Rita Katz



Pierre Stamboul, dans :
http://alternatives-international.net/article2712.html?debut_articles_rubrique=75
et ça date du 13 novembre 2008, avant le pas de trop

Le sionisme est bien sûr une forme de colonialisme. L’acquisition des terres dès la fin du XIXe siècle, l’expulsion progressive des Palestiniens, la confiscation du pays et de ses richesses, l’enfermement de la population indigène dans des camps, la séparation (Apartheid) rigoureuse entre les nouveaux arrivants et la population autochtone, tout ceci rappelle fort des phénomènes semblables à ce qu’a connu l’Algérie avec la colonisation française ou plus généralement l’Afrique.

Mais le colonialisme sioniste a une grande spécificité. Sauf peut-être pendant une courte parenthèse entre 1970 et 1990, il ne vise pas à asservir le peuple autochtone en le transformant en peuple de travailleurs bon marché ayant pour seul avenir le statut d’auxiliaire du projet colonial.

Le sionisme vise à expulser le peuple autochtone et à le remplacer. Les sionistes ont rêvé du crime parfait, celui réussi aux Etats-Unis ou en Australie où la population autochtone n’est plus en mesure d’exiger ses droits. Sur ce plan, les sionistes ont échoué.

Le sionisme a triomphé à cause du génocide nazi (en exploitant la mauvaise conscience occidentale) et il a toujours prétendu être LA réponse à la persécution séculaire des Juifs.


Le Pentagone affirme qu’il ne s’agit là que d’un ‘exercice intellectuel’… mais il suffit de regarder autour de soi pour voir que toutes ces méthodes sont déjà en usage sur Internet. La revue « Le Meilleur des Mondes » en est un parfait exemple…

UNE ÉTUDE DU PENTAGONE PROPOSE D’INTERFÉRER DE MANIÈRE ILLÉGALE AVEC LES BLOGS, Y COMPRIS EN RECRUTANT DE BLOGGEURS INFLUENTS, EN CRÉANT DE FAUX BLOGS, EN HACKANT ET EN MODIFIANT LEUR CONTENU, VOIRE EN « ÉLIMINANT » PUREMENT ET SIMPLEMENT DE SITES « CONTRAIRES AUX INTÉRÈTS DES ETATS-UNIS »

[Grégoire Seither – IES News Service – 03/0/2008]

Depuis le début de la guerre en Irak, la question des blogs suscite un vif débat au sein de l’armée des Etats-unis – surtout quand ce sont des soldats et des officiers qui veulent les tenir. Au sein de l’Etat-major, certains pensent que les blogs posent un danger à la sécurité et sont une perte de temps pour les soldats, tandis que d’autres, comme le Gen. David Petraeus et le Lt. Gen. William Caldwell, estiment que les blogs sont une précieuse source d’information et une manière, pour des soldats ordinaires, de « gagner les coeurs » en façonnant l’opinion, tant aux Etats-unis qu’à l’étragner.

Mais il existe une troisième approche, illustrée par une étude réalisée en 2006 pour l’académie militaire des forces spéciales (Joint Special Operations University) et intitulée « Blogs and Military Information Strategy ». Des stratéges de la « guerre de l’information » au sein du Pentagone proposent de recruter des bloggeurs et de faire grimper leur cote en créant du buzz, puis de les utiliser comme outils de propagande. « Embaucher une équipe de bloggeurs influents et leur donner l’ordre d’attaquer verbalement une personne désignée, leur demander de discréditer de manière répétée une information ou une théorie qui va à l’encontre de nos intérèts, ou encore leur demander de faire passer un message spécifique est une option qui mérite d’être prise en compte, » écrivent les auteurs du rapport, James Kinniburgh et Dororthy Denning.

Le rapport précise un certain nombre de méthodes à travers lesquelles l’armée des Etats-unis – et notamment les unités chargées des relations publiques, mais aussi le renseignement ainsi que les équipes d’action psychologique (PsyOps) – peuvent tirer profit du phénomène des blogs (suite…)


[Loubnan ya Loubnan, repris et commenté par Oumma.com – 25/03/2008]

Nous publions cette analyse très documentée sur l’affaire du limogeage du sous-préfet Bruno Guigue. L’auteur revient sur le contexte particulier de l’affaire et sur la campagne médiatique actuelle des défenseurs acharnés d’Israël.

