Infirmières bulgares



C’est peut-être là, la clé de la société néo-bourgeoise dans laquelle baignent les Sarkozy et autres. Des gens qui se rêvent des vies et des destins et qui trouvent des troubadours médiatiques pour les raconter. Nous aussi on rève qu’on est OSS 117 ou qu’on fait partie « du club des grands séducteurs de la planète »… mais nos rèves ne font pas la une de Paris Match…

A force de réver leur vie et de ne pas avoir de souci de fin de mois, ils perdent tout contact avec la réalité. Orwell disait déjà cela dans les années 1940…

Dans tous les cas, article magistralement écrit, bravo Florence et Christophe !!!!

Le roman vrai des infirmières bulgares : Sur la piste du commando cécilia

[Florence Aubenas, Christophe Boltanski – Le Nouvel Observateur – 24/01/2008]Dans cette affaire, tout se mêle : espions et people, gros contrats et humanitaire, les soubresauts du couple Sarkozy et la soif de revanche du colonel Kadhafi. Retour sur une initiative diplomatique menée comme un raid nocturne

En Libye, Cécilia Sarkozy a vécu «un truc» dément. Vous vous souvenez qu’elle était allée deux fois à Tripoli, en juillet, pour la libération des infirmières bulgares ? «Je suis arrivée, je les ai prises, je mis partie. J’ai fait le plus grand casse du siècle. Kadhafi n’avait aucune intention de libérer ces filles.»

Elle en est sûre, elle le raconte, ou en tout cas tout le monde le répète aujourd’hui.

Cela s’est passé aux dernières minutes de la dernière nuit du dernier voyage, le 24 juillet 2007, vers 3 heures du matin. Comme un «roman», dit-elle. Les négociations patinent avec les Libyens. Cécilia se tourne vers ses gardes du corps : «Messieurs, c’est le moment de prouver que vous en avez.» Nos garçons sont galvanisés : ils partent à la prison de Djoudeida, font sauter les verrous des cellules avec leurs armes de poing, sortent les infirmières et le médecin. Sauvés !

Trois biographies sur l’ex-madame Sarkozy viennent de paraître, et toutes reviennent sur «les aventures de Cécilia en Libye». Même le fidèle Claude Guéant, le plus proche collaborateur du président, reste estomaqué par son récit : «C’est évidemment absolument inexact… C’est même complètement fou.»

Depuis l’été, on a tout invoqué, l’atome et le people, les ventes d’armes et l’humanitaire, les services secrets et le prime time. Saisie, une commission d’enquête parlementaire se lance sur les traces du «commando Cécilia». Loin de l’éclaircir, son rapport, rendu public le 22 janvier, rajoute aux mystères du vrai-faux roman des infirmières.

Surtout ni gyrophare ni voiture officielle : de la discrétion. Le second tour de la présidentielle a eu lieu quatre jours plus tôt, et Pierre de Bousquet de Florian, patron de la DST, conduit lui-même un visiteur à Nicolas Sarkozy, toutes affaires cessantes. Officiellement, Moussa Koussa est dépêché par Muammar Kadhafi pour transmettre ses félicitations au nouveau président. 1,90 mètre, les tempes argentées, des doigts démesurés, Koussa parle peu, toujours d’une voix douce. «Un seigneur», dit-on à la DST. Lui aussi la connaît bien : Koussa dirige les renseignements libyens.OAS_AD(‘Middle1’);

C’est Claude Guéant qui le reçoit : ils se sont déjà rencontrés quand Sarkozy était ministre de l’Intérieur.

En réalité, Koussa est venu parler des infirmières bulgares et du médecin palestinien, emprisonnés depuis 1999 et condamnés à mort. Boucs émissaires d’un système sanitaire défaillant, ils ont été désignés à l’opinion publique libyenne comme coupables d’une épidémie de sida qui a contaminé plus de 400 enfants dans un hôpital à Benghazi. Des quasi-otages, le signe pour l’Occident que, malgré ses efforts,; Kadhafi restera toujours ce «chien enragé du Proche-Orient», comme disait Ronald Reagan.

A Claude Guéant, Koussa explique : «Nous ne voulons ni les exécuter ni les garder, mais l’opinion est très remontée.» Il ajoute : «La Libye serait ravie que Nicolas Sarkozy joue un rôle.» Le voilà justement qui surgit pendant l’entretien. Le président accepte la partition que lui a réservée Kadhafi. Il sera le libérateur des infirmières. Comme pour tout, Sarkozy va s’approprier le rôle au point d’en paraître l’initiateur.

