à début décembre. Ensuite c’est fini. Si la grève dure trop longtemps, il est probable que les « networks » voudront récupérer le créneau très favorable que nous occupons à présent… cela signifierait une fin prématurée de la saison… et peut-être même de la série, étant donné que les actrices ont toutes d’autres engagements qui les attendent et que je ne peux pas les payer à ne rien faire. »

Marc Cherry compare une fin prématurée des « Desperate Housewives » à la fin brutale de « Dallas », il y a 25 ans… « Il y a un cyclone qui frappe dans l’épisode 9. Plein de gens vont rester sur leur faim, voulant savoir qui est mort, qui est blessé, qui a perdu sa maison… et ils risquent de ne pas l’apprendre avant longtemps. C’est comme pour l’assassinat de J.R. dans Dallas, quand j’étais adolescent… on a attendu très longtemps avant de savoir ! »

Et dire qu’il y a des gens qui se plaignent parce que la grève leur fait rater leur train de banlieue ! Aux USA la grève met en péril une série culte !  Vite, il faut leur envoyer Cécilia Sarkozy pour négocier….


Ni putes, ni soumises, mais démissionnaires

[AgoraVox – 07/11/2007]

« Il n’y a pas de crise ». C’est du moins ce que prétend Sihem Habchi, présidente par intérim de « Ni putes, ni soumises ». Il n’empêche, crise ou non, ce mercredi 7 novembre, vingt-six comités, dont ceux de Marseille, Toulouse et Grenoble, viennent de démissionner en bloc de l’association.

Et ceci quasiment à la veille de l’université de « Ni putes, ni soumises » qui se tient 9 au 11 novembre prochain à Dourdan (Essonne). Dans un communiqué commun, les vingt-six comités déclarent que « depuis l’entrée au gouvernement de Fadela Amara qui avait jeté le trouble chez beaucoup d’entre nous, l’actuelle direction menée par Sihem Habchi n’a pas été capable de définir une ligne politique claire et indépendante ».

En cause : Mohammed Abdi. Le secrétaire général du mouvement est conseiller spécial auprès de Fadela Amara. « C’est un véritable manque d’indépendance » souligne les comités. Des militants parlent même de l’association comme d’« une machine à promouvoir Fadela », érit Libération.

Ce n’est pas le seul reproche adressé à la direction par les comités démissionnaires qui évoquent aussi « un manque de transparence en ce qui concerne les finances et un fonctionnement non démocratique des institutions ».

http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=31271


La France, qui a toujours fait semblant d’avoir aboli les privilèges, adore les « fils de », « filles de », « épouses de… ». Comme le montrait à merveille l’excellent film « Ridicule » de Lecomte, Paris aujourd’hui, c’est Versailles en 1780 !

[Gala – 25/10/2007]

Les « fils et frères de » nos politiques ont du mal à respecter la loi…

  Une dose de recel de détournements de fonds, deux mesures de trafic de stupéfiants, une pincée de délit de fuite… Les hommes (et femmes) politiques sont comme tout le monde : ils ont parfois du mal à gérer leurs problèmes familiaux…

Pierre PasquaLa nouvelle est tombée lundi : le procureur de la République de Paris a requis deux ans de prison ferme contre Pierre-Philippe Pasqua, fils de Charles Pasqua pour recel de détournements de fonds présumés au détriment de la Sofremi, une société sous tutelle du ministère de l’Intérieur, ent re 1993 et 1995. Le litige concerne quelques 36 millions de francs (environ 5,5 millions d’euros) de commissions indues qui auraient atterri notamment dans les poches de M. Pasqua. Réfugié depuis plusieurs années en Tunisie et visé par un mandat d’arrêt international, Pierre-Philippe Pasqua a accepté de revenir en France en raison d’un « changement de climat » dans l’Hexagone. 

