Fatah Al-Islam



Samir Geagea est le premier suspect dans l’assassinat de Pierre Amine Gemayel, qui lui a permis de mettre la main sur la Phalange et réactiver ainsi ses commandos de tueurs, les « Forces Spéciales ». En 2006, l’armée libanaise avait arrêté un commando qui s’entrainait à réaliser des assassinats – le chef de la sécurité de Geagea en faisait partie. L’affaire avait été vite éttoufée. La liste des actions terroristes, assassinats (certains de sa propre main), tortures et atrocitées commises par Geagea et ses hommes est longue… si ce taré prend le pouvoir au Liban, la guerre civile ne sera pas loin. On a déjà connu cela dans la période 1975-1990

Il est intéressant de relever la « sympathie » exprimée par Condoleeza Rice pour ce personnage – pourtant visé par une enquête internationale pour crimes de guerre et que de nombreux anciens collaborateurs traitent publiquement de « psychopathe meurtrier ». Cela confirme bien l’adage U.S. popularisé par Henry Kissinger : « C’est un fils de pute, d’accord, mais c’est NOTRE fils de pute ».

A noter aussi que Geagea est un enfant chéri des Israéliens, qui le soutiennent par tous les moyens via les canaux des anciens de l’Armée du Liban Sud. Il faut dire que – en matière de détestation des Palestiniens et du Hezbollah, la Phalange libanaise est encore plus à droite que Avigdor Lieberman…

Tout cela entre bien évidemment dans le vaste projet de déstabilisation du Liban orchestré par les Néo-cons et Israël afin de « remodeler le Proche-Orient » à leur avantage

[Backchich – 17/04/2009]

A l’approche des législatives au Liban, l’ambassadeur de France, André Parant, fait publiquement campagne pour Samir Geagea, chef de file de l’Alliance du 14 Mars.

« C’est plus fort que lui. Il ne peut pas s’en empêcher ! » s’exclame un diplomate français en poste à Beyrouth, « l’ambassadeur André Parant n’arrête pas de faire des déclarations publiques en faveur de Samir Geagea ; de multiplier les propos élogieux à l’encontre du Hakim ». Ça la fout plutôt mal en pleine campagne électorale, les élections législatives étant annoncées pour le 7 juin prochain.

En arabe, « al-Hakim », c’est le « docteur ». C’est comme cela que tous les admirateurs de Samir Geagea l’appelle depuis les années soixante-dix, lorsqu’en pleine guerre du Liban, il interrompit ses études de médecine pour devenir l’un des chefs militaires du parti phalangiste avant de carrément mettre la main sur les Forces libanaises après l’assassinat de Bachir Gemayel en 1982.

Fondé par Pierre Gemayel en 1936, rentré enthousiasmé des jeux olympiques de Berlin, la Phalange qui allait se transformer en Forces libanaises, puis en parti politique après l’accord de Taëf (1989) mettant fin aux quinze années de guerre civile, fait aujourd’hui parti de la coalition « pro-occidentale » dite du « 14-mars », aux côtés de Saad Hariri, le fils de l’ancien premier ministre Rafic assassiné en février 2005 et de Walid Joumblatt, le chef féodal des Druzes qui change de camp avec les aléas du vent. Les Forces libanaises d’aujourd’hui ont conservé leurs inspirations mussoliniennes et filiations fascistes : « Ni Orient, ni Occident ! », le vieux slogan des Phalanges avait beaucoup séduit Condoleezza Rice, l’ancienne secrétaire d’État américaine qui, elle-aussi, ne tarissait pas d’éloges à l’encontre de Samir Geagea, « idéaliste tout autant inspiré que désintéressé ». (suite…)


Nous avons reçu pas mal de réactions suite à la publication de la dépèche sur l’arrestation des frères Al-Jarrah au Liban, proches parents de Ziad Al-Jarrah, un des « pilotes du 11 Septembre », arrêtés par la police libanaise alors qu’ils faisaient entrer du matériel d’espionnage ultra-sophistiqué fourni par le Mossad et qui ont avoué être commandités pour espionner les partis politiques libanais.

La presse francophone ayant été très discrète sur cette affaire et n’ayant, à l’époque, fourni aucun compte-rendu sur le démantèlement en 2006, de cellules terroristes israéliennes opérant sur le territoire libanais, nous publions ici un extrait de l’enquête réalisée par Thierry Meyssan et Jürgen Cain Külbel sur ce réseau terroriste israélien… réseau qui pourrait fort bien être le vrai responsable de l’attentat ayant coûté la vie au Premier Ministre Hariri. Cela faisait longtemps que, dans la stratégie Néo-con et Grand-Israélienne, le Liban faisait partie des dominos à faire tomber. George W. Bush lui-même avait donné la liste en 2001 : Irak d’abord, puis le Liban, la Syrie et enfin l’Iran.