Des contacts à propos des infirmières avaient déjà eu lieu pendant la campagne. Rien de définitif. En mai 2007, les choses s’accélèrent. Kadhafi vient d’avoir une attaque cérébrale, ses fils ont été rappelés à son chevet. Il s’est rétabli, même s’il garde une rigidité dans le bas du visage. Mais désormais le Guide de la révolution est pressé. Avec cette affaire, il veut sa revanche. Vite.
OAS_AD(‘Middle3’);
Devenir un homme d’Etat fréquentable n’est pas une ambition nouvelle pour lui. Il a déjà abandonné ses vulgates antiaméricaines, ses folies, ses complots au tournant des années 2000. Après onze ans d’embargo, la Libye a fini par payer les indemnités réclamées par les juges européens pour l’attentat de Lockerbie, puis pour celui du DC-10 : 10 millions de dollars par victime dans le premier cas, 1 million dans le second.

L’arrestation de Saddam Hussein, en 2003, le frappe comme un signe du ciel. Et s’il finissait comme lui, en animal débusqué d’un trou, hirsute et humilié, avant d’être exécuté ? Il regarde en boucle les images sur son magnétoscope.

Quatre jours plus tard, la Libye renonce à ses programmes d’armes de destruction massive. Washington lui a promis deux récompenses. D’abord la retirer de la liste des Etats terroristes. Accordé. La seconde est un de ces symboles dont le Guide est friand : la visite de Condoleezza Rice à Tripoli. Elle ne viendra jamais. Quelques chefs d’Etat défilent, certes, sous la tente du Guide; mais ils gardent l’oeil rivé sur leur montre, et surtout évitent de lui rendre l’invitation. Il n’a droit qu’à une brève virée à Bruxelles, à la Commission européenne. «Kadhafi s’estime lésé, dit un diplomate. Il trouve que la Libye a perdu le match aller. B veut le match retour», un démenti cinglant à ceux qui l’accusent d’avoir cédé sans rien obtenir.

Que lui reste-t-il entre les mains ? Cinq infirmières bulgares et un médecin palestinien. Plus question de faire appel aux Etats-Unis. Ni à l’Allemagne, trop prudente, ou au RoyaumeUni, qui refuse de libérer un des accusés de Lockerbie. Quant à l’Union européenne, qui négocie dans ce dossier depuis sept ans, elle ne vend rien.

Reste la France. Les six prisonniers ont déjà attiré l’attention de Nicolas Sarkozy : en janvier 2007, encore candidat, il a rencontré secrètement l’avocat français des Bulgares, Emmanuel Altit.

Sarkozy aime les causes médiatiques, qu’il peut raconter comme des histoires, entre méchants et gentils, victimes et sauveurs. Maintenant qu’il est élu, il cherche aussi «un machin à faire pour Cécilia». Elle se voyait conseillère régionale, députée peut-être. Lui n’a pas voulu. Pourquoi pas Madame Otages, un sourire humanitaire à la Lady Di avec, en plus, quelque chose de «Drôles de dames» ? Douze jours après l’arrivée à l’Elysée, le contact est pris avec Tripoli. (suite…)


Moscovici : l’absence de Cécila Sarkozy, « un scandale démocratique »

[Le Point – 22/01/2008]

La commission d’enquête parlementaire sur la libération des infirmières bulgares s’apprête à rendre son rapport. Pour les socialistes, le mystère sur le rôle joué par l’ancienne épouse du chef de l’État n’est toujours pas éclairci.

Une fois le rapport rendu, les députés de gauche devraient s’abstenir, mardi, lors du vote du rapport de la commission d’enquête parlementaire sur la libération des infirmières bulgares. Ces derniers entendent ainsi protester contre le refus de l’UMP d’entendre l’ex-épouse de Nicolas Sarkozy. « C’est un scandale démocratique car la commission a des pouvoirs et l’on ne peut pas lui mettre des bâtons dans les roues », a jugé mardi, sur RTL, le président de la commission, Pierre Moscovici. « Les parlementaires doivent apprendre à contrôler l’exécutif. »

L’Élysée s’était opposé à l’audition de Cécilia Sarkozy en invoquant « la séparation des pouvoirs », et l’UMP, majoritaire dans la commission, a repoussé les demandes réitérées de l’opposition socialiste en ce sens.

