World of Warcraft



UNE CANDIDATE DÉMOCRATE AU SÉNAT DU MAINE ACCUSÉE DE JOUER À WORLD OF WARCRAFT

[Gregor Seither – IES News Service – 7/09/2012]

La campagne électorale pour le siège de Sénateur du Maine s’est transformée en un combat de ​​les trolls, de nains et de gobelins et d’orcs. Dans un communiqué envoyé cette semaine aux électeurs, le Parti Républicain accuse la candidate démocrate Colleen Lachowicz de vivre dans un monde imaginaire et – pire encore – d’y proférer des « commentaires insultants, vicieux et violents » dans les forums en ligne consacrés à World of Warcraft (WoW), un jeu en ligne joué par des millions de personnes à travers le monde.

Lachowicz, qui se présente contre le sénateur Tom Martin, a réagi en accusant les Républicains de se concentrer sur son passe-temps plutôt que de répondre à ses questions politiques. « Je trouve que c’est bizarre qu’on m’attaque parce que je joue a des jeux en ligne», a-t-elle dit dans un communiqué.  « Que vont ils trouver ensuite ?  Vais-je être ostracisée parce que je joue à Angry Birds ?  »

Un site Web produit par la campagne électorale des Républicains montre Santiaga l’avatar de Lachowicz, une orc à la peau verte, crinière mohawk et armée d’un poignard en éclat de météorite.  Il note que Lachowicz aime jouer dans « un monde imaginaire du nom de Azeroth » et qu’elle « y a atteint le niveau 85, le plus haut niveau qu’on puisse y atteindre. »  Elle est accusée de passer des centaines d’heures à jouer dans World of Warcraft, à pourchasser des trolls et des créatures fantastiques. « Nous avons besoin d’un sénateur qui vive dans notre monde, pas dans le petit monde imaginaire de Colleen, » indique l’auteur du site.

Le site signale également des commentaires faits par Lachowicz lors de conversations sur des forums avec d’autres joueurs de World of Warcraft en 2009 et 2010, y compris: « J’adore empoisonner et poignarder, » « Je peux tuer des trucs sans devoir aller en prison pour cela » et « J’adore poignarder des trucs et je suis originaire du New Jersey, c’est quoi ton p***** de problème ? »

Ericka Dodge, porte-parole du Parti Démocrate du Maine, a déclaré dans une interview vendredi que Lachowicz, assistante sociale de métier, n’avait pu consacrer que 30 minutes à World of Warcraft depuis Janvier dernier, étant totalement absorbée dans la campagne électorale. « Il est clair que, avant de se lancer dans la politique, elle a passé beaucoup de temps à jouer à des jeux vidéo » a déclaré Dodge.  « Elle aime aussi faire du tricot, mais je ne pense pas qu’on va l’attaquer pour cela. »

De très nombreux sites de « gamerz » ont réagi en soutenant Lachowicz. Sur WoW une guilde s’est formée pour sa défense, rassemblant déjà plusieurs dizaines de milliers de joueurs. Sur les plateformes sociales Facebook et Twitter, la majorité des commentaires se moque de cette campagne de propagande « anti-gamer » des Républicains, celle-ci apportant encore une fois la preuve que « le Parti Républicain est devenu un parti de conservateur déconnectés de leur époque, blancs, religieux et qui voient le mal partout. Après les commentaires de Paul Ryan sur le rap, après les cris de Rogers sur le rock n’ roll satanique, voici que ce sont les jeux vidéos qui passent au bûcher » selon le commentaire du forum WorldofGames (WoG) .  Un tiers des habitants des Etats-unis, soit près de 215 millions de personnes, jouent à des jeux vidéo, selon une estimation du NPD Group.

Soucieux de ne pas s’aliéner les jeunes électeurs et fans de WoW, David Sorensen, un porte-parole pour le Parti républicain du Maine, a déclaré que le site consacré à Lachowicz n’a pas pour but d’offenser les joueurs de jeux vidéo. « En ce qui nous concerne, il ne s’agit pas d’une « affaire ‘World of Warcraft’ mais simplement du fait qu’une candidate à un haut poste politique qui se permet de dire des choses scandaleuses sur des forums dédiés à World of Warcraft » a-t-il déclaré vendredi.