[Thierry Meyssan – L’Effroyable Imposture n°2 – détruire et contrôler le Moyen-Orient  ]

Le 14 juin 2006, le nouveau chef de la commission d’enquête onusienne sur l’assassinat du Premier Ministre libanais Rafic Hariri, Serge Brammertz, présente son rapport au Conseil de sécurité. Au vu du compte-rendu de séance, son intervention très factuelle et prudente contraste avec les scoops spectaculaires de son prédécesseur.

« La Commission est parvenue à un certain nombre de conclusions préliminaires, a indiqué M. Brammertz.  L’explosion qui s’est produite le 14 février 2005, à 12 heures 55 minutes 5 secondes, était une explosion en surface et non pas souterraine. Un explosif improvisé de taille importante placé dans un véhicule Mitsubishi a explosé alors que le convoi de Rafik Hariri passait à proximité.  L’explosif improvisé contenait au moins l’équivalent de 1 200 kilogrammes de TNT, et la détonation a été déclenchée, dans le cas le plus plausible, par quelqu’un qui se trouvait soit à l’intérieur, soit devant la camionnette de marque Mitsubishi.

La Commission ne pense pas que la responsabilité de l’attaque, qui a été revendiquée au moyen d’enregistrement vidéo transmis à l’agence Reuters et à la télévision Al Jazeera juste après l’attentat, soit vraie.  En fait, l’ADN résultant des restes humains recueillis sur les lieux de l’explosion, et qui a été analysée, montre que Ahmed Abou Adass, qui a revendiqué la responsabilité de l’attentat, ne peut être la personne qui a déclenché l’explosion qui a coûté la vie à Rafik Hariri et les 22 autres personnes, a dit M. Brammertz.

Le crime commis contre Rafik Hariri est un assassinat ciblé, a poursuivi M. Brammertz en indiquant que la quantité d’explosifs utilisée et l’amplitude de la détonation visaient à tuer l’ex-Premier ministre libanais même si son véhicule n’était pas atteint de plein fouet par l’explosion.

La Commission travaille sur deux hypothèses en ce qui concerne la manière dont l’attentat a été orchestré.  En premier, elle considère la possibilité que l’attaque ait été organisée et perpétrée de manière compartimentée.  Dans cette hypothèse, plusieurs personnes auraient été impliquées dans la planification, la reconnaissance du terrain, la préparation de la charge explosive, l’achat de la camionnette, le choix de l’individu chargé de faire exploser la charge et la fabrication de la vidéo revendiquant l’attentat.  Chacune de ces étapes de l’attentat aurait été confiée à des gens qui n’avaient aucun contact entre eux et qui ne se connaissaient sans doute pas.

La deuxième hypothèse, quant à elle, amène la Commission à envisager que tout le processus ayant abouti à la mort de Rafik Hariri ait été confié à un noyau dur, un seul petit groupe.

Concernant les commanditaires de l’attentat, la Commission a développé un certain nombre d’hypothèses et de scénarios, a dit M. Brammertz. (…) À cet égard, la Commission poursuit les interrogatoires qu’elle conduit avec des personnes qui pourraient l’aider à clarifier les cadres et structures formels et informels qui prévalaient au Liban et dans sa région au moment de l’assassinat.  La Commission interroge à cet effet des officiels libanais et syriens provenant de différentes organisations et agences.

Passant à la coopération de certains États Membres avec la Commission d’enquête, M. Brammertz a dit que le niveau d’assistance qui lui a été fourni par la Syrie au cours de la période dont parle le rapport a été globalement satisfaisant.  La Syrie a répondu à temps à toutes les requêtes, et sur certains points les réponses qu’elle a fournies étaient détaillées. (…)

Le nombre de requêtes pour assistance soumises à d’autres États Membres a également augmenté.  Depuis le 15 mars 2006, la Commission en a soumis 32 à 13 différents États Membres, ce qui montre le caractère international des procédures liées à l’enquête.  Les interactions avec le gouvernement du Liban sont excellentes à tous les niveaux et l’engagement et le soutien du Procureur général libanais et des juges d’enquêtes ont été cruciaux pour les progrès effectués par la Commission, a dit M. Brammertz. Le Gouvernement libanais, les forces armées, et les Forces de sécurité intérieures assurent à la Commission la sécurité dont elle a besoin pour s’acquitter pleinement de son mandat, a dit M. Brammertz.

