Carla Bruni



Pour ceux qui, comme nous, se délectent de cette lecture estivale…

[Impostures – Les dessous du quartier de la Défense – 23/06/2012]

Le Monarque, son fils, son fief: grille de lecture. A qui les personnages ressemblent-ils?

(Aux Editions du Moment, 237 p., 18,50€)

D’abord, les lieux:

– le Vieux Pays: la France;

– la Principauté: alternativement le département des Hauts-de-Seine et son Conseil Général;

– Little Manhattan: alternativement le quartier d’affaires de La Défense et l’établissement public d’aménagement de ce quartier (l’EPAD).

– Rockyville: Neuilly-sur-Seine, ville emblématique des Hauts-de-Seine dont Nicolas Sarkozy fut le maire pendant dix-neuf ans.

Les détails biographiques prodigués tout au long du roman permettent de rapprocher certains personnages de personnalités qui leur ressemblent fort:

– Le Monarque / RockyNicolas Sarkozy, élu à la tête de la France, il est originaire des Hauts-de-Seine.

– La première Première dameCécilia Sarkozy, épouse du Président, accompagna l’ascension de son mari et le quitta peu de temps après son élection.

– La deuxième Première dameCarla Bruni-Sarkozy, épouse du Président, chanteuse et ex-top model. Elle l’épousa quelques mois après son divorce de Cécilia.

– Préfet TigellinClaude Guéant, collaborateur le plus proche de Nicolas Sarkozy. Ses champs de prédilection sont les Affaires intérieures et la diplomatie parallèle. Ancien disciple de Charles Pasqua, il connaît bien les Hauts-de-Seine et continue à surveiller ce qui s’y passe.

– Hareng SaurEric Cesari, homme de main de Claude Guéant.

– Maître JourdainHenri Guaino, plume du Président. Disciple de Jules Michelet, il truffe les discours du Président de références historiques lyriques et approximatives.

– Conseiller aux CultesPatrick Buisson, journaliste, politologue, est l’homme qui murmure à l’oreille du Président. Inspirateur de sa posture droitière, focalisée sur les questions d’immigration et d’identité nationale.

Langue-de-VIPPierre Charon, bouffon du Président, roi des imitations et des potins en tout genre. Nommé responsable des chasses présidentielles en récompense des services rendus.

– Langue-de-BoisFranck Louvrier, porte-parole du Président. Il fabrique les éléments de langage destinés à la presse et les distribue aux perroquets officiels chargés de relayer la bonne parole. Parmi eux:

– La Pravda: le Figaro.

– CheftaineEmmanuelle Mignon, conseillère atypique et inclassable du Président, connue pour son caractère de cochon et sa puissance de travail.

– Sherpa MarlyJean-David Levitte, conseiller diplomatique du Président.

– Muet d’OrsayBernard Kouchner, ministre des Affaires Etrangères.

– Gazelle du SénégalRama Yade, ministre des Droits de l’homme puis du Sport.

– Belle-AmieRachida Dati, garde des Sceaux.

– @fdebeauceFrançois Fillon, discret et endurant Premier Ministre.

– L’ArménienPatrick Devedjian, président du conseil général des Hauts-de-Seine, désigné par les élus UMP du département pour succéder à Nicolas Sarkozy après son élection au poste de Président de la République.

– Baronne: Marie-Célie Guillaume, principale collaboratrice de Patrick Devedjian (son DirCab), dirige son équipe au conseil général des Haut-de-Seine. Accessoirement, auteur du livre.

– Fée Clochette: Emmanuelle Guinaudeau, plus proche collaboratrice de Marie-Célie Guillaume.

– Le DauphinJean Sarkozy, fils du Président, élu au conseil général des Hauts-de-Seine à vingt et un ans.

– Don LeonardCharles Pasqua, figure tutélaire des Hauts-de-Seine, dont il fut le président du conseil général. Désormais en semi-retraite, il préside une université financée par le conseil général.

– Les ThénardierIsabelle et Patrick Balkany, couple indissociable à la réputation sulfureuse. Meilleurs amis du Président. Patrick est député-maire, Isabelle est vice-présidente au conseil général, autoproclamée marraine politique de Jean Sarkozy.

– Trépané du Local: Alain-Bernard Boulanger, maire de Villeneuve-la-Garenne et premier vice-président au conseil général des Hauts-de-Seine.

– Cinglé PicrocholePhilippe Pemezec, maire de Le Plessis-Robinson et vice-président au conseil général. Ancien chef de cabinet de Devedjian, il est nommé secrétaire du Parti à l’instigation de Jean Sarkozy.

– Culbuto du CentreHervé Marseille, maire de Meudon et vice-président au conseil général, il y représente la sensibilité centriste. Comme le chef de son parti, il est connu pour ses blagues et ses imitations.

– L’Humoriste AttitréAndré Santini, connu pour ses blagues et ses imitations.

– Lesieur HomaisJean-Jacques Guillet, député, quitte le conseil général à la faveur de son élection comme maire de Chaville. Ancien collaborateur de Charles Pasqua, il dirigea notamment pour lui sa politique de coopération africaine.

– Le Doyen d’âgeCharles Ceccaldi-Raynaud, ancien maire de Puteaux supplanté par sa fille, ne siège plus qu’au conseil général.

– ChihuahuaThierry Solère, vice-président au conseil général et ami de Jean Sarkozy.

– GominetDavid Martinon, ancien conseiller diplomatique du Président, devenu porte-parole de l’Elysée par la grâce de Cécilia Sarkozy, sa protectrice. Il est parachuté à Neuilly-sur-Seine pour les municipales.

– BraconnierJean-Christophe Fromantin, chef d’entreprise. Il se présente à la mairie de Neuilly-sur-Seine face à David Martinon, le candidat officiel.

– RecaléArnaud Teullé, collaborateur du Président chargé du suivi de sa ville et de ses administrés. Le rêve de sa vie: devenir maire de Neuilly-sur-Seine.

– DioraddictMarie-Cécile Ménard, amie de jeunesse de Nicolas Sarkozy. Elle lui succède comme représentante de Neuilly-sur-Seine au conseil général.

– Duchesse Aquarel: Béatice Jérôme, journaliste au Monde.

– Papillon Kabyle: Saïd Mahrane, journaliste au Point.

– Le Chinois : ami et protecteur de Marie-Célie Guillaume, féru d’acupuncture et de médecines douces.

– Madame de P.: Marie-Louise Fort, ancienne maire de Sens et  députée  de l’Yonne. (NdL&I: d’autres exégètes penchent plutot pour Marie-Josée Roig, maire d’Avignon)

– Le Préfet: Patrick Strzoda, représentant de l’Etat au sein des Hauts-de-Seine.

– Le Coach: Julie Ferrez, professeur de gymnastique du Président.

– KaratékaChantal Jouanno.

– Le TsarVladimir Poutine.

– Le CosaqueMikhail Saakachvili.

http://impostures.over-blog.net/article-107316565.html


[Pascale Robert-Diard – Le Monde – 09/04/2010]

Cette fois, ce n’est pas le justiciable Nicolas Sarkozy qui est en première ligne. Selon la terminologie officielle, la police judiciaire a été saisie par le parquet de Paris d’une enquête préliminaire suite à la plainte déposée par le groupe Lagardère pour « introduction frauduleuse de données dans un système informatique ». Bien.

Rappelons que le président Nicolas Sarkozy est très proche du principal actionnaire du Journal du dimanche, Arnaud Lagardère, qui n’avait déjà pas hésité à lui offrir la tête du rédacteur en chef de Paris-Match, Alain Genestar, après la publication d’un reportage photo sur son épouse de l’époque, Cécilia. Que le parquet est sous l’autorité directe du garde des sceaux et du président de la République et que le chef du parquet de Paris est Jean-Claude Marin, celui-là même qui a requis dans l’affaire Clearstream. Que la police est sous la tutelle ministérielle de l’un des plus proches amis du président de la République, Brice Hortefeux, et que la feuille de route des enquêteurs a été fixée par l’un des conseillers de l’Elysée, Pierre Charon, qui a déclaré : « Nous faisons de cette ignominie un casus belli ».

A ces nuances près, donc, le président ne demande pas justice lui-même pour les rumeurs sur sa vie conjugale. Il n’avait jusqu’à présent jamais hésité à le faire, rompant avec l’usage de ses prédécesseurs. Mais la justice lui a rarement donné satisfaction et la méthode lui a coûté cher. (suite…)


Il y a un corbeau qui, depuis des années, se répand en injures sur un de mes voisins… est-ce que le contre-espionnage enquête sur lui aussi ? Ou bien la police et les services secrets ont ils pour mission de faire taire les bruits qui pourraient nuire électoralement à l’UMP ?

