John Mearsheimer



Dieudonné peut dire merci à Barack Obama et Rahm Emanuel de lui fournir ainsi, sur un plateau, des arguments en faveur de sa campagne….

[Paul Craig Roberts – CounterPunch – 7 mai 2009 – traduction : JPP  pour info-palestine.net]

Paul Craig Roberts a été secrétaire adjoint au Trésor dans l’administration Reagan. Il est co-auteur du livre la Tyrannie des bonnes intentions. Il peut être contacté à l’adresse : PaulCraigRoberts@yahoo.com

Criminaliser la critique d’Israël tue tout espoir pour l’Amérique d’avoir une politique étrangère indépendante pour le Moyen-Orient, une politique qui serve les intérêts américains plutôt que les intérêts israéliens.
Finie la liberté d’expression ?

Le 16 octobre 2004, le président George W. Bush signait le projet de loi du lobby pro-israélien, Loi pour un examen de l’antisémitisme mondial. Cette législation demande au Département d’Etat US de surveiller l’antisémitisme dans le monde entier.

Pour pouvoir surveiller l’antisémitisme, il faut le définir. Quelle est sa définition ? Fondamentalement, tel qu’il a été défini par le lobby pro-israélien et Abe Foxman, il se réduit à la moindre critique d’Israël ou des juifs.

Rahm Israel Emanuel ne perd pas son temps à la Maison-Blanche. Aussitôt qu’il aura obtenu en 2009 le vote de la loi relative à la prévention des crimes de haine, tout Américain qui dira la vérité sur la façon dont Israël traite les Palestiniens et leur vole leur territoire se verra accusé d’un crime.

Ce sera un crime pour les chrétiens de citer le prétexte des juifs dans le Nouveau Testament pour demander la crucifixion de Jésus.

Ce sera un crime d’évoquer l’extraordinaire influence du lobby pro-israélien sur la Maison-Blanche et le Congrès, notamment que les résolutions de l’AIPAC faisant l’éloge d’Israël pour ses crimes de guerre contre les Palestiniens à Gaza ont été adoptées par 100% du Sénat US et 99% de la Chambre des représentants, pendant que le reste du monde condamnait Israël pour sa barbarie.

Ce sera un crime d’émettre un doute sur l’Holocauste.

Ce sera un crime de constater une représentativité disproportionnée de juifs dans les médias, la finance et la politique étrangère.

Autrement dit, cela signifie la fin de la liberté d’expression, de la liberté d’investigation, et du Premier Amendement de la Constitution. Tout fait ou toute vérité dénigrant Israël seront tout simplement celés.

Etant donné la prétention démesurée du gouvernement US qui conduit Washington à faire appliquer le droit américain à tous les pays et à toutes les organisations, qu’arrivera-t-il à la Croix-Rouge internationale, à la Commission des Droits de l’homme des Nations unies et aux différentes organisations des droits de l’homme qui ont demandé des enquêtes sur l’agression militaire israélienne contre la population civile de la bande de Gaza ? Seront-elles mises en accusation pour crime de haine en raison d’une critique « excessive » d’Israël ?

La question est grave.

Un récent rapport des Nations unies, qui reste encore à être publié dans son intégralité, impute à Israël la responsabilité des morts et des blessés dans les locaux des Nations unies à Gaza. Le gouvernement israélien a réagi en accusant le rapport des Nations unies d’être «  tendancieux, manifestement de parti pris », ce qui fait rentrer le rapport des Nations unies dans la liste du Département d’Etat des critiques excessives et des sentiments forts anti-israéliens.

Israël s’en tire à bon compte en utilisant de façon éhontée le gouvernement américain pour réduire au silence les critiques alors que sa propre presse et ses propres soldats rendent publiques les atrocités dans la bande de Gaza et les meurtres prémédités de femmes et d’enfants par des envahisseurs israéliens exhortés par les rabbins. Ces actes sont manifestement des crimes de guerre.

C’est la presse israélienne qui a publié les photos de T-Shirts de soldats israéliens sur lesquels on indique que le meurtre délibéré de femmes et d’enfants rentre désormais dans la culture de l’armée israélienne. Ces T-shirts sont l’expression horrible de la barbarie. Par exemple, un T-shirt montre une femme palestinienne enceinte dans la ligne de mire d’un fusil pointé sur son ventre avec la légende « Une balle, deux tués ». Ces T-shirts indiquent que la politique d’Israël envers les Palestiniens est une politique d’extermination.

