Hillary Clinton



Si vous n’avez pas encore lu le dernier livre de Thierry Meyssan, voici de quoi vous mettre l’eau à la bouche… une excellente enquête et synthèse… tout le reste du livre est à l’avenant.

[Thierry Meyssan – L’Effroyable Imposture n°2 – Manipulations et Désinformations]

Pendant les trente premières années de l’État d’Israël, les circonstances historiques ont distendu les liens que l’État juif entretenait avec ses créateurs, les chrétiens sionistes. Mais aucun ne pouvant vivre sans l’autre, ils ont noué de nouvelles collaborations, d’abord par le biais du régime d’apartheid d’Afrique du Sud, puis par la filière russe, jusqu’à aboutir à une synthèse : la théopolitique.

Durant la Guerre froide, les services de communication de Washington interprètent l’opposition Est/Ouest comme un combat eschatologique entre le pays de la liberté religieuse et celui du communisme athée. Un vaste effort de ré-évangélisation des institutions est entrepris. Le général George Marshall, successivement secrétaire d’État puis secrétaire à la Défense, supervise ce développement dans le corps diplomatique et les forces armées. Pour consolider le camp atlantique, il imagine une opération œcuménique où les sectes évangéliques cotoient les Églises anglicane et catholique.  Cela lui permet aussi de mettre en sourdine les revendications pro-israéliennes des extrémistes religieux auxquelles il est fermement opposé.

Marshall installe avec la CIA le Plan de réhabilitation de l’Europe qui porte son nom et qui lui vaudra le Prix Nobel de la paix. Il emmène avec lui dans ses déplacements les pasteurs Abraham Vereide et Harald Bredesen qui mettent en place un vaste réseau de dirigeants chrétiens anti-communistes . Ce dispositif est approuvé par le président Truman des États-Unis, le roi George VI d’Angleterre, la reine Wilhelmina des Pays-Bas et le général Tchang Kai-Chek de Taiwan. En 1952, un rassemblement international de parlementaires chrétiens est convoqué aux Pays-Bas autour du général Alfred Gruenther, qui dirige alors les travaux de préfiguration de l’OTAN. Cette structure, dénommée aujourd’hui Fellowship Foundation, organisera pendant quarante ans des réunions de prière et des congrès pour renforcer l’identité chrétienne du camp atlantique face au bloc soviétique .

(NdL&I : Hillary Clinton, qui avait attaqué Obama pour ses amitiés « radicales » via le pasteur Wright, a toujours été très discrète sur son appartenance de longue date à la Fellowship Foundation, qui a pourtant eu un accès direct au président Clinton pendant 8 ans, à travers l’organisation HEBDOMADAIRE de « petits-déjeuners de prière » à la Maison Blanche. Hillary Clinton est aujourd’hui Ministre des Affaires étrangères du gouvernement Obama.)

En 1954, le serment d’allégeance, que tout enfant récite le matin à l’école et que tout citoyen états-unien professe dans les occasions solennelles, est modifié comme suit : « Je jure fidélité au drapeau des États Unis d’Amérique et à la République qu’il incarne : une nation unie sous le commandement de Dieu, indivisible, avec la liberté et la justice pour tous » . En 1956, une résolution commune des deux chambres du Congrès choisit « En Dieu nous plaçons notre confiance » comme devise des États-Unis à la place de « Un pour tous ». Celle-ci est inscrite dès l’année suivante sur les billets de banque. L’identité chrétienne ne s’applique plus seulement à l’Alliance atlantique, mais aussi au système économique capitaliste .

La Fellowship Foundation installe son quartier général à proximité du Pentagone. Un bureau d’Information et d’Éducation des troupes est créé au département de la Défense et confié à la Fondation. Il édite des manuels et dispense des formations assimilant le service dans les forces armées états-uniennes à une croisade pour la liberté religieuse dans le monde.

