Facebook



[Outils Froids – 27/10/2008]
J’ai testé pas mal de moteurs de recherche de personnes plutôt bien faits, de Wink à Spock en passant par Zoominfo ou Zabasearch, mais je dois dire que ce moteur autrichien lancé début 2008 est celui qui m’a le plus impressionné. Cette efficacité ne vient pas tant des résultats qu’il propose (quoique) que de la manière dont il les présente, ce qui démontre une fois de plus la nécessité de mettre en scène l’information. 123people structure en effet ce qu’il sait d’une personne de manière très claire, distinguant :

* photos, * numéros de téléphone * adresses emails * compte de messagerie instantanée * hyperliens (sites web, blogs) * documents (ppt, pdf; doc,…) * vidéos * actualités * ouvrages s’il y en a * éléments de biographie tirées de Linkedin ou autres * services de social networking sur lesquels la personne a créé un profil

Il propose aussi un nuage de tags créés à partir des mots-clés les plus fréquemment associés à la personne dans le contenu indexé. Chaque tag est cliquable et vient affiner la requête initiale.

En ouvrant un compte il est possible de :
* aider à désambiguïser les homonymes (pour peu que vous les connaissiez un peu) * recevoir des alertes lorsqu’un élément nouveau est ajouté au profil de quelqu’un

Cependant je ne sais pas si je dois vous encourager à vous y inscrire et ce faisant à donner un peu plus de grain à moudre à cet impressionant service. La solution du pseudo est sans doute ici la meilleure. Ce qui est amusant d’ailleurs c’est qu’ils font de la pub pour Reputation Defender… 

http://www.outilsfroids.net/news/123people-le-moteur-de-recherche-de-personnes-qui-fait-peur


[Le Post – 27/10/2008]

Dans son article tiré du Scientific American, l’américain Herbert H. Thompson nous offre un exemple parfait de social hack ou ingénierie sociale.

Dans cet exemple, Thompson va s’évertuer à pirater le compte d’une des connaissances de sa femme, qu’il appelle « Kim », en 7 étapes très simples. Au départ il ne connaît que peu d’informations à son sujet : son nom, état de naissance, emploi, âge et également sa banque.


– En faisant une recherche sur Google, il découvre le blog de “Kim”, la victime. Le blog s’avère être une vraie mine d’or avec des informations sur ses grands-parents, ses animaux domestiques, sa ville, son adresse email à l’université et son email chez Gmail

– 1ère tentative pour récupérer le mot de passe de l’accès au compte en banque de sa cible. 1er échec car Thompson n’a pas accès à son compte mail : prochain objectif donc, récupérer les accès email de Kim.

– 2ème tentative pour récupérer les codes d’accès du compte Gmail par un essai de réinitialisation du mot de passe ; 2nd échec. Cependant en tentant de réinitialiser le mot de passe, Google indique que le mot de passe est envoyé sur une adresse xxxx.edu. A partir des informations récupérées sur le blog, Thompson sait alors qu’il s’agit de l’adresse étudiante de sa cible.

– Thompson essaye donc de récupérer le mot de passe du compte mail de l’université de Kim. On lui demande un certain nombre d’informations “personnelles” pour réinitialiser le mot de passe. Grâce au blog il les possède toutes, sauf sa date de naissance.

– Thompson tente alors de trouver de la date de naissance de Kim par une recherche des infractions sur un site public du Département des véhicules motorisés ; perte de temps et donc tentative par un autre moyen.

– Recherche fructueuse sur le blog : Kim a posté un billet où elle parle de son anniversaire.

– Thompson récupère un accès au compte mail de l’université, le change et peut donc récupérer un mot de passe pour le compte Gmail de Kim. Or c’est sur ce compte que la banque envoyait ses mails de changement de mot de passe. Thompson peut alors accéder en toute facilité au compte bancaire de sa proie, et ce uniquement à partir d’information blanche…

Cet exemple frappant témoigne de la vulnérabilité des informations que nous mettons à disposition sur Internet, même au travers d’un modeste blog. Comme le suggère l’auteur, tous les utilisateurs d’Internet devraient suivre la règle suivante : Réfléchir d’abord/poster ensuite, de manière à se prémunir contre de telles fraudes.

Si ces sujets vous interessent, allez sur ce blog :

Tais-toi quand tu parles


Au fait, c’est quoi déjà le prénom du chien de ta grand-mère ? Un mot de passe vaut mieux que deux tu l’auras…

[BienBienBien – Nora – 19/09/2008]
Herbert H. Thompson (aucun lien, fils unique) est un développeur très curieux qui a décidé un jour de mener une petite expérience amusante et flippante à la fois intitulée “How I Stole Someone’s Identity” : intrigué par la quantité d’infos personnelles que dévoilent les gens sur le Net, il s’est demandé s’il était si difficile que ça d’usurper l’identité de quelqu’un en accédant à ses différents comptes virtuels. Pour ce faire, il a décidé de s’attaquer spécifiquement aux comptes bancaires d’une connaissance (consentante). Même pas une amie, une simple connaissance dont il ne savait finalement que très peu. Elle lui a simplement donné l’identifiant qu’elle utilisait pour accéder à ses comptes bancaires online (un simple prénom.nom), à lui de jouer pour s’y introduire.

Il raconte alors les (7) différentes étapes de sa quête pour trouver les 2 mots de passe de 2 boîtes mail différentes, afin de réinitialiser LE mot de passe lui permettant d’accéder aux comptes bancaires. Et c’en est flippant de facilité : les questions posées lorsqu’on a perdu son mot de passe sont toujours les mêmes : du plus simple comme la date de naissance, le code postal, au un peu moins simple mais néanmoins trouvable nom de jeune fille de maman, du premier animal de compagnie, deuxième prénom de papa, couleur de votre housse de couette, boisson préférée etc.

Le pire c’est qu’il n’a pas eu à jouer les détectives privés, ni à passer 15 coups de fil; il a trouvé toutes les informations nécéssaires sur le CV et le blog personnel de la “victime”. Comme le fait remarquer très justement Thompson, il ne faut pas oublier que toutes les données que l’on rend disponible online à notre sujet disparaissent rarement totalement du Web. Sa conclusion : Think first, post later. 

http://bienbienbien.net/2008/08/28/un-mot-de-passe-vaut-mieux-que-deux-tu-lauras/


[CNIL – 07/05/2008]
Nombreux sont les adolescents qui ne voient aucun problème à exposer leur vie privée sur Internet sur les blogs, les réseaux sociaux, les forums de discussion ou les sites communautaires. Les jeunes doivent pourtant prendre conscience que cet espace de liberté n’est pas un espace de non droit et qu’Internet peut aussi porter atteinte à la vie privée.

Le sujet méritant débat, la CNIL propose, en partenariat avec Internet Sans Crainte, à l’occasion de la fête de l’Internet du 11 au 18 mai, un petit document avec quelques pistes pour lancer la discussion auprès des 12-17 ans.

À l’occasion de la Fête de l’Internet, 430 Espaces Publics Numériques de 250 communes se mobilisent pour sensibiliser les jeunes et leurs parents aux bons usages de l’Internet avec Internet Sans Crainte. L’opération est relayée au sein des écoles et collèges par le Ministère de l’Education Nationale.

  • Ça vous dirait que dans 10 ans votre futur employeur sache comment s’est passée votre dernière petit fête entre amis ?
  • Cela ne vous dérange pas d’être une cible publicitaire ?
  • Je peux publier ce que je veux ! Quand je veux ! Si je veux ! Sûr de çà ?
  • Peut-on me retrouver même si je ne laisse aucune info personnelle ?
  • Dans un combat contre un robot « aspirateur de mail », vous auriez le dessus ?
  • L’intimité est-elle encore d’actualité à l’heure du web collaboratif ?
  • Si ma liberté s’arrête là où commence celle des autres, où s’arrête ma liberté sur le web ?

http://www.cnil.fr/index.php?id=2429


La règle est simple (au vu des nombreux exemples) : si vous mettez vos données sur Facebook, elles sont publiques et visibles de toute personne qui voudra se donner la peine de les trouver… il faut le savoir. Si vous ne le voulez pas, alors fermez votre compte Facebook.