Très intéressant aussi est le rappel de la défense menée par certains intellectuels (ceux-là même qui fustigent Bruno Guigue aujourd’hui !) lesquels considéraient que Redeker n’était pas tenu de respecter un quelconque « droit de réserve » au prétexte qu’il s’exprimait dans un article de presse…qu’il signait pourtant en sa qualité d’enseignant.

ans parler du contenu injurieux de sa prose qui, incontestablement pouvait constituer un motif de trouble à l’ordre public (rappelons que, comme nous le disions dans un précédent article, cela concerne l’un des motifs retenus par l’article 10.2 de la CEDH) surtout dans le contexte hypersensible du monde scolaire.

Rappelons que Redeker s’il n’a pas été sanctionné…a été promu.

Commentaires sur l’affaire du sous-préfet limogé

Vu à la télé et lu sur le Net: «Le sous-préfet de Saintes limogé après un article “anti-israélien”». Et, évidemment, un très obscur «Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme a salué dimanche la décision de la ministre de l’Intérieur».

Comme, à coup sûr, on va se focaliser sur d’autres sujets que ceux qui pourraient être intéressants, je vous livre quelques commentaires. Pas vraiment structurés, je manque toujours cruellement de temps.

Il est fait mention d’«un» article du sous-préfet Bruno Guigue sur le site Oumma.com, et deux phrases sont mises en vedette pour justifier le limogeage: «le seul État au monde dont les snipers abattent des fillettes à la sortie des écoles» et les «geôles israéliennes, où grâce à la loi religieuse, on s’interrompt de torturer pendant Shabbat». L’article en question est intitulé «Quand le lobby pro-israélien se déchaîne contre l’ONU».

Aucun journaliste ne va évidemment lire ce long texte, on se contentera des deux phrases provocatrices (d’ailleurs, on ne se demandera pas beaucoup plus en quoi elles seraient infondées). De l’autre côté, on se laissera entraîner sur la «défense» de la liberté d’expression, manière de se faire promener en dehors des sujets sur lesquels on aurait pourtant quelques chances de pouvoir influer. Oumma publie d’ailleurs un communiqué ultra-convenu et, à mon avis, à côté de la plaque: «Silence dans les rangs»:

La sanction qui le frappe nous montre à l’envi que l’usage d’une saine critique ne peut s’exercer équitablement en France. En effet, si chacun a le loisir aujourd’hui dans notre pays, fonctionnaire ou pas, de critiquer, condamner, dénoncer à peu près n’importe quel Etat, n’importe quelle religion, n’importe quelle personnalité, il existe une exception à cette règle et notre ami Bruno Guigue, que nous assurons de notre total soutien, est puni pour avoir cru à l’existence d’une véritable et totale liberté d’expression au pays des Droits de l’Homme.

Les articles de presse rappellent que Bruno Guigue écrit des articles sur Oumma depuis longtemps (deux ans semble-t-il) et a publié plusieurs livres à L’Harmattan. Il me semblerait donc légitime de se demander: pourquoi maintenant? (suite…)


LA BOMBE DE GAZA

[Vanity Fair – Avril 2008 – Trad. Grégoire Seither]
N’ayant pas vu venir la victoire du Hamas lors des élections de 2006 en Palestine, les « experts » de la Maison Blanche ont réussi à bidouiller une autre opération secrète qui leur a pété entre les mains au Moyen-Orient – à mi chemin entre le scandale Iran-Contra de l’époque Reagan et le foirage sanglant de la Baie des Cochons sous Kennedy.