[Raphaëlle Bacqué et Gérard Davet – Le Monde 09/04/2010]
Le contre-espionnage a été saisi par l’Elysée pour identifier l’origine des allégations autour du couple présidentiel

Une enquête a bien été menée par la direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), le contre-espionnage français, sur ordre de l’Elysée pour remonter le fil de la rumeur qui, depuis près d’un mois, inquiète le pouvoir. Il s’agissait avant tout, assure-t-on à la DCRI, grâce aux moyens technologiques déployés, de retrouver les supports informatiques, en France et à l’étranger, ayant facilité la propagation de la rumeur qui circulait sur Nicolas Sarkozy et son épouse Carla Bruni-Sarkozy. Rien de plus, affirme la DCRI. La direction centrale nie avoir mis en oeuvre des écoutes téléphoniques administratives. Et encore moins ciblé Rachida Dati. Cette dernière, furieuse de se voir accusée d’avoir propagé une rumeur sur de supposées infidélités au sein du couple présidentiel, a mis en place sa défense. « Je suis mise en cause indirectement, je trouve ça scandaleux, nous sommes dans un Etat de droit, il faut que ça cesse », a-t-elle protesté, mercredi 7 avril sur RTL.

Le nom de l’ancienne garde des sceaux a été en effet vite prononcé devant les journalistes par l’entourage de M. Sarkozy. Conseiller proche du président, Pierre Charon, par ailleurs élu du Conseil de Paris, milite contre les ambitions municipales de l’ancienne ministre. Brice Hortefeux, ministre de l’intérieur, lui a déjà supprimé son escorte policière, sa voiture ministérielle. Rien, pourtant, jusqu’ici, ne vient étayer leurs soupçons que l’ancienne ministre serait à l’origine de la rumeur.

L’enquête judiciaire ordonnée le 2 avril par le parquet de Paris, pour « introduction frauduleuse de données dans un système informatique », après la plainte de la direction du Journal du dimanche, pourrait cependant permettre à la Brigade d’enquête sur les fraudes aux technologies de l’information (Befti), de remonter à la source des ragots.

Tout débute le 6 mars, alors que la rumeur sur le couple présidentiel a envahi le Web et Twitter depuis la mi-février. Mme Bruni-Sarkozy est interrogée par une journaliste britannique de Skynews qui évoque le chef de l’Etat et les rumeurs « lui prêtant de nombreuses liaisons ». Mme Bruni-Sarkozy, glaciale, répond : « Il ne peut être infidèle. Avez-vous déjà vu des photos prouvant le contraire ? » (NdL&I : elle veut vraiment nous faire croire ça ?)

Mais en terminant l’entretien, elle laisse éclater sa colère. Elle comprend que la rumeur paraît désormais crédible, au moins aux yeux de la presse étrangère. M. Sarkozy a d’abord balayé ces ragots. Mais Mme Bruni-Sarkozy, humiliée par son entretien télévisé, exige que l’on fasse taire ces bruits.

Pierre Charon qui gère une partie de la communication de Mme Sarkozy est appelé à la rescousse. L’affaire prend de l’importance. Franck Louvrier, patron de la communication de l’Elysée, reçoit lui aussi un nombre impressionnant d’appels de journalistes. Comme le ministre de l’intérieur. M. Sarkozy exige une enquête de police ; elle est donc confiée à la DCRI.

Le 9 mars, cependant, les choses prennent une tournure nouvelle. Vers 1 h 30 du matin, un jeune employé de Newsweb, la filiale de Lagardère active chargée de gérer le site Jdd.fr poste sur son blog ce qu’il entend partout dans ses dîners. Cet employé, âgé de 23 ans, a été embauché pour générer de l’audience sur les sites. Il décide donc d’en faire le thème d’un billet humoristique sur son blog. « Nous apprenons que l’Elysée est touché par un séisme d’une magnitude 9… », écrit-il. En quelques heures, le Web s’enflamme. La nouvelle est reprise par la presse étrangère qui, d’Inde ou de Chine, présente la nouvelle comme une information du Journal du dimanche, l’un des titres du groupe Lagardère. Avec la caution du JDD, la rumeur devient une information fiable. Or, en pleine campagne des élections régionales, ces supposées infidélités conjugales sont perçues comme une menace politique dangereuse. (NdL&I: en quoi est-ce que cela concerne la sécurité des Français ou du pays ? Ce n’est pas le boulot des flics de se soucier de la campagne de l’UMP…)

A plusieurs reprises, M. Charon ainsi que l’avocat de M. Sarkozy, Thierry Herzog, vont menacer d’une plainte des sites. Ainsi, ils obtiennent, après une mise en demeure, qu’un serveur basé aux Pays-Bas retire des informations jugées « insultantes » sur Mme Bruni-Sarkozy.

De son côté, Le Journal du dimanche a fermé son blog en quelques heures. Mais il ne sait pas encore d’où l’information est venue. Le président de la République exige du groupe Lagardère qu’il retrouve la source. Le 21 mars, Michael Amand, directeur des opérations du site Newsweb, explique que la chronique a été postée par l’un de ses employés, à partir de son domicile. Aussitôt l’intéréssé est licencié et Michael Amand démissionne.

Contrairement à ses habitudes en matière de diffamation, M. Sarkozy ne contre-attaque pas lui-même sur le plan judiciaire. Il laisse le soin au groupe Lagardère de déposer une plainte contre X, le 26 mars. « Soit l’employé qui a mis cette info sur le blog a agi de son propre chef, explique Me Christophe Bigot, l’avocat du JDD, soit il a été instrumentalisé ». Dans la foulée, le parquet de Paris ordonne donc une enquête confiée à la police judiciaire parisienne. Un responsable de Newsweb a été interrogé, vendredi 2 avril.

L’affaire aurait pu rester circonscrite si M. Charon n’avait confié qu’il soupçonnait Rachida Dati. Au Nouvel Observateur, il assure même que « la peur doit changer de camp », et évoque une « espèce de complot organisé ».

Au Monde, il précise que « la procédure judiciaire peut permettre de trouver les sources et les ramifications. Ce sont les auteurs anonymes qui doivent désormais avoir peur, et non plus leurs victimes ». Au risque de heurter un peu plus une opinion publique qui reproche déjà au président d’avoir désacralisé la fonction.

http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ARCHIVES/archives.cgi?ID=cd5e29c03263d17249ee783b7c8fd104a17ea8c7eb626a8e


Illustration parfaite de ce qu’est devenu le journalisme…

[24 Heures – 07/04/2010]

«Complot organisé», «machination», « casus belli ». Depuis deux jours, l’Elysée part en guerre contre ceux qui auraient lancé ou propagé la rumeur sur la vie privée du couple présidentiel.

Pierre Charon, conseiller de Nicolas Sarkozy, n’y va pas de main morte: «Le fait que ces rumeurs aient été relayées dans la presse en Grande-Bretagne, en Allemagne et en Suisse peut être le signe d’un complot, alors que la France prendra en 2011 la présidence du G20.» Rien que ça. On se croirait presque revenu au plus mauvais temps de la paranoïa mitterrandienne, quand le président, pour protéger sa vie privée, traquait les journalistes «ennemis» et fabriquait des polices parallèles.

Les regrets du Journal du Dimanche
Rappelons les faits. Dans la nuit du 8 au 9 mars, le Journal du Dimanche (JDD) publiait sur son site ce post: «Des rumeurs persistantes annonceraient que le couple présidentiel serait sur le point de voler en éclats. En effet, Carla Bruni serait tombée sous le charme de Benjamin Biolay (…) et dans le même temps, Nicolas Sarkozy aurait trouvé réconfort auprès de notre nouvelle championne de France de karaté et secrétaire d’Etat à l’Ecologie, Chantal Jouanno.»

L’auteur? On apprendra, plus tard, qu’il s’agit de Mickaël L., un jeune homme de 23 ans chargé par son employeur, Newsweb, sous-traitant du JDD, de diffuser des «infos» people sur le site. Il aurait vu passer, sur le réseau Twitter, cette histoire fumeuse qui courait depuis un mois. Il en a fait… une info.

Le lendemain, la presse britannique s’empare du «scoop», citant le «très sérieux» Journal du Dimanche. La rumeur fera le tour du monde, des Pays-Bas à l’Inde, en passant par la Suisse. Silence à l’Elysée. Les élections régionales obligent alors Nicolas Sarkozy à garder son calme. Mais dès le soir du second tour, branle-bas de combat.

Sous la pression, sans doute, de l’Elysée, le groupe Hachette, qui détient le JDD et Newsweb, fait le ménage. L’auteur du post et son chef sont priés de démissionner. Dans une lettre, la direction du journal formule des «regrets» au couple présidentiel.

