Kosovo



[Investig’Action – Dossier préparé par Louis MAGNIN. – B. I. n° 138, décembre 2008].

Le prétexte qui a justifié le bombardement de la Yougoslavie était un énorme mensonge.  La Dr Helena Ranta, responsable de l’équipe d’enquêteurs sur le terrain, révèle comment elle a été obligée de confirmer la version officielle d’une sinistre mise en scène.

Helena Ranta, une spécialiste finlandaise de médecine légale de renommée mondiale, âgée de 62 ans, vient de publier sa biographie à Helsinki, écrite avec l’aide de Kaius Niemi, un des directeurs du journal Helsingin Sanomat.

Elle était la responsable de l’équipe d’enquêteurs internationaux chargée sur place du rapport sur les événements qui s’étaient déroulés dans le village de Racak, au Kosovo, où 45 cadavres avaient été découverts en 1999.

La sinistre trouvaille avait été immédiatement transformée par les médias occidentaux en un massacre de civils albanais attribué aux Serbes, suscitant l’indignation mondiale, et servant de prétexte justificatif du bombardement de la Yougoslavie. Dans son livre, Helena Ranta fait des révélations spectaculaires sur les pressions qu’elle a subies pour accréditer la fausse version de la culpabilité serbe, faisant ainsi voler en éclats un des plus grands mensonges de la guerre dans les Balkans.

Elle y raconte que William Walker, le chef américain de la mission de l’OSCE au Kosovo pendant l’hiver 1998-1999, a brisé son crayon en bois et lancé les morceaux à sa figure, furieux des conclusions de son rapport, qui n’avaient pas utilisé “un langage suffisamment convaincant” à propos des atrocités serbes. Elle y décrit les pressions de trois fonctionnaires du ministère finlandais des Affaires étrangères qui exigeaient d’elle “des conclusions plus approfondies”. “J’ai conservé leurs e-mails” a-t-elle dit à son éditeur à Helsinki. (suite…)


[Voltaire – 04/02/2009]
Le général Bantz Craddock, Suprême commandeur de l’OTAN, a ordonné aux troupes alliées présentes en Afghanistan de tuer, dans les zones insurgées, toutes les personnes impliquées dans la culture et le commerce des drogues, sans attendre de savoir si elles sont ou non liées à l’insurrection.

Selon le site internet de DER SPIEGEL, qui a révélé les faits, l’ordre a été confirmé par écrit, le 5 janvier 2009, au général allemand Egon Ramms qui s’y opposait en qualifiant l’exécution de cette instruction de crime de guerre.

Ces révélations provoquent un vif émoi en Allemagne, mais pas dans les autres États impliqués militairement en Afghanistan.

Ces instructions s’appliquent à toute la zone insurgée, mais pas à la zone « pacifiée », c’est-à-dire placée sous l’autorité du président Karzaï, où son demi-frère exploite le pavot.

En clair, le général Bantz Craddock a ordonné de massacrer tous les paysans qui cultivent le pavot et tous les trafiquants dès lors qu’ils rivalisent avec le monopole de la famille Karzaï.

Le général Bantz Craddock est l’ancien chef du cabinet militaire de Donald Rumsfeld. En qualité de commandant du South Command, il installa le centre de torture de Guantanamo. Il participa activement à la planification de la guerre israélienne de 2006 contre le Liban et fut nommé à cette époque à la tête de l’OTAN en vue d’une possible mission de l’Alliance atlantique aupays du Cèdre (projet qui fut contrecarré par Jacques Chirac lors de la Conférence de Rome).