[LE MONDE.FR | 06.01.10]

La police américaine, qui recherchait un jeune homme en fuite soupçonné de trafic de drogue, est parvenue à le retrouver grâce à sa passion pour un jeu vidéo en ligne. C’est le site spécialisé Massively qui a révélé l’affaire, à la fin de l’année 2009. Les autorités de Kokomo, dans l’Indiana, étaient à la recherche d’Alfred Hightower pour trafic présumé de marijuana lorsqu’elle a appris au cours de l’enquête qu’il s’était enfui au Canada.

Les enquêteurs ont interrogé ses relations et ont appris que le jeune homme était un passionné du jeu de rôle massivement multijoueur « World of Warcraft ». « J’ai continué l’enquête et un jour j’ai eu l’information que ce type était un adepte régulier d’un populaire jeu de guerre en ligne », raconte à l’Agence France Presse le shérif adjoint, Matt Roberson.

La police a obtenu une procuration pour que la compagnie éditrice du jeu, Blizzard Entertainment, lui soumette les données d’accès du fugitif au jeu en ligne, y compris son adresse IP, nécessaire à tout ordinateur pour se connecter sur Internet. « Grâce à l’adresse IP, j’ai pu le localiser à Ottawa au Canada », souligne M. Roberson.

PLUSIEURS AFFAIRES RÉSOLUES GRÂCE À L’ADRESSE IP

Alfred Hightower a été arrêté par la police canadienne et renvoyé aux Etats-Unis où il devait se présenter au tribunal cette semaine à Kokomo. S’il est reconnu coupable, il risque jusqu’à dix ans de prison.

La police américaine a résolu récemment plusieurs affaires en suivant les traces d’une adresse IP ou le signal d’un téléphone cellulaire. Au mois de décembre, la police new-yorkaise a mis la main sur un stock d’objets électroniques volés après qu’« un petit garçon, dont la console Xbox avait été volée, s’est aperçu en ligne que quelqu’un jouait avec son système et l’a dit à ses parents », a par exemple rapporté le New York Post. Dans le Massachusetts l’année dernière, un officier de police a pour sa part retrouvé, en déchiffrant le signal d’un téléphone cellulaire, une fillette qui avait disparu avec sa grand-mère.

http://www.lemonde.fr/technologies/article/2010/01/06/un-fugitif-trahi-par-sa-passion-pour-les-jeux-video-en-ligne_1288241_651865.html


Comment la police américaine scrute les réseaux sociaux

[LEMONDE.FR | 17.03.10]

Recherché pour fraude bancaire aux Etats-Unis, un délinquant est retrouvé par la police, après s’être vanté sur Facebook de sa nouvelle vie au Mexique. Un cas isolé ? Ce n’est pas l’avis de l’Electronic Frontier Foundation (EFF), qui a mis en ligne, mardi 16 mars, un document sur l’utilisation des réseaux sociaux par les policiers fédéraux américains. Le groupe de défense des libertés individuelles a pu obtenir ce rapport, signé du département de la justice des Etats-Unis, en vertu de la loi sur l’accès à l’information.

Véritable guide pratique à destination des forces de police, le document rapporte une série de méthodes d’investigation peu communes. Afin de rechercher des suspects ou de collecter des éléments de preuve, les autorités fréquentent de plus en plus les réseaux sociaux comme Facebook, MySpace, Twitter, mais aussi le réseau professionnel LinkedIn.

Ces documents indiquent par exemple que les policiers échangent des messages avec les suspects, et épluchent les informations privées mises en ligne – comme des messages, des photos et des vidéos. Scruter les réseaux sociaux permet aussi d’accéder à l’ensemble des relations du suspect. A la lumière de ces données, plus ou moins publiques, les policiers peuvent aussi vérifier les alibis fournis par une personne mise en cause.