Remonter à la source
Fin de l’histoire? Non, début de la deuxième phase: la contre-attaque. «Nous faisons de cette ignominie un casus belli, affirme le conseiller Pierre Charon. Nous voulons aller jusqu’au bout pour que cela ne se reproduise plus jamais. Comme on dit, la peur doit changer de camp.» Comme dans l’affaire Clearstream – mais cette fois sans grande légitimité – Sarkozy croit à la thèse du complot. Et réclame des têtes. (suite…)


Marie Dominique Culioli et ses fils, Pierre et Jean[Faits et Documents n°286 – Novembre 2009]

Surnommé « le dauphin », Jean Sarközy est le second fils du président de la République. Simple bachelier, il est devenu, en 2008, président du groupe UMP au conseil général des Hauts-de-Seine. Il aurait pris la présidence de l’Epad (l’établissement public de La Défense) si l’opinion publique ne s’y était opposée, l’obligeant à une retraite piteuse. On prête déjà à ce jeune homme très ambitieux de briguer la présidence du conseil général en 2011. Comme l’avait fielleusement déclaré Patrick Devedjian à son égard quand il brigua la présidence de l’Epad : « La valeur n’attend pas le nombre des années. » En témoigne une biographie à paraître prochainement intitulée Le Prince Jean.

« Il a le physique de Richard Gere, le mental de Tom Cruise, la tendresse de Johnny Depp et le côté BC-BG de Hugh Grant. » Jacques Séguéla (Télé-Loisirs, 2008).

« Il est exceptionnel. » Roger Karoutchi (Le Point, 21 février 2008).

« Jean, c’est un diamant brut. » Isabelle Balkany (Le Parisien, 17 février 2008).

« Dévoreur comme papa, pressé comme papa, détesté comme papa, traître comme papa, poignardeur de David Martinon comme papa avait planté Pasqua, puis Chirac… » Le Nouvel observateur (10 avril 2008). (suite…)


POLICHINELLES DANS LE PLACARD ET DANS LE JARDIN
[Chronique hebdomadaire de Philippe Randa – 04/09/2008]
Les États-Unis d’Amérique, actuelle première puissance militaire du Monde auto-proclamée gendarme de celui-ci, sont en pleine campagne électorale pour désigner leur prochain président. Élection qui ne manquera pas d’avoir à l’évidence des répercussions sur les autres pays en général… et en particulier sur l’Irak et l’Afghanistan où leurs soldats sont si mal engagés.

Qui pourrait décider du sort des urnes et du futur locataire de la Maison-Blanche ? Peut-être les galipettes de la fille aînée de l’éventuelle vice-présidente du camp républicain. Galipettes hors mariage dont un polichinelle de cinq mois arrondi le ventre de la maman. À cause de cet intempestif marivaudage, John McCain pourrait voir la victoire lui échapper. Les Américains sont comme cela. On ne badine pas avec l’amour en dehors des liens sacrés du mariage, pour ne pas dire des liens si serrés de celui-ci.

« Ils sont fous, ces Américains ! », pense Obélix… car vu d’Europe, cela laisse quelque peu perplexe. Et vu de France encore davantage après le deuxième divorce, suivi du remariage à la hussarde de notre actuel Président… et dont le gouvernement donne un rare exemple d’efficacité dans la lutte contre la dénatalité avec une garde des Sceaux qui attend elle aussi un heureux événement. Sans père officiel. Cette pauvre Dame a une vie privée « tellement compliquée », avoue-t-elle… et qui complique en tout cas celle des autres, notamment de l’ancien chef du gouvernement espagnol José Maria Aznar, obligé de démentir être le géniteur. À quand le même démenti de l’Élysée et pourquoi pas, pendant qu’on y est, d’Amélie Mauresmo ?

Non, ce n’est pas ce polichinelle-là qui ébranle la sérénité politique de notre pays, mais la suite de « L’enquête corse », excellente bande dessinée devenue excellent film de divertissement, où Christian Clavier et Jean Reno tenaient les premiers rôles. Jack Palmer est toujours à l’affiche, mais Ange Léoni a laissé son rôle à notre omniprésent Président… Les figurants sont les mêmes – des Corses d’origine parfaitement contrôlée et garantie – et le scénario, un peu mince, tient en quelques heures d’occupation illégitime de jardin par des polichinelles du canal assoiffé. Conséquence, le Préfet perd sa sinécure ensoleillée et toute l’opposition trouve là une occasion de se rappeler au bon souvenir des électeurs.

Vu d’outre-atlantique, nul doute que cela laisse à son tour Batman quelque peu perplexe, lui aussi !
© Philippe Randa est écrivain et éditeur (www.dualpha.com).


[Amnistia.net – Bernard Jouanneau, avocat à la Cour – 20/03/2008]

Le désistement de Nicolas Sarkozy ne règle pas le sort des poursuites pénales pour faux et usage de faux engagées par le parquet, à la suite de la plainte déposée par le président de la République. Par l’effet de cette plainte, le ministère public s’est trouvé dans l’obligation d’exercer l’action publique….

Aujourd’hui c’est Carla qui a porté un coup fatal à la poursuite pour faux et usage de faux en écrivant dans Le Monde “Le problème n’est pas non plus l’existence elle-même du SMS”. Le problème pour elle c’est “La Calomnie”.

La calomnie… c’est la diffamation par essence. C’est elle que le Président aurait choisie comme avocate, en même temps qu’il l’épousait.

A l’entendre plaider, son mari, “ne s’en prend pas à la liberté de la presse, en attaquant le site du Nouvel Observateur… c’est la liberté de chacun qu’il protège”. Sauf que celle du journaliste c’était d’écrire, en conscience, ce qu’il croyait vrai et qu’il disait avoir vérifié de source sûre, et de se défendre devant le tribunal dans le cadre d’un débat de presse, sans être contraint d’écrire sur ordre une lettre d’excuse.

S’il y en a bien un qui est diffamé par la première Dame de France c’est bien M. Airy Routier!!

http://www.amnistia.net/news/articles/multdoss/sms-cecilia/sms-cecilia_202.htm


Pour en savoir plus sur le journalisme « particulier » d’Airy Routier, lire ce qu’en disent ses petits copains de chez Backchich….

[L’Express – 19/03/2008]

Airy Routier persiste et signe. Le journaliste du Nouvel Observateur dément s’être excusé auprès de Carla Sarkozy d’avoir publié l’information sur le supposé SMS envoyé par Nicolas Sarkozy à son ex-femme Cécilia. Surtout, il maintient sa version des faits.

Dans une tribune intitulée « Halte à la calomnie » et publiée dans le Monde daté du 19 mars, Carla Sarkozy explique pourtant que « l’affaire du faux SMS est close » et que son « mari vient de retirer sa plainte contre le Nouvel observateur après réception de la lettre d’excuses qu’Airy Routier m’a adressée. »

Le 2 février, Airy Routier avait publié sur le site Nouvelobs.com un article dans lequel il affirmait que Nicolas Sarkozy, à huit jours de son mariage avec Carla Bruni, aurait envoyé à son ex-femme Cécilia ce SMS: « Si tu reviens, j’annule tout. »

Airy Routier reconnait avoir adressé une lettre à Carla Sarkozy, le mercredi 12 mars. «  Mais j’y ai simplement écrit que ‘je m’excusais à titre personnel de l’avoir blessée’. Sur le fond, je maintiens toute l’information et ne m’excuse en rien d’avoir publié ce SMS« , précise-t-il.

Alors, pourquoi le couple Sarkozy retire-t-il sa plainte? Parce que, à en croire Airy Routier, « cette plainte était une plainte d’intimidation: elle n’avait aucune chance d’aboutir et Nicolas Sarkozy le sait. Devant un tribunal, c’était la relaxe immédiate. On ne peut nier l’existence de quelque chose et poursuivre en même temps quelqu’un pour ‘faux, usage de faux et recel’ si l’objet en question n’existe pas! Ils cherchaient à retirer cette plainte et ils ont pris pour prétexte la lettre que j’ai envoyée, avec cette ambiguité sur le terme ‘excuse’. »

Pour le reste, Airy Routier ne semble pas mécontent des derniers événements. « Si c’était à refaire, je ne suis pas sûr que je le referais, admet-il. Pas pour des questions déontologiques, mais pour son côté petit sujet /grosses emmerdes… »

http://www.lexpress.fr/info/quotidien/actu.asp?id=468546&xtor=RSS-96


[France Graphique – mercredi 12 mars 2008]

Ce n’est pas un scoop, mais on s’en doutait. L’attraction des lecteurs français pour la première dame de France est à la hauteur de celle suscitée par son mari. Cela se traduit, en presse écrite, par un accroissement des ventes. Il suffit de regarder le chiffre des ventes réalisées par le numéro de L’Express daté du 14 février dernier : 600 000 exemplaires, abonnements compris ! « Un record historique », précise-t-on du côté de la direction de l’hebdomadaire, qui avait publié à cette occasion la première interview officielle de Carla Bruni en tant que Madame Sarkozy. Les porte-parole du magazine expliquent que le dernier numéro à s’être approché de ce niveau était celui consacré à la mort de François Mitterrand, en janvier 1996, avec 191 000 exemplaires écoulés. Précisons également que son mari aurait fait vendre 117 millions d’exemplaires de magazines en 2007, selon Le Monde du 7 mars.

http://www.francegraphique.com/Carla-Bruni-fait-exploser-les,535


Trop drôle… lors du diner à l’Elysée dans le cadre de la visite de Shimon Peres en France, parmi les invités, il y avait le top model Bar Refaeli. Sur la vidéo ci-dessous, suivez le regard du président…

Tsss… tsss.. et devant Carla enceinte, en plus !!!! J’espère qu’elle lui a collé une baffe à la fin de la soirée.