Malgré le caractère œcuménique de ses débuts, la Fellowship Foundation se recentre progressivement autour des seules sectes évangéliques dont elle prend le contrôle en sous-main. Elle les enflamme dans un soutien exalté à l’impérialisme états-unien. Elle se heurte bientôt au Conseil œcuménique des Églises qui fédère à Genève les principales confessions protestantes classiques. La tension interne à la culture religieuse anglo-saxonne se réveille une fois de plus. Ce Conseil dénonce les discriminations en Israël et condamne la guerre du Vietnam. C’est pourquoi le Pentagone créé, en 1974, une structure rivale, le Comité de Lausanne. 4 000 pasteurs évangéliques se réunissent tous frais payés par le département de la Défense autour de leur nouvelle figure de proue, le révérend Billy Graham. Ce dernier sillone le monde comme une rock star, organisant des prédications-spectacles qui trouvent des auditoires toujours plus nombreux.

Par ailleurs, l’opinion publique internationale prend lentement conscience de l’anachronisme du régime sioniste. Alors que l’État d’Israël avait été présenté à la communauté internationale comme le fruit de la décolonisation britannique, il s’avère être un État colonial juif, conformément au projet formulé au XIXe siècle par Theodor Herzl. Ce particularisme le rapproche des deux autres États coloniaux.

En Afrique australe, les puritains néerlandais se sont affranchis de la tutelle britannique au XIXe siècle. Ils se sont enfoncés dans l’intérieur des terres lors du « Grand Trek » qu’ils ont comparé à l’Exode biblique. Ils sont sortis victorieux de l’affrontement avec les zoulous à la bataille de Blood River, après avoir invoqué leur Dieu et ont créé ce qui est devenu l’Afrique du Sud et qu’ils appellent eux aussi « le nouvel Israël ». Pendant la Seconde Guerre mondiale, ils soutiennent les nazis contre les Anglais, puis instaurent le régime d’apartheid. De leur côté, les Britanniques de Rhodésie, effrayés par la perspective de la décolonisation, se sont révoltés contre la Couronne et se sont constitués en État indépendant, en 1965.

Bien que les systèmes juridiques israélien, sud-africain et rhodésien soient assez différents, ils poursuivent tous trois les mêmes objectifs discriminatoires : réserver la terre et le pouvoir à une minorité ethnique. C’est donc bien logiquement que ces États, écartant les sujets qui fâchent comme le nazisme et l’antisémitisme, multiplient les contacts.

En 1953, l’Assemblée générale de l’ONU dénonce « l’alliance entre le racisme sud-africain et le sionisme » . Puis, en 1975, elle qualifie le sionisme de « forme de racisme et de discrimination raciale » . (suite…)


[Grégoire Seither – IES News Service – 16/04/2008]

Il faut regarder la réalité en face : A l’heure qu’il est, dans la campagne des primaires aux Etats-unis, le Parti Républicain dispose de suffisamment de « grands électeurs » pour battre Hillary Clinton – et il ne lui en manque plus que 23 pour battre Barack Obama.

Quoi qu’en dise la presse et sa Obamamania, John McCain est bien parti pour devenir président, en novembre prochain.

Dans la dernière livraison de son bulletin, le fin connaisseur du paysage politique U.S. qu’est Sam Smith nous propose un ensemble de cartes et graphiques qui dressent un panorama politique bien différent de ce que les médias U.S. et européens nous racontent. Certains chiffres feront grincer des dents ceux qui croient que c’est joué, d’autres rempliront d’aise les Obamaniaques… mais dans tous les cas c’est une analyse importante pour comprendre la situation politique actuelle aux Etats-unis.

VOTES POUR OBAMA (Démocrates en bleu)

VOTES POUR CLINTON (Républicains en rouge)

La carte ci-dessous montre les soi-disant « Etats rouges » (le rouge est la couleur des Républicains) dans lesquels, en 2006, le Parti Démocrate a soit gagné les élections sénatoriales ou est passé à moins de cinq points de la victoire. Elle illustre l’échec de la métaphore bicolore, tant utilisée par les médias.

D’une manière générale, comme le montre le tableau ci-dessous, la stagnation politique des Démocrates est une tendance durable depuis 40 ans, de moins en moins de gens se déclarant pour cette famille politique. Le dernier sondage Harris sur ce sujet date de l’an passé mais rien ne laisse indiquer qu’il y ait eu une grande évolution ces derniers mois.

Le tableau ci-dessus (et les autres sur la page de la Progressive Review) montre à quel point, malgré les bons résultats de mardi dernier – les Démocrates ont encore du chemin à faire avant d’arriver à la Maison Blanche.