Et commencez d’ores-et-déjà à réfléchir à une stratégie à appliquer dans le cas où on vous « volerait » votre identité à des fin frauduleuses : posez la question à votre banque, surveillez votre compte ebay ou priceminister, changez régulièrement votre mot de passe webmail, etc. etc.

La BBC met à mal la confidentialité sur Facebook

[Le Monde 05.05.08]

Pour montrer que les données personnelles des utilisateurs du site de socialisation Facebook sont facilement accessibles à des tiers, des journalistes de la BBC ont créé »en moins de trois heures » une application « que n’importe quelle personne avec des connaissances de base en programmation » pourrait élaborer. Ce programme, qui peut indifféremment se présenter sous la forme d’un quizz ou d’un jeu, permet d’obtenir à l’insu de l’internaute son nom, son adresse, le nom de son employeur et sa date de naissance, ainsi que ceux de ses proches.

L’application, créée par les journalistes du programme télévisé Click, a été ajoutée aux comptes de quatre utilisateurs de Facebook. Pas la peine de l’avoir soi-même installée pour en être victime, il suffit d’avoir un de ses amis qui l’a fait. Les créateurs du programme »ont ainsi pu accéder aux données personnelles de ces quatre personnes et de leurs amis sur Facebook, même si beaucoup d’entre eux avaient pris soin de cacher ces données de leur profil public« , explique la BBC.

Ces lacunes dans la sécurité du site signifient que des personnes mal intentionnées pourraient recueillir ces données et procéder à des vols d’identité pour, par exemple, ouvrir un compte en banque avec les données d’une victime. « La seule façon complètement sûre d’empêcher le partage des données est de retirer toutes les applications et de ne pas les utiliser« , soulignent les auteurs du programme.

Facebook a indiqué à la BBC que le site « disposait d’une technologie sophistiquée et d’une équipe spécialisée pour s’attaquer aux activités non autorisées des applications« . Le site demande en outre aux créateurs d’applications de se conformer à « des conditions d’utilisation » qui leur interdisent notamment de recueillir les coordonnées des utilisateurs.

Dans les conditions générales d’utilisation, les usagers de Facebook sont également prévenus : « Vous publiez sur ce site des informations (…) à vos risques et périls. (…) Même si nous vous permettons de définir des options de confidentialité visant à limiter l’accès à vos données, soyez conscient qu’il n’existe aucun système de sécurité infaillible. (…) Nous ne pouvons donc en aucun cas garantir que le contenu que vous publiez sur ce site ne sera pas vu par des personnes non autorisées.

http://www.lemonde.fr/technologies/article/2008/05/05/la-bbc-met-a-mal-la-confidentialite-sur-facebook_1041226_651865.html#ens_id=1025210


[Le Monde Informatique – 16/04/2008]
Près de quatre ans après l’adoption de la Loi pour la confiance dans l’économie numérique (LCEN), le législateur devrait plancher sur une nouvelle norme qui prendrait en compte l’apparition des modèles posés par le Web 2.0. C’est du moins ce que prônent les députés Jean Dionis du Séjour (Nouveau centre, déjà rapporteur de la LCEN en 2004) et Corine Erhel (PS) dans un rapport, présenté ce 16 avril, censé faire le bilan de la LCEN.

Selon les rapporteurs, « la loi a été mise en oeuvre de manière assez exhaustive, même si certains décrets n’ont pas été faciles à prendre ». Au-delà des questions relatives au droit de réponse sur Internet ou à la prospection automatique par automate, les deux députés déplorent que l’article 55 – qui prévoyait l’élargissement des numéros verts sociaux aux téléphones mobiles – ait été implicitement abrogé par la loi Chatel cet automne.

Surtout, le document présenté aujourd’hui s’attarde sur la distinction entre les notions d’hébergeur et d’éditeur sur Internet, et sur la responsabilité afférente. La loi de 2004 est limpide : les hébergeurs ne sont pas responsables du contenu hébergé chez eux mais doivent agir promptement dès qu’ils ont le signalement d’un contenu manifestement illicite. Mais, précise Jean Dionis du Séjour, « on est frappés par le nombre de contentieux vis-à-vis d’une loi qu’on estime claire. La jurisprudence est variée, elle part dans tous les sens ».

Des juges plus sévères avec les hébergeurs

Cette application variable du texte adopté il y a quatre ans découle, selon les rapporteurs, de l’apparition récente du Web 2.0 : « L’essentiel du contenu est désormais déposé par les internautes. Le choix des Unes ou de la mise en page est de plus en plus automatisé », expliquent les édiles. De fait, la qualité d’éditeur se raréfie et incite les juges à se montrer plus sévères avec les hébergeurs. En témoigne la récente affaire ayant conduit à la condamnation d’Eric Dupin, le concepteur de Fuzz.fr, pour un billet publié par un internaute.

http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-vers-une-lcen-2-pour-prendre-la-mesure-du-web-20-25873.html


[Lettre de Temps Réels n° 96 – 4 avril 2008]

Le gouvernement envisage de déposer au Sénat fin avril et en urgence le Projet de loi visant a permettre juridiquement la mise en place de la fameuse « riposte graduée ». Ce projet de loi (qui reprend les propositions formulées par le Rapport Olivennes) va profondément remanier la procédure de sanctions en matière de téléchargements dits illicites avec la menace de suspension de abonnement à Internet, après deux alertes. Il prévoit la création d’une Autorité administrative appelée Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet (HADOPI).

Riposte graduée : les pirates recevront une lettre recommandée

Les insolents commentaires en vert de l’HADOPI

La riposte graduée préservera le chiffre d’affaires des FAI

Un acronyme qui rime, involontairement, avec DADVSI. Comme pour la DADVSI, le gouvernement entend le faire adopter en urgence. Comme pour la DADVSI, le débat risque de tourner mal. (suite…)


Une parfaite illustration de ce que l’on appelle désormais la « sous-veillance »… à tout moment j’indique volontairement où je suis et ce que je fais — et j’en apporte la preuve en me photographiant moi-même…

[Future Perfect – le blog de Jan Chipchase chez Nokia Design – 10/04/2008 – Trad. Grégoire Seither]

a selca moment

Une mode omniprésente parmi les jeunes de Seoul en Corée :  selca = self camera = le fait se prendre soi-même en photo avec son téléphone et d’envoyer automatiquement la photo pour publication sur sa page personnelle chez Cyworld .

La moindre visite à un café ou un restaurant comporte invariablement une séance d’auto-photographie par les membres de l’assemblée.

Et il ne s’agit pas de photos prises à la va-vite, les auteurs des photographies réfléchissent intensément à l’angle désiré de prise de vue, évaluent le résultat, refont la photo, retouchent leur coiffure, etc. etc. Le tout peut bien prendre une dizaine de minutes.

Cette mode est déjà assez intéressante à observer quand il ne s’agit que d’une seule personne, mais l’effet est magnifié quand toute une tablée s’adonne à cette activité auto-centrée… parfois même en réduisant au minimum les interactions humaines entre les divers convives.

Les vendeurs de téléphones dotés d’appareils photos intègrent même le selca dans leur publicité, vantant  la bonne prise en main de l’appareil et la facilité avec laquelle il permet de se prendre en photo. Certains modèles intègrent même des fonctions spécialement concues pour le selca : catalogue des portraits, filtres de retouche d’image ou d’ajout d’effets visuels.

Cette mode est tellement éloigné de ma réalité quotidienne que, quand j’y suis confronté, je me sens comme un extraterrestre.

Est-ce que les choses que nous vivons dans notre vie ne sauraient exister si elles ne sont pas enregistrées et diffusées via un media ? Est-ce que nous n’existons pas si nous ne sommes pas visbiles dans les photos de l’évènement ?

http://www.janchipchase.com


[Le Post – 10/04/2008]
Problèmes de sommeil, mauvaise alimentation, voire la mort… Les blogueurs courent après le clic parfois au péril de leur vie. « Dans ce monde de stress sans limite, les blogueurs écrivent jusqu’à ce que mort s’en suive » : lu dans Transnets, le blog de Francis Pisani spécialisé dans les nouvelles technologies.