Le document détaille aussi les avantages et les inconvénients de chaque plate-forme pour un enquêteur. « La bonne nouvelle concernant Twitter est que la plupart du contenu est public ; la mauvaise, c’est qu’il n’y a aucun numéro de téléphone disponible », rapporte le texte. L’usage de LinkedIn « par les délinquants semble limité », même si le réseau professionnel peut servir à trouver des témoins de la défense. Les auteurs du texte sondent aussi le potentiel des usages de ces réseaux sur les terminaux mobiles. (suite…)


A noter, pour les petits jeunots parmi nos lecteurs, que l’origine de l’exclamation « Woot » est à chercher dans la communauté des joueurs de « Dongeons et Dragons » (un truc qu’on jouait au siècle dernier quand vos parents étaient encore en couche culotte). Il signifiait qu’on avait réussi à gagner une place et qu’on y trouvait du butin : « Wow ! Loot ! »… c’est ensuite devenu « Woot » pour désigner toute situation de chance, puis toute situation de succès en général.

Sur l’infame vidéo des soldats US qui tirent sur des résistants irakiens, on voit une grenade exploser dans un cour de maison et l’un des soldats s’écrie « Woooot !!! ». Ce à quoi son collègue lui répond fort logiquement « Leeeeeroooyyyy Jeeeeeenkins !« 

…si vous avez rien compris, laissez tomber 🙂

 

Le dictionnaire américain Merriam-Webster intègre dans ses pages l’onomatopée w00t.

[Zataz.com – 14/12/2007]

« w00t » est une expression de joie qu’adorent se lancer les adeptes des jeux en ligne. Mardi, le principal dictionnaire édité aux USA Merriam-Webster, a indiqué qu’il allait intégrer le mot « w00t » dans ses pages. Un mot qui s’orthographie avec deux zéros. « Il reflète une nouvelle direction dans la langue américaine menée par une génération élevée avec les jeux vidéos et les messages envoyées par téléphone cellulaire ». Le mot a été sélectionné parmi une liste de 10 expressions que les internautes devaient choisir. Le ridicule n’arrivant jamais seul, le second mot était FaceBook. FaceBook comme un nouveau verbe indiquant « Ajouter quelqu’un à sa liste d’amis« .

http://www.zataz.com/news/15914/


En fait le terme ne vient pas du tout de l’américain, mais de l’allemand -« geck »- qui désignait, au Moyen-Age, un fou, une personne étrange, un homme des bois…

[Le Monde 2 – 17/11/2007]

Fanatiques de nouvelles technologies, férus de jeux vidéo, fous de science-fiction et de fantastique, fondus de mangas : ce sont les geeks. Ils ont grandi et se sont multipliés au rythme de l’essor de l’informatique et d’Internet. Vivant il y a peu encore dans l’ombre, considérés comme asociaux, les voici qui émergent en pleine lumière et prennent toute leur place dans la sphère culturelle du XXIe siècle.

Réveil un peu tardif au son d’une Webradio. Juste quelques pas à faire du lit au canapé. Les doigts qui dansent sur le clavier sans fil, et le mur nu au-dessus de la couette s’anime d’un monde fantastique peuplé d’elfes, de gnomes et de monstres. Voilà comment Paul, ingénieur en informatique, commence sa journée de druide tanneur en Azeroth. En revanche, tendu devant son écran d’infographiste, David doit, lui, attendre patiemment la fin de la sienne. Ce soir, il pourra enfin, devant son Mac, se laisser à nouveau emporter par le destin de Luke Skywalker. Tandis que Tatia, étudiante de 22 ans, sera probablement plongée dans les aventures de Kazuma Azuma, un jeune boulanger aux mains solaires, ou de Sakura, une chasseuse de cartes magiques.

Jeux vidéo, films de genre, mangas, les passions de Paul, David et Tatia semblent bien distinctes. Et pourtant, tous trois ont déjà « poutré » (tué) des zombies sur World of Warcraft, vus et revus les six films de La Guerre des étoiles et ouvert plus d’une bande dessinée à l’envers (c’est ainsi que se lisent la plupart des mangas). Ils partagent aussi une admiration dévorante pour les grands auteurs de science-fiction ou de fantastique, connaissent les règles des jeux de rôles et les principaux superhéros des comics américains. Bref, ils vivent dans une nouvelle culture, celle des geeks (prononcez «guiks »).