(La suite, très intéressante) : http://prorev.com/electmap.htm


la une du Philly Gay Mag[Grégoire Seither – IES News Service – 8/04/2008]
Dans le cadre de la course à l’investiture Démocrate pour les élections présidentielles étatsuniennes, la communauté Lesbienne-Gay-Bi et Transgenre de Pennsylvanie a l’habitude d’inviter chacun des candidats à venir s’exprimer dans les colonnes de leur journal, le très influent Philadelphia Gay News

Mais ce matin, le journal a fait sensation en publiant un grand rectangle vide à la une, à l’endroit où aurait du figurer l’interview donné par Barack Obama. En face, de ce « blanc » figure l’interview donnée par Hillary Clinton, le tout sous le titre à jeu de mots « Clinton talks, Obama balks » (Clinton parle, Obama se défile).

Pour Mark Segal, rédac-chef du PGN, c’est aussi une façon de dénoncer le fait que Obama, ces quatre dernières années, à systématiquement refusé de parler avec la presse homosexuelle aux Etats-unis

« Depuis 1976, nous avons l’habitude d’interviewer tous les candidats politiques, quelle que soit l’élection, quand ils viennent faire campagne en Pennsylvanie. L’électorat LGBT est important ici, il représente environ 3% des électeurs se rendant aux urnes à Philadelphie, et je pense que – vu les déclarations homophobes qui ont émaillé cette campagne, la participation du « Vote Gay » sera encore plus forte cette année.

Nous n’avons eu aucun problème à contacter Hillary Clinton, par contre il nous a été impossible de parler avec Barack Obama. Pourtant nous sommes passé par certains de ses plus prochoes conseillers, des gens comme le Sénateur local, Robert Casey ou le député au Congrès, Pat Murphy. Tous lui ont répété qu’il était important qu’il fasse connaître ses points de vue à la communauté LGBT de Philadelphie. Mais on nous a fait poireauter jusqu’à ce jour…

Nous avons donc décidé de laisser en blanc l’espace qui était alloué à l’interview d’Obama. Cela a causé un vif débat au sein de la rédaction…mais ce débat nous a permis de découvrir une chose importante : je suis président de l’association des éditeurs de journaux homosexuels, et j’ai donc appelé mes confrères pour les consulter. J’ai alors découvert que cela fait exactement 1 522 jours que Obama n’a pas donné d’interview à la presse homosexuelle.

En interrogeant les autres rédactions, j’ai réalisé que, depuis 2004, de très nombreux journaux gay à travers le pays ont demandé des interviews à Barack Obama. Tous ont été refusés.

Cela fait 31 ans que je travailla dans la presse homosexuelle et publie ce journal, je suis un vétéran de la lutte pour les droits des LGBT.. et je n’ai jamais vu cela. Nous avons toujours interviewé les politiques et aucun n’a jamais refusé de venir nous parler.

Le seul qui a refusé à ce jour, c’est le Sénateur Rick Santorum (NdL&I : sénateur Républicain bigot et ultraconservateur, auteur de nombreuses déclarations homophobes). Et cela ne me fait pas rire du tout.

Je ne voudrais pas que le Sénateur Senator Obama se retrouve au niveau de Santorum, cela serait vraiment scandaleux…


[Gregor Seither – IES News Service – 02/04/2008]

Dans son discours de Selma, le candidat Barack Obama a pointé du doigt les fractures raciales qui accablent les Etats-unis. La fracture de la réussite (achievement gap) qui voit les Noirs et les Basanés stagner à l’école, à l’université et dans le monde du travail… la fracture médicale (health gap) qui voit la communauté Noire ravagée par des maladies et des mauvais soins que la communauté Blanche ne connaît presque pas…

Mais ces « fractures » ne sont que les plus visibles. Quiconque a vécu un minimum de temps dans les « quartiers » et les « zones oubliées » des Etats-unis, dans les ghettos urbains ou les déserts ruraux, sait qu’il y a de nombreuses autres fractures, tout aussi profondes, qui affectent jour après jour tous ceux qui n’ont pas eu la chance de naître avec la peau blanche… et que la société étatsunienne dans sa majorité, refuse de prendre en compte :