[Backchich – n°72 – Mars 2008]
Le journaliste Airy Routier n’est pas que l’auteur de l’article sur l’introuvable SMS présidentiel. Il a aussi inventé le romanquête.

Auteur de l’article sur le SMS de Nicolas S. à Cécilia, que ni Sarkozy, ni son ex-épouse n’ont jamais vu, le rédacteur en chef du Nouvel Observateur Airy Routier poursuivi pour « faux, usage et recel » risque – en théorie –  trois ans de prison. Et en pratique, une fin de carrière sans soucis, avec gros à valoirs et voyages de presse à la clé.

L’homme, qui continue à prétendre publiquement son info « en béton » mais qui en privé cherche comment rattraper sa bourde, se retrouve pour la première fois en très fâcheuse posture. Jusqu’ici, durant toute sa carrière, il avait réussi à zigzaguer entre le vrai et le faux, sans jamais se faire trop prendre.

Journaliste économique, amateur de cigares et de blagues salaces, l’ami Airy a toujours donné la pleine mesure de son talent de conteur dans les innombrables bouquins d’enquête-fiction dont il s’est fait en vingt une véritable spécialité. Tout commence en 1988, avec la publication de La république des loups, un livre sur la tentative de raid boursier contre la Société Générale. Avec ce thriller financier, Routier forge sa conception, originale à défaut d’être équilibrée, du journalisme d’investigation : s’allier fidèlement à un clan, en général le moins respectable donc le plus demandeur de soutien, pour obtenir des scoops sur l’autre.

La suite : http://www.bakchich.info/article2952.html


Cette info n’a aucun intérêt si ce n’est le fait que, pour l’instant, sur Google Actualités, personne n’en parle… (ils sont probablement tous occupés à feuilleter d’une seule main les magazines qui publient des photos de la PremièreDame montrant encore une fois ses fesses – on va finir par se lasser)… Voyons voir combien de temps va durer l’omerta médiatique française.

Pour rendre à Bling-Bling ce qui lui revient, il faut quand même mentionner que le site Actualité de stars avait déjà publié une info dans ce sens, en janvier dernier…  Mais à l’époque on nous avait dit que c’était de l’intox…

[Pipol à l’insu de son plein gré – 13/03/2008]

Comme quoi, la lecture d’Haaretz mène à tout. Au détour d’un article sur le dîner Shimon PeresNicolas Sarkozy (au demeurant inintéressant), on y apprend que Peres a failli se faire voler la vedette par Carla, qui affichait « son ventre rond de femme enceinte ». Heureusement, Shimon a su la reprendre (la vedette), en vieux routier du mot d’esprit.
Et Haaretz en a remis une couche dans un article sur Peres à Lyon, avec de nouveau le « pregnant belly » de Carla.

« PARIS – Who was not present at the festive dinner French President Nicolas Sarkozy gave for President Shimon Peres? Some thought that Sarkozy’s wife, Carla Bruni, stole the show when she displayed her « pregnant belly. » But Peres, being Peres, did not pass up the opportunity to give a historic perspective to his visit. « 

Et comme c’est des goujats chez « Pipo », ils s’amusent à compter les mois, comme le pires « keppeles » lors des mariages. Ta maman t’a pas appris que c’était pas des choses qu’on faisait, hein Pipol ? 🙂

Au fait, si je compte bien, ils ne sont mariés que depuis 2 mois. Or, à 2 mois, je défie quiconque de remarquer un « ventre de femme enceinte ». On supposera donc que le bébé naîtra prématuré. Le pauvre…

Article (en anglais) : https://www.haaretz.co.il/hasen/spages/963510.html


Le faux introuvable -Nicolas, Cécilia, le SMS et le Nouvel Obs…
[Bernard Jouanneau, avocat à la Cour – Amnistia.net – Lundi 10 mars 2008]

La recherche du « faux » SMS envoyé par Sarkozy est un véritable casse-tête. On comprend que les magistrats du Parquet de Paris renâclent et traînent les pieds. La perquisition dans les locaux du Nouvel Observateur n’a rien donné. On ne pouvait d’ailleurs rien trouver, indépendamment du refus opposé par le journaliste à révéler ses sources. Il en a presque trop dit, en révélant qu’il n’avait pas vu matériellement le SMS en question et qu’il en avait rapporté l’existence sur la foi de confidences orales dignes de foi.

Le propre de la communication électronique est de ne pas laisser de traces; sauf dans la mémoire de celui qui le reçoit ou dans celle de celui qui l’a envoyé et encore, reste-t-il à prouver que le centre serveur qui est censé l’acheminer, peut en conserver la trace au cas ou le destinataire l’a effacé. Mais pour l’administration de la preuve des éléments matériels du faux, c’est un peu court et la recherche par la perquisition ne pouvait rien donner. On comptait sans doute que le journaliste se « mette à table »; mais il semble que l’on n’ait pas encore décidé de recourir à la garde à vue pour l’y inciter.

La procédure engagée par l’avocat du président semble compromise. On pouvait déjà douter que le choix de la qualification soit approprié; car à l’évidence si la divulgation de cette communication électronique entre particuliers constituait un délit de presse, l’intéressé aurait dû se soumettre aux règles du droit de la presse qui interdisent aux juges de rechercher la preuve de la vérité du fait diffamatoire s’il s’agit d’une diffamation; mais surtout, aux nouvelles règles posées par la jurisprudence de la Cour de cassation à laquelle le président semble attacher une importance et une compétence toutes particulières, selon lesquelles, en matière de presse, il n’est pas possible de poursuivre sous une autre qualification une infraction qui relève de la loi sur la presse. (suite…)


C’est peut-être là, la clé de la société néo-bourgeoise dans laquelle baignent les Sarkozy et autres. Des gens qui se rêvent des vies et des destins et qui trouvent des troubadours médiatiques pour les raconter. Nous aussi on rève qu’on est OSS 117 ou qu’on fait partie « du club des grands séducteurs de la planète »… mais nos rèves ne font pas la une de Paris Match…

A force de réver leur vie et de ne pas avoir de souci de fin de mois, ils perdent tout contact avec la réalité. Orwell disait déjà cela dans les années 1940…

Dans tous les cas, article magistralement écrit, bravo Florence et Christophe !!!!

Le roman vrai des infirmières bulgares : Sur la piste du commando cécilia

[Florence Aubenas, Christophe Boltanski – Le Nouvel Observateur – 24/01/2008]Dans cette affaire, tout se mêle : espions et people, gros contrats et humanitaire, les soubresauts du couple Sarkozy et la soif de revanche du colonel Kadhafi. Retour sur une initiative diplomatique menée comme un raid nocturne

En Libye, Cécilia Sarkozy a vécu «un truc» dément. Vous vous souvenez qu’elle était allée deux fois à Tripoli, en juillet, pour la libération des infirmières bulgares ? «Je suis arrivée, je les ai prises, je mis partie. J’ai fait le plus grand casse du siècle. Kadhafi n’avait aucune intention de libérer ces filles.»

Elle en est sûre, elle le raconte, ou en tout cas tout le monde le répète aujourd’hui.

Cela s’est passé aux dernières minutes de la dernière nuit du dernier voyage, le 24 juillet 2007, vers 3 heures du matin. Comme un «roman», dit-elle. Les négociations patinent avec les Libyens. Cécilia se tourne vers ses gardes du corps : «Messieurs, c’est le moment de prouver que vous en avez.» Nos garçons sont galvanisés : ils partent à la prison de Djoudeida, font sauter les verrous des cellules avec leurs armes de poing, sortent les infirmières et le médecin. Sauvés !

Trois biographies sur l’ex-madame Sarkozy viennent de paraître, et toutes reviennent sur «les aventures de Cécilia en Libye». Même le fidèle Claude Guéant, le plus proche collaborateur du président, reste estomaqué par son récit : «C’est évidemment absolument inexact… C’est même complètement fou.»

Depuis l’été, on a tout invoqué, l’atome et le people, les ventes d’armes et l’humanitaire, les services secrets et le prime time. Saisie, une commission d’enquête parlementaire se lance sur les traces du «commando Cécilia». Loin de l’éclaircir, son rapport, rendu public le 22 janvier, rajoute aux mystères du vrai-faux roman des infirmières.