Ce phénomène est aujourd’hui en pleine expansion. Les mangas trônent en bonne place dans les librairies, alors qu’ils y étaient quasiment introuvables il y a une dizaine d’années. Les films de genre mais aussi les adaptations de comics, ou de jeux vidéo foisonnent. Les festivals dédiés aux différentes branches de la tendance connaissent des succès exponentiels. Le plus important, Japan Expo, a rassemblé plus de 80 000 visiteurs cette année contre 56 000 en 2006 et 41 000 en 2004. Une chaîne dédiée à la culture populaire japonaise a même été lancée le 1er juin dernier. Son nom est évocateur… Nolife (littéralement « sans vie ») désignant un passionné extrême qui n’arrive pas à vivre à plus d’un mètre de son ordinateur. Particulièrement péjoratif, il renvoie à l’histoire même des geeks.
(suite…)


[AFP 15/11/2007]

Un adolescent hollandais a été interpellé par la police qui lui reproche d’avoir volé 4000 euros de meubles dans l’univers virtuel Habbo. C’est la première arrestation pour un vol dans ce jeu.

Comme tout les parents du monde, les géniteurs Hollandais avertissent le plus souvent leurs adolescents de se tenir éloignés de tout trafic de stupéfiants, bagarres nocturnes, ou encore de ne pas organiser de fêtes sauvages en leur absence.

Imaginez la surprise des parents d’un jeune homme de 17 ans qui ont vu débarquer chez eux la police des Pays-Bas pour un vol… de meubles virtuels. Selon la BBC, l’adolescent est accusé d’avoir subtilisé pour 4,000 euros d’e-meubles achetés par leurs propriétaires contre des espèces bien réelles celles-là.

Le supposé cyber-déliquant aurait commis ses forfaits en gang. Cinq garçons de 15 ans ont également été entendus par la police – alertée par l’administration du site – pour la même affaire. Les six larrons sont suspectés d’avoir déplacé le produit de leur larcin dans leur propres appartement virtuels dans un monde qui s’adresse en priorité aux adolescents et qui permet d’aménager leurs espaces personnels, comme dans Second Life (Voir notre dossier). Pour jouer ou décorer leurs appartements, ils sont obligés de rémunérer le site.

Six millions de joueurs

Selon un porte-parole de Sulake cité par la BBC, l’entreprise qui administre le site Habbo : « Les accusés ont obtenu par la ruse les mots de passe de leurs victimes en créant de faux sites sur l’univers Habbo ». La pratique était déjà « problématique depuis un moment dans l’univers » mais c’est la première fois que la police du monde réel doit intervenir. Six millions de personnes jouent à l’Hotel Habbo dans 30 pays, dont la France.

Les chocs entre les mondes virtuels et réels promettent de se multiplier. L’économie, le travail et la création de monnaie dans Second Life sont suivis de près par le FBI et le FISC américain tandis que des entreprises y vivent uniquement de la création de meubles ou de bâtiments. Côté criminel, un Chinois a été poignardé à mort en 2005 pour un conflit autour d’une épée de pixels dans un jeu en ligne.

http://tf1.lci.fr/infos/high-tech/0,,3623679,00-arrete-pour-vol-meubles-virtuels-.html 


Dans le cadre de la promo du prochain film de Will Smith, I AM LEGEND — basé sur la nouvelle « Le dernier homme sur la terre » de Mary Shelley (auteur de « Frankenstein ») — la Warner Brothers a demandé à The Electric Sheep Company de concevoir un jeu vidéo, basé sur le film, mais jouable non pas sur console mais sur Second Life.

A priori, on pouvait craindre le pire, mais le cyberjournaliste Draxtor Despres nous emmène dans les rue d’un New York dévasté par une épidémie et peuplé de zombies. Le résultat est impressionnant et « l’île » I Am A Lebend semble bien partie pour devenir un monument de Second Life. Impressionnant !!


Que vient foutre un Zonker rouge dans WOW ? C’est une hérésie !!!!

Mais en tout ca, ca marche ! « Did you see me lay down tha law ? I’m da law givva ! » – Ha ha !!!!

(bon, en fin de compte, c’était une pub pour Toyota…)


Quand on se dispute avec ses parents… on pense à couper son microphone dans World of Warcraft, sinon tous tes copains de guilde vont se foutre de ta gueule la prochaine fois que tu te connecteras… enfin, si tu oses encore te connecter.