Il évoque un article du New York Times sur les blogs. La course aux clics est dangereuse pour la santé. Ces derniers mois, 2 blogueurs sont morts d’une crise cardiaque. Le lien entre leurs blogs et leur décès n’est pas officiel, mais la question se pose.

« Les mieux lotis se plaignent de troubles du sommeil et autres pertes de poids. Un jeune (22 ans) qui travaille pour Gizmodo reconnaît s’endormir parfois sur son clavier. Moi aussi », écrit Francis Pisani.

« Comme souvent, le secret c’ est le fric. Ces blogueurs sont, pour la plupart, payés au billet, quelques fois au trafic. Ils veulent être les premiers, les meilleurs, rêvent de scoops et de gloire », poursuit-il.

Et d’enchaîner : « Je dois reconnaître que la crainte de voir le trafic trop chuter est souvent présente. Je crois aussi que je ressens comme un engagement face aux lecteurs d’être présent aussi régulièrement que possible. Et puis, et puis, je crois que j’aime ça, en tous cas c’est devenu une partie intégrante de ma vie. Quelque chose d’important, d’essentiel. Une habitude? Un besoin? grrrr ça sent pas bon ça… »


[Hubert Guillaud – Internet Actu – 07/04/2008]

Jan Chipchase a trouvé une bonne image pour nous dire que nous passons d’une société de surveillance à une société de sousveillance (1) en opposant le concept de “Big Brother” à celui de “Little Sister”. Où comment la persuasion amicale de notre entourage ou la pression sociale, peuvent faire plus de dégâts à notre intimité que la surveillance :

“Quand on parle de surveillance, la plupart des gens pensent à Big Brother, alors que c’est de plus en plus de votre petite soeur (Little Sister) qu’il est question, une petite soeur friande d’innovations, compétente en technologie, toute équipée de capteurs. A cause d’elle, faire usage du droit de ne pas adopter la technologie (opt out) revient à se mettre en marge de la société.”

facebookchercherdanslesmails.jpgSur un sujet proche, Leisa Reichelt, spécialiste de la conception orientée utilisateur, appelait, il y a quelques mois, les sites sociaux à plus de responsabilité dans leurs pratiques d’interopérabilité, et plus d’éthique dans leur conception.

Elle décrit comment les pratiques de Little Sister des sites sociaux, sous couvert de commodité pour l’utilisateur, se muent en Big Brother, en nous demandant nos identifiants et nos mots de passe pour mettre en place des passerelles entre nos comptes mails et leurs services (notamment pour trouver de nouveaux amis). Une démarche certes commode, mais qui donne au site un niveau de connaissance de notre vie sociale dont nous devrions prendre conscience.

“Mais est-ce qu’on réalise vraiment ce que nous faisons quand nous donnons cette information ? Réalisons-nous à quel point nous faisons confiance à Facebook par exemple, pour jouer convenablement avec cette information ? (…)

Bien sûr, ils “disent” qu’ils ne vont pas stocker ou utiliser cette information… Mais êtes-vous vraiment prêts à les prendre au mot ?” La présentation de cette information fait doucement pression pour nous suggérer que si on n’y répond pas, nous aurons un service “inférieur” :

“Nous sommes habitués à penser que la remise de nos informations personnelles est la seule chose à faire. (…) Pourtant, si l’éthique joue un rôle dans la façon dont vous concevez une application ou un site, alors ces pratiques devraient vous faire vous dresser les cheveux sur la tête !”

(1) La sousveillance, également appelée surveillance inverse est un terme proposé par Steve Mann pour décrire l’enregistrement d’une activité du point de vue d’une personne qui y est impliquée, souvent réalisée par un objet enregistreur portable.

http://www.internetactu.net/2008/04/07/de-big-brother-a-little-sister/


[ Les Echos 04/04/08]
Les 27 autorités européennes en charge de la protection des données imposent aux moteurs de recherche de ne pas conserver des données personnelles au-delà de six mois.

Les moteurs de recherche vont devoir revoir leur politique. L’ensemble des 27 autorités européennes en charge de la protection des données et regroupées au sein du G29 viennent d’adopter à l’unanimité un texte pour leur imposer de nouvelles règles. Dans un avis de 25 pages, ces autorités estiment que la régulation en matière de protection des données personnelles s’applique désormais aux moteurs de recherche en Europe.

Point central du texte : ces entreprises ne pourront conserver des informations sur les internautes au-delà de six mois.  » Les sociétés américaines disposant d’établissements au sein de la communauté ou ayant des moyens de traitement des informations électroniques doivent également se plier à ces règles « , explique aux  » Echos  » Alex Türk, président du G29.

Ainsi, Yahoo !, Google ou le service MSN de Microsoft peuvent exploiter des données personnelles mais uniquement  » pour une finalité légitime et non-excessive « . Ils doivent donc effacer ou rendre anonyme les données des internautes le plus rapidement possible dans un délai maximal de 6 mois. Au-delà, ils devront se justifier. L’Allemagne souhaiterait même abaisser cette durée à 90 jours. Aujourd’hui, AOL et Yahoo ! conservent ces données 13 mois, contre 18 mois pour Google et Microsoft. L’historique des requêtes, lui, n’est pratiquement jamais détruit.

Les données personnelles d’un internaute sont constituées des requêtes liées à son adresse Internet (IP), ou ses cookies (fichiers marqueurs qui s’installent sur le PC). Cette mine d’information permet aujourd’hui d’afficher des bandeaux publicitaires ou des liens sponsorisés très ciblés, donc vendus plus chers. Ils représentent la principale, voire l’unique, source de revenus des grands moteurs de recherche.

 » Si les moteurs souhaitent enrichir les profils des internautes avec d’autres données extérieures, ils devront au préalable demander le consentement aux personnes concernées « , précise Alex Türk. Concrètement, Google, par exemple, ne pourra consolider les informations de son moteur de recherche avec celles de ses filiales (YouTube, Orkut, Blogger, etc…) sans demander l’autorisation des internautes. Enfin, tous les moteurs devront donner un accès facile à ces derniers sur le traitement qu’ils font de leurs données.

http://www.lesechos.fr/info/comm/300255092.htm


[ Droite et Technologie – mercredi 5 mars 2008]

La jurisprudence française du web 2.0 est pleine d’enseignements. Petit tour de piste des balises les plus importantes, et conseils pour un intranet ou un extranet d’entreprise.

Les sites participatifs de type Web 2.0 sont une catégorie d’intermédiaires de l’Internet caractérisés par un renouvellement constant de leurs contenus par leurs utilisateurs, leur structure ayant été mise en place par le responsable du site.

Bien que le cadre juridique qui leur est applicable ne soit pas encore définitivement établi, il est un fait que les sites Web 2.0 pullulent. Leur architecture technique est facile à mettre en place et à maintenir ; par hypothèse leur contenu est encore plus facile à produire.

Une fois encore, ce qui est simple techniquement peut devenir compliqué lorsque commencent les questions juridiques. Or l’un ne va jamais sans l’autre. Et si les intermédiaires Web 2.0 présentent de l’intérêt pour l’Internet, il en est de même en ce qui concerne les entreprises.

Ces dernières ne s’y sont pas trompées et nombre d’entre elles utilisent aujourd’hui ces modes d’échanges comme des outils d’entreprise. Au point de vue juridique, les interrogations se focalisent sur deux types d’outils : les forums de discussion et ceux qu’il est possible de regrouper sous la fonction de mise en commun de fichiers en des lieux centralisés (par exemple : des répertoires partagés dans l’intranet ou les «dossiers publics » des messageries électroniques).»…

http://www.droit-technologie.org/actuality-1129/les-moderateurs-de-blogs-face-a-la-loi.html


La grosse impression de Déja-Vu ! On se croirait il y a 8 ans, au moment de l’affaire Altern…

[TF1 – 25/03/2008 – putain, vlà qu’on se met à citer TF1 maintenant !!!!]

Presse-citron.net est l’un des tous premiers blogs français, selon le classement Wikio. L’avocat d’Olivier Martinez attaque un blogueur accusé d’avoir mis en ligne un lien vers un blog évoquant la vie privée de son client. Les internautes sont en effervescence.