Il est vrai que depuis des années la critique la plus virulente de la maltraitance d’Israël à l’égard des Palestiniens émane de la presse israélienne et du mouvement de la paix israélien. Par exemple, le quotidien israélien Ha’aretz et Jeff Halper de l’ICAHD (Comité israélien contre la démolition des maisons – Jérusalem) ont fait preuve d’une conscience morale qui apparemment n’existe pas dans les démocraties occidentales où les crimes d’Israël sont étouffés si ce n’est loués.

Le projet de loi américain sur les crimes de haine va-t-il s’appliquer pour Ha’aretz et Jeff Halper ? Et les commentateurs qui ne s’expriment pas pour eux-mêmes mais qui rapportent simplement ce qu’Ha’aretz et Halper ont dit vont-ils être arrêtés pour « propagation de la haine d’Israël, acte d’antisémitisme ? ».

De nombreux Américains ont été endoctrinés par la propagande présentant les Palestiniens comme des terrorismes menaçant l’innocent Israël. Ces Américains vont considérer la censure simplement comme un élément indispensable de la guerre contre le terrorisme. Ils accepteront la diabolisation de leurs concitoyens qui signalent des faits indigestes sur Israël et que de telles personnes soient punies pour avoir aidé et encouragé les terroristes.

Une très forte poussée s’opère actuellement pour criminaliser la critique d’Israël.

Des professeurs d’université américains ont été les victimes des tentatives bien menées pour faire taire toute critique d’Israël. Norman Finkelstein s’est vu refuser une titularisation dans une université catholique à cause de la puissance du lobby pro-israélien. Maintenant, ce même lobby s’en prend au professeur Wiliam Robinson de l’université de Californie (Santa Barbara). Quel est le crime de Robinson ? son cours sur les Affaires mondiales incluait certaines phases de lecture critique sur l’invasion israélienne de la bande de Gaza.

Le lobby pro-israélien a réussi apparemment à convaincre le Département de la Justice (sic) d’Obama que l’accusation d’espionnage portée contre deux responsables juifs de l’AIPAC, Steven Rosen et Keith Weissman, était un acte antisémite. Le lobby pro-israélien a réussi à faire reporter leur procès pendant 4 ans et aujourd’hui, le ministre de la Justice, Eric Holder, abandonne l’accusation. Et pourtant, Larry Franklin, le fonctionnaire du Département de la Défense accusé d’avoir remis du matériel secret à Rosen et Weissman, purge une peine de 12 ans et 7 mois de prison.

Une telle absurdité est extraordinaire. Les deux agents israéliens sont déclarés non coupables d’avoir reçu des documents secrets, mais le fonctionnaire américain est coupable de le leur avoir remis ! S’il n’y a pas d’espion dans l’histoire, comment se fait-il que Franklin ait été reconnu coupable de remise de documents secrets à un espion ?

Criminaliser la critique d’Israël tue tout espoir pour l’Amérique d’avoir une politique étrangère indépendante pour le Moyen-Orient, une politique qui serve les intérêts américains plutôt que les intérêts israéliens. Cette criminalisation élimine toute perspective pour les Américains de sortie de leur endoctrinement par la propagande israélienne.

Pour garder l’esprit américain sous sa coupe, le lobby travaille à celer pour antisémitisme toute vérité ou tout fait désagréable se rapportant à Israël. Il est permis de critiquer n’importe quel autre pays au monde, mais c’est être antisémite que de critiquer Israël, et l’antisémitisme sera bientôt un crime de haine universel dans le monde occidental.

La plus grande partie de l’Europe a déjà criminalisé la mise en doute de l’Holocauste. C’est un crime même si on confirme qu’il s’est bien produit mais qu’il y eut moins de 6 millions de juifs à être exterminés.

Pourquoi l’Holocauste est-il un sujet hors du champ de tout examen ? Comment une situation étayée par des faits terribles pourrait-elle être mise en péril par des dingues et des antisémites ? Certainement que cette situation n’a aucun besoin d’être protégée par un contrôle de la pensée.