Rappelons que la drogue produite par les Karzaï est principalement acheminée par les avions US à Camp Bondstell (Kosovo) où elle est prise en charge par le Premier ministre Haçim Thaçi. Elle est alors distribuée par la mafia kosovare principalement en Europe occidentale. Les bénéfices servent à financer les opérations spéciales de la CIA hors contrôle budgétaire du Congrès.

http://www.voltairenet.org/article159045.html


Faut-il rappeler que – accessoirement – que le mentor de Kouchner, Frank Wisner Junior, est le fils de Frank Wisner Senior, directeur de la CIA, artisan de la tentative de coup d’état anti-communiste en France en 1958 « Opération Résurection », co-fondateur et financeur du SAC avec Achille Peretti, employeur de Christine de Ganay…

… mais surtout que Frank Wisner Jr. (lui aussi employé de la CIA) est le beau-père du président français Nicolas Sarkozy, ayant épousé Christine de Ganay en 1977, qui avait été la deuxième épouse de Pal Sarkozy.  Le jeune Nicolas, très proche de sa belle mère et de son demi-frère et de sa demi-soeur, passera d’ailleurs régulièrement ses vacances au domicile des Wisner aux Etats-unis. Domicile où se réunissait toute la fine fleur des stratèges de la dominance états-unienne et des complots anticommunistes… tout cela crée des liens. Pour en savoir plus, lisez « Opération Sarkozy »

En tout cas, pour un mec de gauche, Kouchner a des fréquentations intéressantes…

[Artemisia – 07/02/2009]
C’est Frank Wisner Jr.*-  qui a été nommé entre temps envoyé spécial du président Bush pour l’indépendance du Kosovo –  qui avait insisté pour que Bernard K. soit nommé ministre des Affaires étrangères avec une double mission prioritaire : l’indépendance du Kosovo et la liquidation de la politique arabe de la France.

K. a débuté sa carrière en participant à la création d’une ONG humanitaire. Grâce aux financements de la National Endowment for Democracy, il a participé aux opérations de Zbigniew Brzezinski en Afghanistan, aux côtés d’Oussama Ben Laden et des frères Karzaï contre les Soviétiques.

On le retrouve dans les années 90 auprès d’Alija Izetbegoviç en Bosnie-Herzégovine. De 1999 à 2001, il a été Haut représentant de l’ONU au Kosovo.

Sous le contrôle du frère cadet du président Hamid Karzaï, l’Afghanistan est devenu le premier producteur mondial de pavot. Le suc est trans formé sur place en héroïne et transporté par l’US Air Force à Camp Bondsteel (Kosovo). Là, la drogue est prise en charge par les hommes d’Haçim Thaçi qui l’écoulent principalement en Europe et accessoirement aux États-Unis. Les bénéfices sont utilisés pour financer les opérations illégales de la CIA.

Karzaï et Thaçi sont des amis personnels de longue date de Bernard K., qui certainement ignore leurs activités criminelles malgré les rapports internationaux qui y ont été consacrés.

*Frank Wisner Jr., membre de la CIA, avait pris la succession de Paul Wolfowitz comme responsable de la planification politique au département de la Défense.

Thierry Meyssan, journaliste

A propos d’Obama : Quand Barack Obama, avant son investiture, à peine un mois après avoir gagné l’élection, a annoncé, le 1er décembre 2008 qu’il laisserait Robert Gates encore un an à la tête du secrétariat à la Défense, les propos du journaliste Thierry Meyssan ont cessé de me paraître exagérés.

L’impression que j’avais eu a été complètement dissipée quand j’ai lu, stupéfait, que Robert Gates serait le seul membre du cabinet qui n’assisterait pas à la prestation de serment à Washington. Pourquoi ? Bush, en accord avec Obama, l’a désigné comme « administrateur », une formule qui en a fait le troisième homme dans la ligne de succession du pouvoir.

« Si l’on tue le président Obama et le vice-président Biden, Robert Gates assumera le Pouvoir », ont indiqué les agences de presse comme s’il s’agissait d’un détail anodin, habituel lors d’une passation de pouvoir à Washington.

Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais moi, ça me hérisse. Thierry Meyssan aurait-il raison ? Obama est-il un président prisonnier de Robert Gates et de ses généraux ? Ont-ils déjà préparé son cercueil ? Ou devra-t-il leur obéir pour sauver sa peau ? Des exagérations ? Les prochains jours nous fourniront des éclaircissements…

Ernesto Villegas Poljak
Journaliste politique vénézuélien

http://www.artemisia-college.org/Barack_Obama___vers_l%E2%80%99invalidation__-00-03-01-0218-01.html


On revient à la stratégie impériale d’avant 1914 : créer des protectorats au coeur de l’Europe et aux marches de l’Empire, afin de contenir l’ennemi de demain…

[RIA Novosti – 26/03/2008]

Les avertissements faits par nombre d’experts avant l’indépendance du Kosovo commencent à se réaliser: tous les attributs d’une grande base militaire de l’OTAN et des Etats-Unis apparaissent en catimini sur le territoire enlevé à la Serbie. La décision du président George W. Bush de commencer à livrer des armes au Kosovo est l’un des derniers indices en date de ce processus.

Moscou a insisté sur la convocation d’une réunion extraordinaire du Conseil Russie-OTAN, qui se tiendra vendredi 28 mars à Bruxelles. D’ailleurs, il est douteux qu’il soit possible de persuader ce conseil d’intervenir, car il s’est toujours révélé peu utile. (…)

La précipitation avec laquelle le Pentagone accorde sa protection à l’oisillon encore sans plumes qu’est le Kosovo ne peut témoigner que d’une chose: l’Occident n’est pas certain que la paix règnera dans les Balkans aussitôt après la séparation du Kosovo d’avec la Serbie. Cependant, c’est bien sur la rhétorique de la nécessité de mettre fin à la crise yougoslave que l’Occident s’est appuyé pour justifier son soutien aux séparatistes kosovars. De quelle paix peut-il s’agir dès lors qu’on arme une partie contre l’autre? On est tout simplement en train de verser de l’essence sur un brasier déjà très chaud…

(…)  Les livraisons d’armes aux Kosovars sont une sorte de légalisation des futures actions des Albanais ayant pour but d’évincer la minorité serbe de la province. Autrement dit, les pays occidentaux assurent aux Kosovars la possibilité d’achever un processus déjà entamé: nettoyer la province de la population non-albanaise, mais à condition qu’ils le fassent eux-mêmes, pour éviter de compromettre les soldats de la paix de l’OTAN faisant partie de la KFOR et, à plus forte raison, l’Amérique.

Il semble également que la province du Kosovo soit appelée à devenir le premier Etat dans l’histoire se trouvant sous protectorat de l’OTAN. Les soldats de la paix de l’Alliance, au sein de la KFOR, maintiennent l’ordre dans la province depuis déjà neuf ans. Si l’on prend en considération l’admission prévue à l’organisation de l’Albanie, de la Macédoine et de la Croatie au cours du sommet de l’OTAN qui se tiendra du 2 au 4 avril à Bucarest, la province du Kosovo pourrait devenir le plus puissant appui de l’Alliance dans les Balkans. La base militaire américaine de Camp Bondsteel, la plus grande des Etats-Unis hors de leur territoire, y est déjà installée. Et le Pentagone a abordé la construction d’une deuxième base militaire au Kosovo, rappelle Elena Gouskova

http://fr.rian.ru/analysis/20080326/102303014.html


[Voltaire – 13/03/2008]

Dick Marty : « L’indépendance du Kosovo n’a pas été décidée à Pristina »  La boîte de Pandore balkanique

Le Kosovo, a proclamé son indépendance de manière unilatérale le 17 février 2008. Que sera le Kosovo de demain ? En reconnaissant l’indépendance du Kosovo -qui héberge actuellement la plus grande base militaire US du monde- les États-Unis, l’Allemagne, la France, la Suisse n’ont-ils pas enfreint le droit international, créé une nouvelle injustice à l’égard du peuple serbe, rallumé des feux mal éteints, préparant ainsi le terrain à de nouvelles confrontations violentes dans les Balkans ? Nous avons interrogé à ce sujet le sénateur (radical-démocratE) Dick Marty, en sa qualité de président de la Commission de politique extérieure du Conseil des États de la Confédération helvétique.

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=viewArticle&code=CAT20080313&articleId=8319