En s’appuyant sur des documents confidentiels communiqués par des officiels U.S. dégoutés ainsi que des témoignages d’anciens membres des services secrets, notre journaliste d’investigation David Rose montre comment le Président Bush, Condoleezza Rice, ainsi que le conseiller adjoint à la sécurité nationale (NDL&I : et membre éminent du Likud israélien, mais c’est surement un hasard) Elliott Abrams ont équipé et armé une milice dirigée par le chef militaire du Fatah, Muhammad Dahlan et dont les exactions dans la bande de Gaza ont directement conduit à la guerre civile sanglante qui a vu la victoire du Hamas.

Le soutien appuyé des Etats-unis à Dahlan et à sa bande de miliciens corrompus et brutaux a joué un rôle clé dans l’ascension politique du Hamas. Même les Palestiniens modérés ont fini par rejoindre le camp des islamistes, écoeurés par la corruption et la violence du Fatah.

http://www.vanityfair.com/politics/features/2008/04/gaza200804


Les américains sont d’incorrigibles acteurs jouant et rejouant les mêmes scènes, au cinéma comme en politique. A chaque fois qu’ils ont eu à traverser une crise importante, ils ont réagi de la même façon. Le récent pseudo- accrochage du Golfe d’Ormuz qui vient juste de se produire fait partie de la panoplie traditionnelle des réactions américaines à un événement précis. Et de la propension des USA à gérer tout conflit en tentant de le retourner à son profit, en réalisant ici de toute pièces une provocation lui permettant de trouver prétexte à mettre en œuvre sa lourde machine de guerre. La technique s’appelle celle du Golfe du Tonkin, inaugurée par Johnson pour relancer avec brio la guerre du Viet-Nam.

Ce soir, on peut en conclure tout de suite que la manœuvre a beau être grossière, elle risque fort de se reproduire dans les semaines à venir, un peu comme si on voulait préparer le public américain à son caractère inéluctable. Aujourd’hui donc, nous avons eu droit à une simple répétition explicative du processus à suivre. Ou plutôt à son simulacre. Demain, c’est simple… il n’y aura pas de troisième fois : à la moindre attaque, véritable ou pas, la flotte américaine riposte, ou les bombardiers anéantissent sur le champ Téhéran. Car dans l’écriture de ce mauvais scénario, plein de choses ne collent pas dans l’annonce du jour : la source même de l’information, sa crédibilité et jusqu’à l’info elle-même et son contenu. Rien n’indique que quelque chose se soit passé tel qu’on la décrit. On est en pleine fiction, en réalité. En pleine fabrication. En pleine propagande.

En premier la source de l’annonce. Présentée comme un fait de journalisme indépendant, elle est en fait l’œuvre d’un seul homme, lié à une agence très particulière : c’est Tony Capaccio, de l’agence Bloomberg qui est à l’origine de l’annonce. De même que Fox News avait embarqué sur des chars de l’armèe US sillonnant à toute vitesse l’Irak de Saddalm Hussein, l’agence Bloomberg a nommé Carpaccio son correspondant exclusif non pas sur place, dans le détroit d’Ormuz, mais… bien au chaud, au Pentagone. Endroit d’où est donc directement sorti l’annonce, car sur place, bien entendu personne n’a vu l’ombre d’une vedette s’approcher d’un porte avions US. Et personne n’a pensé à le vérifier. Encore moins à sortir le Pentax.

(suite…)


Un article indispensable, de la part de l’auteur de ‘La Guerre des Bush’. La machine de propagande tourne à plein régime, et nos bébés-néo-cons à l’Elysée et au Quai d’Orsay y participent à fond…

Téhéran, complice du 11-Septembre 2001 ou la « fabrique du mensonge » 

[Eric Laurent – AgoraVox – 12/12/2007]

Dans mon dernier ouvrage (Bush, l’Iran et la bombe), j’essaie de décrire comment George W. Bush a planifié une intervention militaire de grande ampleur contre l’Iran. Une décision qui remonte à deux ans, prise dans le plus grand secret, et sur laquelle l’enquête que j’ai menée apporte quelques informations inédites notamment en terme de désinformation et de fausses révélations.