Emprisonner les gens pour des doutes est l’antithèse de la modernité.

http://www.alterinfo.net/USA-Criminalisation-de-la-critique-d-Israel_a32305.html


Dialogue sur le colonialisme

[Socio13 – Danièle Bleitrach- Dialogue avec Williamoff sur la thèorie du lobbu juif – 11/02/2009]

Ce dialogue à propos du texte et de la position de bricmont et d’autres sur le lobby juif qui gouvernerait les Etats-unis et qui forcerait quasiment les dits Etats-Unis à soutenir Israél dans ses errances mérite d’être analysé non seulement en regard de la situation actuelle mais des origines historiques à la fois de l’Etat d’Israël et du début de la guerre froide et des guerres coloniales.

Parce que soit obsessionnellement on en revient au lien Israél, juif, lobby juif, antisémitisme voir à sa banalisation, soit on essaye d’aller plus loin du moins ceux qui sont marxistes et communistes et on mesure ce qu’il y a derrière cette thèse apparement radicale et qui ne fait en fait que reprendre sous d’autres formes les thèses les plus réactionnaires racistes.

Voici donc un bref rappel sous forme de dialogue entre ce qui a créé la collusion des socialistes français, des travaillistes israéliens et qui se poursuit aujourd’hui, il s’agit bel et bien d’impérialisme et de lutte des classes.

Pour moi Danielle Bleitrach, cela n’a rien à voir avec les contes de bonne femme sur la toute puissance des juifs qui se profile en filigrane sous la thèse du lobby, thèse dont les dérives sont extrêmement dangereuses tant sur le plan de l’analyse politique que de ses conséquences pratiques.

Dire que ce lobby juif n’existe pas serait une absurdité, non seulement il finance l’Etat d’israël mais il tente effectivement comme d’autres lobbys étasuniens et mêmes européens de défendre trés ouvertement les intérêts exclusifs de sa cause et à ce titre il exploite trés ouvertement la question de la Shoa. Et nous avons les mêmes en france avec le CRIF (1)

Mais entre ce constat et l’idée que la politique étasunienne serait menée par lui il y a un abime que les tenants du dits lobby juif ne craignent pas de franchir, et ils le font jusqu’à l’absurde.

Ils ont de ce fait exactement la vision du monde qui est utile aux sionistes mais elle repose sur ce qui rend le sionisme absolument indéfendable et qui en montre bien le lien avec le colonialisme à savoir ce que dénonçait  Edmont El Maleh (écrivain juif marocain), « Il est étonnant que personne n’ait osé entreprendre, au delà des critiques du régime israélien, une analyse philosophique des bases racistes du sionisme. Raciste, parce que la patrie par le sang, l’exclusion des non juifs et, dans la foulée, l’expansionnisme territorial, la terreur, la violation des lois internationales. » C’est-à-dire une forme aussi particulière du colonialisme de masse que l’a été l’apartheid qui mythifie l’idée du “peuple juif”, une création commune aux antisémites et aux sionistes.

http://socio13.wordpress.com/2009/02/11/williamoff-et-danielle-bleitrach-dialogue-sur-le-colonialisme-en-1947-les-socialistes-francais-et-les-travaillistes-israeliens/#more-11285


Johann Hari : La méprisable campagne de diffamation contre les critiques d’Israël
[Johann Hari – 08/05/2008 – publication originale The Independent, traduction communiquée par Marc Saint-Upéry]

Aux États-Unis et en Grande-Bretagne, on assiste à une campagne de diffamation contre quiconque essaie de décrire la difficile situation du peuple palestinien. Il s’agit d’une tentative d’intimidation et de censure qui, malheureusement, fonctionne assez bien. Les porte-paroles autoproclamés d’Israël n’ont aucun scrupule à attaquer comme judéophobes des Juifs progressistes, des rabbins et même des survivants de la Shoah.

Mon propre cas n’est pas spécialement important, mais il illustre bien la façon plus générale dont ce processus d’intimidation opère. Mon travail de reporter m’a amené à m’infiltrer parmi les activistes de la mosquée [jihadiste] de Finsbury Park et dans le milieu des négationnistes néo-nazis afin de mettre en lumière la haine anti-juive qui y règne. Lorsque je suis intervenu sur la chaîne Islam Channel pour dénoncer l’anti-sémitisme des islamistes, j’ai reçu une série de menaces de morts accompagnée de messages me traitant d’« adorateur des Juifs », de « cochon de pédé sioniste » et autres nom d’oiseaux.