La fracture de la prison qui fait qu’il y a six fois plus de Noirs derrière les barreaux que de Blancs;

La fracture de la propriété immobilière, qui voit 72,7% des Blancs être propriétaire de leur logement, contre 48,2% de la population Noire;

La fracture de l’assurance maladie, dans laquelle 71,4% de la population Blanche bénéficie d’une couverture santé contre seulement 53,9%  de la population Noire;

La fracture du revenu, qui voit le revenu moyen annuel de la population Blanche dépasser de 20 000 dollars celui de la population Noire;

La fracture de la pauvreté,  dans une société ou 8,7% de la population Blanche vit en dessous du seuil de pauvreté, contre 24,7% de la population Noire;

La fracture du chomage,  qui fait que seulement 5,7% de la population Blanche est au chomage, tandis que 13,2% des Noirs n’a pas de travail;

La fracture du bonheur,  dans laquelle 72% des jeunes Blancs déclarent que – d’une manière générale – ils sont heureux, tandis que seulement 56% de leurs homologues Noirs pense la même chose;

La fracture de la mort violente, qui voit 49% des victimes de meurtres aux Etats-unis (presque un meurtre sur deux) être issu de la communauté Noire, alors que celle-ci ne représente que 13% de la population totale du pays.


Si l’église catholique se comportait comme le Parti Démocrate, elle accepterait publiquement de se faire financier par des athéistes, des starts du porno, des avorteurs et des dealers de drogue, c’est à dire des gens à l’opposé du message qu’elle prèche.

C’est quand on lit ce genre d’articles qu’on comprend pourquoi le Parti Démocrate n’a plus rien à voir avec les valeurs qui l’ont fondé…. tout comme le Parti Socialiste en France d’ailleurs.

LE CANDIDAT « DE GAUCHE » BARACK OBAMA A REçU DEUX FOIS PLUS DE FINANCEMENTS POLITIQUES DE LA PART DES GRANDES ENTREPRISES, DES BANQUES ET DES GROUPES PHARMACEUTIQUES QUE LE CANDIDAT « DE DROITE » JOHN MC CAIN

[The Wall Street Journal – 02/04/2008 – Trad. Grégoire Seither]

Selon une étude du « Center for Responsive Politics », une organisation indépendante, parmi les septs secteurs industriels qui traditionnellement financent les campagnes électorales des candidats Républicains, seul un secteur a donné plus d’argent à John McCain qu’à Hillary Clinton et Barack Obama. Et même ce secteur – l’industrie des transports – n’a donné qu’un tout petit peu plus au candidat de droite qu’à celui de « gauche ». En tout et pour tout, depuis Février, les lobbyistes pour l’industrie et la finance ont contribué 13.1 millions de dollars àc John Mc Cain ainsi que 22,5 millions de dollars pour Obama et 27,1 millions de dollars pour Clinton.

Les efforts frénétiques du camp Mc Cain pour ramener à lui ses soutiens traditionnels dans le monde de l’industrie, du commerce et de la finance pourraient bien jouer un rôle majeur dans la course à la Maison Blanche. Pour l’instant les entreprises dans les secteurs des services financiers, de l’assurance et de l’immobilier – mais aussi les cadres et employés de ce secteur – ont massivement préféré Barack Obama à John McCain, lui apportant deux fois plus de contributions financières. Quand à la Sénatrice Hillary Clinton, elle séduit presque trois fois plus les industriels que John Mc Cain.

Dans le secteur médical, pharmaceutique et l’assurance maladie privée, les contributions financières sont plus de trois fois plus importantes pour les deux candidats Démocrates que pour le candidat Mc Cain.

Dans l’industrie militaire et spatiale, on préfère encore Mc Cain à Obama… mais par contre on vote avec son porte-monnaie pour Hillary Clinton. Dans les secteurs de l’énergie, du BTP et de l’agro-alimentaire, on préfère de loin les candidats Démocrates à John Mc Cain…

Plusieurs facteurs ont contribué à « fâcher » le monde économique avec John Mc Cain. En premier lieu, depuis 2007, les Démocrates ont investi plus d’efforts dans la campagne de financement que les Républicain.