« Progrès démocratique considérable »

Pour le rapporteur UMP Axel Poniatowski, la présence de l’ex-épouse du chef de l’État n’était pas indispensable. « Convoquer Cécilia Sarkozy était une façon d’atteindre personnellement le président de la République dans ce qu’il a de plus intime, sa femme. Et nous n’avons pas voulu tomber dans ce jeu-là », explique ce dernier dans La Croix, mardi.

Pourtant, les différentes auditions soulignent un rôle crucial et inhabituel pour une « première dame ». Le secrétaire général de l’Élysée, Claude Guéant, a notamment révélé que c’est au terme d’un troisième entretien avec le colonel Kadhafi, le 23 juillet, que Cécilia Sarkozy a obtenu la libération des soignants.

Malgré tout, pour Pierre Moscovici, les travaux de la commission révèlent « un progrès démocratique considérable ». Il s’agit de « la première commission de la Ve République dans le domaine des affaires étrangères », s’est-il réjoui, sur RTL. « Il était temps que l’on sorte du grand secret. »

La commission avait pour mission d’éclaircir les circonstances de la libération, le 24 juillet, des six soignants bulgares détenus en Libye depuis huit ans. Le rapport comporte ainsi les témoignages des personnalités françaises clés dans ce dossier comme le secrétaire général de l’Élysée, Claude Guéant, le conseiller diplomatique Jean-David Levitte, le conseiller technique à l’Élysée, Boris Boillon, ou encore des industriels.

http://www.lepoint.fr/content/france/article?id=219822 


Sans vouloir paraître cynique, mais ce récit de l’opération commando pue le roman de gare à plein nez. Vous croyez vraiment qu’on peut défourailler à loisir dans des prisons libyiennes et forcer la porte d’une cellule en tirant sur la serrure (chose parfaitement impossible, cela ne marche que dans les films, où les portes sont en carton pâte) ? Michaël Darmon et Yves Derai ont trop lu les romans de Gérard de Villiers…

Révélations sur l’opération « commando » de Cécilia en Libye

[NOUVELOBS.COM | 11.01.2008 ]
Deux journalistes affirment dans un livre publié jeudi que Cécilia Sarkozy a mené en Libye une « opération commando » pour faire libérer les infirmières et le médecin bulgares en juillet dernier.

Dans le livre « Ruptures » publié jeudi 10 janvier, les journalistes Michaël Darmon et Yves Derai racontent par le menu l’opération « commando » conduite le 24 juillet par Cécilia Sarkozy en Libye pour libérer les infirmières et le médecin bulgares. En réaction à ces révélations, le président de la commission d’enquête parlementaire sur la libération des infirmières et du médecin bulgares de Libye, Pierre Moscovici (PS), a appelé Cécilia Sarkozy à témoigner devant la commission.
Dépêchée sur place par Nicolas Sarkozy pour négocier la libération des soignants bulgares, celle qui était alors la première dame de France décide de passer à la vitesse supérieure après de longues heures de tractations. Dans leur ouvrage publié aux Editions du Moment, les deux journalistes racontent qu’elle aurait alors demandé aux policiers de son escorte de forcer la prison des soignants bulgares.

« Une opération commando »

« Cécilia dévoile son plan à ses hommes et leur lance sur le ton du défi: ‘c’est le moment de prouver que vous en avez!' », affirment Michaël Darmon et Yves Derai. « Les bodyguards font sauter les verrous des cellules de Djoudeida avec leurs armes de poing! Dans l’Airbus, la James Bond Girl de Neuilly suit le déroulement de l’intervention grâce à son téléphone sécurisé », poursuivent MM. Darmon et Derai.
« La pagaille est à son comble » et « les infirmières doivent fuir la prison en courant et s’engouffrer dans des Jeep qui foncent vers l’aéroport », écrivent-ils. « Je ne sais pas si je pourrai retourner là-bas un jour », leur confiera Cécilia Sarkozy.
« Malgré la décision du ‘Guide’ de laisser partir ses prisonniers, les apparatchiks renâclent », expliquent les auteurs. Cécilia leur a notamment raconté l’altercation qui l’a opposée à un des sbires du régime libyen, « sinistre personnage »: « il ne voulait pas traiter avec une femme, sans doute pour des raisons religieuses. Je l’ai regardé droit dans les yeux et je lui ai expliqué que, quoi qu’il fasse, je ne repartirai pas sans les infirmières ».

(suite…)


Si le Hamas était intelligent, au lieu de perdre son temps à balancer des missiles bricolés par dessus les barbelés du ghetto,  il achèterait des centrales nucléaires et des avions Rafale… en deux temps, trois mouvements, plus personne ne le traiterait de « terroriste ».