Le Chef de la Commission d’enquête a ensuite indiqué que la Commission avait poursuivi l’assistance qu’elle fournit aux autorités libanaises concernant les 14 attaques survenues depuis le 1er octobre 2004.  La Commission s’efforce de faire avancer le statut de chacun de ces cas et de les intégrer de manière à établir des liens potentiels entre eux. (…) du point de vue analytique, les affaires peuvent être liées de manière diverse et sous des perspectives différentes, notamment par les similitudes de leur modus operandi et de leur intention »[Traduction de l’auteur, voir original dans les notes en fin d’article].

Pendant que M. Brammertz enquête sur les crimes passés, l’Histoire continue. Si Rafik Hariri a été assassiné au moment où il nouait le dialogue avec le Hezbollah, Hassan Nasrallah aurait dû être assassiné à son tour, un an plus tard. Mais les services secrets de l’armée libanaise déjouèrent le complot[voir Note 2 en fin d’article].

Au cours du premier week-end d’avril 2006, l’armée arrête neuf « membres bien entraînés d’un réseau », huit Libanais et un Palestinien, qui préparaient l’attentat. Ce « groupe d’individus organisés, tous professionnels et bien entraînés » devait l’exécuter lors de la séance du Dialogue national qui se déroulait alors entre les chefs des fractions politiques libanaises, avec la médiation ostentatoire de l’Égypte et de l’Arabie saoudite, et la discrète et efficace présence russe.

Le général de brigade Saleh Suleiman, porte-parole de l’armée, déclare que l’affaire en était « au stade de la préparation » et n’avait pas encore atteint le « stade de l’exécution ». La bande avait espionné depuis début mars tous les déplacements de Nasrallah et était équipée de roquettes anti-chars qui, le jour de l’attentat, devaient faire sauter le véhicule blindé du secrétaire général du Hezbollah. Les autorités mettent la main sur un important arsenal de lance-roquettes, grenades à main, fusils à pompe, fusils mitrailleurs, pistolets et silencieux ainsi que toute une batterie d’ordinateurs et de CD-ROM.

Selon le quotidien libanais As-Safir, il était prévu qu’un tir de roquettes de fabrication états-unienne fasse sauter Nasrallah et son véhicule blindé, le 28 avril à Beyrouth[iii]. Selon les interrogatoires des prévenus menés par le juge militaire Rashid Mizher, 90 personnes au moins étaient impliquées dans la préparation du crime. Certaines d’entre elles auraient épié le convoi de Nasrallah durant 40 jours, tandis que d’autres auraient transformé un garage en cache d’armes, où elles auraient dissimulé des roquettes états-uniennes, des fusils mitrailleurs russes et des grenades à main chinoises. Les organisateurs avaient aussi essayé de se procurer du C4 et d’autres explosifs, car ils projetaient d’autres assassinats de personnalités ainsi que des attentats à l’explosif, y compris contre des mosquées.

Les conjurés – qui avaient été arrêtés à proximité du quartier général du Hezbollah au Sud de Beyrouth, sont d’abord interrogés par des hommes appartenant aux services secrets militaires avant d’être remis aux mains du juge des affaires militaires. Les autorités poursuivent leur recherche d’autres complices et tentent de démasquer les commanditaires, c’est à dire « tout État ou parti qui financerait, entraînerait et équiperait le réseau ».

Commentant ces informations, Hassan Nasrallah met en garde ses concitoyens. Selon lui, ce complot, comme l’assassinat de Rafik Hariri et de plusieurs autres personnalités, participe d’un plan unique de sabotage du dialogue national et de relance de la guerre civile[iv].

Un ancien député, membre du Mouvement du Futur (le parti du clan Hariri) avait procuré aux conjurés des permis de port d’armes de différentes catégories. Cet homme, Salim Diyab, ancien directeur de campagne de Hariri junior, ancien ami intime de Hariri senior est considéré comme étant le « chef offensif de la branche politico-militaire » de son parti. Dès juillet 2005, il avait fait distribuer des armes à ses partisans. Un membre du Parti socialiste progressiste de Walid Joumblatt est également arrêté par la police.

L’anéantissement du réseau terroriste préserve le pays des troubles politiques internes. Selon des informations qui filtrent des milieux libanais du renseignement, le groupe terroriste comptait sur l’assassinat de Nasrallah pour provoquer dans le pays – à l’image de ce qui se passe en Irak – des tensions religieuses sectaires entre sunnites, chiites, alaouites, duzes, maronites, coptes, etc. (suite…)


Et oui ! Au début vous pensiez être tranquille, puisque, la « Guerre Mondiale Contre le Terrorisme » ne visait que des basanés aux cheveux noirs et avec des looks d’arabe (en gros le look qui vous interdit généralement d’entrer dans une boite de nuit)…

… mais maintenant tout le monde est suspect !  Même les blancs, blonds aux yeux bleus.