Par ailleurs, l’industrie et le commerce ne sont pas coupés du reste de la population américaine : ici aussi la perte de popularité de George W. Bush se fait ressentir par un mouvement en direction du camp opposé… on l’a déjà vu en 2006 et en 2007 avec les succès électoraux du Parti Démocrate. . .

Enfin, le statut particulier de John Mc Cain au sein du Parti Républicain, son caractère incontrôlable et ses prises de position parfois populistes, en défense du « petit gars » contre les gros intérêts commerciaux, lui ont valu la haine de bon nombres de grands patrons aux Etats-unis. Certains ne se cachent pas qu’ils auraient préféré un autre candidat Républicain et qu’il préfèrent encore soutenir Clinton plutot que Mc Cain…

Mais la côte d’amour de Hillary Clinton et Barack Obama auprès des patrons n’est pas un succès par défaut, par opposition à Bush et Mc Cain. Dans de nombreux secteur économiques, les financement politiques en faveur de Clinton ou d’Obama ont été supérieurs non seulement à ceux accordés à Mc Cain mais aussi à ceux des autres candidats Républicain, comme Mitt Romney et Rudy Giuliani.

http://online.wsj.com/article/SB120709422285181841.html?mod=hps_us_whats_news


Suite à mon article d’hier sur les mensonges et omissions d’Hillary Clinton, de très nombreux lecteurs m’ont envoyé d’autres exemples de la « vie affabulée de l’ancienne Première Dame » :

Petits mensonges qu’elle a avoués :

  • Chelsea Clinton faisait son jogging à deux pas du World Trade Center le jour des attentats du 11 septembre. (En fait Chelsea était encore au lit à cette heure là et à tout vu à la télévision.) .
  • Hillary a reçu son nom en hommage à Sir Edmund Hillary. (Personne ne connaissait Edmund Hillary au moment de la naissance de la petite Rodham, étant donné qu’il ne gravit l’Everest que cinq ans plus tard.)
  • Elle a été prise sous le feu des snipers serbes lors de son arrivée en Bosnie . (Les infos télévisées montrent Mme Clinton accueillie par des enfants au pied de l’avion.)
  • C’est en lisant le Wall Street Journal dans sa jeunesse qu’elle a appris à faire du négoce sur les contrats futures. (Le Wall Street Journal ne publiait pas encore d’articles sur les « futures » à l’époque.)


Petits mensonges dont on attend encore l’avoeu :

  • Elle ne savait pas que ses frères se faisaient payer des pots de vin par des criminels financiers afin d’obtenir que le président Bill Clinton les amnistie. (Plusieurs conversations enregistrées à l’époque prouvent l’inverse).
  • C’est par mégarde qu’elle a emporté certains cadeaux reçus lors de son séjour à la Maison Blanche. (La secrétaire de l’époque lui avait dit qu’elle ne pouvait pas le faire et s’était vu répondre qu’elle s’en fichait).
  • Elle ne savait pas que son directeur de cabinet virerait les membres de l’équipe de préparation des voyages présidentiels. (C’est elle qui lui a donne l’ordre de le faire).
  • Elle ne connaissait pas le montant exact du financement politique qui lui avait versé Peter Paul en 2000. (Le montant exact est 700 000 dollars US plus élevé que le chiffre qu’elle avait avançé).
  • Elle était opposé à l’accord de libre-échange nord-américain. (Elle en chante les louanges dans plusieurs articles de presse de l’époque).
  • Elle a activement participé aux Pourparlers de Paix en Irlande du Nord. (Lors des négociations, elle n’était pas à la Maison Blanche).
  • Elle a fait pression sur son mari pour qu’il envoie des troupes au Rwanda. (Aucun témoin de l’époque ne se souvient de cette ‘pression’).
  • Elle a joué un rôle actif dans la reprise économique des années 1990. (Quel était exactement ce rôle ?)
  • Les documents financiers que la justice cherchait depuis plusieurs années ont soudain été « retrouvés » par hasard. (Mais oui, c’est sûr, la veille de la perquisition…)
  • Quand l’affaire Monica a éclaté, elle croyait encore à l’innocence de son mari, Bill.
  • Depuis toute petite elle est une fan inconditionnelle des Yankees. (Lors de la campagne de son mari, en 1991, elle avait affirmé la même chose à propos de deux autres équipes).
  • Elle est totalement étrangère à l’affaire des amnisties accordées à certains membres de la communauté hassidim de New Square. (Les juifs de New Square ont voté majoritairement pour elle et elle a convoqué une réunion à la Maison Blanche pour accélérer ces amnisties). .
  • C’est grâce à ses efforts, lors de sa visite en Macédoine, que les réfugiés ont été libérés. (En fait les réfugiés ont été libérés la veille de son arrivée dans le pays).
  • Elle se vante d’être la seule Première Dame, après Eleanor Roosevelt, à avoir eu le courage de se rendre dans une zone de guerre (en Bosnie). (La femme du président Nixon, Pat, s’est rendue à plusieurs reprises à Saigon lors de la Guerre du Vietnam et, contrairement à Hillary, son hélicoptère a vraiment essuyé des tirs ennemis.)