Jamal Dati Autre famille, autre délit : le frère de la garde des Sceaux, Jamal Dati, avait été condamné en août à douze mois de prison ferme par la cour d’appel de Nancy pour trafic de stupéfiants. Bien informé des évolutions de la justice, il vient d’ailleurs de demander à purger sa peine de prison ferme avec un bracelet électronique. Un autre frère de Rachida Dati, Omar, 35 ans, doit comparaitre à la mi-novembre: il est sous contrôle judiciaire depuis juin 2005 pour un trafic de cannabis.

Jean SarkozyLast but not least, le fils cadet du président de la République va également se retrouver devant la justice pour un vieil accrochage qui a eu lieu en 2005 : en scooter, Jean Sarkozy avait percuté l’arrière d’une voiture avant de prendre la fuite en « faisant un geste obscène », selon l’automobiliste, M’Hamed Bellouti. Celui-ci, pour récupérer les 260 euros que lui a coûté la réparation avait finalement décidé de citer le jeune Sarkozy en correctionnelle : verdict le 4 décembre.

http://www.gala.fr/l_actu/on_ne_parle_que_de_ca/dati_sarkozy_pasqua_tous_au_tribunal


« Si l’amendement est confirmé, oui, je resterai. (…) Je n’ai jamais pensé à démissionner du gouvernement », a déclaré Fadela Amara sur France 2. Elle assure n’avoir « reçu aucune pression de l’Elysée ou de Matignon » pour partir.

Adopté en première lecture à l’Assemblée puis au Sénat dans une version modifiée, le projet doit maintenant passer mardi devant une commission mixte paritaire entre les deux assemblées, composée de sept députés et sept sénateurs, en vue d’une éventuelle adoption définitive et pour le choix du texte final. L’Elysée et Matignon continuent d’appuyer ce texte qui, selon eux, permet de lutter contre la fraude à l’état civil imputée aux candidats à l’immigration dans le cadre du regroupement familial.

Les déclarations de Fadela Amara qualifiant de « dégueulasse » ce qui constitue à ses yeux une exploitation du thème de l’immigration ont suscité la réprobation d’une partie de la majorité UMP et provoqué le premier incident grave dans la politique d’ouverture du gouvernement à des personnalités de gauche.

« Je quitterai ce gouvernement si jamais je sens que je ne suis pas capable de mener la responsabilité au bout des objectifs que je me suis fixés, à savoir, changer la situation en banlieue. Si j’ai cet échec, je lâche », a dit Fadela Amara.

Elle a toutefois maintenu ses réserves sur la politique du gouvernement où elle siège. « Ces derniers temps, j’en ai un peu marre qu’on dise tout et n’importe quoi à propos de l’immigration ».

Elle doit rencontrer lundi au siège de l’UMP Thierry Mariani, le député UMP à l’origine du texte et peut-être Brice Hortefeux, ainsi que Patrick Devedjian, secrétaire général de l’UMP.

Entretemps, dimanche, au Zénith de Paris, est prévu un rassemblement d’artistes et de personnalités contre « l’amendement ADN », qui suscite l’opposition à gauche, comme à droite, où Dominique de Villepin et même Charles Pasqua ont exprimé leur hostilité. Ce dernier a toutefois voté la version modifiée du texte.


Ah mais, pour une fois que je suis d’accord avec Goulard : Hortefeux démission !!!!

Le commentaire de Ségolène est affligeant de connerie… « un ministre doit s’exprimer de façon respectueuse et en bon français« , gna, gna, on dirait la mère supérieure du pensionnat des oiseaux. Faut il comprendre que si on ne parle pas comme un académicien, on ne peut être ministre ? Déjà qu’on oblige les parlementaires à porter la cravatte et qu’on leur interdit de venir en bleu de travail à l’Assemblée*