Surtout ni gyrophare ni voiture officielle : de la discrétion. Le second tour de la présidentielle a eu lieu quatre jours plus tôt, et Pierre de Bousquet de Florian, patron de la DST, conduit lui-même un visiteur à Nicolas Sarkozy, toutes affaires cessantes. Officiellement, Moussa Koussa est dépêché par Muammar Kadhafi pour transmettre ses félicitations au nouveau président. 1,90 mètre, les tempes argentées, des doigts démesurés, Koussa parle peu, toujours d’une voix douce. «Un seigneur», dit-on à la DST. Lui aussi la connaît bien : Koussa dirige les renseignements libyens.OAS_AD(‘Middle1’);

C’est Claude Guéant qui le reçoit : ils se sont déjà rencontrés quand Sarkozy était ministre de l’Intérieur.

En réalité, Koussa est venu parler des infirmières bulgares et du médecin palestinien, emprisonnés depuis 1999 et condamnés à mort. Boucs émissaires d’un système sanitaire défaillant, ils ont été désignés à l’opinion publique libyenne comme coupables d’une épidémie de sida qui a contaminé plus de 400 enfants dans un hôpital à Benghazi. Des quasi-otages, le signe pour l’Occident que, malgré ses efforts,; Kadhafi restera toujours ce «chien enragé du Proche-Orient», comme disait Ronald Reagan.

A Claude Guéant, Koussa explique : «Nous ne voulons ni les exécuter ni les garder, mais l’opinion est très remontée.» Il ajoute : «La Libye serait ravie que Nicolas Sarkozy joue un rôle.» Le voilà justement qui surgit pendant l’entretien. Le président accepte la partition que lui a réservée Kadhafi. Il sera le libérateur des infirmières. Comme pour tout, Sarkozy va s’approprier le rôle au point d’en paraître l’initiateur.

Des contacts à propos des infirmières avaient déjà eu lieu pendant la campagne. Rien de définitif. En mai 2007, les choses s’accélèrent. Kadhafi vient d’avoir une attaque cérébrale, ses fils ont été rappelés à son chevet. Il s’est rétabli, même s’il garde une rigidité dans le bas du visage. Mais désormais le Guide de la révolution est pressé. Avec cette affaire, il veut sa revanche. Vite.
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Devenir un homme d’Etat fréquentable n’est pas une ambition nouvelle pour lui. Il a déjà abandonné ses vulgates antiaméricaines, ses folies, ses complots au tournant des années 2000. Après onze ans d’embargo, la Libye a fini par payer les indemnités réclamées par les juges européens pour l’attentat de Lockerbie, puis pour celui du DC-10 : 10 millions de dollars par victime dans le premier cas, 1 million dans le second.

L’arrestation de Saddam Hussein, en 2003, le frappe comme un signe du ciel. Et s’il finissait comme lui, en animal débusqué d’un trou, hirsute et humilié, avant d’être exécuté ? Il regarde en boucle les images sur son magnétoscope.

Quatre jours plus tard, la Libye renonce à ses programmes d’armes de destruction massive. Washington lui a promis deux récompenses. D’abord la retirer de la liste des Etats terroristes. Accordé. La seconde est un de ces symboles dont le Guide est friand : la visite de Condoleezza Rice à Tripoli. Elle ne viendra jamais. Quelques chefs d’Etat défilent, certes, sous la tente du Guide; mais ils gardent l’oeil rivé sur leur montre, et surtout évitent de lui rendre l’invitation. Il n’a droit qu’à une brève virée à Bruxelles, à la Commission européenne. «Kadhafi s’estime lésé, dit un diplomate. Il trouve que la Libye a perdu le match aller. B veut le match retour», un démenti cinglant à ceux qui l’accusent d’avoir cédé sans rien obtenir.

Que lui reste-t-il entre les mains ? Cinq infirmières bulgares et un médecin palestinien. Plus question de faire appel aux Etats-Unis. Ni à l’Allemagne, trop prudente, ou au RoyaumeUni, qui refuse de libérer un des accusés de Lockerbie. Quant à l’Union européenne, qui négocie dans ce dossier depuis sept ans, elle ne vend rien.

Reste la France. Les six prisonniers ont déjà attiré l’attention de Nicolas Sarkozy : en janvier 2007, encore candidat, il a rencontré secrètement l’avocat français des Bulgares, Emmanuel Altit.

Sarkozy aime les causes médiatiques, qu’il peut raconter comme des histoires, entre méchants et gentils, victimes et sauveurs. Maintenant qu’il est élu, il cherche aussi «un machin à faire pour Cécilia». Elle se voyait conseillère régionale, députée peut-être. Lui n’a pas voulu. Pourquoi pas Madame Otages, un sourire humanitaire à la Lady Di avec, en plus, quelque chose de «Drôles de dames» ? Douze jours après l’arrivée à l’Elysée, le contact est pris avec Tripoli. (suite…)


Ben dis donc, je ne pensais pas que cela irait aussi vite… surtout quand on voit dans quel état est « l’opposition » (ou ce qui prétend l’être)…

[Le Monde Check List – 14/02/2008]

Sarkozy : une si désastreuse image de la France

Le constat est unanime dans la presse étrangère, à l’unisson de son homologue française. Nicolas Sarkozy est en position difficile. Mais au- delà de l’aspect purement politique, après quelques mois au pouvoir et à la veille d’élections qui auront valeur de test de popularité, c’est l’image du président qui est pointée du doigt.

Le très sérieux FT (http://www.ft.com/cms/s/0/796d17aa-da4e-11dc-9bb9-0000779fd2ac.html) titre sur l’aspect bling-bling de Nicolas Sarkozy et n’hésite pas à parler de traits de caractère ternissant l’image de la fonction présidentielle. Pour le quotidien britannique, les efforts que Nicolas Sarkozy « pourrait faire pour tenter de corriger le tir risquent simplement de le pousser à plus de populisme ».

L’IHT (http://www.iht.com/articles/2008/02/13/europe/sarkozy.php) se concentre sur la femme du président français et son interview dans L’Express. Carla Bruni chercherait à gommer son image de croqueuse d’hommes.

Pour El Pais (http://www.elpais.com/articulo/internacional/Sarkozy/c/est/fini/elpepiint/20080214elpepiint_12/Tes), Nicolas Sarkozy est malade. Son ego souffrirait d’une « hypertrophie probablement irréversible ». Le journal entrevoit un isolement du président « qui ne peut le mener qu’à la colère ou à la mélancolie ». Paradoxe, son impopularité viendrait de son comportement personnel et non de ses réformes…


Le SMS de Sarkozy à Cécilia est-il une information bassement people que nous aurions du rejeter en fronçant le nez ? Non, absolument pas, « puisqu’elle nous révèle des choses sur le caractère du président, encore plus adolescent qu’on ne le pensait, et sur l’aspect de simple « mise en scène » de son nouveau mariage. »

Encore une fois, on n’en a rien à foutre d’avoir un queutard à l’Elysée, par contre s’il s’avère que c’est un psychopathe narcissige et imature, alors on est en droit de s’inquiéter. Et si la majorité des électeurs français ont voté pour Sarkozy, on peut – à la lumière de ces derniers mois – s’interroger s’ils n’ont pas voté pour une « illusion », pour un « mirage fabriqué par la pub »….

[Claude Soula – le blog du Nouvel Observateur – 08/02/2008]

7f1ff84a777d5bf88eaa68b43636afa6.jpg Si c’est dans l’adversité que se révèlent nos qualités, alors, le gouvernement actuel est inquiétant. On ne sait pas très bien cette semaine qui a le plus perdu son sang froid, du Président, ou de sa ministre Rama Yade, transformée en vrai pitbull. Une fois de plus, les journalistes sont accusés d’être la cause de tous les maux, comme s’ils étaient à l’origine de la fièvre qui commence à gangrener le pouvoir. »On a l’impression de voir des charognards qui ont humé l’odeur de leur proie, qui fondent sur lui, qui s’acharnent. Je trouve que c’est une véritable chasse à l’homme. Il n’y a plus de retenue, plus de morale, personne ne recule devant aucune bassesse, aucun scrupule. Ces gens qui veulent la peau de Nicolas Sarkozy sont des gens qui veulent leur revanche parce qu’ils n’ont pas accepté qu’il préside aux destinées de ce pays. Ce qu’on lui fait subir aujourd’hui, on ne l’a fait subir à aucun autre président, même personnalité politique, depuis très longtemps. Quand on attaque à ce point l’honneur d’un homme, on va trop loin » a dit Rama Yade sur RTL.

Mais non, madame Yade, les journalistes ne sont pas des vautours, ils ne font que témoigner de l’air du temps, qui se rafraîchit pour le pouvoir.

Certes, Rama Yade a raison sur un point: jamais un président n’a subi un tel traitement…mais il y a une raison à cela : jamais aucun président ne s’est conduit de la sorte, mélangeant un narcissisme exacerbé avec un égotisme consommé, le tout nappé de cynisme extravagant.

Par contre, on signalera à madame la ministre, que d’autres présidents et ministres ont été traités au moins aussi durement dans le passé : Pompidou, Messmer, Giscard, Mitterrand ont subi des attaques très violentes au cours de leur vie politique ; ç’est le jeu démocratique.