L’avenir du web 2.0 en France pourrait se jouer mercredi au tribunal de grande instance de Nanterre, en région parisienne. Eric Dupin, l’un des blogueurs les plus influents du moment, est assigné en référé par un cabinet d’avocats parisiens représentant les intérêts d’Olivier Martinez.

Motif : le blogueur a mis en ligne un lien vers un blog qui évoquait la vie privée de l’acteur. Pour ce « grave préjudice », à la suite duquel le plaignant est « particulièrement choqué, blessé (…) », le cabinet réclame près de 35.000 euros de dommages et intérêts à Eric Dupin, explique ce dernier sur son blog, Presse-Citron.net (1). (suite…)


[Le Monde Informatique – 18/03/2008 – avec des ajouts traduits de l’interview original]

L’un des deux fondateurs du World Wide Web, Tim Berners-Lee, a critiqué les politiques de pistage et de ciblage publicitaire chères aux géants d’Internet. Dans un entretien accordé hier à BBC News, il met en garde les internautes contre ce type de pratiques, en donnant un exemple personnel très parlant : « Si je consulte en ligne des livres à propos d’un certain type de cancer, je veux être sûr que ces données n’atterriront pas chez ma compagnie d’assurance, qui augmentera de 5% le montant de mes cotisations ».

Selon un Tim Berners-Lee faussement naïf, les annonceurs devraient payer les internautes pour accéder à leur historique de navigation, plutôt que monnayer ces informations auprès des fournisseurs d’accès Internet. « C’est mon historique, si vous souhaitez l’obtenir pour l’utiliser, alors il faut négocier avec moi. Et je veux savoir ce que vous allez en faire, et ce que je vais obtenir en échange», a-t-il déclaré.

[Pour Sir Tim un FAI doit se comporter comme n’importe quel autre fournisseur de services domestiques. « Pour ma part je pense qu’il est très important que mon fournisseur d’accès internet, quand il me livre de la bande passante et de la connectivité à ma maison, se comporte exactement comme la société qui me fournit l’eau ou le gaz, » a t’il ajouté.

« Mon fournisseur d’accès doit me fournir une connectivité, sans qu’il y ait des clauses cachées. Ce n’est pas le rôle de mon FAI de contrôler les sites que je visite et il n’a pas à surveiller et tracer mon comportement en ligne. Le sites sur lesquels je me rends relèvent de ma vie privée, au même titre que la compagnie qui me fournit de l’eau ne vérifie pas combien de bains chauds je prends par semaine ou que la compagnie d’électricité n’a pas à vérifier si je n’utilise pas leurs électrons pour alimenter des systèmes hydroponiques et faire pousser du cannabis. Ce n’est pas leur responsabilité.]

Les réseaux sociaux, comme Facebook ou MySpace, sont également dans le collimateur de Tim Berners-Lee. Il avertit notamment les jeunes des dangers de ces sites, en soulignant que tout ce qui est écrit peut être lu par la famille… mais aussi par un potentiel employeur. Un constat que corrèle une étude publiée en novembre dernier par l’ICO (Information Commissioner’s Office), une autorité indépendante britannique équivalente de la Cnil en France. D’après l’ICO, les jeunes ont rarement conscience que les informations qu’ils diffusent pourraient un jour leur porter préjudice, notamment lors de la recherche d’un emploi ou d’une école.

http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-tim-berners-lee-fustige-le-tracage-sur-internet-25636.html 


Ca va être dur, si on peut plus faire de l’aggrégation d’information. Il faut trouver un moyen d’adapter la léglisation afin de tenir compte de la réalité des « mash-up ». Il faut pouvoir condamner la source première de l’info et pas les fils RSS qui la reprennent….

Pour l’instant, en l’état du droit, c’est la diffusion de l’information diffamatoire qui est sanctionnée. Donc tous les sites reprenant des infos sont menacés, depuis Google et Yahoo jusqu’à Fazed, Slashdot… et Libertés-Internets. Ca va pas être simple.

Mise à jour du 11 mars 2008 : le propriétaire du nom de domaine n’est pas responsable

[Damien Bancal – 01net., le 29/02/2008]
Olivier Dahan, qui a réalisé le film primé à Hollywood, vient de faire condamner Lespipoles.com, pour avoir repris un flux RSS du site Gala.fr jugé diffamant. D’autres sites pourraient suivre.

C’est une décision de justice du tribunal de grande instance de Nanterre, en date du 19 février, qui risque de faire couler beaucoup d’encre dans les jours à venir.

Olivier Dahan, le réalisateur du film La Môme, pour lequel Marion Cotillard vient de recevoir l’Oscar de la meilleure actrice, avait poursuivi le magazine Gala ainsi que plusieurs sites Internet en janvier dernier, à propos d’une relation présumée entre le cinéaste et l’actrice américaine Sharon Stone.
Dans cette affaire, le site LesPipoles.com vient d’être condamné à 1800 euros de dommages et intérêts pour avoir repris dans son fil RSS cette information diffusée par le site Gala.fr.
« Je n’ai même pas eu la possibilité de lire l’article en question puisqu’au moment où l’huissier de justice a débarqué chez moi, l’article avait déjà été retiré du site de Gala, confie Eric Duperrin, le webmaster du site Lespipoles. Je me suis retrouvé avec un référé devant le tribunal sans même avoir reçu la moindre mise en demeure ».
« Un signal fort »
Ce n’est pas une première pour ce site : le comique Jean-Yves Lafesse l’avait déjà mis en demeure de retirer des liens que l’artiste considérait comme litigieux. « A l’époque j’avais reçu un recommandé, explique Eric Duperrin, j’ai contacté l’avocat, retiré les liens et tout était rentré dans l’ordre ».
Cette condamnation pour diffusion d’une information générée par un flux RSS peut-elle mettre en danger ce type de diffusion ? « Le référé n’a pas grande influence, confie l’avocat de la défense. Mais c’est un signal fort du juge. Un signe particulièrement négatif pour les mashups. »
En effet, les sites qui combinent flux RSS et autres applications tierces (API) – comme les vidéos de YouTube, les photos de Flickr – ont peut-être du souci à se faire. Une décision de justice questionne le concept même de mélange d’applications.
D’autres sites, comme Wikio, le moteur de recherche d’actualités créé par Pierre Chappaz, fondateur du comparateur de prix Kelkoo, se retrouveront aussi prochainement devant les juges, selon nos informations.
« Il va être compliqué de contrôler toutes les diffusions, je me vois mal retirer les API et RSS », estime Eric Duperrin. Google sera-t-il la prochaine cible du réalisateur ? En tapant Olivier Dahan dans le moteur de recherche, le premier lien sponsorisé à apparaître (pour Gala.fr) affiche : « On murmure que Sharon Stone et Olivier Dahan seraient ensemble ! » Le Web 2.0 n’a sans doute pas fini de faire tourner en bourrique les tribunaux…

Des membres de Facebook exigent la suppression définitive de leurs données

[VNU Net –  13-02-2008]

Intrusif, Facebook ? Une chose est sûre, ce réseau social de ménage pas ses efforts pour redorer son blason, depuis ses récentes excuses sur son programme publicitaire Beacon. En butte au mécontentement grandissant de certains membres, qui se plaignent de ne pouvoir effacer totalement les traces de leur passage sur ce réseau, il vient de modifier sa rubrique d’aide pour permettre aux abonnés qui le souhaitent de demander par e-mail l’éradication de leurs données personnelles.

L’affaire a pris de l’ampleur en début de semaine, lorsque le prestigieux New York Times a relaté les difficultés rencontrées par Nipon Das, un consultant américain de 34 ans, pour obtenir la suppression des données le concernant sur Facebook. Informations qu’il aurait dû supprimer une par une, selon la procédure en vigueur (et contrairement à ce qui se pratique sur d’autres sites comme Viadeo, qui garantit lui une suppression du compte et des données personnelles sous 24 heures).

Apparemment, il a fallu plus de deux mois à Nipon Das, et plusieurs échanges d’e-mails avec le service clients de Facebook, pour obtenir l’effacement complet des données liées à son profil. Effacement qu’il a finalement obtenu suite à un courriel menaçant Facebook de poursuites judiciaires.

