G-8 Rostock



[Claude-Marie Vadrot, Politis.fr – 19 novembre 2008]

Après les sabotages de lignes TGV le 8 novembre dernier, neuf personnes, bien vite présentées comme des « anarchistes d’ultra-gauche » par les médias et la police, ont été placées en garde à vue. Mais aucun élément n’est venu prouver leur culpabilité et de nombreuses questions restent en suspens.

Dimanche 16 novembre, neuf membres présumés d’une « cellule invisible » qualifiée « d’ultra-gauche, mouvance anarcho-autonome » par la ministre de l’Intérieur, ont été mis en examen pour « destructions en réunion en relation avec une entreprise terroriste ». Quatre d’entre-eux ont été mis en liberté sous contrôle judiciaire et cinq incarcérés. Sans qu’il existe, en l’état actuel de l’enquête, la moindre preuve qu’ils aient de près ou de loin participé aux actes de malveillance qui avaient perturbé une semaine plus tôt le trafic des TGV Nord, Est et Sud-Est. Ce qui n’a pas empêché la plupart des médias de répéter les vraies-fausses informations répandues par les policiers pour accréditer l’existence d’un « groupe de terroristes », basé à Tarnac en Corrèze, en train de préparer des sabotages. Quelques informations méritent pourtant d’être examinées de plus près, d’autant qu’elles n’ont pas été répercutées par la presse.

Le groupe cellule invisible existe-t-il ?
Pour la Sous-direction anti-terroriste (SDAT) et pour la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), la réponse est positive depuis au moins sept mois, depuis qu’elles ont reçu instructions de « trouver des terroristes français ». Mais ce groupe n’a jamais existé comme structure et le mot choisi à dessein par la police et la justice pour les désigner n’a été inspiré que par la signature collective d’un livre, « L’insurrection qui vient » (éditions La Fabrique). Livre théorique plutôt fumeux qui n’a rien d’un « manuel de sabotage ». Il n’a fait l’objet d’aucune procédure depuis sa parution, le 22 mars 2007, et reste en vente libre pour 7 euros. Une seule réalité : une partie des résidents de Tarnac participaient systématiquement à des manifestations depuis leur installation progressive en 2002.

Le rôle des services spéciaux américains
Le couple « principal » des accusés aurait été repéré en janvier 2008 dans une manifestation organisée devant le bureau de recrutement de l’armée américaine qui se trouve depuis des années sur Times Square, à Manhattan. Ni la première ni la dernière des manifestations dans ce lieu symbolique de New York. Quelques jours plus tard, le couple aurait été interpellé avant la frontière canadienne pour « défaut de papiers ». Premier mystère : ce serait bien la première fois, depuis septembre 2001, que des policiers américains laissent filer des étrangers avec des papiers suspects. Deuxième incohérence : dans leurs premières distillations « d’informations » aux journalistes, les policiers français expliquent que ce couple était soupçonné d’avoir participé à une dégradation du bureau de recrutement. Jusqu’à ce que l’on apprenne que « l’attentat » a eu lieu en avril, Julien et Yldune étant à cette époque revenu en France depuis des mois. La version officielle française dit pourtant que les services spéciaux américains ont (auraient) signalé le couple deux jours après « l’attentat ».

Un groupe sous surveillance ?
Oui. Selon nos informations, au moins depuis deux ans et demi, comme la plupart des groupes ou des individus participant régulièrement à des manifestations. La mise en fiche particulière, avec suivi par des officiers de police, des manifestants considérés comme « actifs » ou « récidivistes » a été ordonnée le 25 mars 2006 par Nicolas Sarkozy lors d’une réunion au ministère de l’Intérieur, au lendemain des premières manifestation anti-CPE. Michèle Alliot-Marie a pris le relais en étendant le système de suivi.

Le groupe était-il infiltré ?
La question se pose : à en croire ceux qui ont approché des membres du groupe, dans le XXe à Paris et en Corrèze, il n’aurait jamais été question, au delà des discours, du moindre passage à l’acte. Si la pose des fers à béton sur des caténaires est prouvée, ce qui n’est pas encore le cas, il se dit dans l’entourage du groupe que parmi les personnes relâchées (il y a eu 21 interpellation le 9 novembre au matin) figurerait un personnage qui a beaucoup insisté, il y a trois mois, pour un passage de la théorie à la pratique, idée qui rencontrait des résistances. L’histoire des milieux anarchistes est riche d’inflitrations-provocations dans lesquelles la police n’intervient qu’après l’acte illégal « suggéré ». Soupçons à rapprocher d’un témoignage accusateur sous X (anonymat donc garanti) fait « spontanément » jeudi dernier par un membre du « groupe » dans une brigade de gendarmerie du Puy-de-Dôme.