Ce qui a changé, c’est qu’on commente désormais les histoires de fesses du président comme on parlait avant des relations franco soviétiques. Ce ne sont pas les « charognards » qui ont transformé le clan Sarkozy en chair pour presse people, ce sont eux qui ont transformé tous les journalistes, mêmes les plus sérieux, en commentateurs saint-simoniens de leur vie privée. Le Président est tombé de son piédestal, mais ce ne sont pas les charognards qui l’en ont fait descendre : c’est lui qui est allé se promener à Disneyland avec sa maîtresse et qui a commenté leur vie amoureuse lors de ses vœux.

Si madame Yade nous voit comme des charognards, c’est donc qu’elle pense que le président est déjà mort, puisque seuls les corps en putréfaction attirent les hyènes, vautours et autres chacals, que sont les journalistes.

Le président mort politiquement ? Blessé sérieusement tout au plus. Celui-ci s’affole en attaquant au pénal le site du Nouvel Obs. Airy Routier, le journaliste qui a révélé que le Président aurait envoyé un SMS de réconciliation à son ex épouse quelques jours avant son 3eme mariage, risque carrément la prison, et c’est sans aucun doute une menace conçue pour lui faire avouer quelles sont ses sources ( alors qu’on attend pour ce printemps une loi qui garantira enfin aux journalistes le secret sur leurs informateurs). Airy Routier ayant l’air fort sur de lui sur cette affaire, on peut lui faire crédit de son information.

Celle-ci est elle alors une information bassement « people », faite seulement pour Closer, ou présente t elle un intérêt national, digne d’un des grands magazines français d’information ? Je penche pour la deuxième solution, puisqu’elle nous révèle des choses sur le caractère du président, encore plus adolescent qu’on ne le pensait, et sur l’aspect de simple « mise en scène » de son nouveau mariage.

Nul doute que le Président n’aurait pas porté plainte si les newsmagazines ne lui étaient pas tous tombés dessus cette semaine. Même ses fidèles supporters du Point, qui célébraient ses fastes, semaine après semaine, ont fini eux aussi par réaliser que quelque chose clochait quelque part à l’Elysée. Et ce n’est sûrement pas en traitant les journalistes de charognards, ni en portant plainte contre eux, que la situation va évoluer dans le bon sens.

http://claude-soula.blogs.nouvelobs.com/archive/2008/02/08/nous-les-charognards.html


Un journaliste digne de ce nom ne donne pas ses sources… dixit Sarkozy

Un projet de loi sur la protection des sources sera adopté  » courant avril « 
[Stratégies Newsletter 08.02.08]
PRESSE. Un projet de loi visant à protéger les sources des journalistes sera adopté « courant avril » par le Parlement, a annoncé jeudi, 7 février le secrétaire d’Etat aux relations avec le Parlement, Roger Karoutchi. Le président Nicolas Sarkozy avait promis un tel texte le 8 janvier. « Un journaliste digne de ce nom ne donne pas ses sources. Chacun doit le comprendre, chacun doit l’accepter », avait-il déclaré lors de sa première conférence de presse à l’Elysée.

.. sauf quand il s’agit de savoir qui a eu accès au SMS de Sarko à Cécilia 😉

Sarkozy porte plainte contre le site du « Nouvel Observateur »
[20 Minutes 08.02.08]
(…) Nicolas Sarkozy s’est en revanche bien manifesté par voie d’avocat auprès du site nouvelobs.com, après que celui-ci a fait état d’un SMS qu’il aurait envoyé à Cécilia huit jours avant son mariage avec Carla : « Si tu reviens, j’annule tout. » Surprenant : la plainte ne s’appuie pas sur la loi de 1881 sur la presse, mais sur le Code pénal… au motif de « faux, usages de faux et recel ».

Une qualification qui sidère certains spécialistes. « C’est contraire aux lois sur la presse et aux conventions internationales, note Richard Malka, avocat, et c’est grave, surtout pour un Président. On ne peut pas poursuivre au pénal chaque journaliste qui fait une erreur, à moins d’être dans une dérive à la Poutine ! » La direction de L’Obs n’a pas souhaité hier faire de commentaire.
http://20minutes.s3.amazonaws.com/20080208_PAR.pdf


Aaaah, un café, un rayon de soleil et une brève comme celle-là, et tout de suite la journée démarre bien…

[Le Monde.fr – 07/02/2008]

Sa baisse dans les sondages est devenue un dévissage. A ces erreurs de communication, s’ajoutent d’inhabituels faux-pas tactiques. Ainsi le rapport Attali est devenu un boomerang. Initialement prévu pour dérouter la gauche, il plonge la droite dans le doute. Les parlementaires paniquent. Les ministres n’en mènent pas large. Les conseillers s’épient. A quelques semaines des municipales, chacun joue sa carte personnelle.

http://www.lemonde.fr


Bravo les électeurs Sarkozystes… non seulement on a un président qui se comporte (dixit la presse étrangère) « comme une gamine de 13 ans », mais en plus il s’avère qu’il est psychopathe. On est rassurés pour l’avenir…
[NOUVELOBS.COM | 06.02.2008]

« Si tu reviens, j’annule tout ». Voilà le contenu d’un SMS que le chef de l’Etat aurait envoyé à son ex-épouse huit jours avant son mariage.

Quelle est la part de vengeance et de provocation vis-à-vis de Cécilia dans l’attitude de Nicolas Sarkozy ces dernières semaines et jusqu’à son mariage, samedi dernier ? La bague identique offerte à ses ancienne et actuelle épouses, le voyage à Petra, en Jordanie, là où Cécilia était pour la première fois partie avec le publicitaire Richard Attias, le choix comme témoin de son mariage avec Carla de Mathilde Agostinelli, directrice de la communication de Prada, longtemps amie intime de Cécilia, étaient autant de signes évidents : qu’elle prenne le visage de l’amour ou de la haine, la véritable obsession de Nicolas Sarkozy a été et reste Cécilia Sarkozy, dont le mariage avec Richard Attias est attendu le mois prochain.On en a maintenant une nouvelle confirmation. Huit jours avant son mariage, le président de la République a adressé un SMS à son ex épouse, en forme d’ultimatum : « Si tu reviens, lui a-t-il écrit, j’annule tout« . Il n’a pas eu de réponse.
Pendant son mariage, le chef de l’Etat est apparu à plusieurs témoins moins heureux qu’on aurait pu l’imaginer. Il était même particulièrement tendu lorsque Catherine Pégard, à l’issue de la cérémonie, lui a soumis un communiqué. Il l’a renvoyé dans les cordes : « Pas besoin de communiqué, tous ces cons, j’en ai rien à foutre » lui a-t-il lancé.
Aujourd’hui, l’entourage de Sarkozy voudrait lui déconseiller d’emmener Carla avec lui en Guyane, là où avaient été médiatisées ses retrouvailles provisoires avec Cécilia, mais personne n’ose le lui dire de front. « Sur ces sujets, il est dans sa bulle, il n’écoute pas, dit un proche. Pire, il ne veut rien entendre« .

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/people/20080206.OBS9188/lobsession_de_cecilia.html 


Une émission sur “Sarkozy et les femmes” brutalement supprimée

[Backchich – 26/01/2008]

A la place d’en laisser dire de belles sur Cécilia, Carla, Rachida, Rama et les autres, sujet visiblement brûlant, la chaîne de Bolloré a diffusé vendredi soir un film bien consensuel, Cinéma Paradiso. Ainsi va la vie des médias des amis de Sarkozy.

Vendredi soir 25 janvier, la chaîne Direct 8, qui soit-dit en passant appartient au grand ami de Nicolas Sarkozy, l’industriel Vincent Bolloré, a mystérieusement annulé la diffusion de l’émission « 88 minutes » consacrée, justement, à une « Spéciale Sarkozy et les femmes », comme claironnaient les responsables de la chaîne…

L’émission devait se dérouler en direct, ce vendredi 25 janvier, à 22h15. Fait rarissime en télévision, au dernier moment, les invités sont décommandés. Dans l’après-midi, ceux qui devaient révéler des anecdotes sur les femmes entourant notre président, reçoivent un coup de téléphone embarrassé des journalistes de la chaîne de Vincent Bolloré. La voix hésitante, ils expliquent que le débat a été annulé « pour des raisons techniques ».

Dommage, car sur le plateau, la conversation s’annonçait fertile. Le nouvel ami de Sarkozy, le publicitaire Jacques Séguéla, chez qui le président a rencontré Carla Bruni, était de la partie ; ainsi que Corinne Lepage, ancienne ministre, et les journalistes Laurent Léger (de Bakchich) et Michaël Darmon, auteurs de livres sur l’ ex-Première dame, Cécilia. Un vieux loup du RPR devait pointer son museau sur le plateau, l’ancien conseiller de Jacques Chirac, Charles Pasqua et Jean Tiberi : Jean-François Probst, lui aussi signataire d’un bouquin sur Les dames du président. Tout un programme… Les téléspectateurs ont eu droit, à la place, à une rediffusion du film Cinéma Paradiso. Ça c’est de l’info !