Facebook se réserve le droit d’archiver les contenus

Certaines clauses des conditions d’utilisation expliquent ces difficultés. En ce qui concerne les contenus générés par les utilisateurs, Facebook précise qu’un membre peut « décider de retirer ses contenus utilisateurs, entraînant l’expiration automatique de la licence qui a été accordée ». Toutefois, tout en affirmant qu’il n’est pas propriétaire des contenus, le réseau ajoute que le membre « reconnaît que la compagnie peut conserver des copies archivées des contenus générés ».

http://www.vnunet.fr/fr/news/2008/02/13/des_membres_de_facebook_exigent_la_suppression_definitive_de_leurs_donnees


[L’atelier.fr – 21/01/2008]

Issue de l’université de Louvain, Knowbel va commercialiser un système capable d’analyser les informations textuelles relatives aux individus. L’outil est capable d’en rapporter les principaux faits sous forme de biographie.

Un logiciel d’analyse d’information non structurée traite automatiquement les données relatives à une personne pour proposer du contenu correspondant à la requête effectuée par l’internaute. Jusque là, rien d’extraordinaire. Sauf que les informations, hiérarchisées et actualisées, sont présentées sous forme d’un document unique aux allures de biographie et non pas sous forme de liens vers des articles et des sites Internet. Pour fonctionner, le dispositif, développé par le Centre de traitement automatique du langage (Cental) de l’université de Louvain en Belgique, combine diverses techniques de traitement automatique du langage comme des outils d’analyse lexicale ou de résolution d’anaphore*. Autant de systèmes qui permettent d’analyser linguistiquement les phrases, de faire des relations entre les éléments et de classer l’information de manière fiable. (suite…)


[CBC News 11/01/2008 – Trad. Grégoire Seither]
Au Canada, le meurtre d’une adolescente de 14 ans la nuit du Nouvel An a mis en lumière certains problèmes légaux concernant le site Facebook. La plupart des médias se sont émus du fait que – en violation de la loi de protection des délinquants mineurs – les utilisateurs Internet ont rapidement repréré les pages Facebook de la victime ou celles de son agresseur et en ont diffusé les images, notamment les portraits

Mais un autre problème concerne la façon dont les médias ont utilisé Facebook pour illustrer leur couverture de l’affaire. Dès que l’identité de la victime a été connue, la presse s’est précipité sur Facebook pour y trouver des photos de la jeune fille. Si le « Globe and Mail », le « Toronto Star » et le « Toronto Sun » ont utilisé la photo autorisée diffusée par les services de police, le « National Post » et les trois autres quotidiens locaux ont publié en première page et en pages intérieures une autre photo avec la mention « Facebook ». La télévision, notamment les informations de 18 heures de CBC ont également repris plusieurs photos tirées de la page Facebook de la jeune fille.

Facebook ne revendique pas de droits d’auteur ou de copyright sur les photos mises en ligne par ses utilisateurs, mais les conditions d’utilisation du site précisent qu’en envoyant des photos sur le site, le photographe autorise Facebook à publier, traduire, distribuer et créer des oeuvres dérivées à partir de ces photos. Toutefois la propriété de l’oeuvre reste au créateur.

« Une licence d’utilisation est un accord légal dans lequel la partie qui détient les droits sur la photo accorde certains droits à la personne licenciée » explique Michael Geist, professeur de droit à l’université d’Ottawa et spécialiste du droit de l’internet. « Le photographe détient les droits sur chaque photo qu’il prend. Il conserve ces droits, mais en mettant la photo en ligne sur Facebook, ils en transfère certains à la société propriétaire du site. »

La législation au Canada accorde des exceptions dans certains circonstances, regroupées sous le terme de « usage loyal » (fair use) et qui permettent l’usage de documents pour des travaux de recherche, d’étude privée, d’étude critique ou d’analyse.

« Les médias ont tendance à se cacher derrière la notion d’usage loyal pour ne pas avoir à demander une licence d’utilisation d’une photo, » explique Geist. « Le Copyright Act précise que tant que la source du document est mentionnée – le nom du photographe par exemple – et que le document est publié en cohérence avec l’information, il n’y a pas violation du droit d’auteur. »

« Mais ce n’est pas si simple que cela. Si dans le cas d’un article ils publient une photo d’un écran affichant une page Facebook et que cette page comporte une photo, alors on peut faire jouer l’usage loyal. Mais s’ils se contentent de télécharger une photo sur une page Facebook et l’utilisent pour illustrer un article, alors je ne pense pas qu’on puisse se dispenser d’une demande d’autorisation auprès du propriétaire de l’oeuvre.  »

(…)

Outre les considérations légales, un des problèmes posés par l’utilisation de Facebook comme source d’informations et de photographies par la presse est le fait qu’il est difficile de savoir si la photo mise en ligne représente vraiment la personne qu’elle prétend représenter. N’importe qui peut mettre en ligne une photo sur Facebook et lui attribuer une identité, vraie ou fausse. et même si la page Facebook prétend être la page perso d’une certaine personne, il n’y a aucune garantie quand à la véracité des informations qui y figurent. Chacun est libre de s’attribuer une identité sur Facebook.

Les autres services de partage de photos, comme Flickr, Photobucket et Google Picasa ont des politiques d’utilisation de photos assez similaires à celles de Facebook. « Il y a déjà eu des cas où la presse est allé chercher des photos sur Flickr et les a utilisées en contravention des règles d’utilisation » explique Geist. (…)

En 2006, le tabloïde hollandais « Weekend » a publié des photos du présentateur de télévision Adam Curry, provenant d’un compte Flickr. Le journal a affirmé être dans son droit, les photos sur Flickr étant publiées sous licence Creative Commons – mais la licence CC en question n’autorisait la reproduction libre de droits que pour des utilisations non-commerciales. Curry porta plainte contre le tabloïd et gagna son procès.

In 2007, une campagne de publicité pour Virgin Mobile Australia avait utilisé – à son insu – une photo d’une adolescente de 15 ans, prise sur la page Flickr d’une de ses amies. Ici encore, l’agence de publicité s’est retranchée derrière la licence Creative Commons. Tant l’adolescente que l’auteur de la photo sont en procès avec Virgin Mobile dans cette affaire.Geist conseille aux utilisateurs la plus grande prudence quand ils publient leurs photos en ligne.

« La première chose à considérer sont les droits que vous voulez conserver et les droits que vous êtes prêt à céder – et quels sont les usages que vous êtes prêt à accepter pour vos images. Creative Commons vous offre une large palette de restrictions, à vous de les gérer intelligemment. » explique Geist.

http://www.cbc.ca/news/background/tech/internet/facebook-legal.html


[Gregor Seither – IES News Service – 20/01/2008]
Une étude récente menée par le « Center for the Digital Future » (CDF) de l’Université de Californie du Sud affirme qu’un nombre croissant d’internautes ne fait plus confiance aux résultats ramenés par les moteurs de recherche.

Seulement 51% des internautes pensent que les résultats d’une recherche sur l’un des principaux moteurs du Net sont fiables et dignes de confiance. En 2006 ce nombre s’établissait encore à 61%.

Google, le moteur de recherche le plus utilisée aux Etats-unis est jugé digne de confiance par seulement 49% des personnes qui l’utilisent. Cela veut dire que plus de la moitié des utilisateurs de Google ne fait pas confiance aux résultats de ce moteur de recherche.

Fruit de sept années d’enquêtes sur les réseaux et d’analyse des comportements en ligne, le  « Digital Future Report » compilé par le CDF conclut que « la majorité des utilisateurs perçoit Internet comme la plus importante source d’information — bien au-delà de tous les autres média, y compris la télévision, la radio, les journaux et les livres. »

Cette conclusion doit être tempérée par le fait que près de 60% des internautes se méfie des informations disponibles sur la toile est estime que les données qu’on y trouve sont généralement peu fiables.