L’erreur de Lieven, c’est de croire qu’une présidence McCain sera forcément différente (en négatif) d’une présidence Clinton ou Obama. Si on se souvient de l’époque Clinton, les Etats-Unis n’étaient pas moins obnubilés de leur « mission civilisatrice » qu’ils ne le sont maintenant… et il y a un paquet de néo-cons impérialistes dans l’équipe de campagne de Obama. Quand à leur soutien à Israël, ils sont tous les trois fermement du côté des faucons.

Enfin, si on regarde le bilan politique des Démocrates – surtout depuis qu’ils ont le pouvoir au Congrès, il faut quand même rappeler que, mis à part un tout petit nombre de ‘radicaux’, aucun élu Démocrate ne s’est jamais opposé à la politique impérialiste de George W. Bush.

L’idéologie politique de McCain est peut-être dangereuse, mais elle n’est pas si éloignée de celle pratiquée tous les jours par Clinton, Obama, Pelosi et autres…

Et si McCain dit qu’il veut continuer à faire la guerre pendant encore cent ans, il n’est pas certain qu’un président Démocrate rangera pour autant les armes au vestiaire. Souvenez vous des bombes « humanitaires » de Clinton sur la Yougoslavie…

Mc Cain, un dangereux illuminé par Anatol Lieven

[Socio 13 Blog – 27/03/2008 – sur un article de Anatol Lieven, chercheur britannique
par dans le Financial Times- traduit et reproduit dans Courrier international]

Parce qu’il pense que les Etats-Unis sont “la plus grande force de bien dans l’histoire de l’humanité”, le candidat républicain pourrait être un président plus dangereux que George Bush, prévient le chercheur britannique Anatol Lieven*.

Certes le cirque électoral aux etats-Unis et désormais en France consiste à se faire peur tant on vote de moins en moins pour quelqu’un ou pour un programme et de plus en plus par haine de l’autre mais ce portrait de John McCain présente quelque intérêt.

D’abord parce que les électeurs nord-américains imposent leur “choix” au reste de l’humanité. Ensuite parce que je suis tout à fait d’accord avec l’idée que la politique des Etats-Unis depuis quelques années a consisté à accumuler sur tous les continents des poudrières et voici que surgit terminator, celui qui sera prêt, parce qu’il est convaincu que Dieu protège et bénit les Etats-Unis, à faire exploser le feu d’artifice.

Il semble peut-être incroyable de dire une chose pareille compte tenu des expériences passées mais, dans quelques années, c’est peut-être avec nostalgie que l’Europe et le monde repenseront à l’administration Bush. Ce sera le cas si les Etats-Unis élisent John McCain en novembre prochain. Au cours des dernières années, les Etats-Unis ont créé des poudrières dans différentes parties du monde. Et le Parti républicain est aujourd’hui sur le point de désigner comme candidat une allumette susceptible de mettre le feu aux poudres.

Le problème que pose John McCain vient de son idéologie, de sa politique et surtout de sa personnalité. Son idéologie, comme celle de ses principaux conseillers, est celle d’un néoconservateur. Il était par le passé considéré comme un conservateur de la vieille école, un réaliste. Actuellement, les réalistes qui figurent dans son équipe n’ont plus qu’un rôle décoratif.