« Raisons techniques », également, si TF1 et Paris Match, deux grands médias appartenant à des proches de notre cher président, Bouygues et Lagardère, n’ont pas moufté sur les trois livres publiés au même moment sur Cécilia, trois ouvrages qui totalisent quelque 250 000 exemplaires mis en place dans les librairies.

Ainsi va la vie des médias des amis de Sarkozy.

http://www.bakchich.info/article2463.html


Dites donc, les électeurs de l’UMP, là. Vous êtes contents de votre mec ? Vous qui avez toujours à la bouche les mots « grandeur » et « France », ça vous plait d’être représentés par un psychopathe complexé, tout droit sorti de « La Vérité Si Je Mens » ?

« Regarde Maman, j’ai un grosse Rolex en or ! », « Regarde Maman, je suis sur la photo avec George Bush ! », « Regarde Maman, je suis le Président ! », « Regarde Maman, je fais des fêtes au Fouquets avec les riches ! », « Regarde Maman, je me tape des top-models ! », « Regarde Maman, je suis entré dans le club mondial des grands séducteurs »…. ça y est, la France ressemble enfin à sa caricature !

Pour citer le journaliste Mikael Levinstein : « C’est ça le vrai bling-bling de Sarkozy. Il n’a pas envie « d’être », il lui suffit de « paraître »… et malheureusement, un an après son élection, la politique de Sarkozy relève du même accabit. Une politique en toc, du faux plaqué or comme les bijoux qu’on te vend à Barbès, de la réussite par procuration, de la célébrité par association, de l’agitation, pas de l’action… voilà le gouvernement de la France d’aujourd’hui. Il y a déjà eu des gouvernements comme ça en France… sous Louis-Philippe. On sait comment cela s’est terminé. »

[Emmanuel Ratier – Faits et Documents n° 248 – Janvier 2008 ]

Du Fouquet’s à Disneyland, des vacances chypriotes sur un yacht de Vincent Bolloré à la fin d’année égyptienne (avec un avion toujours fourni par Bolloré), de Rachida Dati à Rama Yade, de Cécilia Sarközy à Carla Bruni, des Rolex ostentatoires aux Rayban, c’est la sous-culture « bling bling » (luxe, marques, paillettes), popularisée par les rappeurs américains, qui triomphe au sommet de l’Etat. Un Etat au service de la finance internationale et cosmopolite. Carla Bruni, nouvelle compagne du chef de l’Etat, en est le parfait exemple. Cette riche héritière, n’ayant ni morale ni valeurs, a collectionné les hommes qu’elle jette ensuite comme des Kleenex. Egérie de la gauche-caviar, elle signait encore tout dernièrement la pétition contre le pseudo « fichage ADN ». Le mariage serait prévu le 9 février (selon Le Journal du dimanche, 6 janvier 2008). Une dangereuse dérive qui illustre parfaitement la décadence française.

« Vous avez adoré Grâce Kelly à Monaco, vous adorerez Carla Bruni à l’Elysée (Le Journal du dimanche, 6 janvier 2008). » Nicolas Sarközy a rencontré Carla Bruni, un soir, le 17 novembre, chez Jacques Séguela, le publicitaire qui soufflait aux oreilles de François Mitterrand. Elle y était arrivée avec Denis Olivennes, patron de la Fnac et animateur des réseaux fabiusiens.

Depuis, les tourtereaux ne se quittent plus, avec une première escapade quasi-officielle à Disneyland, immortalisée par des paparazzi complices convoqués pour l’événement. Suivie d’un réveillon à Louxor, toujours avec les photographes. Pour la presse britannique, moins soumise aux pressions que la presse française, le président l’aurait déjà demandée en mariage. Et Gala d’évoquer un futur possible « mariage de la décennie » et d’ajouter que Nicolas Sarközy « a l’impression d’entrer dans le club mondial des grands séducteurs ». Il lui aurait offert un portable à usage unique, étant le seul à l’appeler dessus.

Carla Bruni-Tedeschi est née le 23 décembre 1968 à Turin. Elle a une soeur, Valéria Bruni- Tedeschi, qui est actrice et réalisatrice (Il est plus facile pour un chameau…, Actrices, sorti ces jours derniers et où joue son compagnon, Louis Garrel).

Interrogée par ITV, cette dernière déclare : « J’ai eu une éducation catholique, mais Tedeschi est un nom juif d’Italie du Nord. Mon grand-père paternel s’est converti pendant la guerre, a épousé une catholique, ce qui lui a valu d’être mis au ban par la communauté juive de Turin. J’ai mis très longtemps à l’accepter, comme si j’avais hérité de sa faute. Même si ma famille n’a pas été déportée, je me sens très proche du désarroi de cette communauté. Aussi, mon personnage de Sarah (dans un film qu’elle tournait) résonne-t-il par rapport à mon histoire, comme si moi aussi je portais un passé trop lourd pour moi. »

La famille Tedeschi, que Le Parisien (30 décembre 2007) ose qualifier de « famille de la Vieille Europe », s’est donc convertie à la grande époque du fascisme dans l’Italie de Benito Mussolini. Ce qui rapproche son histoire de celle de Cécilia Ciganer-Albeniz (cf F&D 243 et 244). Son frère, Virginio, un marin réputé (trois tours du monde dans les deux sens), est décédé le 4 juillet 2006 à 46 ans des suites d’une longue maladie. Une fondation (dotée d’environ 20 millions d’euros) a été créée pour honorer sa mémoire. Son père, Alberto Bruni-Tedeschi (décédé en 1996) avait repris l’affaire familiale, le groupe turinois CEAT, spécialisé dans les câbles électriques et les pneus, tout en étant, à ses moments perdus, un compositeur dodécaphonique respecté (encore un point de ressemblance avec Cécilia ex-Sarközy). Il développa largement l’entreprise et en fera l’un des fleurons de l’industrie italienne.

Son père cumulait donc une profession honorable et une passion extrême pour la musique, ayant été élevé dans le culte de Richard Wagner et d’Alban Berg. Son premier opéra, Villon, composé à 25 ans, sera joué par les plus grands chefs. Il sera même un temps directeur artistique du Théâtre Regio de Turin entre 1959 et 1971.

Sa mère, Marisa Borini, est pianiste professionnelle. « Les plus grands artistes fréquentent leur palais. La Callas et Karajan dînent au Castagnetto, leur résidence du Piémont (Le Parisien, 30 décembre 2007). » Elle accompagnera Nicolas Sarközy en décembre lors de sa rencontre avec Benoît XVI mais n’obtiendra pas, comme elle l’espérait, le droit de le rencontrer.

Mais, c’est le grand père, Virginio Tedeschi, juif piémontais (lui aussi très grand mélomane, comme ancien élève d’Edgar Varèse), qui est bien à l’origine de la fortune de la famille, l’entreprise n’ayant jamais eu de problème durant le Ventennio et ayant participé efficacement à l’effort de guerre italien à partir de 1940. Un épisode peu souligné aujourd’hui. (suite…)


Richard Attias dément son mariage avec Cécilia Sarkozy

[NOUVELOBS.COM | 11.01.2008 ]
Le président de PublicisLive « dément formellement la rumeur » « sur un hypothétique mariage avec l’ex-épouse de Nicolas Sarkozy » et prévient que « toute allusion à sa vie privée fera désormais l’objet de poursuites judiciaires ».

Le président de PublicisLive, Richard Attias, avec qui Cécilia Sarkozy avait eu une relation, a démenti, mercredi 9 janvier, « la rumeur » « sur un hypothétique mariage avec l’ex épouse de Nicolas Sarkozy ».
Dans un communiqué, Richard Attias « dément formellement la rumeur relayée par Le Parisien du 8 janvier 2008 sur un hypothétique mariage avec l’ex épouse de Nicolas Sarkozy ».

Menaces de poursuites judiciaires : Par ailleurs, le président de PlublicisLive « attire l’attention des médias » qu’il est un « personne privée, non impliquée dans la vie publique » et prévient que « toute allusion à sa vie privée fera désormais l’objet de poursuites judiciaires ».
Dans son édition du 8 janvier, Le Parisien, affirmait que Cécilia Sarkozy et Richard Attias pourraient se marier en Suisse « dans les plus brefs délais, peut-être dès le début du mois février ».

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/people/20080110.OBS4475/richard_attias_dement_son_mariage_avec_cecilia_sarkozy.html


CECILIA VS NICOLAS

[NOUVELOBS.COM | 10.01.2008]

En pleine romance avec Carla Bruni, voici le chef de l‘Etat rattrapé par les révélations de l’ex-First Lady. Claude Askolovitch a lu, pour Le Nouvel Observateur, trois livres-événements consacrés à Cécilia.