Tests ADN : les propos de Fadela Amara continuent de secouer l’UMP

[LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 11.10.07 ]
Les propos de Fadela Amara, qui a jugé « dégueulasses » l’instrumentalisation de l’immigration et l’emploi de tests ADN, n’ont pas fini de raviver les clivages au sein de la majorité. Jeudi 11 octobre, c’est le député villepiniste François Goulard qui a estimé, sur France Inter, que Fadela Amara avait « plutôt raison ».
Et il est allé plus loin : « Etant en désaccord avec ce texte, je pense que le départ de M. Hortefeux [du gouvernement] est plus souhaitable que celui de Mme Amara. » François Goulard a de nouveau critiqué le dispositif ADN même si, selon lui, « le gouvernement et les tenants de l’amendement Mariani ont reculé devant l’offensive du Sénat »

Ségolène Royal a, pour sa part, invité Fadela Amara à « quitter ce gouvernement ». Interrogée sur RTL, l’ex-candidate socialiste à l’élection présidentielle a approuvé, « sur le fond », le commentaire de la secrétaire d’Etat à la politique de la ville. Toutefois, elle s’est montrée plus sévère sur le vocabulaire de Fadela Amara : « un ministre de la République doit veiller à s’exprimer de façon respectueuse et en bon français« , a-t-elle dit.

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-823448,36-965682,0.html


Fadela Amara “Quand ca sera trop insupportable, je m’en irais”


Quelle déchéance ! La fière Fadela… aujourd’hui non seulement elle est pute mais en plus elle est soumise…

[Vive le Feu – Sébastien Fontenelle – 09/10/2007]

Fadelarienvu, Fadelarienentendu, Fadelatendanceànousprendrepourdesbenêts

Christine Boutin et Fadela AmaraA mon avis, quand Sarkozy en campagne braconnait au printemps dernier dans les marécages, Fadelamara était à l’autre bout du monde, au trou du cul d’un trou perdu, sans radio, sans télé, sans journaux.

Sans quoi, Fadelamara aurait forcément eu vent de ce que le rodomont décomplexé dégorgeait à traits continus.

Fadelamara aurait entendu Sarkozy, quand Sarkozy fustigeait les immigrés qui dans leurs crades baignoires décapitent force moutons. Fadelamara aurait entendu Sarkozy, quand Sarkozy brandissait pour sa promotion la menace (fantôme) de 400 millions d’Africains, jeunes et déterminés à nous fondre dessus. Fadelamara aurait entendu Sarkozy, quand Sarkozy promettait, non pas une, aaaaapprochez, non pas deux, aaaaapprochez, non pas trois, venez, venez, venez, mais tout plein de lois sur (et contre) l’immigration.

A mon avis, depuis l’été, Fadelamara se bouche les yeux, les oreilles et le nez – sans quoi, nécessairement, elle aurait, fût-ce de ses hauteurs boutiniques, vu (un peu de) ce qui se passe dans nos rues ces temps-ci. Elle aurait vu les rafles, Fadelamara. Elle aurait vu les contrôles au faciès, Fadelamara. Elle aurait entendu le hurlement du Russe qui tombe d’une corniche. Elle aurait entendu le craquement que fait le crâne d’une Chinoise qui se défenestre.

Elle aurait pris la mesure de ce que devient la vie, au pays de la liberté, de l’égalité, de la fraternité.

Mais Fadelamara n’a rien vu, rien entendu, rien perçu.

Et la voilà qui soudain fait mine de se rendre compte qu’il y a dans le fond de l’air quelque chose de pourri – et qui s’offusque, la pauvrette: « Y en a marre qu’on instrumentalise à chaque fois l’immigration ». Et la voilà qui agite ses tout petits poings sous le nez de Brice Hortefeux: « Le jour vraiment où ce sera trop insupportable, le jour où ce sera trop dur, (…) je partirai! »

Mais là, pour le moment, ça va: il n’est après tout question que de rafles, et de tests ADN, et ça, franchement, ça n’a rien que de (très) supportable, hein, Fadelamara?

