Anna Bitton



Marie Dominique Culioli et ses fils, Pierre et Jean[Faits et Documents n°286 – Novembre 2009]

Surnommé « le dauphin », Jean Sarközy est le second fils du président de la République. Simple bachelier, il est devenu, en 2008, président du groupe UMP au conseil général des Hauts-de-Seine. Il aurait pris la présidence de l’Epad (l’établissement public de La Défense) si l’opinion publique ne s’y était opposée, l’obligeant à une retraite piteuse. On prête déjà à ce jeune homme très ambitieux de briguer la présidence du conseil général en 2011. Comme l’avait fielleusement déclaré Patrick Devedjian à son égard quand il brigua la présidence de l’Epad : « La valeur n’attend pas le nombre des années. » En témoigne une biographie à paraître prochainement intitulée Le Prince Jean.

« Il a le physique de Richard Gere, le mental de Tom Cruise, la tendresse de Johnny Depp et le côté BC-BG de Hugh Grant. » Jacques Séguéla (Télé-Loisirs, 2008).

« Il est exceptionnel. » Roger Karoutchi (Le Point, 21 février 2008).

« Jean, c’est un diamant brut. » Isabelle Balkany (Le Parisien, 17 février 2008).

« Dévoreur comme papa, pressé comme papa, détesté comme papa, traître comme papa, poignardeur de David Martinon comme papa avait planté Pasqua, puis Chirac… » Le Nouvel observateur (10 avril 2008). (suite…)


Dites donc, les électeurs de l’UMP, là. Vous êtes contents de votre mec ? Vous qui avez toujours à la bouche les mots « grandeur » et « France », ça vous plait d’être représentés par un psychopathe complexé, tout droit sorti de « La Vérité Si Je Mens » ?

« Regarde Maman, j’ai un grosse Rolex en or ! », « Regarde Maman, je suis sur la photo avec George Bush ! », « Regarde Maman, je suis le Président ! », « Regarde Maman, je fais des fêtes au Fouquets avec les riches ! », « Regarde Maman, je me tape des top-models ! », « Regarde Maman, je suis entré dans le club mondial des grands séducteurs »…. ça y est, la France ressemble enfin à sa caricature !

Pour citer le journaliste Mikael Levinstein : « C’est ça le vrai bling-bling de Sarkozy. Il n’a pas envie « d’être », il lui suffit de « paraître »… et malheureusement, un an après son élection, la politique de Sarkozy relève du même accabit. Une politique en toc, du faux plaqué or comme les bijoux qu’on te vend à Barbès, de la réussite par procuration, de la célébrité par association, de l’agitation, pas de l’action… voilà le gouvernement de la France d’aujourd’hui. Il y a déjà eu des gouvernements comme ça en France… sous Louis-Philippe. On sait comment cela s’est terminé. »

[Emmanuel Ratier – Faits et Documents n° 248 – Janvier 2008 ]

Du Fouquet’s à Disneyland, des vacances chypriotes sur un yacht de Vincent Bolloré à la fin d’année égyptienne (avec un avion toujours fourni par Bolloré), de Rachida Dati à Rama Yade, de Cécilia Sarközy à Carla Bruni, des Rolex ostentatoires aux Rayban, c’est la sous-culture « bling bling » (luxe, marques, paillettes), popularisée par les rappeurs américains, qui triomphe au sommet de l’Etat. Un Etat au service de la finance internationale et cosmopolite. Carla Bruni, nouvelle compagne du chef de l’Etat, en est le parfait exemple. Cette riche héritière, n’ayant ni morale ni valeurs, a collectionné les hommes qu’elle jette ensuite comme des Kleenex. Egérie de la gauche-caviar, elle signait encore tout dernièrement la pétition contre le pseudo « fichage ADN ». Le mariage serait prévu le 9 février (selon Le Journal du dimanche, 6 janvier 2008). Une dangereuse dérive qui illustre parfaitement la décadence française.

« Vous avez adoré Grâce Kelly à Monaco, vous adorerez Carla Bruni à l’Elysée (Le Journal du dimanche, 6 janvier 2008). » Nicolas Sarközy a rencontré Carla Bruni, un soir, le 17 novembre, chez Jacques Séguela, le publicitaire qui soufflait aux oreilles de François Mitterrand. Elle y était arrivée avec Denis Olivennes, patron de la Fnac et animateur des réseaux fabiusiens.

Depuis, les tourtereaux ne se quittent plus, avec une première escapade quasi-officielle à Disneyland, immortalisée par des paparazzi complices convoqués pour l’événement. Suivie d’un réveillon à Louxor, toujours avec les photographes. Pour la presse britannique, moins soumise aux pressions que la presse française, le président l’aurait déjà demandée en mariage. Et Gala d’évoquer un futur possible « mariage de la décennie » et d’ajouter que Nicolas Sarközy « a l’impression d’entrer dans le club mondial des grands séducteurs ». Il lui aurait offert un portable à usage unique, étant le seul à l’appeler dessus.

Carla Bruni-Tedeschi est née le 23 décembre 1968 à Turin. Elle a une soeur, Valéria Bruni- Tedeschi, qui est actrice et réalisatrice (Il est plus facile pour un chameau…, Actrices, sorti ces jours derniers et où joue son compagnon, Louis Garrel).