Vous étiez bien naif de croire que la machine de surveillance totale allait s’arrêter aux bougnouls et autres aliens… la peur de la cinquième colonne est si puissante, qu’elle va permettre de faire passer le flicage de toute la société.

Vous remarquerez que, pour les forces de police U.S., si vous n’êtes pas blanc et blond au yeux bleus, vous n’êtes pas « comme nous » (et donc automatiquement suspect)…

Al Qaïda tente de donner un nouveau visage au terrorisme
[Gregor Seither – IES News Service – 30/03/2008]

Pour le directeur de la CIA, le général Michael Hayden, il ne fait aucun doute que les Etats-unis sont sous la menace directe d’une attaque organisée par des combattants d’Al Qaïda formés dans les camps que l’organisation entretient dans la région montagneuse à la frontière entre le Pakistan et l’Afghanistant.

Et la plus grande crainte du Général Hayden est le fait que ces combattants nous ressembleront.

« Il est clair que, au cours de ces 18 derniers mois, Al Qaïda a été en mesure de reconstituer et de développer ses camps d’entrainement et ses refuges dans la zone frontalière entre l’Afghanistan et le Pakistan » à déclaré Michael Hayden cette semaine lors de l’émission « Meet the Press » de la chaine NBC.

« Nous savons qu’ils envoient des agents se former dans ces camps, des agents qui n’attireraient pas votre attention si vous les voyiez faire la queue au guichet d’immigration à l’aéroport de Dulles. Des gens comme vous et moi. »  a déclaré M. Hayden

Pour les experts en lutte anti-terroriste, il est évident qu’Al Qaïda sait qu’elle ne poura pas renouveler son opération du 11 Septembre 2001, qui avait été perpétré par 19 militants islamistes arabes.

« Aujourd’hui, l’organisation d’Ousama Ben Laden préfère recruter des blonds aux yeux bleus », affirment des représentants du Département d’Etat. « Ils ne se font pas remarquer, sont souvent porteurs de passeports qui n’attirent pas l’attention des autorités et peuvent donc voyager sans problème. »
« La grande crainte de l’Administration Bush est que des terroristes à l’allure anodine, des gens comme nous, détenteurs de passeports Européens ou même Américains, puissent franchir sans encombre les contrôles aux aéroports U.S » explique Michael Sheuer, ancien directeur de l’unité spéciale de la CIA chargée de la traque d’Ousama Ben Laden et auteur du livre  « Marching Toward  Hell: America and Islam after Iraq. »


Action internationale en solidarité avec Gaza 31 mars – 1er avril 2008
[ISM France – 29/03/2008]

En finir avec le siège de Gaza ! En finir avec la complicité du monde sur l’occupation et les crimes israéliens contre le peuple palestinien !

Un groupe de participants internationaux a décidé d’agir contre la complicité de nos pays dans le siège inhumain et dévastateur de la Bande de Gaza.

Une délégation constituée de participants d’Autriche, d’Ecosse, d’Espagne, de France, de Grèce, de Jordanie, d’Inde, d’Italie, de Norvège, des Pays-Bas, du Pays Basque, de Palestine, de Turquie, envisagent d’essayer d’atteindre le côté égyptien de la frontière avec Gaza pour livrer un camion de nourriture et de médicaments, et en protestation contre le siège inhumain imposé au peuple de Gaza, avec la complicité de nos propres gouvernements. (suite…)


Et comme par hasard cette base militaire se trouve à une centaine de kilomètres seulement de la zone d’action de « Al Qaïda au Maghreb ».

Et comme par hasard, au moment où le public pose des questions génantes sur cette base secrète, les braves petits gars d’Al Qaïda viennent nous faire une « piqure de rappel » en enlevant des touristes occidentaux… la peur du « terroriste », ça marche toujours pour faire taire les critiques…

Et comme par hasard la base militaire est tenue par des mercenaires qui ont déjà trempé dans des sales coups en Afrique (Executive Outcomes) ainsi que par certains des officiers qui ont trempé dans la sale guerre algérienne des années 1990 (cf. Qui a tué à Benthala de Yous Nesroulah et Salima Mellah)

Comme par hasard…

La base américaine en Algérie précisément localisée

[Mecanopolis – 26/03/2008]

Différentes source d’informations se recoupant permettent maintenant de localiser précisément cette base américaine.

Elle est située à côté de l’oasis d’Ihérir, à 110 km nord-ouest de Djanet, et à 220 km de la frontière libyenne dans le Tassili des Adjer. A 120 km au nord, se trouve la bourgade d’Illizi, l’endroit exact où les touristes, allemands, suisses et autrichiens avaient été enlevé le 18 août 2003.