Je veux dire: tu vas pas « partir » pour si peu?

http://vivelefeu.blog.20minutes.fr/


[Les Indigènes de la République – 20 septembre 2007]
La liste des transfuges du PS au parti de Sarkozy semble devoir s’allonger. Ce serait déjà un secret de Polichinelle dans les cénacles politiques et le marais médiatique, Julien Dray, le fondateur de SOS-Racisme et membre éminent du Parti socialiste, s’apprêterait en effet à rejoindre le gouvernement lors d’un remaniement ministériel qui pourrait avoir lieu en janvier prochain.

Il ne lui resterait que sa brosse à dent à glisser dans sa valise Gucci pour se transporter de la rue Solférino au siège du ministère qui lui serait concédé.

On ignore encore de quel département il héritera, si cette information se confirmait, mais à notre humble avis on pourrait lui donner la charge d’un « ministère de la Reconquête des territoires perdus de la République » qui travaillerait en étroite association avec le ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale. Seul problème, il est vrai, son amie de toujours et ex-présidente de Ni Pute Ni Soumise a déjà la responsabilité de ce dossier au sein du gouvernement. On pourrait, pour résoudre la question, nommer celle-ci a la tête d’un secrétariat d’Etat à la Glandouille.

Ah, pour conclure, nous trouvons parfaitement injuste que Malek Boutih, qui attend depuis si longtemps, ne soit pas déjà ministre !

http://www.indigenes-republique.org/spip.php?article1014


Dans les années 1980, le pape Jean-Paul II avait interdit à Ernesto Cardenal d’être ministre au gouvernement sandiniste du Nicaragua. Le Saint Office a depuis rappelé à de nombreuses reprises qu’un prêtre n’a pas à avoir de mandats politiques….  alors ?

Que fait le mouvement LGBT ? Comment peut-il accepter qu’un facho homophobe déclaré comme Bolufer puisse être au ministère ? Que fout Ras-le-front ?

Que fait Pro-Choix ? Est-ce qu’on a entendu Fiammetta Venner et Caroline Fourest s’indigner de la présence d’une militante engagée des commandos anti-avortement au sein du ministère ? Ou bien nos deux converties à la cause néo-con n’osent pas critiquer leur ami Sarkozy ?

Et Fadela ? Qu’est ce qu’elle fout avec ces gens là ? La soupe est bonne au ministère, au moins ?

[Le Monde jeudi 5 juillet 2007]
Le fait est « sans précédent », croit savoir la Conférence des évêques de France. C’est un choix « original », concède-t-on au cabinet de la ministre. La nomination d’un prêtre dans un cabinet ministériel aurait pu semer le trouble chez les tenants d’une pointilleuse laïcité. Christine Boutin, ministre du logement et de la ville, n’a pas hésité à appeler à ses côtés le Père Jean-Marie Petitclerc, acteur social reconnu à Argenteuil (Val-d’Oise) et à Lyon, où il continue de diriger une association d’aide aux jeunes en difficulté. « Il a été recruté pour ses compétences, souligne l’entourage de la ministre. Il se trouve qu’il est prêtre, il n’est pas pour autant l’aumônier du ministère ! »

Proche de personnalités de gauche, le nouveau chargé de mission pour les relations avec les acteurs locaux « se réjouit d’appartenir à un pays où les convictions religieuses n’empêchent pas d’exercer un certain nombre de responsabilités », rapporte La Croix du 25 juin. Le mélange des genres demeure toutefois exceptionnel. Au XXe siècle, les exemples les plus connus restent ceux de l’abbé Pierre, député de Meurthe-et-Moselle de 1945 à 1951, et du chanoine Félix Kir, maire de Dijon, député de Côte-d’Or de 1945 à 1967. En acceptant d’entrer en politique auprès de Mme Boutin, le prêtre salésien de Don Bosco, également polytechnicien, rejoint une équipe marquée par une coloration chrétienne inédite.