La ministre de l’Intérieur réinvente le délit d’opinion
Le 13 novembre, un représentant du Parquet de Paris a déclaré : « Les éléments recueillis ne permettent pas de les présenter comme coupables, le délit d’opinion n’est pas criminalisé en France ». Le procureur de Paris, sur instructions, a estimé le contraire. Au début de l’enquête, le 8 au matin, les gendarmes ont annoncé disposer d’empreintes et de traces ADN. Dimanche, elles n’existaient plus. Les mises en examen, comme l’expliquent les avocats, ont donc été essentiellement faites sur des présomptions puisqu’en l’état actuel de l’enquête, il n’existe aucune preuve. Mais il est vrai que des policiers ont confié aux journalistes à propos de Julien : « Vous savez, il est très intelligent ». Ce qui constitue sans aucun doute une circonstance aggravante.


Cet article du plumitif du Figaro est un chef d’oeuvre de désinformation et de manipulation de l’opinion. Il se trouve que nous connaissons certains des interpellés de Tarnac et nous ne les reconnaissons absolument pas dans le portrait « tremblez braves gens » qui est dressé ici… Outre la soupe qu’il sert complaisamment à Alliot-Marie, le journaliste utilise tous les petits procédés rhétoriques pour faire croire à un vaste complot de fous nihilistes s’apprétant à faire sauter l’Etat… tout est bon pour faire peur au populo et lui faire accepter encore plus de surveillance… et détourner son attention des mesures gouvernementales en cours…

Sabotages de la SNCF : la piste de l’ultragauche

[ Christophe Cornevin – LE FIGARO – 12/11/2008 ]

Susceptibles d’être violents, ces nihilistes clandestins voulaient s’attaquer à un symbole de l’État.

Les saboteurs du rail auraient presque pu être interpellés en flagrant délit tant ils étaient surveillés depuis des mois par les services de renseignements.

(NdL&I : Ils étaient surveillés et malgré cela ils ont pu réaliser une opération à la logistique aussi lourde, au nez et à la barbe de leurs surveillants ? Et ce alors que la majorité du groupe n’a pas quitté Tarnac aux dates où les sabotages ont eu lieu ? Soit ces mecs sont très forts, soit les flics sont très cons)

Il aura donc fallu une enquête éclair d’à peine 48 heures avant de démanteler le groupuscule d’ultragauche qui a posé dans la nuit de vendredi à samedi dernier cinq pièges d’acier sur les caténaires du réseau SNCF enfin d’en perturber le trafic.

Mardi, pas moins de dix personnes – cinq hommes, quatre de leurs compagnes et la mère d’un dernier – ont été interpellées par la sous-direction antiterroriste (SDAT) et les gendarmes à Rouen, Paris, Limoges, dans la région de Nancy ainsi qu’à Tarnac. C’est d’ailleurs dans ce petit village corrézien que les gendarmes ont appréhendé, retranchés dans une ferme isolée, le «cerveau» et deux femmes membres présumées du réseau.

(NdL&I : Le « cerveau » est un « deep ecologist » de 33 ans qui cultive ses propres légumes et a participé aux blocages des trains CASTOR aux côtés de dangereux terroristes comme Dominique Plancke, élu du Nord. Il a aussi manifesté contre le CPE, a signé des pétitions contre EDVIGE et lit le journal « La Décroissance ». Avec un profil pareil, il est bon pour Guantanamo… tout comme un paquet d’autres gens en France )

Présentés comme «appartenant à l’ultragauche, mouvance anarcho-autonome», les suspects, en totale rupture de ban avec la société, vivaient en communauté. «Leur vie autarcique, qui n’avait aucune connotation sectaire, garantissait leur clandestinité», précise un policier. Embarqués dans un mode de vie altermondialiste, vivotant pour certains du négoce de produits agricoles, fuyant le regard des rares riverains qui les entouraient, ces apprentis terroristes de la gauche ultra présentaient un profil bien particulier. Âgés de 25 à 35 ans pour le plus âgé, ces nihilistes considérés comme «potentiellement très violents» étaient articulés autour d’un petit «noyau dur» d’activistes déjà fichés pour divers actes de violences et de dégradation.

(NdL&I : Ils étaient tellement clandestins qu’ils avaient un site Web !!!! Et ils fuyaient tellement le regard des riverains qu’ils habitaient à côté de la mairie et tenaient une épicerie… et jouaient aux boules avec le Maire !!!