Vous remarquerez également que les belles déclarations de notre vénéré leader concernant les dictateurs, les droits de l’homme, le parler-vrai etc. auront duré le temps d’une campagne électorale…

LA REDEMPTION DE KADHAFI

[Le Monde Checkliste – 11/12/2007]
Les déclarations de la secrétaire d’Etat aux droits de l’homme, Rama Yade, ne sont pas passées inaperçues à l’étranger. L’International Herald Tribune (http://www.iht.com/articles/2007/12/10/news/france.php) les reprend largement, ainsi que celles de Bernard Kouchner. Pour le quotidien, la visite du colonel Kadhafi est une récompense accordée par Nicolas Sarkozy après la libération des infirmières bulgares et se soldera, outre une « rédemption » pour le leader libyen, par des contrats de plusieurs milliards de dollars. L’IHT rapporte par ailleurs que la Grande-Bretagne, l’Italie et les Etats-Unis ont des relations avec la Lybie, mais bien moins protocolaires. L’Italie est le premier partenaire commercial de ce pays, suivi de l’Allemagne. Le Financial Times (http://www.ft.com/cms/s/42b5fdfe-a78a-11dc-a25a-0000779fd2ac.html) se veut plus factuel et se concentre sur la cacophonie au sein du gouvernement. El Pais (http://www.elpais.com/articulo/espana/Primera/visita/oficial/Gaddafi/Espana/elpepunac/20071211elpepinac_8/Tes) indique pour sa part que le colonel Kadhafi se rendra  en Espagne lundi et mardi prochains, et précise que cette visite ne devrait pas déclencher de polémique politique.


[Le Blog d’Olivier Bonnet – 10/12/2007]

La visite controversée du colonel Kadhafi en France est l’occasion de revenir sur l’affaire de la libération des infirmières bulgares et sur les mensonges répétés du chef de l’Etat dans ce dossier. Nous les dénoncions le 3 août dernier (lire Sarkozy, Supermenteur 2*) et l’ex-émissaire européen en Libye, Marc Pierini, a apporté jeudi dernier de l’eau à notre moulin par ses déclarations sans ambiguité aucune devant la commission d’enquête parlementaire : « L’élément décisif a été la disponibilité de la France à se prêter à une discussion, fondamentale pour le colonel (Mouammar) Kadhafi, sur les armements et le nucléaire« , a en effet déclaré celui qui a participé à tout le processus ayant permis la libération le 24 juillet des 5 infirmières bulgares et du médecin palestinien, incarcérés depuis 1999 et condamnés à mort sous l’accusation prétexte absurde d’avoir inoculé le virus du sida à des enfants libyens.

Rappelons que le Président et son gouvernement ont affirmé à plusieurs reprises qu’il n’y avait eu « aucune » contrepartie à ladite libération, imités la semaine dernière par le conseiller diplomatique de l’Elysée, Jean-David Levitte, qui a également nié devant la même commission que les accords signés lors de la visite de Sarkozy à Tripoli le 25 juillet aient été liés à la libération des ex-otages. « Paris et Tripoli avaient conclu un mémorandum d’entente sur le nucléaire civil et plusieurs accords de coopération, notamment dans le domaine militaire. Peu après, un contrat de ventes d’armes entre le groupe européen EADS et la Libye était annoncé », résume la dépêche de l’AFP.

Mais rien à voir officiellement donc avec la libération des otages. Or que dit encore Pierini ? « Tout au long de cette affaire », Tripoli a demandé l’élargissement du Libyen Abdel Basset Ali al-Megrahi, détenu en Ecosse pour l’attentat de Lockerbie (270 morts en 1988), requête qui « a toujours fait l’objet d’un refus » anglais. « Ne pouvant aboutir, la Libye a regardé ailleurs. Le colonel Kadhafi connaît très bien » le chef du gouvernement italien Romano Prodi, mais « M. Prodi n’a pas de centrale nucléaire à vendre… » Pierini a aussi confirmé avoir signé un accord d’indemnisation de 460 millions de dollars, précisant que cette somme a été « avancée » par la Libye.