Deux généraux algériens jouent un rôle essentiel dans le fonctionnement de cette base :

– Le général Kamel Abderrahmane, ancien colonel à la DRS du CPMI. Il dirige aujourd’hui la deuxième région militaire, celle d’Oranie. Il a été chargé de la couverture médiatique de l’affaire des otages et de celle de l’installation de la base américaine. Il aurait acheté le “Quotidien d’Oran” en se servant d’un prête-nom. Ceci expliquerait les “révélations” faites par ce journal sur le prétendu plan anterroriste américain.

– Le général Abdelmajid Saheb, qui dirige depuis 1999 la 4ème région militaire, comprenant Ouargla et Djanet. Il a reçu pour mission d’assurer la coordination du transport des engins et équipements nécessaires à l’installation de la base. Chef de la région depuis quatre ans, il la connaît bien pour avoir été l’adjoint du commandant précédent. Il a en outre effectué plusieurs déplacements aux Etats-Unis pour recevoir des instructions.

Mais il y a encore plus surprenant. L’armée américaine ne peut suffire à la tâche, assignée par le commandement, de quadrillage de la planète. Ceci explique le recours à une entreprise, fournissant des mercenaires, pour assurer la sécurité de la base.

Il s’agit “d’Executive Outcomes,” ou du moins de ses héritiers. Cette société jouit d’une unité de travail à la caserne algéroise de Ben Aknoun, là où se tient la DRS. Elle dispose aussi d’un bureau de liaison à Ouargla, siège de la 4ème région militaire dirigée par le général Abdelmajid Saheb.

Nous avons obtenu quelques noms des cadres oeuvrant en Algérie dans le cadre de cette opération :

Le commandant Emanuel Damink. Ancien des renseignements sud-africains sous le régime de l’apartheid, il a la charge du recrutement et de la collecte des renseignements sur les réseaux islamistes dans le monde. Entre autres missions, il a lui-même assuré l’évacuation vers les États-Unis de pièces d’équipements nucléaires entreposées par l’Irak sur le sol algérien. Ce transfert était une condition impérative au maintien des bonnes relations entre Alger et Washington.

Le capitaine Stefan Desmond. Ancien officier du contre-espionnage sud-africain. Expert en armes chimiques et en explosifs, il aurait supervisé le largage de gaz de combat sur des maquis islamistes en Algérie. Chargé de la sécurité intérieure d’Executive Outcomes, on le présente aussi comme un spécialiste de la torture dite “scientifique.”

Les Français ont quelques raisons de lui en vouloir car il a monté des mises en scène macabres de prétendus charniers de l’armée française. Les squelettes, supposés remonter à l’époque coloniale, avaient les mains attachées dans le dos par du fil de fer. Étrangement, et en dépit des années, aucune piqûre de rouille ne marquait le métal.

Desmond est très proche du colonel Othman Tartag, dit Bachir, le chef du CPMI (3) et successeur à ce poste du général Kamel Abderrahamane (voir plus haut). Très brun et les cheveux frisés, Desmond se fait passer pour un Égyptien quand il doit se fondre dans l’environnement.

Le commandant Uri Barsony. Il met en valeur une autre facette de la politique algérienne: les liens tissés entre Alger et les Israéliens. Si Barsony est un ancien officier supérieur sud-africain, il a aussi la nationalité israélienne. Il supervise l’entraînement des hommes d’Executive Outcomes et celui des Forces spéciales algériennes à Biskra. Mais, surtout, c’est lui qui effectue les achats d’armement sur le marché israélien, en particulier les lunettes de vision nocturne, autrefois fournies par les Français, et le napalm, plusieurs fois utilisé dans les montagnes de Kabylie. Barsony travaille en étroites relations avec le Shin Beth, le contre-espionnage israélien. Il s’est rendu à de nombreuses reprises sur l’île de Jerba (Tunisie), afin d’y enquêter,  après l’attentat commis contre la synagogue (avril 2001, 21 morts).

En outre, Barsony apparaît comme l’un des principaux responsables des liens nouvellement tissés entre l’Algérie et Israël. Très proche du général Sadek Kitouni, ancien ambassadeur d’Algérie en Afrique du Sud, il a travaillé avec lui à la création d’une “Association d’amitié et de solidarité économique Algérie-Israël,” installée à Alger.

Barsony n’est pas seul à s’activer en faveur du rapprochement entre Israël et l’Algérie. Déjà cité, son collègue Damink a organisé un voyage en Italie au cours duquel Abdelaziz Bouteflika, le Président de la République, a rencontré Dany Yatom, l’ancien patron du Mossad (5). Il a aussi mis sur pied des stages de formation d’officiers de la DRS (2) au centre du Mossad basé dans la banlieue de Tel-Aviv.