Les résultats complets de l’étude sont disponibles sur le site de Tech Crunch :  http://www.techcrunch.com/2008/01/17/search-atheism-on-the-rise/ 


[Gregoire Seither – IES News Service – 20/01/2008]

Les journalistes de l’Agence France Presse (AFP) ont interdiction d’utiliser des informations tirées du site de socialisation Facebook et de l’encyclopédie collaborative Wikipedia a déclaré hier Pierre Lesourd, directeur du bureau de Londres, en réponse à une question écrite de la Chambre des Lords.

Répondant au Lord’s Committee on Media Ownership and the News qui mène en ce moment une enquête sur la fiabilité des sources en ligne, Pierre Lesourd a expliqué que le règlement interne commun à toute l’organisation interdit aux journalistes de s’appuyer sur la majorité des nouvelles sources « virtuelles » pour écrire leurs articles.

Nous avons un règlement interne qui est régulièrement mis à jour sur cette question. Par exemple, en ce qui concerne Wikipedia nous avons une règle écrite au sein de l’agence qui interdit à tout journaliste de se référer à Wikipedia. Nous avons d’ailleurs mis à jour notre règlement interne la semaine dernière pour y ajouter une interdiction d’utilisation de Facebook, à cause de l’incident avec Bilawal Bhutto à Oxford.

Certains journaux ont publié des photos de M. Bhutto, trouvées sur Facebook, et qui se sont avérées être des faux. Nous sommes très vigilants sur cette question car chaque jour de nouvelles sources virtuelles font leur apparition. Nous devons faire très attention.

Dans un autre interview,  Pierre Lesourd a clarifié le règlement interne en expliquant que les journalistes travaillant pour l’agence de presse ne peuvent utiliser des informations trouvées sur ces sites sans se référer, pour vérification, à d’autres sources plus fiables.  (NdL&I : voilà qui confirme ce que nous pensons depuis longtemps. Il y a donc des journalistes dans les « grands médias » qui écrivent des articles en se référant à une seule source, virtuelle par dessus le marché… )

http://www.journalism.co.uk/2/articles/530941.php


Les petits jeux des marketteux, les « buzz », les « communautés d’affinité » et autres gadgets dont l’unique but est de nous vendre des trucs, ça commence à devenir lassant.

Ca nous rappelle les débuts du mail, les premiers spams… à l’époque on trouvait ça rigolo, c’était pas trop génant, et puis on a fini par s’en lasser… A l’époque on s’est barrés sur Hotline, sur les premiers forums boards… mais là aussi, au bout d’un moment, on a été rattrapés par les pollueurs et les imposteurs…

Avec le Web 2.0 ça va être pareil. Les publicitaires ne connaissent pas la mesure, chacun se précipite pour arracher sa part du gateau et à la fin ce qui était un espace convivial devient un hall de gare rempli de néons clignotants et où on ne s’entend plus…

Il existe encore sur Internet, des espaces conviviaux, où l’on fait des vraies rencontres avec des vraies personnes, qui sont vraiment ce qu’elles disent être et qui ont des opinions vraies et des débats sincères… (et non, je ne parle pas de Meetic et autres arnaques à gogos esseulés)… les publicitaires n’en ont pas encore forcé la porte. Et on va tout faire pour les en empécher…

Un Français élu président de Facebook, ou l’histoire d’une imposture.

[Le Monde – 14/01/2008]
2007 aura été sans conteste l’année de Facebook. Avec une croissance de consultation fulgurante en europe (de 2 à 12 millions d’inscrits en moins d’un an), mais aussi un « buzz » spéculatif entretenu sur son rachat (Microsoft ou Google notamment), ce réseau social très en vue aura terminé l’année en apothéose avec, pour la première fois sur Internet, l’élection mondiale du président de Facebook. Et oh ! divine surprise, c’est un Français d’origine iranienne, inconnu encore il y a quelques semaines, qui a accédé le 1er janvier 2008 à la fonction suprême, pour quatre mois. Tout débute par la mise en ligne fin août 2007 sur Facebook d’une application gratuite « Facebook President », développée par la société ClutterMe. On l’installe, on consulte les noms des candidats et leur programme, et on vote, une seule fois par candidat et jusqu’à 50 fois. Et si l’on n’est pas interessé par le fauteuil de chef d’Etat, on peut faire campagne virtuellement pour son favori.

Arash Derambarsh, notre candidat national, décide de faire campagne « IRL » (« in real life »), écume de nombreux plateaux télés et radios et se fait remarquer par la presse. Il bénéficie en outre du soutien de certains responsables politiques ou associatifs, qui n’hésitent pas à envoyer des messages sur Internet appelant à voter pour lui.

Le Réseau, et notamment celui sur lequel se présente l’intéressé, ne dit pas tout de lui. Rien sur les affinités d’Arash, responsable de collection dans une maison d’éditions, rien sur son livre « Comment peut-on être de droite aujourd’hui ?« , rien sur son parcours militant au sein d’Alternative Libérale ou sur son passage dans plusieurs ministères entre 2004 et 2006. Les médias lui tendent le micro et ne relèvent pas l’absurdité de certains de ses propos : il prétend pouvoir une fois élu envoyer simultanément et « d’un seul clic [des messages] à ses 120 millions de membres », il soutient que 100 millions d’internautes ont participé au vote alors que Facebook ne compte que 60 millions d’inscrits dans le monde, et qu’il a été élu avec 9156 voix.

Facebook prend ses distances avec cette élection et demande de renommer le module en « ePresident » et de mentionner le caractère non officiel du produit pour éviter toute confusion. Mais le mal est fait : sur le Réseau, une seule victime, le Réseau lui-même, qui perd encore un peu de sa crédibilité … François Mitterrand – qui a par ailleurs 829 « friends » sur Facebook – doit bien se bidonner, c’est le mot juste, dans son e-tombe.

Au final, Arash D. sera donc devenu en quelques semaines aussi tristement célèbre et controversé que « David H. », un étudiant d’HEC à l’émail un peu trop rapide et virulent, qui avait défrayé la chronique au printemps 1999. Certes, « il n’y a pas mort d’homme », comme se plait à le rappeler maintenant l’interessé à chaque interview qu’il ne manque toujours pas de donner.

Il y aura eu juste une piqûre de rappel sur cette illusion de vérité et d’authenticité qu’apporte le réseau, mais surtout et c’est peut-être le plus grave, sur la remise en cause d’une certaine idée de la presse et des médias.

Une stèle virtuelle en hommage aux médias bafoués est d’ailleurs toujours visible sur le réseau jusqu’au 30 avril, sur « facebookpresident.com ».

http://www.lemonde.fr


La phrase d’anthologie dans ce reportage c’est celle de Antoine Barthélémy, créateur de Whosdaboss : « C’est de bonne guerre. C’est même une bonne méthode. En marketing, la fin justifie les moyens. Dans la vraie vie, ce n’est pas bien de mentir, mais sur Internet, tout le monde ment. C’est le jeu. »

Le « Monde » virtuel de Rachel Bekerman

[Le Monde – 17/01/2008]
Qui connaît Rachel Bekerman ? Si on se fie à sa photo sur Facebook, Rachel Bekerman est une jeune femme blonde, au visage agréable. Elle livre très peu de renseignements sur sa vie privée : elle est née un 17 août, mais l’année n’est pas précisée. En revanche, elle parle volontiers de son métier : elle fait savoir à tous ses correspondants qu’elle est journaliste au Monde. A partir de novembre 2007, elle entre en contact avec des centaines d’utilisateurs de Facebook qui travaillent dans les médias, pour leur annoncer qu’elle vient de créer un groupe « réunissant uniquement des journalistes travaillant pour des médias français » : « Je vous invite à nous y rejoindre, afin de tisser un réseau de professionnels de la communication et des médias. »

Très vite, Rachel réussit son pari et, en décembre, le groupe Journalistes français compte plus de 1 200 personnes : des journalistes de toute la France, des attachés de presse, des cadres financiers de grands médias, des publicitaires, des étudiants. En tant qu’administratrice, Rachel détient le pouvoir ultime sur son groupe, et sait le rappeler à l’occasion : « Chers confrères journalistes (…), certains d’entre vous m’ont très justement fait remarquer que je suis la seule (…) habilitée à envoyer un message à tous les membres. Dans un souci d’équité, j’invite tous ceux qui aimeraient prendre la parole à me faire parvenir leur message destiné aux autres membres. » Bien sûr, rien ne permet de vérifier si elle le fait réellement. En même temps, elle commence à diffuser des messages promotionnels pour des sites commerciaux, rédigés sur un ton léger laissant supposer qu’il s’agit d’un simple jeu.