Quand au fichage, pour actes de violence, il s’agit des classiques interpellations pour barbouillage de panneaux de pub… et le traditionnel « outrage » qui accompagne désormais toute arrestation de militants lors d’une manif quelconque…

Mais le plumitif veut nous faire croire qu’il s’agit d’une version moderne de la Bande à Bonnot. Ca tombe bien, il y a un film sur la Bande à Baader au cinoche !)

Aucun ne travaillait

Deux d’entre eux avaient notamment été repérés à la fin de janvier pour des troubles à l’ordre public provoqués en marge d’une réunion anarchiste se tenant à Times Square à New York. Avec une rare véhémence, ils protestaient alors devant un centre de recrutement de l’armée américaine qui, d’ailleurs, a été frappé par un attentat le mois suivant. En France, le groupuscule s’était distingué lors des manifestations lycéennes de décembre 2007 ou, plus récemment, parmi les associatifs appelant à la disparition du fichier de police Edvige.

(NdL&I : Des chomeurs terroristes qui réussissent à se payer un billet d’avion pour New York, au plus fort de l’hystérie sécuritaire US ? Tu nous prends pour des cons Christophe ? Quand aux manifestations anti-CPE ou anti-EDVIGE, le Figaro est trop content de servir la soupe à sa copine Alliot-Marie et de réduire les manifestants à des « terroristes en puissance ».)

A priori, aucun d’entre eux ne travaillait. «Cela ne correspondait pas à leur philosophie», lâche un enquêteur.

(NdL&I : On aimerait savoir qui est cet « enquêteur ». Si par « ne pas travailler » il entend que ces personnes n’étaient pas des salariés « metro-boulot-dodo », alors en effet… mais dans ce cas là il y a des millions de personnes – agriculteurs, commercants, artisans – qui « ne travaillent pas » en France. Probablement parce que cela ne « correspond pas à leur philosophie »… Encore une fois, le plumitif tente de nous dresser un tableau de nihilistes oisifs et tarés, vivant aux crochets de la « bonne société ». Tremblez braves gens ! )

Les femmes de la bande, (NdL&I :Notez l’élégance toute phallocratique de l’expression, « les femmses de la bande ». ) quant à elles, sont plus volontiers dépeintes sous les traits de «filles de bonne famille issues de la bourgeoisie de province». Un profil somme toute guère étonnant au regard de la jeune fille chic en Burberry qui répondait au nom de Joëlle Aubron à l’époque d’Action Directe.

(NdL&I : Aaaah, en 30 ans, aucun des arguments de la droite n’a changé. Les radicaux sont toujours des fils de bourgeois dégénérés et des petites jeunes filles écervelées… un grand classique. Or dans le cas présent, les membres du groupe sont issus de familles RMIstes, enseignants, petits-fonctionnaires, agriculteurs… on est loin de la bourgeoisie dégénérée qui fréquente les écoles de journalisme et les cafés du Boulevard Hausmann )

Dès son arrivée au ministère de l’Intérieur, Michèle Alliot-Marie, très sensible aux «risques de résurgence violente de l’extrême gauche radicale», a demandé à ses services de renforcer les surveillances.

(NdL&I : C’est bien Christophe, bon toutou, tu n’oublies pas de citer ta patronne… mais il fallait nous le dire tout de suite que tu bossais pour le Service d’information du Ministère de l’Intérieur. )

Les agents de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI, ex RG-DST), qui avaient secrètement déployé leurs antennes, ont ciblé et identifié avec patience les «objectifs» appréhendés mardi. Olivier Besancenot, le leader trotskiste, a affirmé que les actes de sabotage «ne sont pas et ne seront jamais ceux de la LCR», tandis que SUD-Rail a mis en garde «ceux qui frisent la diffamation en voulant confondre terrorisme et action syndicale».

Déjà confondus par des éléments techniques, dont de l’ADN, les saboteurs du rail devront expliquer la présence de matériel d’escalade confisqué en perquisition à leur domicile. «Nous commençons à imaginer comment ils ont fixé les fers à béton sur les caténaires, confiait mardi après-midi une source proche de l’enquête. En revanche, nous tentons toujours de comprendre comment ils ont pu intervenir sur des câbles dans lesquels courent 25 000 volts…»

(NdL&I : Aucune mention du fait que la plupart des appréhendés ont été relachés avant même le découlement du délai légal… quand aux « confondus par des éléments techniques », on brûle de connaître le dossier !!! )

Dans la mesure où aucun cheminot ne figure parmi les suspects, reste à déterminer s’ils ont bénéficié d’une aide extérieure. «Ces gens ont voulu s’attaquer à la SNCF, car c’est un symbole de l’État et ils savaient que leurs actes auraient un fort retentissement médiatique», a affirmé Michèle Alliot-Marie.