On mesure l’importance prise par les mercenaires sud-africains en Algérie. On se demande cependant la raison de leur présence autour d’une base perdue dans le désert.

Uri Barsony donne, à qui veut l’entendre, trois raisons: La lutte contre l’islamisme, la protection des champs de pétrole, et celle des gisements d’uranium.

Manque de chance. L’affaire d’otages est sans doute montée par les services algériens dans la région de la base d’Ihérir, et quant aux champs de pétrole, ils sont à plus de 300 km et les mines d’uranium sont dans un autre pays, le Niger, à 700 km.

http://mecanopolis.wordpress.com/2008/03/25/la-base-americaine-en-algerie-precisement-localisee/


The Power of Nightmares. Al-Qaïda, pure création des services secrets américains

http://aucoursdureel.blogspot.com/2008/03/en-qute-de-donnes.html

Pour ceux qui douteraient que les vrais articles de fond sur le monde mondialisé se trouvent davantage sur Internet que dans la presse écrite formatée et alignée au Nouvel Ordre Mondial, voici un exemple. Cet article est d’un certain Morice, rédigé le jeudi 13 mars 2008.

Que j’aimerais retrouver ces débats de fond et ces informations véritables à des heures de grande écoute sur une chaîne hertzienne!(…)

LE TERRORISME A BON DOS

[Agoravox – 13/03/2008]

J’ai mis en ligne récemment dans un post lors d’une conversation sur le forum Agoravox une référence qui en a étonné plus d’un, et que j’imaginais plus connu que cela : celle d’un remarquable reportage de la BBC, intitule « The Power of Nightmares », signé Adam Curtis, qui détonne plutôt dans le paysage audiovisuel ( http://news.bbc.co.uk/2/hi/programmes/3755686.stm ) .

Et pourtant, il n’est pas tout récent, date de 2004, a été diffusé pour la première fois par la BBC le 18 janvier 2005, et affirme sans ambages… qu’Al-Qaïda n’existe pas, tout simplement.

Evidemment ça peut en choquer certains, même trois ans après la sortie du film. Les plus incrédules d’entre nous, qui depuis 2001 gobent tout ce que la propagande gouvernementale américaine veut bien leur faire gober (il y en a, et pas mal ici même chez Agoravox !).

Dans ce remarquable reportage , les auteurs, qui ne sont pourtant ni islamistes ni illuminés, arrivent à démontrer avec brio que la « guerre au terrorisme » n’est qu’une création de l’esprit, et que son outil principal s’appelle Al-Qaïda, pure création des services secrets américains.

A voir les marchés ensanglantés de Bagdad ou les attentats revendiqués, on est en droit de crier au fou. Et pourtant. A bien y regarder, nos journalistes sont plus que crédibles dans leurs assertions, Curtis étant une sommité reconnue, et rejoignent directement des thèses comme celle développées par Webster G.Tarpley, dans sa bible de La Terreur fabriquée  (aux Editions demi-lune) dont on ne saurait trop recommander la lecture.

Dans le reportage, un ancien gradé de la CIA n’y va pas par quatre chemins : “Al Qaeda is not an organization. Al Qaeda is a way of working … but this has the hallmark of that approach.” Voilà c’est dit une bonne fois pour toutes.

Vous vous dites que ça ne tient pas debout, comme théorie ? Et pourtant. Il faut revenir aux sources de la fondation d’Al-Quaïda pour s’apercevoir du décalage énorme entre ce qui en a été dit ou ce qu’on peut encore en dire aujourd’hui, et la réalité. (suite…)


[Agoravox – 13/03/2008]

(…)

Un journaliste plus curieux que la moyenne va plus loin, beaucoup plus loin encore dans cette quête de la vérité sur ces actions horribles. Il est pourtant de la BBC, radio et télévision d’Etat, et affirme lui que des « escadrons de la mort » circulent librement à Bagdad.

On en connaît le principe : pour rejeter la faute d’un groupe sur un autre, on fait exploser quelque part une bombe qui laisse suffisamment de traces accusant l’un des deux groupes. Il ne reste plus qu’à attendre les représailles et à compter les points bien au chaud. Tout gouvernement corrompu a pratiqué un jour ce genre de sport. Un ministre irakien en place l’a même avoué « Iraq’s interior minister has admitted death squads and other unauthorised armed groups have been carrying out sectarian killings in the country. »

L’auteur apportant d’autres précisions : « The ministry of the interior in Baghdad, which is run by the CIA, directs the principal death squads. Their members are not exclusively Shia, as the myth goes. The most brutal are the Sunni-led Special Police Commandos, headed by former senior officers in Saddam’s Ba’ath Party. This was formed and trained by CIA« , dit John Pilger, qui évoque clairement une collusion entre d’anciens partisans de Saddam Hussein et les Américains !