Emportée par son élan, elle contacte aussi des « confrères » du Monde. Plusieurs s’inscrivent dans son groupe en confiance, sans chercher à en savoir plus. Avec ceux qui ont envie de la rencontrer à la cafétéria ou au bistrot le plus proche, elle temporise habilement. Aux journalistes de la rédaction du quotidien, elle précise qu’elle travaille au Monde.fr, filiale installée à deux kilomètres de la maison mère. Puis elle rompt le contact.

Peu à peu, l’évidence s’impose : Rachel Bekerman n’a jamais signé dans Le Monde, personne n’a jamais entendu parler d’elle, la photo publiée sur Facebook n’évoque aucun souvenir. Son nom n’est même pas référencé sur Google, ce qui est rare pour une journaliste. Conclusions provisoires : il s’agit peut-être d’un journaliste du Monde qui utilise un pseudo quand il a envie de se faire passer pour une jolie blonde. Ou alors, Rachel Bekerman ment sur toute la ligne.

Quelques dizaines de membres du groupe Journalistes français sont prévenus de la situation par Le Monde. Certains, se sentant trahis, se désinscrivent aussitôt. D’autres remercient Le Monde de les avoir alertés et font passer le message.

Rachel se décide alors à reprendre le contact sur Facebook, tout en refusant une interview en face à face ou au téléphone. Elle avoue qu’elle n’est plus employée par le Monde.fr, mais continue à affirmer qu’elle y a travaillé en 2004 – ce qui est à nouveau démenti par les services administratifs. Puis elle propose une nouvelle version de sa vie : « Je suis attachée de presse pour un média Web dont j’aimerais garder le nom secret. (…) Mon travail consiste à faire parler des sites Internet que nous éditons. Je profite des réseaux sociaux pour créer un maximum de buzz. L’information se diffuse plus vite par le biais des journalistes. C’est pourquoi j’ai créé ce groupe. » Elle explique sans détour pourquoi elle ment sur son statut : « Dire que je travaille au Monde suscite plus de confiance aux journalistes qui me posent la question. » Quand on lui demande si elle trouve ce procédé honnête, elle contre-attaque : « Pourquoi me poser une question à laquelle personne ne pourrait répondre « oui » ? Je suis journaliste et on ne me la fait pas. »

(suite…)


Je vois bien la scène, dans dix ans, quand la jeune « PartyGirl75 » se présentera à un boulot et que ses collègues feront circuler les photos « hot » qu’elle a mis sur sa page MySpace en 2007… Je vous conseille la lecture de cet article : COMMENT EFFACER SES TRACES SUR LE WEB 2.0 ? PAS SI SIMPLE…

Les « empreintes de pieds numériques » méconnues des jeunes Britanniques
[Commissariat à la protection de la vie privée du Canada – 24/11/2007]
Les jeunes sont-ils vraiment si peu au courant de leur « empreinte de pied numérique » ? Le Bureau du commissaire à l’information de la Grande-Bretagne vient de communiquer les résultats d’un sondage mené auprès des jeunes Britanniques âgés de 14 à 21 ans. « Six sur dix n’ont jamais pris en considération le fait que ce qu’ils affichent en ligne aujourd’hui risque d’y rester en permanence et être accessible dans les années à venir. »

En fait, certains jeunes internautes décident en toute conscience de communiquer des renseignements personnels en ligne afin d’accroître leur réseau d’amis :

« Les deux tiers d’entre eux (huit filles sur dix âgées de 16 et 17 ans) acceptent que des personnes qu’elles ne connaissent pas soient leurs « ami(e) » sur les sites de réseautage social, et plus de la moitié font en sorte que leur profil soit publiquement accessible de façon à attirer des gens. »

Selon la perception générale, les jeunes ne prennent pas le temps de réfléchir aux implications de leurs activités en ligne. Cela entraîne parfois de la cyber-intimidation, des tensions dans les relations avec des amis du « monde réel », des relations mettant mal à l’aise avec les parents et même avec les futurs employeurs.

« Pensée initiale : ‘Bof, et alors ?’ Pensée subséquente : ‘Aille !’ » (jeune fille, 14 ans, Écosse)

C’est pour cette raison que le Bureau du commissaire à l’information a lancé un site web destiné aux jeunes Britanniques. Voilà un élément de soutien additionnel au sein d’une communauté de ressources en expansion au nombre desquelles Media Awareness Network (qui a lancé un site utile en français) et ThinkUKnow.

http://blogue.privcom.gc.ca/index.php/2007/11/24/les-empreintes-de-pied-numeriques-meconnues-des-jeunes-britanniques/


« Publicite numerique en 2007 : bilan et perspectives »

[William Cooper – Neteco.com – 28/12/2007]

Sans aucun doute, 2007 aura encore été une année de forte croissance pour l’industrie du marketing en ligne. Le phénomène des réseaux sociaux s’est largement répandu et les technologies de diffusion de la publicité digitale se sont davantage sophistiquées.
Les fusions et acquisitions dans le secteur ont atténué les frontières entre les modèles économiques plus traditionnels et ceux dans lesquels le secteur, et l’Internet dans son ensemble évoluent, délimitant ainsi de nouvelles frontières.
William Cooper William Cooper, PDG Tradedoubler Alors que le secteur poursuit sa croissance à un rythme jamais vu dans l’histoire de la publicité, les projections de croissance deviennent plus réalistes : on ne peut plus s’attendre à un développement tel que nous l’avons connu au cours de ces dix dernières années.
Cela dit, certains pays qui s’étaient adaptés moins vite à la publicité en ligne donnent à présent des signes positifs de changement, comme l’Italie et l’Espagne. Voici les grandes tendances et évolutions que nous avons notées au cours de l’année écoulée :»…

http://www.neteco.com/89216-publicite-numer=ique-2007-bilan-perspectives-tribun.html


A noter, pour les petits jeunots parmi nos lecteurs, que l’origine de l’exclamation « Woot » est à chercher dans la communauté des joueurs de « Dongeons et Dragons » (un truc qu’on jouait au siècle dernier quand vos parents étaient encore en couche culotte). Il signifiait qu’on avait réussi à gagner une place et qu’on y trouvait du butin : « Wow ! Loot ! »… c’est ensuite devenu « Woot » pour désigner toute situation de chance, puis toute situation de succès en général.

Sur l’infame vidéo des soldats US qui tirent sur des résistants irakiens, on voit une grenade exploser dans un cour de maison et l’un des soldats s’écrie « Woooot !!! ». Ce à quoi son collègue lui répond fort logiquement « Leeeeeroooyyyy Jeeeeeenkins !« 

…si vous avez rien compris, laissez tomber 🙂

 

Le dictionnaire américain Merriam-Webster intègre dans ses pages l’onomatopée w00t.

[Zataz.com – 14/12/2007]

« w00t » est une expression de joie qu’adorent se lancer les adeptes des jeux en ligne. Mardi, le principal dictionnaire édité aux USA Merriam-Webster, a indiqué qu’il allait intégrer le mot « w00t » dans ses pages. Un mot qui s’orthographie avec deux zéros. « Il reflète une nouvelle direction dans la langue américaine menée par une génération élevée avec les jeux vidéos et les messages envoyées par téléphone cellulaire ». Le mot a été sélectionné parmi une liste de 10 expressions que les internautes devaient choisir. Le ridicule n’arrivant jamais seul, le second mot était FaceBook. FaceBook comme un nouveau verbe indiquant « Ajouter quelqu’un à sa liste d’amis« .

http://www.zataz.com/news/15914/


[Le Monde Informatique – 03/12/07]

Sous prétexte d’alimenter son moteur à publicité comportementale, Facebook, le dernier réseau social à la mode, a mis en en place un véritable système de violation de la vie privée.
C’est ce que vient découvrir un chercheur en sécurité de chez Computer Associates (CA). Il s’avère que l’outil maison Beacon, censé soi-disant collecter les informations comportementales (et commerciales) des adhérents avides de visibilité, espionne en fait tous ceux qui s’inscrivent à Facebook, qu’ils le veuillent ou non. Et ce en permanence.
Les informations collectées sont avant tout destinées aux sites commerciaux partenaires qui bénéficient d’un « profiling » d’autant plus précis qu’il est permanent et secret.

http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-l-espionnage-de-facebook-encore-pire-que-ce-que-l-on-croyait-24742.html


[Le Monde Informatique 23/11/2007]

Le programme Beacon, qui relie les actions effectuées sur des sites de commerce électronique au profil des membres du réseau social, s’attire les foudres de ces derniers.