(NdL&I : Elle en sait des choses Michelle dis donc. Pour notre part, il s’agissait plutot d’opérations de répétition en vue de blocages de trains nucléaires. La technique du crochet à catenaire est abondamment décrite dans la « Direkte Aktionen Fibel » publiée par les anti-nucléaires allemands et librement en vente dans la moindre boutique « radikal » de Berlin. Le PDF est disponible sur tous les réseaux P2P. )

Mais mardi, alors qu’un dernier suspect était recherché, la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) s’attendait à ce que les suspects ne soient guère loquaces pendant les 96 heures que doit durer leur garde à vue. Ils encourent trois à dix ans d’emprisonnement et jusqu’à 75 000 euros d’amende.


Sept personnes sont poursuivies en Allemagne pour appartenance à une organisation terroriste. Trois universitaires, dont le sociologue Andrej Holm –placé en détention provisoire- se voient reprochés des articles et des publications scientifiques ainsi que l’accès à des bibliothèques, qui feraient d’eux les têtes pensantes d’un groupe terroriste. Ces accusations ont suscité de vives réactions en Allemagne comme à l’étranger. Le débat sur les formes de la protestation sociale et sur la société de surveillance est relancé.

par Emmanuelle Piriot (http://www.ostblog.de/)

Depuis le 1er août, Florian L., Axel H., Oliver R. et Andrej Holm se trouvent en détention provisoire à la prison de Moabit, à Berlin. Ils sont suspectés, de même que trois autres personnes, d’appartenir à un groupe considéré comme terroriste en Allemagne, le « Militante Gruppe » (groupe militant). En 2006, une enquête avait été ouverte contre ces sept personnes pour appartenance à une organisation terroriste. Elles ne l’ont appris qu’au moment de leur inculpation. Fondée sur le paragraphe 129a du code pénal allemand, cette enquête a donné à la police les moyens légaux d’épier jusqu’aux moindres détails de leur vie privée.

Florian L., Axel H.et Oliver R. ont été arrêtés le 31 juillet alors qu’ils avaient tenté d’incendier des véhicules militaires. Le même jour, des perquisitions ont été menées à Berlin et à Leipzig. Elles ont conduit à l’arrestation d’Andrej Holm, sociologue enseignant à l’université Humboldt de Berlin et journaliste. Mises en causes dans la même enquête, trois autres personnes, dont le politologue Matthias B., ont été laissées en liberté. On leur reproche des publications scientifiques et des articles publiés dans le quotidien Junge Welt et le magazine Telegraph, principal samizdat d’opposition de l’ex-Allemagne de l’Est. Si les medias ne s’en sont pas fait l’écho, ces inculpations ont suscité de vives protestations en Allemagne. De nombreux témoignages de soutien se sont également exprimés depuis l’étranger, pour exiger la libération des prisonniers et l’arrêt des poursuites pour « organisation terroriste »

« en capacité intellectuellement de rédiger des textes exigeants »

L’argumentation justifiant l’inculpation pour organisation terroriste est stupéfiante. Parmi les prévenus, trois chercheurs en sciences sociales sont mis en cause parce qu’ils seraient « en capacité intellectuellement de rédiger les textes exigeants du « militante Gruppe » ». C’est ce qu’il ressort du mandat d’arrêt délivré contre Andrej Holm. Toujours selon ce document, Matthias B. aurait employé dans ses publications scientifiques des « phrases » et des « mot-clés » que le « militante Gruppe » utilise lui aussi. De plus, « il a accès, en tant que collaborateur d’un institut de recherche, à des bibliothèques qu’il peut utiliser en toute discrétion pour mener les recherches nécessaires à la rédaction des textes du « militante Gruppe » ». Si l’on suit la logique du procureur, tout chercheur, tout journaliste, tout auteur est susceptible de poursuites pour terrorisme. Et si les bibliothèques offrent la possibilité d’étayer des revendications politiques, la prochaine étape dans la lutte contre le terrorisme sera-t-elle de les fermer?

Dans un autre registre, un des prévenu se voit reprocher des rendez-vous « conspiratifs » avec d’autres inculpés. « Ils ont régulièrement convenu de rencontres, sans en évoquer le lieu, le moment et la nature », précise l’acte d’accusation. Element manifestement aggravant : cette personne est « active dans les milieux d’extrême-gauche » .