À sa tête, la ministre aux convictions catholiques revendiquées a conservé son titre de « consulteur » auprès du Conseil pontifical pour la famille. Cette instance vaticane, notamment chargée de promouvoir les « initiatives de défense de la vie humaine de la conception à la mort naturelle », compte 39 consulteurs à travers le monde. Cette fonction, que Mme Boutin occupe depuis 1996, lui vaut d’être « consultée pour son expertise sur la politique familiale ». « Elle n’est allée au Vatican qu’une ou deux fois, insiste son cabinet. Il n’y a aucun lien de subordination et aucune incompatibilité avec ses nouvelles fonctions. » Un avis partagé par la nonciature apostolique à Paris.

Au-delà de ses propres engagements, Mme Boutin s’est entourée de personnalités connues pour leur proximité avec des mouvements catholiques conservateurs. C’est le cas de son directeur de cabinet, le préfet Jean-Paul Bolufer, issu de la droite catholique dure et militante, réputé pour ses prises de position contre l’avortement ou l’homosexualité.

C’est également le cas de Christine de Chefdebien, sa conseillère technique chargée de la politique de la ville et des relations avec les acteurs locaux. En 1992, elle avait été condamnée à quatre mois de prison avec sursis et 3 000 francs d’amende – une peine ramenée en appel à 5 000 francs – pour avoir participé à un commando antiavortement dans le service gynécologique du centre hospitalier de Pau.


LA VEILLE DE SA NOMINATION AU GOUVERNEMENT SARKOZY, FADELA AMARA PUBLIAIT ENCORE UNE CHRONIQUE APPELANT A « RETROUVER LA GAUCHE »

[Faits & Documents – n°239 – Juin 2007]

Fadela Amara a été nommée au gouvernement le 22 juin. La veille, Le Nouvel observateur publiait l’une de ses contributions: «Oui, la gauche doit réaffirmer ses valeurs, en France et à l’étranger! Où est donc passé le bel esprit internationaliste? […] Être de gauche aujourd’hui […] c’est au contraire affirmer les valeurs qui fondent notre République et s’engager pour de nouvelles conquêtes de liberté et de solidarité. La gauche […] est une philosophie politique libératrice et émancipatrice. Retrouvons-la!» On aura la cruauté de rappeler également qu’elle avait été à l’origine d’une campagne en faveur d’une amnistie pour les casseurs des émeutes d’octobre-novembre 2005 alors que Nicolas Sarközy était ministre de l’Intérieur…

Compagnon de la nouvelle secrétaire d’Etat à la Ville Fadela Amara, Mohamed Abdi (dont nous avions retracé les démêlés judiciaires dans F&D 214 et 215) est toujours militant socialiste. Il a participé à la campagne présidentielle de Ségolène Royal comme conseiller pour l’islam et les relations étrangères avec les pays musulmans. Il est également à l’origine d’une note condamnant tout programme nucléaire militaire et civil [iranien] que la candidate socialiste avait exposé durant les débats de la primaire socialiste avec Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius. Ayant pratiquement rejoint le camp des «néo-cons» français favorables à la politique atlantiste, il est l’un des cofondateurs de la revue française des «néocons » Le Meilleur des mondes, où il a signé en 2007 un article extrêmement favorable à la politique israélienne (« J’ai découvert Israël, ce pays que j’avais haï. A Tel-Aviv, j’ai su ce qu’était la diversité. J’en avais les larmes aux yeux. Pas la moindre pression raciste.»).

[NDR : Mohammed Abdi est come les intellectuels de gauche qui allaient s’extasier en URSS sous Staline et ne voyaient que ce qu’ils avaient envie de voir (et ce qu’on leur laissait voir). Il n’a pas du rencontrer beaucoup de personnalités de la gauche israélienne, ni souvent décliner son patronyme ou tenté de passer un checkpoint… ne pas voir le racisme de la société israélienne, c’est un peu comme Lucette Michaux-Chevry qui, se rendant en Nouvell-Calédonie en 1984, au plus fort des « évènements », avait vanté « la paix et l’harmonie » du pays, alors que les CRS étaient entrain de matraquer des centaines de manifestants pacifiques sur la Place des Cocotiers.]