Résumons donc : contre l’évidence, Sarkozy a constamment persisté dans son refus autiste de reconnaître les contreparties offertes à Kadhafi en échange des otages. L’homme clef de l’Union européenne dans le processus des négociations, en officialisant le montant des indemnités à verser à Tripoli et en précisant que l’accord militaro-nucléaire avait été « l’élément décisif », vient de lui asséner un démenti cinglant, devant l’Assemblée nationale qui plus est ! Il nous semble que les médias ont été des plus discrets à ce sujet.

http://olivierbonnet.canalblog.com/ 


Interview de Cécilia Ciganer dans l‘Est Républicain paru le 18/10/2007

Sur la libération des infirmières bulgares, Madame Ciganer nous affirme qu’elle est partie comme ça, sur un coup de tête. Elle aurait découvert le dossier « dans l’avion ». Cette déclaration pour le moins surprenante, (« tiens, entre deux séances de lèche-vitrine, si j’allais faire un tour avec Claude à Tripoli pour libérer les infirmières ? ») est contredite par tous les acteurs de ce dossier rocambolesque et médiatique.

A commencer par Claude Guéant lui-même (« ce voyage, nous l’avons longuement préparé avec Mme Sarkozy ») ainsi que par le cabinet de la commissaire européenne chargée des relations extérieures, Benita Ferrero-Waldner qui précisait, suite à la libération des infirmières, que la mission à Tripoli était « un dossier suivi de longue date par la commission européenne et étroite collaboration avec l’épouse du président français« .

Mais bon…

(suite…)


On peut compter sur Emmanuel Ratier pour faire honneur à son homonyme canin et aller chercher au fond des terriers jusqu’au plus petit détail de la biographie de Cécilia Maria Sara Isabel Ciganer y Albeniz y Sarkozy… et de se délecter à relever les inventions, enjolivures et mensonges des journalistes serviles ou ignares….

Un conseil, allez vous faire une bonne tasse de café et décrochez le téléphone, parce que ce que le style compact de Ratier et ses nombreux détours ne rendent pas toujours la lecture aisée. Mais surtout parce que ce qui suit est un destin familial passionant comme seule la bonne vieille Mitteleuropa d’avant 1940 pouvait en produire. C’est digne d’Eugène Sue ou de Panait Istrati…

Histoire de rendre la chose un peu plus facile à lire, on a ajouté des sauts de paragraphe, souligné les noms et mis entre crochets les parenthèses biographiques de certaines personnes citées. On a aussi ajouté des titres pour structurer un peu…

[Faits et Documents n° 243 et 244 – Septembre/Octobre 2007]
F&D ne cède pas aux paillettes de Gala mais il fallait bien s’interroger sur celle qui « a joué un rôle tout à fait déterminant » et a négocié « durant cinquante heures » la libération des infirmières bulgare, selon les propres mots de Claude Guéant, secrétaire général de l’Elysée. En effet, la fonction de « femme de président de la République » ne figure nulle part, ni dans la Constitution française, ni dans aucune loi ou décret. La femme du président n’existe pas selon les lois françaises.

Pourtant, bien plus que les épouses des présidents précédents, Cécilia Sarközy joue un rôle majeur auprès de son mari. Elle passe pour faire ou détruire les carrières, a été chef de cabinet de son mari lorsqu’il était ministre, et bien souvent passe pour l’influencer dans ses choix. Comme il le dit, « Cécilia n’est pas négociable. »

Se flattant de « n’avoir aucune goutte de sang français » (Libération, 8 juillet 2004), la Première Dame de France demeure pourtant une inconnue. Loin des articles de complaisance et des hagiographies sur papier glacé, voici son portrait détaillé. (suite…)


Vous noterez que les Kouchner, Adler, Glucksman, toujours si prompts à hurler contre la « menace nucléaire » de la « dictature iranienne », sont singulièrement silencieux quand Sarkozy refile un réacteur nucléaire à Khaddafi. Ah, c’est complexe la realpolitik ! Pourtant mon fils de six ans et demi a déjà tout compris à la géopolitique néo-con :  « Si Djorjbouche il dit qu’il est gentil, alors il est gentil, mais si Djorjbouche dit que c’est un méchant, alors on lui fait la guerre ».

Graves accusation de torture contre la Lybie :
« SOUVENT JE ME DISAIS QU’IL VALAIT MIEUX ME LAISSER MOURIR »
[Der Spiegel – 29 juillet 2007 – Trad. Grégoire Seither – IES News Service]
Suspendues à des cordes, torturées à l’électricité, privées de sommeil à répétition, frappées… les infirmières bulgares et le médecin d’origine palestinienne libérés après 8 ans de prison en Lybie, racontent en détail les graves tortures qu’ils ont subi lors de leur emprisonnement.  Pour Snechana Dimitrowa, « La douleur était telle, que souvent je me disais qu’il valait mieux me laisser mourir pour en finir »

http://www.spiegel.de/politik/ausland/0,1518,497049,00.html