Interrogée par ITV, cette dernière déclare : « J’ai eu une éducation catholique, mais Tedeschi est un nom juif d’Italie du Nord. Mon grand-père paternel s’est converti pendant la guerre, a épousé une catholique, ce qui lui a valu d’être mis au ban par la communauté juive de Turin. J’ai mis très longtemps à l’accepter, comme si j’avais hérité de sa faute. Même si ma famille n’a pas été déportée, je me sens très proche du désarroi de cette communauté. Aussi, mon personnage de Sarah (dans un film qu’elle tournait) résonne-t-il par rapport à mon histoire, comme si moi aussi je portais un passé trop lourd pour moi. »

La famille Tedeschi, que Le Parisien (30 décembre 2007) ose qualifier de « famille de la Vieille Europe », s’est donc convertie à la grande époque du fascisme dans l’Italie de Benito Mussolini. Ce qui rapproche son histoire de celle de Cécilia Ciganer-Albeniz (cf F&D 243 et 244). Son frère, Virginio, un marin réputé (trois tours du monde dans les deux sens), est décédé le 4 juillet 2006 à 46 ans des suites d’une longue maladie. Une fondation (dotée d’environ 20 millions d’euros) a été créée pour honorer sa mémoire. Son père, Alberto Bruni-Tedeschi (décédé en 1996) avait repris l’affaire familiale, le groupe turinois CEAT, spécialisé dans les câbles électriques et les pneus, tout en étant, à ses moments perdus, un compositeur dodécaphonique respecté (encore un point de ressemblance avec Cécilia ex-Sarközy). Il développa largement l’entreprise et en fera l’un des fleurons de l’industrie italienne.

Son père cumulait donc une profession honorable et une passion extrême pour la musique, ayant été élevé dans le culte de Richard Wagner et d’Alban Berg. Son premier opéra, Villon, composé à 25 ans, sera joué par les plus grands chefs. Il sera même un temps directeur artistique du Théâtre Regio de Turin entre 1959 et 1971.

Sa mère, Marisa Borini, est pianiste professionnelle. « Les plus grands artistes fréquentent leur palais. La Callas et Karajan dînent au Castagnetto, leur résidence du Piémont (Le Parisien, 30 décembre 2007). » Elle accompagnera Nicolas Sarközy en décembre lors de sa rencontre avec Benoît XVI mais n’obtiendra pas, comme elle l’espérait, le droit de le rencontrer.

Mais, c’est le grand père, Virginio Tedeschi, juif piémontais (lui aussi très grand mélomane, comme ancien élève d’Edgar Varèse), qui est bien à l’origine de la fortune de la famille, l’entreprise n’ayant jamais eu de problème durant le Ventennio et ayant participé efficacement à l’effort de guerre italien à partir de 1940. Un épisode peu souligné aujourd’hui. (suite…)


Anne Bitton a vu Cécilia Ciganer une douzaine de fois ces derniers mois, elle lui a parlé du livre… alors il paraît difficile de croire que c’est Cécilia qui demande l’interdiction du livre : il est bien plus probable de penser que c’est la machine de propagande Sarkozyenne qui a exerce les pressions… comme c’est déjà le cas pour le livre de Laïd Sammari sur Rachida Dati.

Mise à jour : La justice n’interdit pas la diffusion d’un ouvrage sur Cecilia Sarkozy   _
PARIS, 11 jan 2008 (AFP) – Le tribunal de grande instance de Paris a débouté vendredi l’ex-femme de Nicolas Sarkozy, Cécilia, de sa demande d’interdiction d’un ouvrage qui lui est consacré et rédigé par la journaliste du Point, Anna Bitton.

Cécilia Sarkozy contre Anna Bitton : décision du tribunal vendredi matin

[NOUVELOBS.COM | 11.01.2008 ]
L’ex-First Lady demande la « suspension de la publication » du livre « Cécilia. Portrait » écrit par la journaliste Anna Bitton, et que le Nouvel Observateur a lu pour vous. Le juge des référés du tribunal de grande instance de Paris se prononcera vendredi matin à 9h30 sur l’éventuelle interdiction d’un livre sur Cécilia Sarkozy, demandée jeudi 9 janvier en référé par l’ex-épouse du chef de l’Etat. L’ex-première dame estime que l’ouvrage écrit par la journaliste du Point, Anna Bitton, intitulé « Cécilia. Portrait » et publié aux Editions Flammarion porte atteinte à l’intimité de sa vie privée.

Dans ce livre, que Le Nouvel Observateur a lu pour vous Anna Bitton rapporte des propos fort peu aimables sur Nicolas Sarkozy, sur sa personnalité, son entourage et ses ministres, qu’aurait tenus Cécilia Sarkozy.

Réagissant aux propos attribués à l’ex-épouse du chef de l’Etat, Roger Karoutchi, secrétaire d’Etat aux Relations avec le Parlement et proche de Nicolas Sarkozy, a déclaré mercredi qu’il ne peut « que croire le démenti de Cécilia Sarkozy » dans cette affaire.
Roger Karoutchi s’est insurgé contre les propos attribués à Cécilia Sarkozy dans le livre: « On en est à dire qu’il n’aime pas ses enfants. Vous imaginez où on va ! Cela n’a pas de sens, il faut arrêter ça, ça dérape complètement ».
Selon lui, le président entretient une « relation d’une affection considérable et d’une proximité intense » avec ses fils. « Il faut que chacun retrouve un peu de responsabilité », a-t-il ajouté lors de l’émission Questions d’info (LCP/France info/AFP).
Anna Bitton a, quant à elle, exprimé son étonnement face à la décision de Cécilia Sarkozy d’en appeler à ses avocats.
« Je suis très étonnée et je regrette la réaction subite de Mme Cécilia Sarkozy. Le livre se nourrit d’une longue relation entretenue depuis des années dans le cadre de mon travail de journaliste politique », a-t-elle déclaré à l’AFP. (avec AFP)

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/people/20080110.OBS4468/cecilia_sarkozy_contre_anna_bitton__decision_du_tribuna.html