Chez l’un des accusés, la police a trouvé une liste de noms et d’adresses mentionnant trois des personnes poursuivies. Preuve supplémentaire du réseau terroriste : Andrej Holm entretiendraient des contacts étroits avec les trois personnes restées libres. Il aurait en outre joué un rôle actif « dans la résistance mise en scène par les milieux d’extrême-gauche, au sommet de l’économie mondiale en 2007 à Heiligendamm ». Et présenté un « comportement conspiratif » en n’ayant pas son téléphone portable sur lui lors d’un rendez-vous.

http://www.krise-und-kritik.de/2007/08/17/preuves-du-crime-des-articles-de-presse-et-l%e2%80%99acces-a-des-bibliotheques/


[The Guardian 01/06/07 Trad. Gregwah]
Le célèbre quartier de Kreuzberg à Berlin, connu pour son esprit frondeur et rebelle, se bat pour rester l’une des dernières zones urbaines en Europe dans laquelle aucune McDonalds n’est installé. Surnommée la campagne des « Bürger » (citoyens) contre les (Ham)Burger, l’opération menée par un groupe de militants dans le cadre du contre-G8 veut empêcher la chaîne de restauration rapide d’ouvrir une enseigne dans ce quartier réputé dans toute l’Allemagne pour son caractère multi-culturel et anti-conformiste.

Ce magasin serait la 60è enseigne de la chaîne à Berlin. (…) « S’ils construisent ce magasin, Kreuzberg va finir par ressembler à Heiligendamm, » explique Sarah Miller, 29 ans, americano-allemande et fondatrice de la campagne. Heiligendamm est le village sur la côte de la Baltique où 16 000 policiers et 11 000 soldats sont retranchés pour protéger 8 chefs d’état réunis pour le sommet du G8. La direction de McDonalds Allemagne a précisé ne pas comprendre la réaction des habitants du quartier étant donné qu’ils ont acheté ce terrain et fait connaître leurs intentions depuis plus de cinq ans.
http://environment.guardian.co.uk/food/story/0,,2089481,00.html


Interview avec une toto (Vidéo MOV 6 Mo) Vol de cailloux… (vidéo AVI.OGG – 16 Mo)

Cliquez sur les images pour voir les vidéos

Montage d’images : « Blinde Gewalt »‘

Et quand les totos font du cinéma, c’est sacrément mégalo « one demonstration will change history » – ben ma vieille !

Et vous n’échapperez pas à la « Carmina Burana » de Orff – comme quoi, même les gauchiss’ apprécient la musique néo-fasciste et les marches militaires


Une petite vidéo qui en dit long sur l’ambiance à Rostock lors des manifs contre le sommet du G8. 100 000 manifestants « alter » avec une multitude de revendications (les poulets africains, la défense des syndicats, les LGBT…) et un petit groupe d’anarcho-punks militarisé qui évacue son mal de vivre en crachant sur les passants et en jettant des cailloux sur les flics…

Au milieu de tout cela, Monty Schädel, organisateur de la manif, essaie de parlementer avec la police en disant « Ne venez pas ici, vous ne faites que provoquer les anars » et Hans-Christian Ströbele, député Vert allemand, chef du groupe des gauches au Parlement régional, secoue tristement sa crinière blanche « Je ne comprends pas, je ne comprends pas… »

Pour moi qui ne suis plus tout jeune, cela me rappelle furieusement l’été 1977… 30 ans après rien n’aurait donc changé en Allemagne ? (cliquez sur l’image pour voir la vidéo)

Manifs à Rostock


Un vrai camp scout… Soleil, Socialisme et Sueur 🙂

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Comme toujours en Allemagne, il y a plus de flics que de manifestants et la violence est palpable… Même au plus fort des émeutes de 2005 on a jamais vu en France un fonctionnaire de police dégainer son arme de service et la pointer sur la foule. Là c’est quotidien (voir photo ci-dessous).

Et de l’autre côté on croise des gamines au cheveux multicolores et habillées au dernier cri de la mode « alter » (piercing à 500 Euros, baskets à 460 Euros, Jeans à 200 Euros) qui trimballent des cocktails molotov dans leur besace.

Côté flic on dit « C’est la bande à Baader qui revient », côté totos on dit « C’est Hitler qui revient »… Des deux côtés, on se joue une pièce de théâtre romantico-militaire.

Les __vrais__ résistants, en Palestine, en Irak, au Liban, en Tchétchénie, ne se trompent pas de cible et ne perdent pas leur temps à jouer à la pseudo insurrection.

Là, ce ne sont que des clowns encagoulés en noir d’un côté et des petits fonctionnaires casqués de blanc de l’autre. C’est aussi stérile que pathétique !