Comme toujours avec « Faits&Documents », on apprend plein de trucs qu’on aurait pas appris ailleurs… et qui nous rendent Ramatou encore plus sympathique 🙂

Rama Yade – Secrétaire d’Etat auprès du ministre des Affaires étrangères, chargée des Affaires étrangères et des Droits de l’homme.
[Lettre Faits&Documents d’Emmanuel Ratier – n°239 – Juin 2007]

«J’incarne tout ce que les hommes politiques ne sont pas : une femme, jeune, noire et musulmane

«Elle est belle. Elle est brillante. Elle est noire (Le Monde, 2 mars 2007).»

«Une déçue de la gauche dont elle attendait beaucoup (Le Monde, 2 mars 2007).»

Elle s’appelle en réalité Ramatoulaye Yade-Zimet, ayant épousé Joseph Zimet, militant socialiste (…) et chargé de mission à la communication de l’Agence française du développement (…) et fils du célèbre chanteur yiddish Ben Zimet (…).

Née le 13 décembre 1976 à Dakar (Sénégal), Rama Yade est issue de la haute bourgeoisie noire : sa mère est professeur et son père, professeur d’histoire, fut le bras droit et secrétaire particulier du président (accessoirement socialiste) Léopold Sédar Sengor.

De confession musulmane (elle est toujours pratiquante et volontiers prosélyte en cette matière), elle a été éduquée dans un collège catholique. Elle est arrivée en France en 1987, lorsque son père fut pratiquement exilé à Paris, le successeur de Senghor, le président Abdou Diouf le détestant même pas cordialement. La famille s’installe donc dans un immeuble résidentiel de Colombes (Hauts-de-Seine). Son père ayant divorcé, elle est demeurée avec sa mère et ses trois frères et soeurs. Elle continue à fréquenter des écoles privées catholiques, passant son baccalauréat en 1994.

Sa mère se rapproche du Parti communiste, via le Secours populaire français. Rama Yade s’implique dans cette organisation para-communiste, devenant monitrice pour les enfants défavorisés. Elle visite ainsi la «France profonde », en retirant un grand respect envers «ce communisme de proximité, non idéologique mais humaniste ». Elle aura ensuite sa période Black Panthers, avec portraits de Malcolm X sur les murs de sa chambre.

(suite…)


Fadela s’est servi de NPNS comme d’un tremplin, dans la pure tradition clientéliste que pratique la gauche depuis 40 ans vis à vis des immigrés… avant elle on avait déjà eu Malek Boutih, Harlem Desir, Stéphane Pocrain, Azzouz Begag,Tokia Saïfi et le reste de la brochette de « bronzés faire-valoir »… Que Fadela ait choisi l’assiette au beurre de la droite plutot que celle (trés dégarnie) de la gauche n’est que logique… Si ça vous défrise, changez le système.

NPNS est une pure création médiatique montée de A à Z par le Parti Socialiste et par des structures contrôlées à 100% par l’entourage de Julien Dray (SOS Racisme, Maisons des Potes..) – Le MJS a un fait un très bon communiqué à ce sujet  : « Voilà des années que des dirigeants du PS instrumentalisent un certain nombre de responsables associatifs à des fins claniques. L’incohérence entre la morale et les actes est un des ressorts de cette trahison. » (http://www.mjsfrance.org/article.php3?id_article=931)

Fadela n’a rien trahi, elle a juste changé de parrain. C’est ce qui arrive quand on ne construit pas l’autonomie des individus, quand on produit pour les caméras des mouvements articifiels dénués de toute base locale.

Communiqué de Ni putes ni soumises en colère

http://www.prochoix.org/cgi/blog/index.php/2007/06/22/1663-communique-de-ni-putes-ni-soumises-en-colere

Le choc est violent. La déception est immense. La blessure est profonde. Jamais nous n’aurions cru cela possible. Fadela notre camarade, notre amie, notre Présidente, a décidé de rejoindre un gouvernement de droite, présidé par Nicolas Sarkozy. C’est à peine croyable, pourtant la réalité est bien là.