Mais attendez, ce n’est pas fini. J’ai aussi fait des reportages à Gaza et dans les territoires occupés. La semaine dernière, j’ai écrit un article qui décrivait la façon dont les eaux usées ­ et non retraitées ­ des colonies israéliennes illégales étaient reversées sur les terres des Palestiniens, contaminant leurs réservoirs. Cette information n’est pas contestable : elle a été bien documentée par les Amis de la Terre et j’en ai moi-même constaté la véracité de mes propres yeux.

La réaction ? On n’a pratiquement pas essayé de contester les fait que j’exposais. En revanche, certains des auteurs et des groupes « pro-israéliens » les plus connus ‹ y compris les ONG spécialisés dans la critique des médias Honest Reporting et Camera ‹ ont déclaré que j’étais un raciste anti-juif assimilable à Joseph Goebbels et Mahmoud Ahmadinejad. Melanie Phillips a même fait un lien entre l’agression au couteau contre deux Juifs au nord de Londres et des articles comme les miens. La rédaction de The Independent a été inondée par une avalanche de courriels réclamant mon licenciement.

Toute tentative de décrire de façon objective la situation des Palestiniens se heurte à la même réaction. Si vous parlez de la contamination des terres palestiniennes par les eaux d’égout des implantations juives, l’ONG Honest Reporting vous accusera de ressusciter le mythe antisémite des Juifs qui « empoisonnent les puits ».

Si vous interviewez une femme dont le bébé est mort en 2002 parce qu’elle a été arrêtée en pleine phase d’accouchement par des soldats israéliens à un poste de contrôle dans les territoires occupés, Honest Reporting vous reprochera de ne pas avoir expliqué la « véritable cause » de ce drame, à savoir l’élection de Hamas en 2006 ! Et c’est constamment la même chose. (suite…)


La puissance du lobby pro-israël aux Etats-unis est telle – surtout dans le camp Démocrate – qu’on comprend qu’un candidat ne veuille pas risquer de s’aliéner des voix d’électeurs. Mais néanmoins, on aurait préféré voir le candidat du « changement » adopter une attitude plus intelligente vis à vis des initiatives de son ancien mentor, Jimmy Carter.

Mais les Etats-unis sont devenus un pays d’hystériques, ces 8 dernières années… quand un éditorialiste réputé en vient à écrire que le simple fait de parler avec le Hamas ou de critiquer Israël c’est « planter les graines de la destruction de la Civilisation Occidentale », c’est vraiment qu’au niveau des mentalités, on en est revenu au 12è siècle et la grande croisade…

[Tim Carr – IES News Service – 23/04/2008 – Trad. Grégoire Seither]

Pauvre Jimmy Carter. Tout ce qu’il voulait c’était initier des pourparlers en vue d’arriver à la paix. Mais tout ce qu’il a reçu c’est une volée de bois vert, de l’Administration Bush, de la Secrétaire d’Etat, du gouvernement israélien, des grands groupes de presse… et même des candidats à la présidence !

Les plus navrants ont été les commentaires de Barack Obama, qu’une partie de l’opinion considérait comme un potentiel candidat du changement dans la politique étrangère U.S. Parlant devant un groupe de leaders de la communauté juive, dans une synagogue de Philadephie, Obama a critiqué l’initiative de Carter, déclarant que , « Hamas n’est pas un Etat, Hamas est une organisation terroriste. De toute évidence ils ont développé une forte influence dans les territoires Palestiniens, mais ils ne contrôlent pas l’appareil du pouvoir. »

Cette distinction est surprenant, étant donné le fait que Obama a fréquemment signalé sa volonté de « parler à tout le monde » et que le Hamas est une organisation politique qui – démocratiquement parlant – représente la grande majorité du peuple Palestinien, formant la majorité des élus au parlement palestinien.

Si le fait de détenir le siège de Premier Ministre à la suite d’une élection démocratique n’est pas synonyme de « détenir l’appareil du pouvoir », alors on peut se demander quel est le critère retenu par M. Obama.

Obama a également sacrifié à l’obligation de se présenter comme un ami inconditionnel d’Israël, déclarant que, s’il était élu, « il ferait le nécessaire pour qu’Israël puisse se défendre contre toute attaque, » – même si, ici encore, son choix des mots était intéressant, étant donné qu’il ne s’est pas explicitement engagé à aller en guerre pour le compte d’Israël, comme l’ont fait John McCain et Hillary Clinton.