Poussé en partie par son intense engagement en faveur de la guerre d’Irak, John McCain s’appuie sur des néoconservateurs comme William Kristol, de l’hebdomadaire Weekly Standard, qui est un ami proche. En politique étrangère, il a pour principal conseiller Randy Scheunemann, autre néoconservateur en vue et fondateur du Comité pour la libération de l’Irak.

John McCain partage leur foi dans ce que William Kristol appelle “le conservatisme de grandeur nationale.” Il est persuadé que “les Etats-Unis sont le pays indispensable parce que nous nous sommes avérés être la plus grande force du bien dans l’histoire de l’humanité… nous avons fermement l’intention de continuer à utiliser notre primauté dans les affaires mondiales pour le bénéfice de l’humanité.”

“J’instituerai une politique que j’appelle ‘réduction des Etats voyous’. J’armerai, j’entraînerai et j’équiperai des forces qui finiront par renverser le gouvernement en place et instaureront un gouvernement démocratiquement élu”, avait, pour sa part, déclaré John McCain en 2000, en se fondant sur le programme néoconservateur d’instauration de la démocratie par la force.

John McCain souhaite d’ailleurs qu’on attaque l’Iran si nécessaire pour l’empêcher de développer des armes nucléaires. Il a été filmé, en 2007, en train de chanter “Bombardez, bombardez l’Iran” sur l’air de Barbara Ann des Beach Boys.

Tout cela ne serait pas aussi inquiétant si John McCain n’était pas connu pour sa promptitude à s’enflammer devant les insultes – véritables ou supposées – adressées à lui-même ou au pays.

Depuis que je suis ici, je n’ai connu aucun président avec un caractère pareil”, explique le sénateur républicain Thad Cochran.

Voilà pourquoi ce ne sont pas seulement les électeurs américains qui devront mettre à profit les neuf mois à venir pour réfléchir aux conséquences d’une élection de John McCain à la tête des Etats-Unis.

Les gouvernements européens doivent aussi se poser la question et songer à la façon d’empêcher un gouvernement McCain de poursuivre une politique incendiaire, ou si nécessaire de protéger l’Europe des conflagrations qui en découleraient.

* Auteur de Le Nouveau Nationalisme américain (éd. Folio Essais, 2006)

http://socio13.wordpress.com/2008/03/27/mc-cain-un-dangereux-illumine-par-anatol-lieven/


Les lecteurs de L&I m’en ont envoyé plein d’autres

[Gregor Seither – IES News Service – 26/03/2008]

« La route vers la tyrannie, ne l’oublions jamais, commence avec la destruction de la vérité » — Bill Clinton, Octobre1995

La psychiatrie nous apprend qu’une des méthodes pour repérer un mythomane pathologique est sa tendance à mentir même sur des choses insignifiantes. Si c’est vrai, alors Hillary Clinton a un sérieux problème.

1. Il ne s’est rien passé à Sarajevo

Lors d’un meeting électoral, début mars, la prétendante US à l’investiture démocrate, Hillary Clinton a cité, comme exemple de sa longue expérience dans le domaine international, le voyage qu’elle a fait en mars 1996, en Bosnie. Ce voyage où elle était accompagnée de sa fille et de plusieurs personnalités se voulait une visite aux soldats US sur place.

Dans son intervention, Mme Clinton a affirmé que l’avion s’était posé dans des conditions dangereuses, sous la menace du feu ennemi, qu’on lui avait demandé de venir s’assoir à l’avant de l’avion afin d’être protégée par le blindage et qu’ils avaient débarqué sous le tirs des snipers, la cérémonie de bienvenue ayant été bouclée à la hâte par peur des coups de feu.

Mais si on se reporte aux articles de journaux écrits à l’époque et qu’on interroge les autres participants à ce voyage, il apparait que rien de tout cela n’est vrai. Personne ne se souvient du moindre coup de feu et la visite de Clinton en Bosnie s’était déroulée normalement. Des archives de CBS, déterrées pour l’occasion, relaient une cérémonie d’accueil sereine.

Le 24 mars 2008, interrogée par la presse sur ces contre-vérités, Hillary a préféré jouer la carte « humaine » : « Je me suis mal exprimée l’autre jour. La campagne a été très longue, de temps en temps, je suis un être humain comme tout le monde ».