Les fausses révélations ont toujours existé. Dans un livre publié en 1981 [1], qui fascinait William Casey, le directeur de la CIA, la journaliste Claire Sterling expliquait que toutes les organisations terroristes visant l’Occident étaient financées et contrôlées par l’Union soviétique. Une thèse qui s’est révélée aussi fausse que les articles et les livres de l’ancienne journaliste du New York Times, Judith Miller, spécialisée dans la dénonciation des armes de destruction massive de Saddam.

Le dernier avatar est encore beaucoup plus choquant. L’auteur de Countdown to Crisis, Kenneth R. Timmerman, se présente comme un « journaliste d’investigation », ce qui conduit à une réflexion préoccupée sur le sérieux et l’éthique de nombreux confrères américains. J’ai d’abord été fasciné par la couverture. Ahmadinejad, le doigt levé, visage menaçant, est aux côtés du guide de la Révolution qui visite un site de missiles, entouré de militaires. Une vignette rouge placée juste dessous attire mon attention : « Nobel Peace Price Nominee » (nominé au Prix Nobel de la paix). Je pense d’abord qu’il s’agit d’un clin d’œil, d’une plaisanterie au second degré pour souligner le bellicisme des dirigeants iraniens. Puis je découvre l’effarante vérité : l’auteur, Kenneth Timmerman, se présente comme « nominé au Nobel ». Un terme qui n’a aucun sens. Le jury du Nobel choisit, ou non, parmi les multiples candidatures à cette distinction prestigieuse, mais s’il existe un lauréat, il n’y a pas de nominés. Première entorse à la vérité qui, à la lecture, est suivie de beaucoup d’autres.


Téhéran, complice du 11-Septembre

La thèse de Timmerman est simpliste, les preuves inexistantes. L’Iran, selon lui, est le plus impitoyable ennemi des États-Unis, impliqué dans pratiquement chaque attentat terroriste conduit contre les États-Unis depuis 1979. La volonté iranienne de se doter de l’arme atomique n’a qu’un objectif : menacer les États-Unis et leurs alliés. « Il suffit seulement d’un missile nucléaire iranien pour pénétrer le système de défense antimissiles Arrows d’Israël, anéantir une population à forte densité, détruire son économie et briser effectivement l’État. Israël est un pays à “bombe” et les Iraniens le savent. » (suite…)


Même plus besoin de fabriquer des sites islamistes pour rendre public les vidéos des terroristes. Il suffit de les faire passer par un site US « consacré aux terroristes ». Et vous savez quoi, la patronne vient d’Israël et bosse pour le FBI. Trop facile… Pourquoi s’emmerder, hein ?

Sans parler du fait que cette vidéo est hautement suspecte

WASHINGTON (AFP) – Oussama ben Laden affirme qu’il faut intensifier la lutte pour stopper la guerre en Irak dans un message vidéo attribué au chef d’Al-Qaïda et diffusé vendredi par un centre américain de surveillance de sites internet islamistes, le SITE Institute.

Que nous dit SOURCEWATCH sur le SITE Institute ? Rita Katz est la directrice et la co-fondatrice du SITE Institue. Née en Irak, son père a été condamné et exécuté par un tribunal irakien pour espionnage au bénéfice d’Israël, le reste de la famille se réfugiant en Israël [les conditions de cet exil varient selon les sources, parfois il est présenté comme une fuite, parfois comme un émigration]. Elle a passé un diplôme de Middle Eastern Studies à la Tel Aviv University et parle couramment Anglais, Hébreu et Arabe. Elle a émigré aux Etats-unis en 1997 où elle travaille comme enquêtrice indépendendante dans les domaines de la sécurité anti-terroriste.

En 2003 Katz a publié l’ouvrage « Terrorist Hunter » (Harper Collins) dans lequel elle décrit comment elle a infiltré des groupes d’Arabes américains pour enquêter sur d’éventuelles connexions terroristes. Elle était en mission pour le FBI qui l’avait payé 130 000 dollars US pour son travail de « consultante ».

http://www.sourcewatch.org/index.php?title=SITE_Institute

Et la vidéo ? Ah oui… la voici :

http://www.dailymotion.com/video/x2xe4o_2007-ben-laden-reapparait-en-video_news