Mouammar Khaddafi



Putain, c’est de plus en plus cher de faire du camping à Paris. 50 millions d’Euros pour planter sa tente dans les jardins du Crillon !

Sur les dessous de l’affaire Takieddine et le scandale Karachi, lire l’article de Mediapart, paru il y a quelque temps et opportunément passé sous silence par la presse aux ordres

[Le Monde – 28/04/2012]

Le journal en ligne Mediapart a publié, samedi 28 avril, un document qui prouverait que le colonel Kadhafi aurait donné son « accord de principe » pour financer la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007.

Dans ce document, une note issue des services secrets libyens signée par son chef de l’époque, Moussa Koussa, et traduite de l’arabe par Mediapart, on peut lire que, dès 2006, le gouvernement libyen aurait décidé « d’appuyer la campagne électorale » de Nicolas Sarkozy pour un « montant de 50 millions d’euros ». La note ne précise pas si un tel financement a effectivement eu lieu.

Moussa Koussa ajoute que cet accord est consécutif au « procès-verbal de la réunion tenue le 6/10/2006, à laquelle ont participé de notre côté le directeur des services de renseignements libyens (Abdallah Senoussi) et le président du Fonds Libyen des investissements africains (Bachir Saleh), et du côté français M. Brice Hortefeux et M. Ziad Takieddine ». L’ex-ministre de l’intérieur, Brice Hortefeux, a déclaré n’avoir « jamais rencontré Moussa Koussa et Bachir Saleh », ancien homme clef du régime libyen et actuellement recherché par Interpol. Mediapart explique avoir obtenu cette note de la part « d’anciens hauts responsables du pays, aujourd’hui dans la clandestinité », qui l’ont communiquée « ces tout derniers jours ».

TAKIEDDINE « PENSE QUE LE DOCUMENT EST CRÉDIBLE »

Interrogé par Mediapart, Ziad Takieddine, l’homme d’affaires qui a introduit dès 2005 en Libye les proches de l’actuel ministre de l’intérieur, notamment Claude Guéant, et Nicolas Sarkozy lui-même, a déclaré que « ce document prouve qu’on est en présence d’une affaire d’Etat, que ces 50 millions d’euros aient été versés ou non ».

L’avocate de Ziad Takieddine, Me Samia Maktouf, a déclaré que son client « pense que le document est crédible ». M. Takieddine a également assuré qu’il reconnaissait la signature de M. Koussaactuellement au Qatar.

« L’enquête sera difficile parce que beaucoup d’intervenants sont morts pendant la guerre en Libye, mais c’est déjà important de rendre public ce document », a ajouté M. Takkiedine, qui a ensuite expliqué à l’AFP le fonctionnement de la diplomatie libyenne de l’époque : « M. Moussa était effectivement un relais avec la France. Cela se passait en secret, avec Saleh. Les relations de la Libye avec la Franceétaient gérées par Senoussi lui-même, pour Kadhafi, mais il y avait des lignes parallèles entre les services de renseignements gérés par le ministre de l’intérieur de l’époque Sarkozy, à travers Claude Guéant et Moussa Koussa ». (suite…)


Vous noterez que les Kouchner, Adler, Glucksman, toujours si prompts à hurler contre la « menace nucléaire » de la « dictature iranienne », sont singulièrement silencieux quand Sarkozy refile un réacteur nucléaire à Khaddafi. Ah, c’est complexe la realpolitik ! Pourtant mon fils de six ans et demi a déjà tout compris à la géopolitique néo-con :  « Si Djorjbouche il dit qu’il est gentil, alors il est gentil, mais si Djorjbouche dit que c’est un méchant, alors on lui fait la guerre ».

Graves accusation de torture contre la Lybie :
« SOUVENT JE ME DISAIS QU’IL VALAIT MIEUX ME LAISSER MOURIR »
[Der Spiegel – 29 juillet 2007 – Trad. Grégoire Seither – IES News Service]
Suspendues à des cordes, torturées à l’électricité, privées de sommeil à répétition, frappées… les infirmières bulgares et le médecin d’origine palestinienne libérés après 8 ans de prison en Lybie, racontent en détail les graves tortures qu’ils ont subi lors de leur emprisonnement.  Pour Snechana Dimitrowa, « La douleur était telle, que souvent je me disais qu’il valait mieux me laisser mourir pour en finir »

http://www.spiegel.de/politik/ausland/0,1518,497049,00.html