Carter a également été lacéré par les médias étatsuniens qui n’ont parlé de son voyage que pour le critiquer. La page éditoriale du Washington Post’ – un traditionnel terrain de jeu des néo-cons U.S. – s’est surpassé en accusant Carter d’aller embrasser des brutes sanguinaires. Selon le Post, le Hamas est une bande de « terroristes » qui « n’hésite pas à frapper des civils » comme par exemple la ville israélienne de Sderot, soumise à « des attaques quotidiennes de missiles du Hamas ». Le Post fait semblant d’ignorer qu’en matière de « frappes contre des civils » c’est Israël qui est champion toutes catégories. Lors de ses raids contre des « militants », elle laisse généralement plusieurs civils innocents, dont des enfants en bas âge, sur le carreau. Alors que les « attaques quotidiennes » contre Sderot n’ont pour l’instant tué qu’une seule personne l’année dernière, le représailles israéliennes ont tué, pendant la même période, près d’un millier de Palestiniens, la majorité des enfants et des civils innocents

Pour l’influent Business Daily : « Jimmy Carter est le pire de nos anciens présidents, il honore la mémoire de Yasser Arafat tout en embrassant des terroristes assassins. Au lieu de faire la bise aux terroristes, Jimmy Carter ferait mieux d’aller se recueillir sur les tombes de leurs victimes ».

Pour Benjamin Shapiro, éditorialiste réputé dans plusieurs quotidiens U.S., c’est carrément la civilisation occidentale qui est en danger : « Jimmy Carter est un agent du mal. C’est douloureux de devoir traiter un ancien président U.S. de partisan des ténèbres. Mais il est dangereux de laisser un homme comme Jimmy Carter hanter la planète, drappé dans la cape de la réputation américaine et plantant les graines de la destruction de la Civilisation Occidentale. « 

Le député du Michigan, Joe Knollenberg est tellement en colère contre Carter qu’il a demandé au Congrès de bloquer tous les financements fédéraux alloués au Centre Carter, expliquant que « l’Amérique doit parler d’une seule voix contre nos ennemis terroristes ».

Allant encore plus loin, la député de Caroline du Nord, Sue Myrick a demandé à Condoleeza Rice de retirer son passeport à Jimmy Carter. « Cet homme est malade, il doit être mis en quarantaine, on ne peut le laisser sortir de chez lui pour aller semer ces idées malades à travers le monde ».

Du coté du Congrès, Howard Berman, le nouveau directeur de la commission des Affaires étrangères (House Foreign Affairs Committee), s’est plaint du fait que Jimmy Carter « n’est pas neutre quand il s’agit du Moyen Orient et d’Israël ». Berman, par contre qui est membre honoraire du parti Likud israélien et participe activement à tous les groupes de pression pro-Israël à Washington, est d’une neutralité absolue sur la question.

Ironiquement, il serait bon de rappeler à toutes ces ofraies que Carter est un des présidents U.S. qui a fait le plus pour la paix en Israël , pas seulement pour les politiciens d’extrème droite qui ont la faveur actuellement à Washington. C’est lui qui, en 1979, a négocié l’accord de paix avec l’Egypte qui a ouvert la voie à la normalisation des relations entre Israël et plusieurs pays arabes.

Il a toujours été un porte-parole honnète, même si parfois un peu pontifiant, qui a eu le courage de reconnaître que, dans les territoires occupés, Israël a mis en place un système proche de l’apartheid. C’est une réalité que la presse israélienne n’hésite pas à dénoncer mais qu’il est interdit de mentionner aux Etats-unis, sauf à se faire traiter d’antisémite par les « groupies » du lobby pro-israël qui courent après le « vote juif ».


[Info Palestine – 7/03/2008]
Dans un article récent paru outre-Rhin, l’historien franco-allemand Alfred Grosser revendique à nouveau le droit de critiquer Israël.

En tant que juif, j’ai été méprisé par les Allemands. Pourtant, après Auschwitz, j’ai cru en notre avenir commun. Je ne comprends pas qu’aujourd’hui les Juifs puissent mépriser les autres et s’octroyer le droit de mettre en œuvre une politique impitoyable au nom de l’autodéfense. La compassion pour les souffrances d’autrui, cette valeur fondamentale de l’Europe, ne vaut-elle pas justement pour Israël ?”