Malheureusement, ce n’est pas la première fois que Mme Clinton nous raconte des carabistouilles… (lire la suite) (suite…)


Et dire qu’aux U.S.A ils font des gorges chaudes parceque le conseiller spirituel d’Obama a osé dire que le 11-septembre était un juste retour des choses pour l’impérialisme américain…

Pour ma part, je trouve le « réverend Hagee » bien plus scandaleux… et l’idée que ce mec « conseille » le peut-être futur président américain me fout les jetons… bien plus que le pasteur Wright, conseiller d’Obama.

De toute évidence le pasteur Hagee conseille aussi spirituellement des hommes politiques français, comme Christian Vaneste à Tourcoing ou Claude Goasguen à Paris…

QUELQUES EXTRAITS DES DISCOURS DU PASTEUR JOHN HAGEE, CONSEILLER SPIRITUEL DE JOHN MCCAIN, ET DONT LA PRESSE A OMIS DE VOUS PARLER

[Media Matters – 16/03/2008 – Trad. Grégoire Seither]

1. Tous les cyclones sont des actes de dieu, car c’est dieu qui contrôle les cieux. Je suis convaincu que la Nouvelle-Orléans vivait dans un état de péché qui offensait dieu, et que c’est pour cela qu’ils ont recu le jugement de dieu que nous avons tous vu.

La presse nationale s’est bien gardée de donner une information que j’ai trouvé dans mon journal local : le jour où Katrina a frappé la ville, ce lundi même, il était prévu une parade homosexuelle au coeur de la ville. Et les organisateurs de cette parade se vantaient, dans leurs dépliants et affiches, que le niveau de sexualité exhibée au cours de cette parade allait dépasser tout ce qui avait jamais été osé auparavant, dans toutes les Gay Pride précédentes.

En conséquence, nous voyons bien, sans le moindre doute, que le jugement de dieu est une réalité. Je sais qu’il y a des gens qui doutent de ceci, mais je vous dis que la Bible nous apprend que – si vous violez la loi de dieu, alors dieu vous apportera le chatiment, et il le fait parfois avant le jour du jugement dernier. Et je suis convaincu que le cyclone Katrina était fait le jugement de dieu contre la ville de la Nouvelle Orléans, pour s’être vautrée dans la luxure et le péché homosexuel. ( . ..) « 

2. Vous ne pouvez pas vous prétendre chrétien et justifier ou tolérer l’homosexualité. Il n’y a aucune justification ou acceptation possible pour l’homosexualité. La Bible est formelle : la seule attitude admise pour un chrétien vis à vis de l’homosexualité est de tenter de guérir l’homosexuel de son péché. S’il refuse de guérir, alors il doit être rejeté loin de la communauté. »

3. Tolérer l’homosexualité signifie oeuvrer pour la destruction de la société civilisée car si les homosexuels sont très forts pour recruter des adeptes, ils sont incapables de se reproduire. Une société qui tolère que des homosexuels dénigrent par leur mode de vie, le modèle divin de la famille reproductrice, est une société qui va droit vers sa perte. »

4. Quelle différence y a t’il entre une femme souffrant de syndrome prémenstruel et un doberman qui gronde et montre ses dents ? La femme porte du rouge à lèvres. »

5. Quelle différence y a t’il entre un terroriste et une femme souffrant de syndrome prémenstruel ? On peut toujours négocier avec un terroriste. »

6. Seule une femme qui a été touchée par la grâce de l’esprit saint pourra se soumettre au commandement de son mari. La nature même de la femme est telle qu’elle désirera toujours commander à l’homme, et comme elle ne peut triompher par la force, elle tentera de le faire par la manipulation et la ruse. »

7. La guerre des sexes a commencé dans le livre de la Génèse, chapitre 3, paragraphe 16; quand dieu se tourne vers la femme et lui dit : « Ta convoitise te poussera vers ton mari et lui dominera sur toi. » Le grand érudit Meir Zolotowitz a écrit, « La punition divine de la femme est un juste retour des choses. Elle a manipulé son mari et lui est tombé dans le péché en mangeant le fruit sur son incitation. Sa punition est que, dorénavant, son conseil sera inférieur à celui de son mari et que c’est l’homme qui aura le commandement des affaires« .