Un comble, et bien le contraire en tout cas du langage officiel ! A deux étages, la collusion : non seulement c’est un ancien Baassiste qui aide les soldats américains, mais aussi les troupes de la mort sont sunnites et non chiites ! Une accusation gravissime !

Qui accuse des vétérans d’une bonne vieille méthode inaugurée il y a bien longtemps déjà : « According to the investigative writer Max Fuller (National Review Online), the key CIA manager of the interior ministry death squads ’cut his teeth in Vietnam before’ in Vietnam before moving on to direct the US military mission in El Salvador« … Du Vietnam à l’Irak, en passant par le Salvador. Le terrorisme a décidément souvent bon dos au pays de la liberté… A vous de vérifier davantage désormais ces informations qui fleurent tant la propagande éhontée. (suite…)


[Agoravox – 13/03/2008]
(…) Un autre phénomène de désinformation choquante est celle des attentats de début d’année à Bagdad, (…) L’explosion fait alors mauvais genre car elle tombe mal question relations publiques.

Qu’à cela ne tienne, dans la journée on va lui rajouter une dimension ignominieuse, censée provoquer encore plus de dégoût chez des gens comme vous et moi, dans le but de démontrer que l’horreur est telle… que n’importe quelle répression pourrait être acceptée. Du genre… admettre et surtout ne pas condamner la torture de prisonniers, par n’importe quel supplice, peu importe… pourvu qu’on puisse démontrer qu’un seul aveu éviterait une tuerie de ce genre.

Souvenez-vous : un officiel, quelques heures après les attentats, annonce que les deux kamikazes sont des femmes, et qu’elles sont… trisomiques. Le terme, édulcoré dans les traductions françaises de l’annonce des attentats, est bien présent dans les originaux.

C’est d’abord un général américain qui s’y colle pour dénoncer l’odieux attentat : « a U.S. military spokesman for the Baghdad area, Lt. Col. Steve Stover, also said at the time that medical experts with his division had examined the photos and agreed the women probably suffered from the genetic disorder. « They were both females and they both looked like they had Down syndrome. »

Puis c’est à un chef de la police irakienne, aux ordres, on le sait, des Américains : « Lt. Gen. Abboud Qanbar, the chief Iraqi military commander in Baghdad, said soon after the attacks that photos of the women’s heads showed they had Down syndrome, but he did not offer any other proof« .

Un autre insiste encore pour la thèse déjà évoquée « We found the mobiles used to detonate the women, Major-General Qassim Moussawi, an Iraqi military spokesman, said. He said that both women had Down’s syndrome. »

Mais très vite, déjà, les conclusions bien hâtives des militaires sont mises en doute par les journalistes sur place « A cell phone image of one of the heads viewed by The Associated Press was inconclusive. » « There was speculation that the heads could have been distorted by the blast, leading police initially to believe they had Down syndrome. »

Cela n’empêche un intervenant de poids d’affirmer que ce sont bien des femmes atteintes de trisomie 21, en insistant sur le fait que c’est donc encore plus horrible que d’habitude, si tenté que l’on puisse parler d’habitude « Iraqi and American officials blamed al-Qaeda, and accused the terrorist organisation of plumbing new depths of depravity. » C’est obligatoirement Al-Quaïda , puisque c’est pire que la « normale ». Dont acte. (suite…)


[Comaguer – Mondialisation.ca – 18/03/2008]

 

Le magazine US VANITY FAIR vient de publier, dans son édition datée d’Avril, un long article sur les plans et les actions du gouvernement US visant à imposer ses hommes à la tête de la Palestine. Son auteur est DAVID ROSE, journaliste britannique qui collabore régulièrement au magazine anglais THE OBSERVER.

Il ne s’agit pas de menées de groupes ou de lobbies à l’intérieur de la machine politique et administrative étasunienne mais d’une action directement organisée par CONDOLEEZA RICE et le Département d’Etat et ELLIOTT ABRAMS conseiller à la Sécurité Nationale.

L’opération commence dès la mort de YASSER ARAFAT en Novembre 2004. Washington décide alors de tout mettre en œuvre pour porter à la tête de l’Autorité Palestinienne un leader et une équipe dirigeante totalement soumise à Washington.

