James Barker



Le plus intéressant de cet article est la phrase de Breteau : « Faire du Darfour une priorité… »

Quand on sait à quel point le Darfour est exploité par la manipulation néo-con pour affaiblir l’Europe et s’emparer des réserves pétrolières dans la région (notamment à travers le lobbying de Powell et de la Fondation Baker), il ne serait pas surprenant que Kouchner et ses amis néo-cons français aient voulu – en laissant faire les guignols de l’Arche de Zoé – monter une petite opération de communication au bénéfice de leurs amis à Washington :

Les « bons blancs » Occidentaux qui s’en vont sauver de la « barbarie islamiste » de pauvres petits noirs tous mignons…. voilà qui aurait fait une jolie couverture de Paris Match pour renforcer chez les français l’idée de guerre des civilisations et nous pousser un peu plus dans le camp des faucons US…

[Le Canard enchaîné – 14/11/2007]
La très inhabituelle discrétion de Kouchner sur l’équipée de l’Arche de Zoé s’explique peut-être par cette embarrassante lettre datée du 13 juillet et adressée à Laurent Contini, son conseiller pour l’Afrique.

Eric Breteau, le président de l’Arche de Zoé, y remercie son « cher Laurent» de « l’excellent accueil» qu’il a reçu au Quai d’Orsay le 4 juillet. Dans ce courrier, Breteau parle clairement d’une »opération d’évacuation des orphelins du Darfour » pour laquelle il promet – pieux mensonge – « un cadre strictement légal ».

Plus loin on comprend que le ministère émet des réserves, mais Breteau y répond par avance: « Comme évoqué lors de notre entretien, nous avons pleinement conscience des possibles répercussions de cette opération humanitaire ( … ). Faire du Darfour une priorité reste l’objectif partagé par le ministère que vous représentez et notre organisation humanitaire. » (suite…)


Quand on recrute ses soldats dans les bas-fonds de la sociét, quand on plonge des adolescents dans un enfer paranoiaque, quand on déshumanise l’irakien au point de ne plus voir en lui qu’une cible a abattre ou une proie pour des gratifications sexuelles, on aboutit à Jesse Spielmann et ses petits copains de la 101è. (cf. GANGS OF IRAQ : faute de volontaires, la US Army enrôle des miliers de membres de gangs urbains )

Et cette histoire n’est que la pointe de l’iceberg. Il aura fallu trois mois pour que ce meurtre ignoble « attribué à des milices irakiennes » soit révélé… alors qu’il s’en produit des similaires toutes les nuits, à travers l’Irak.

A noter que si cette histoire s’était produite aux Etats-unis, les quatre compères se seraient pris la peine de mort. Mais là on a à faire à des braves petits gars blancs qui ont tué des bougnoules, alors c’est pas pareil… On parie que Spielmann, Cortez, Green et Barker vont discrètement sortir de prison avant la fin de cette décénnie ? Les blogs « poli-mili » de la droite US s’agitent déjà dans ce sens.

EQUIPÉE MEURTRIÈRE D’UNE UNITÉ DE SOLDATS EN IRAK : UNE FAMILLE MASSACRÉE, UNE JEUNE FILLE DE 14 ANS VIOLÉE ET ASSASSINÉE

[AFP – 06/08/07]

Un soldat américain a été condamné à une peine de 110 ans de prison pour avoir violé et tué une jeune Irakienne de 14 ans après avoir assassiné sa famille, a annoncé samedi l’armée américaine.

« Le soldat de première classe Jesse Spielman a été condamné à 110 ans de prison avec possibilité de libération conditionnelle pour son implication en mars 2006 dans le viol d’une jeune Irakienne âgée de 14 ans et les assassinats de celle-ci et de trois membres de sa famille », indique un communiqué de l’armée.

Jesse Spielman avait été reconnu coupable pour ces crimes vendredi soir par une cour martiale à Fort Campbell, dans le Kentucky,

Après une semaine de procès, les jurés militaires avaient considéré que Jesse Spielman avait pleinement participé à l’équipée sauvage au cours de laquelle plusieurs soldats américains, membres de la prestigieuse 101e division aéroportée, ont assassiné un père de famille, sa femme et sa fille de 6 ans, avant de violer et de tuer sa fille de 14 ans, Abeer Kassem Hamza al-Janabi, une nuit de mars 2006 à Mahmoudiyah, à 30 km au sud de Bagdad.

Le quadruple meurtre, d’abord attribué à des milices irakiennes, a soulevé l’indignation en Irak et aux Etats-Unis quand il a été révélé trois mois plus tard, à l’occasion d’un « débriefing sur le stress au combat ».

Trois soldats avaient déjà plaidé coupable dans cette affaire, mais aucun n’avait présenté Jesse Spielman comme un acteur important du crime.

Le sergent Paul Cortez, 24 ans, et le soldat James Barker, 23 ans, ont plaidé coupable de meurtre et de viol. Ils ont été condamnés à la réclusion criminelle à perpétuité. Le soldat Bryan Howard, qui s’était contenté de faire le guet, a écopé de 2 ans et 3 mois de prison pour obstruction à la justice.

Le meneur présumé, Steven Green, 22 ans, est poursuivi devant la justice fédérale parce qu’il avait été renvoyé de l’armée avant la révélation de l’affaire. La date de son procès n’est pas fixée, mais l’accusation a annoncé qu’elle requerrait la peine capitale.