Des internautes adeptes de Facebook sont en train de se rendre compte que le site utilise et partage à des fins commerciales leurs données personnelles. Une pétition a même été lancée aux Etats-Unis pour obliger Facebook à respecter la vie privée des gens et à ne pas exploiter leurs informations personnelles sans leur consentement explicite.

http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-le-cote-big-brother-de-facebook-commence-a-enerver-des-utilisateurs-24660.html


[Vincent Dufief – ecrans.fr – 21/11/07]

A l’heure où Facebook annonce son arsenal de ciblage publicitaire Facebook Ads, Vincent Dufief, avocat au Barreau de Paris spécialisé en droit pénal des nouvelles technologies et en droit de la vie privée, pose un œil critique sur les risques de ces sites de réseau social pour les droits des personnes.

Les sites de socialisation, Facebook en tête, connaissent aujourd’hui un succès extraordinaire, surtout auprès des jeunes entre 14 et 35 ans. Si les raisons de cet engouement sont nombreuses, les risques existent aussi, non seulement aujourd’hui mais aussi pour demain…

Si Internet a toujours menacé la vie privée des personnes, le développement des sites de socialisation donne une nouvelle dimension à ce risque, en encourageant les utilisateurs à sacrifier eux-mêmes leur propre vie privée. En effet, le principe de ces sites de socialisation est d’inciter leurs utilisateurs à révéler le maximum d’éléments de leur intimité, de préférence au plus grand nombre de personnes. Sur ces sites, il est effectivement nécessaire de dévoiler un peu de sa vie privée si l’on veut accéder à celle des autres et le système fait qu’il est aussi très délicat de refuser les sollicitations… (suite…)


[AFP 15/11/2007]

Un adolescent hollandais a été interpellé par la police qui lui reproche d’avoir volé 4000 euros de meubles dans l’univers virtuel Habbo. C’est la première arrestation pour un vol dans ce jeu.

Comme tout les parents du monde, les géniteurs Hollandais avertissent le plus souvent leurs adolescents de se tenir éloignés de tout trafic de stupéfiants, bagarres nocturnes, ou encore de ne pas organiser de fêtes sauvages en leur absence.

Imaginez la surprise des parents d’un jeune homme de 17 ans qui ont vu débarquer chez eux la police des Pays-Bas pour un vol… de meubles virtuels. Selon la BBC, l’adolescent est accusé d’avoir subtilisé pour 4,000 euros d’e-meubles achetés par leurs propriétaires contre des espèces bien réelles celles-là.

Le supposé cyber-déliquant aurait commis ses forfaits en gang. Cinq garçons de 15 ans ont également été entendus par la police – alertée par l’administration du site – pour la même affaire. Les six larrons sont suspectés d’avoir déplacé le produit de leur larcin dans leur propres appartement virtuels dans un monde qui s’adresse en priorité aux adolescents et qui permet d’aménager leurs espaces personnels, comme dans Second Life (Voir notre dossier). Pour jouer ou décorer leurs appartements, ils sont obligés de rémunérer le site.

Six millions de joueurs

Selon un porte-parole de Sulake cité par la BBC, l’entreprise qui administre le site Habbo : « Les accusés ont obtenu par la ruse les mots de passe de leurs victimes en créant de faux sites sur l’univers Habbo ». La pratique était déjà « problématique depuis un moment dans l’univers » mais c’est la première fois que la police du monde réel doit intervenir. Six millions de personnes jouent à l’Hotel Habbo dans 30 pays, dont la France.

Les chocs entre les mondes virtuels et réels promettent de se multiplier. L’économie, le travail et la création de monnaie dans Second Life sont suivis de près par le FBI et le FISC américain tandis que des entreprises y vivent uniquement de la création de meubles ou de bâtiments. Côté criminel, un Chinois a été poignardé à mort en 2005 pour un conflit autour d’une épée de pixels dans un jeu en ligne.

http://tf1.lci.fr/infos/high-tech/0,,3623679,00-arrete-pour-vol-meubles-virtuels-.html 


[LEMONDE.FR | 12.11.07]

« Contre la publicité ciblée sur Facebook ». « Non au marketing intrusif sur Facebook! ». L’entrée de la publicité sur le réseau, annoncée mardi 6 novembre par Mark Zuckerberg, fondateur du site, fait grincer les dents. Depuis, les protestations émergent de toutes parts.

Facebook, le réseau social actuellement le plus en vogue sur Internet, donne désormais aux annonceurs accès aux « profils » de ses 50 millions de membres et à la multitude de données privées qu’ils contiennent : sexe, âge, préférences politiques, religieuses, etc. Ce qui offre aux marques la possibilité d’adresser des publicités personnalisées aux utilisateurs de Facebook.

Les défenseurs de la vie privée se sont élevés contre cette initiative : « Quand des données sont rassemblées, vous devez demander à quoi elles servent, qui les utilisera et comment », a réagi Melissa Ngo, l’une des responsables de l’Electronic Privacy Information Center (EPIC). « Les membres doivent pouvoir refuser que leurs informations soient collectées », a-t-elle réclamé. Depuis quelques jours, les membres de Facebook souhaitent aussi se faire entendre.

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-651865,36-977479,0.html


CONFIGURER SON PROFIL FACEBOOK POUR PRÉSERVER SA VIE PRIVÉE
[Logineo 05/11/2007]
Les réseaux sociaux semblent prendre de plus en plus d’importance, et Facebook notamment. On peut donc y créer son profil avec de nombreuses informations personnelles et professionnelles… Mashable propose donc un ensemble d’informations pour configurer son profil Facebook pour préserver sa vie privée.

Comme le fait remarquer un commentaire:

Avez vouz envie que votre PDG puisse voir vos photos de vancances en monokini au Maroc? Ou qu’ils puissent accéder à votre wall rempli de ptites anecdotes persos envoyées par vos copines? ou qu’il sache à quelle soirées persos vous allez?….

L’article indique donc comment limiter les possibilités d’accès à votre profil et à ses informations ou bloquer certaines applications…

http://fr.mashable.com/2007/11/05/facebook-vie-privee-les-notions-de-privacy-et-limited-profile/


Je viens de fermer mon compte chez Facebook, je vous invite à faire pareil….

[LE MONDE | 10.11.07]
La publicité en ligne est en train de franchir un nouveau palier dans l’exploitation de l’intimité des individus. Grâce à l’efficacité des outils de collecte et de mise en relations du Web, des formats émergent qui sont capables d’exploiter l’énorme quantité de données que les internautes livrent sur leurs blogs, leurs pages personnelles…, souvent sans précautions. Ces formats entendent aussi infiltrer les liens toujours plus nombreux que les internautes tissent avec leurs « cyber-amis ».

Facebook, le réseau social actuellement le plus en vogue de l’Internet, a dévoilé, mardi 6 novembre, une offre publicitaire donnant aux annonceurs accès aux « profils » de ses 50 millions de membres et à la multitude de données privées (sexe, âge, préférences sexuelles, politiques, religieuses…) qu’ils contiennent. Les internautes auront néanmoins le droit de refuser une telle intrusion.

Le site, d’origine américaine, qui permet de créer gratuitement sa page personnelle, puis de multiplier les liens avec d’autres, encourage désormais les marques à créer leurs propres « profils » et à interagir avec ceux des internautes. Elles peuvent ainsi les inciter à recommander leurs produits à leurs connaissances. (suite…)

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