L’historien et politologue Alfred Grosser, 82 ans, persiste et signe. Dans une tribune intitulée “Pourquoi je critique Israël”, publiée dans le numéro de février de la revue allemande Internationale Politik et reprise par le quotidien Frankfurter Rundschau, il déplore qu’il soit si difficile de critiquer la politique d’Israël en France et en Allemagne. (suite…)


[Jean-Claude Lefort – Député honoraire – 31 mars 2008]AFFAI

Le sous-préfet de Saintes, M. Bruno Guigue, vient d’être brutalement démis de ses fonctions par sa ministre de tutelle au titre qu’il aurait gravement dérogé au « devoir de réserve » qui doit marquer sa haute fonction. Cela a fait grand bruit en France mais aussi à l’étranger, il faut le savoir, notamment au Proche et Moyen-Orient.

Examinons donc successivement les faits, puis la notion de « devoir de réserve », voyons si elle a ou non un caractère « universel » et tirons les conclusions de cette « affaire ». (suite…)


Mise à jour : Bruno Guigue, spécialiste du Proche-Orient et préfet de Saintes, publiera une critique de cet appel sur Oumma.com le 13 mars 2008, ce qui lui vaudra d’être limogé de son poste de préfet par Michèle Alliot-Marie et Nicolas Sarkozy…

« Dans sa rubrique « Point de vue » du 27 février 2008, « Le Monde » a généreusement offert ses colonnes à un texte d’une hystérie verbale et d’une mauvaise foi insondables. Les accusations qu’il profère à l’égard du conseil des droits de l’homme de l’ONU sont si mensongères que même la liste des signataires ne tempère qu’à peine notre stupéfaction : .. On peut facilement compléter la liste tant l’omniprésence des intellectuels organiques du lobby pro-israélien nous est devenue familière. (Bruno Guigue)« 

L’ONU contre les droits de l’homme

[Le Monde – 27.02.08]
Les démocraties doivent résister à l’offensive idéologique conjointe des pays musulmans et dictatoriaux

L’année 2008 verra-t-elle simultanément le soixantième anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme par l’ONU et la destruction de ses principes par la même ONU ? Tout porte à le redouter, tant depuis un certain nombre d’années, par ses dérives, l’ONU s’est caricaturée.A Durban, en Afrique du Sud, s’est tenue en 2001 la Conférence mondiale contre le racisme, à l’initiative des Nations unies, dans la ville même où Gandhi avait commencé à exercer son métier d’avocat. C’est au nom des droits des peuples que furent scandés des « mort à l’Amérique ! » et « mort à Israël ! » ; et c’est au nom du relativisme culturel qu’on fit silence sur les discriminations et violences commises contre les femmes.

Alarmée par les graves dysfonctionnements ainsi mis en lumière au sein de sa Commission des droits de l’homme, l’ONU inaugurait en juin 2006 un tout nouveau Conseil des droits de l’homme (CDH), censé remédier à de si préoccupantes dérives. Aujourd’hui, le constat est plus qu’amer : c’est à la consécration même de ces dérives que nous assistons dans la perspective du forum dit de Durban 2, qui se tiendra en 2009. Plus gravement encore, l’élaboration officielle de nouvelles normes marquera, si celles-ci sont gravées dans le marbre d’une nouvelle et très particulière « déclaration des droits de l’homme », la mise à mort de l’universalité des droits.

Par sa mécanique interne, les coalitions et les alliances qui s’y constituent, les discours qui s’y tiennent, les textes qui s’y négocient et la terminologie utilisée anéantissent la liberté d’expression, légitiment l’oppression des femmes et stigmatisent les démocraties occidentales. (suite…)


[Mariano Aguirre – Le Monde Diplomatique – Septembre 2007]
« Comment est-il possible que cet homme ait pu devenir président des Etats-Unis ? », s’interroge le New York Post dans un éditorial du 15 janvier dernier. Tout lecteur peu informé pense à ce moment-là que le quotidien du groupe de M. Rupert Murdoch règle son compte à M. George W. Bush. Il n’en est rien. « De président raté, il est devenu un ami des tyrans de gauche, détracteur global de tout ce qui peut représenter les intérêts légitimes de l’Amérique. » Mais alors, qui est ce président, « conseiller en relations publiques de feu Yasser Arafat, “diabolisateur d’Israël” », et qui, en outre, « excuse les exécutions massives » ? La réponse : M. James Carter. « Il a dépassé la limite », s’emporte le New York Post, demandant au Parti démocrate de réagir à tout ce que l’ex-locataire de la Maison Blanche peut déclarer.