Quelques nouvelles de la République. “Nicolas est un sauteur”. Bien. Quoi d’autre? “Nicolas est pingre.” Mais encore? “Un homme qui n’aime personne, même pas ses enfants.” Et puis? “Il a un côté ridicule. Il n’est pas digne. Nicolas, il ne fait pas Président de la République, il a un réel problème de comportement.” Résumons donc. La France est présidée par un sauteur doublé d’un radin, un agité incapable d’amour et dépourvu de dignité… Ainsi parle Cécilia de Nicolas Sarkozy, dans des confidences recueillies au fil de l’amertume par la journaliste Anna Bitton, et offertes à l’édification du peuple dans un livre-portrait, “Cécilia” (1).

Conçu comme un ouvrage amical -que l’auteur a même dédié à son héroïne- il se révèle, à la lecture, d’une cruauté implacable. Pour Sarkozy, évidemment. Mais également pour Cécilia, froide impératrice devenue pitoyable imprécatrice: incroyablement fleur bleue, déconcertante de naïveté, pauvre petite fille riche addicte au shopping, s’amusant à emprunter les couloirs de bus pour constater la surprise des flics, gémissant sur sa pension insuffisante avec l’inconscience des bien-nantis: “Même en renégociant la pension alimentaire, j’obtiendrai quoi? Mille ou deux mille euros de plus? Ce n’est pas avec cela que je vais pouvoir vivre? Nicolas ne va pas laisser son fils sous les ponts quand même!”

Un mélange de clichés et de lucidité venimeuse

Entre deux plaintes, Cécilia décrit ce que fut sa vie dans un mélange de clichés et de lucidité venimeuse. La politique: “Un décor de western derrière lequel il n’y a rien.” L’entourage de Sarkozy: “Une bande malfaisante”, “de jeunes mecs qui se sont retrouvés gonflés de pouvoir et qui se sont pris pour les princes de Paris”. Les grandes amies, Mathilde Agostinelli de Prada et Agnès Cromback de Tiffany -fringues et diamants- compagnes des jours heureux, qui ont coupé les ponts avec la reine après le divorce: “Des pétasses fardées et intéressées.” Et les jolies ministres dont Sarkozy vante la beauté -comme il vantait la sienne, avant: “Des tapisseries. Maintenant qu’il n’a plus de first lady, il faut qu’il sorte avec de jolies filles à son bras, habillées en Dior.” (suite…)


Vous vous souvenez, il y a deux mois, des dénégations scandalisées de Richard Attias qui nous affirmait, juré craché qu’il avait refait sa vie avec une autre nana et que Cécilia et lui c’était une vieille histoire ?

L’ex-première dame aurait décidé d’épouser Richard Attias en Suisse, prochainement

Cécilia Sarkozy n’aurait ainsi jamais cessé d’aimer Richard Attias. Selon Le Parisien, le couple aurait prévu de s’unir en Suisse dans les semaines qui viennent. Nicolas Sarkozy a donc confirmé la nouvelle selon laquelle il épousera bel et bien Carla Bruni. De son côté, Cécilia Sarkozy aurait, elle aussi, décidé de passer devant M.Le Maire. Selon Le Parisien, l’ex-première dame épouserait prochainement, en Suisse, celui pour lequel elle avait quitté Nicolas il y a trois ans, l’homme d’affaires Richard Attias. Elle serait de retour sur Paris après un nouveau séjour à New York et serait actuellement en pleine organisation de sa nouvelle vie. Paris, Londres, New York : où Cécilia Sarkozy posera-t-elle ses valises?

http://www.wikio.fr/webinfo?id=40637267


Pauvre Carla Bruni !


Dans sa dernière livraison (Faits & Documents n° 248), Emmanuel Ratier contredit cette information : <<Outre que les dates des rumeurs ne correspondent pas du tout, on nous permettra d’en juger autrement en raison d’éléments très solides mais impubliables (ils entraîneraient un procès). Une nouvelle rumeur assure que la journaliste serait désormais liée avec l’un des plus proches collaborateurs de Nicolas Sarközy.>>

[Betapolitique – 31 décembre 2007 ]
La lecture du Canard Enchaîné de ce mercredi 26 décembre révèle une petite information qui amuse beaucoup le volatile, et ses lecteurs.

Le jeune adolescent Sarkozy, tout énamouré de sa belle mannequin, rencontrée, on le rappelle, il y a un mois, songé déjà (Betapolitique vous l’a révélé !) à l’épouser. Il se demande quand même comment ses parents (ici, la France), vont accueillir la sulfureuse Carla, qui a collectionné tant de coeurs brisés. Surtout venant d’un homme déjà deux fois divorcé, qui il y a trois mois encore mettait en scène ses tentatives de reconquête de la belle Cécilia (oui, Cécilia, il faut suivre).

Le jeune Sarkozy tout tremblant a donc l’idée géniale de demander aux sondeurs de lui dire ce que va penser l’opinion publique de cette nouvelle amourette. Rassurez-vous, pour en finir avec cette question : les Français s’en foutent. les Français préfèreraient qu’il se mette au boulot, Sarko.

Mais comment poser la question sans éveiller les soupçons ? C’est là que les petits génies de l’Elysée sortent le meilleur de leur imagination : ils vont proposer des questions leurres. Ils vont « tester », outre Carla Bruni, les Français sur Laurence Ferrari, Carole Bouquet et quelques autres belles dames.

Et voilà comment le milieu journalistique, qui, naturellement, a eu vent de ces questions, a propagé en son sein la rumeur d’une idylle avec la présentatrice de Canal Plus. Ils avaient d’ailleurs peut-être leurs raisons de croire que ce leuure là était moins irréaliste que d’autres.

http://www.betapolitique.fr/Sarkozy-avec-Ferrari-c-est-l-02342.html


[Amnistia.net – 02/01/08]

Nicolas Sarkozy a transformé la présidence de la République en une émission de télévision, un prime-time permanent où les événements publics et privés se confondent… Les gazettes people sont devenues la meilleure source pour suivre le nouveau cours de l’Elysée…

Dans ce soap opéra à rebondissements quotidiens, qui sert de décor à la France d’après, la gestion de la rumeur est devenue désormais matière politique…

http://www.amnistia.net/videos/francedapres/francedapres_008.htm 


Christian Salmon apporte un éclairage pertinent sur les hommes politiques et en particulier sur l’omniprésence du président français dans les médias Le chercheur français vient de publier « Storytelling », dans lequel il décrit la propension des politiques à endormir l’esprit critique du public en mettant en scène leurs propres histoires


[ Le Matin Dimanche (Suisse), 22/12/2007]

Christian Salmon : « Sarkozy et Bruni, c’est un conte de Noël »

Que vous inspire l’histoire d’amour entre Nicolas Sarkozy et Carla Bruni ?

C’est un conte de Noël, une histoire d’amour pour les grands enfants que nous sommes… Mickey a rencontré Blanche-Neige à Euro Disney le dernier week-end avant Noël ; il faisait un temps glacial mais ce fut quand même un coup de foudre…

Vous ne pouviez pas rêver meilleur exemple pour illustrer la technique du storytelling que vous décrivez dans votre livre.

Depuis son élection, Nicolas Sarkozy nous raconte des histoires : des histoires de rencontre et de séparation, de succès et d’échec, peuplées de victimes méritantes et de héros anonymes. Certaines se terminent mal comme le divorce avec Cécilia, d’autres connaissent un happy end comme la libération des infirmières bulgares. Il y a des épisodes fabuleux comme ce conte de fées où l’on voit une cendrillon de banlieue, la ministre de la Justice Rachida Dati, se transformer en princesse moderne dans Paris Match avec la complicité de grands couturiers. L’idylle avec Carla Bruni fournit un nouveau rebondissement dans la vie passionnante et passionnelle de Nicolas Sarkozy. Elle arrive au bon moment après une semaine calamiteuse au cours de laquelle c’est Khadafi, le grand méchant loup du conte de fées, qui a fait l’actualité. En quelques heures l’attention des médias s’est déplacée du vilain Khadafi à la belle Carla. Bref, il se passe toujours quelque chose avec Sarkozy : une ex-mannequin chasse une autre ex-mannequin… Il n’y a guère que les pauvres petites filles riches comme Cécilia pour s’ennuyer à l’Elysée.

Qu’est-ce que c’est exactement que ces histoires qu’on construit pour en faire oublier d’autres ?

Sarkozy applique les techniques de contrôle des médias que le Bureau d’information de la Maison-Blanche a mises au point progressivement depuis Reagan, jusqu’à Bill Clinton et George W. Bush. Dick Cheney l’actuel vice-président, l’exprime sans détour : « Pour avoir une présidence efficace, la Maison-Blanche doit contrôler l’agenda. Si vous laissez faire la presse, ils saccageront votre présidence… » Dans ce but, à Washington, le pouvoir présidentiel doit inventer chaque jour une bonne histoire, la story du jour qui capte et focalise l’attention des médias et du public. (suite…)