Par ce texte nous voulons sortir un instant des réactions affectives et analyser la situation le plus objectivement possible.

Pour nous, comités locaux, responsables militants, bénévoles et sympathisants, la décision personnelle de Fadela Amara d’accepter, sans aucune concertation, la nomination au secrétariat d’Etat à la politique de la ville, ne devrait impliquer normalement en aucune façon le Mouvement Ni Putes Ni Soumises. Mais soyons sérieux, cette décision individuelle porte un rude coup à notre association et à notre combat commun. Ne pas le reconnaitre relève d’une grande hypocrisie. Si Fadela s’est vu proposer ce poste c’est parce qu’elle représente un combat collectif et non pour ses seules compétences personnelles. En acceptant de rejoindre ce gouvernement, Fadela Amara exprime publiquement que, selon elle, il y aurait une cohérence entre le combat qu’elle mène depuis 15 ans et son entrée dans ce gouvernement.

Nous pensons radicalement l’inverse.

(suite…)


NI PUTES NI SOUMISES, OU LA PAROLE CONFISQUÉE , FADELA AMARA, DE BADINTER À SARKOZY…
[LES MOTS SONT IMPORTANTS – Pierre Tevanian, 20 juin 2007]
À l’occasion du ralliement de Fadela Amara, responsable du PS et présidente de Ni putes ni soumises, au gouvernement de Nicolas « Karcher » Sarkozy, nous ne résistons pas à l’envie de republier le court texte qui suit, consacré à la réalité du militantisme des Ni putes ni soumises. Il date d’octobre 2004, et laisse déjà entrevoir l’orientation idéologique profondément réactionnaire de cette organisation et de ses leaders.

Il y aurait beaucoup à dire sur le groupe Ni putes ni soumises, ou plutôt sur ses leaders, et surtout sur l’écart qui existe entre le discours que portent ces leaders, un discours formaté, taillé sur mesure pour convenir à une classe politique et médiatique quasi-hégémoniquement « blanche » de peau, bourgeoise et masculine, et les discours ou les préoccupations de la base que ce mouvement est censé représenter [1]. Pour mesurer cet écart entre la parole « orthodoxe » des trois ou quatre militant-e-s PS qui animent Ni putes ni soumises et celle, diverse mais presque toujours hétérodoxe, de la majorité silencieuse des « beurettes » qu’elles prétendent représenter, il suffit de se rendre dans leurs réunions publiques et d’y observer la manière dont est distribuée la parole.

http://lmsi.net/spip.php?article321

(suite…)


De la cérémonie du dévoilement à Alger (1958) à Ni Putes Ni Soumises : l’instrumentalisation coloniale et néo-coloniale de la cause des femmes.
[Houria Bouteldja – LES MOTS SONT IMPORTANTS – 20 juin 2007]
Y a-t-il lieu de se scandaliser du ralliement de Fadela Amara à un président de droite qui a fait campagne sur le tryptique « Travail Famille Patrie » [1], qualifié ses opposants basanés de « racailles », voté des lois « sécuritaires » liberticides et démantelé le droit des étrangers ? Sans aucun doute. Y a-t-il lieu de s’en étonner ? La réponse est moins certaine… Car si les manifestations aussi spectaculaires d’opportunisme n’étaient pas très répandues jusqu’aux récents ralliements sarkoziens d’Eric Besson ou de Bernard Kouchner, la distance idéologique qui séparait Ni putes ni soumises du néo-pétainisme sarkozien n’était pas si difficile à franchir. C’est ce que montre Houria Bouteldja dans le texte qui suit, écrit en octobre 2004, à l’apogée médiatique de Ni putes ni soumises.

http://lmsi.net/spip.php?article320


[LE MONDE | 20.06.07 ]
L’une arbore une petite croix en or sur son tailleur bleu marine, l’autre porte une veste militaire kaki sur un pantalon noir, mais toutes deux se tiennent par le bras en faisant le tour du jardin de l’hôtel de Castries, où siège le ministère de la ville.