L’homme clé du dispositif est MUHAMMAD DAHLAN, homme fort du FATAH, conseiller national pour la sécurité de MAHMOUD ABBAS ; DAHLAN a des relations étroites avec la CIA et la FBI depuis les années 90 et BUSH le désigne, en public comme « un solide leader » , en privé comme « notre homme ». (suite…)


LA BOMBE DE GAZA

[Vanity Fair – Avril 2008 – Trad. Grégoire Seither]
N’ayant pas vu venir la victoire du Hamas lors des élections de 2006 en Palestine, les « experts » de la Maison Blanche ont réussi à bidouiller une autre opération secrète qui leur a pété entre les mains au Moyen-Orient – à mi chemin entre le scandale Iran-Contra de l’époque Reagan et le foirage sanglant de la Baie des Cochons sous Kennedy.

En s’appuyant sur des documents confidentiels communiqués par des officiels U.S. dégoutés ainsi que des témoignages d’anciens membres des services secrets, notre journaliste d’investigation David Rose montre comment le Président Bush, Condoleezza Rice, ainsi que le conseiller adjoint à la sécurité nationale (NDL&I : et membre éminent du Likud israélien, mais c’est surement un hasard) Elliott Abrams ont équipé et armé une milice dirigée par le chef militaire du Fatah, Muhammad Dahlan et dont les exactions dans la bande de Gaza ont directement conduit à la guerre civile sanglante qui a vu la victoire du Hamas.

Le soutien appuyé des Etats-unis à Dahlan et à sa bande de miliciens corrompus et brutaux a joué un rôle clé dans l’ascension politique du Hamas. Même les Palestiniens modérés ont fini par rejoindre le camp des islamistes, écoeurés par la corruption et la violence du Fatah.

http://www.vanityfair.com/politics/features/2008/04/gaza200804


ROBERT FISK : « Les Arabes veulent se libérer des Occidentaux »
[Sid Ahmed Hammouche – El Watan, 24 juin 2007]

Vous écrivez dans votre dernier livre (lire ci-dessous ) que le Liban est une nation martyre. Pourquoi ?

L’histoire de ce pays est une tragédie. Il y a eu la guerre civile (1975-1990), les invasions syriennes, israéliennes ou encore les bombardements américains et, cet été, israéliens. Franchement, quand vous êtes un pays coincé entre la Syrie à l’est et Israël au sud, et que vous êtes très proche de l’Occident, c’est difficile d’imaginer de vivre un jour en paix.

Votre avis sur les rumeurs de guerre civile qui circulent au Liban ?

Les Libanais n’en veulent pas. Ils ont trop souffert. Je m’inquiète en revanche de la réaction des jeunes qui participent depuis 3 mois au blocage du pays. Le drame : la jeunesse n’a pas la mémoire de la guerre.

Mais il y a eu des attentats et des émeutes interconfessionnelles…

Il y a même un début de nettoyage ethnique. Des familles chiites quittent des régions sunnites. Et vice versa. Les chrétiens s’entre-déchirent aussi sans vouloir comprendre qu’ils sont les plus grands perdants de leurs luttes intestines. Mais paradoxalement, Beyrouth reste une ville ouverte. Quand j’arrive de Téhéran, c’est l’Occident. Et quand j’arrive de Genève, l’Orient.

Où est le problème alors ?

Il est avant tout économique. Le chômage est important. Reste que les Libanais ne sont pas seuls à s’inquiéter. J’étais ce matin au Liban-Sud et j’ai parlé avec les hauts responsables de la Finul (Force intérimaire des Nations unies au Liban, ndlr). Ils se demandaient aussi quel sera le futur du pays. Je vous rappelle que 29 armées étrangères sont stationnées au Liban.

Comment la communauté internationale peut-elle l’aider ?

Je serais bien incapable de le dire. En fait, il n’y a probablement pas de solution pour le Liban. Ce pays artificiel n’est pas un Etat comme les autres. Ses institutions ne sont pas adaptées à cette société multiconfessionnelle. En outre, il est gangrené par la corruption, ce cancer du monde arabe. C’est aussi une société patriarcale, une dictature où se mêlent torture et police secrète. Les Occidentaux ne veulent pas comprendre comment fonctionne cette région. Ils envoient juste leurs soldats pour la contrôler. Les Américains ont des bases en Egypte, en Irak et au Koweït. Et maintenant, même dans le Sahara algérien. De cela, personne n’ose parler. Personne ne veut se demander non plus ce que l’armée US fait dans le monde arabe.

(suite…)


[Voltaire 23/06/07]
L’armée libanaise a vaincu les mercenaires du Fatah al-Islam retranchés depuis un mois dans le camp palestinien de Nahr el-Bred. Leur reddition est une victoire pour le président Lahoud, tandis que la mort de leur chef est un soulagement pour le clan Hariri qui les avait indirectement engagés pour combattre le Hezbollah et avait été contraint d’interrompre le versement de leurs soldes à la demande du roi d’Arabie saoudite. Thierry Meyssan revient sur cette opération secrète qui a mal tourné. http://www.voltairenet.org/article149408.html