Christine Boutin et Fadela Amara admettent en souriant qu’elles forment un couple improbable. « Un couple paradoxal, un couple extraordinaire, plaisante la présidente de Ni putes ni soumises. Mais c’est un beau mariage, même s’il y aura sans doute, comme dans tous les mariages, de petites disputes. »

(suite…)


En partie seulement d’accord avec Laurent Lévy dans cet édito sur Oumma.com. On ne peut pas reprocher à Fadela d’être une arriviste… quand on n’est pas arriviste on ne fait pas de politique. Et je préfère encore avoir Fadela Amara et les NPNS au gouvernement que Lelouche ou Balkany. Si la gauche hurle parce qu’elle répond aux sirènes de Sarko, pourquoi ne l’ont ils pas embauchée quand Jospin était aux affaires ? Ca vous fait mal au coeur de voir que c’est la droite qui met des arabes et des noirs au gouvernement ? Adressez vos reproches à la gauche. Finie la parlotte médiatique Fadela, va falloir bosser maintenant, sinon tu vas finir comme ces bouffons de Malek Boutih, Azzouz Begag ou Tokia Saifi…

L’odeur de la soupe
[Laurent Lévy – Oumma.com – jeudi 21 juin 2007]
On dirait que dans certains milieux politiques, l’odeur de la soupe a quelque chose d’irrésistible.

Lorsque le résultat de l’élection présidentielle était incertain, certains rêvaient une Ségolène Royal faisant entrer dans son gouvernement la présidente de l’association « Ni Putes Ni Soumises ». Certains se réjouissaient à l’avance d’une telle perspective, d’autres y voyaient un signe de la profonde coupure entre la gauche et les populations issues de l’immigration.

Ce rêve s’est pour partie réalisé. À un détail près. Ce n’est pas Royal, mais Sarkozy, qui a fait entrer au gouvernement l’égérie du parti socialiste.

La voici donc ministre du contempteur de la « racaille ». Cela n’est pas si surprenant : la stigmatisation de la jeunesse des quartiers populaires, et singulièrement du « garçon arabe », a été l’essentiel de son activité politique depuis la création de son association.

À l’évidence, mise à part cette complicité avec le racisme ambiant, ce ne sont pas ses convictions qui étouffent l’impétrante. Pour ne parler que de la période la plus récente, après avoir fait campagne en 2005 pour le « oui » au traité constitutionnel ultralibéral pour l’Europe, elle soutient dans la « primaire » interne du parti socialiste la candidature de Laurent Fabius – le seul des trois candidats à avoir soutenu le « non ». Et de « l’aile gauche » du PS, la voilà passée à la réaction la plus brutale.

L’accueillant dans son ministère, Christine Boutin a eu le plus joli, le plus révélateur des lapsus, relayé par toutes les radios : « Tu as, lui dit-elle, commencé par créer une association de lutte contre les femmes… »

L’histoire montrera un jour comment les débats sur le « foulard », où l’on a vu Amara bras-dessus bras-dessous avec Corinne Lepage et Arlette Laguiller pour crier avec les loups aura contribué à brouiller tous les repères de la politique. Comment s’est alors accéléré le consensus raciste et sécuritaire. Notre « beurette républicaine » ne jouera sans doute pas le plus beau rôle dans cette histoire.

En attendant, elle en aura trouvé un autre, bien à sa mesure, dans la parfaite continuité de celui-là. Passant de la théorie à la pratique, la voici désormais chargée, comme secrétaire d’état chargée de la politique de la ville de mettre en œuvre ce point décisif du programme de son nouveau maître : nettoyer nos quartiers au Kärcher.

http://www.oumma.com/spip.php?article2472