Qu’a donc fait l’ancien président (1977-1981) pour mériter pareil traitement ? Il a écrit un livre – Palestine : Peace not Apartheid. Et, dans celui-ci, il affirme : si la répression se poursuit à Gaza et en Cisjordanie, si Israël ne consent pas à négocier l’existence d’un Etat palestinien, on pourrait arriver à une situation similaire à celle de l’apartheid sud-africain, « deux peuples occupant la même terre, mais complètement séparés l’un de l’autre, avec les Israéliens en position dominante et privant, de manière répressive et violente, les Palestiniens de leurs droits les plus fondamentaux ». En réponse, l’Anti-Defamation League fait publier des annonces dans divers journaux accusant l’auteur d’être antisémite.

M. Carter a bien répondu qu’il faisait référence à l’impact de la situation sur la Palestine et non à la démocratie israélienne. La comparaison n’en a pas moins provoqué des réactions acérées d’une partie de la communauté juive américaine qui, à l’instar de l’Anti-Defamation League, assimile toute critique des politiques israéliennes à de l’antisémitisme. L’effet fut immédiat : le Parti démocrate écouta les conseils du New York Post. M. Howard Dean, président du parti, et Mme Nancy Pelosi, présidente démocrate de la Chambre des représentants, prirent leurs distances avec M. Carter. L’affaire est gênante pour eux puisque, en période électorale, elle les oblige à prendre position sur le conflit israélo-palestinien.
(suite…)


Intéressant article de Davis qui retrace les différentes campagnes en cours pour protester contre la politique israélienne dans les territoires… intéressant surtout par ses omissions et par le choix de son vocabulaire. Critiquer l’occupation illégale et la politique inhumaine d’Israël dans les territoires ne peut être qu’une « névrose », une pathologie maladive qui frappe ceux qui « se haissent eux-même »… ce n’est pas étonnant que le site Guyssen, la voix du mouvement des colons et de la droite dure en Israël, ait pris la peine de traduire ce papier.Davis se garde bien de citer les noms des personnes appelant au boycott, oublie de mentionner qu’une bonne part du mouvement juif libéral et progressiste britannique soutient le mouvement et surtout que ce mouvement a des relais dans la société israélienne. C’est probablement la raison pour laquelle Davis n’arrive à caser qu’une fois son article le mot fétiche qui est censé faire revenir les égarés dans le droit chemin : antisémitisme.

Heureusement, il y a « l’action musclée d’organisations juives américaines »… L’ADL avait tenté de le faire via une campagne d’affichage « Boycotter Israël c’est de l’antisémitisme » mais avait du faire marche arrière suite à une vive campagne d’opinion qui n’appréciait pas ce genre d’amalgame mensonger dont l’unique but est de museler le débat.

[Douglas Davis, traduit par Paul Leslie pour Guysen International News – Article paru le 30 juillet sur http://www.jjri.net/articles/113-United-Kingdom-The-Hate-Game.html%5D

L’hostilité qui vise Israël prend les allures d’une névrose nationale en Grande- Bretagne. Les Britanniques s’enorgueillissent de leur capacité de résister stoïquement et de se débrouiller. Quand les terroristes musulmans se font exploser – et même quand ils n’y arrivent pas – les Britanniques font appel à «l’esprit du Blitz» et persévèrent sur leur chemin. Pour faire comme si de rien n’était.

Mais le flegmatisme des Britanniques s’en va, rapidement, dès que la question d’Israël se pose. Maintenant que Tony Blair n’est plus là et que la majeure partie du venin qui s’était répandu au cours des débats provoqués par l’intervention en Irak s’est dissipée, Israël constitue la seule question qui obsède des groupes bien divers – que ce soit au cours des tables rondes radiodiffusées et télévisées, ou des conversations auxquelles participent les convives de soirées «bon chic bon genre» – ou bien lors de congrès syndicaux.

(suite…)


Une partie non négligeable des Juifs ne veut aucun lien avec Israël, ou est très critique de ce pays. Un antisionisme juif existe. Pourquoi eux peuvent et moi pas?

Victor Ginsburgh – Professeur de l’Université Libre de Bruxelles

J’ai eu la maladresse d’écrire qu’à mon goût, mon université était insuffisamment antisioniste. Elle ne l’est pas du tout; moi je le suis. Des amis proches, Moïse R. et Philippe W. ont eu la gentillesse de me demander ce que j’entendais par là. Ils le savaient, eux, mais ils m’ont ainsi donné l’occasion d’y réfléchir. D’autres le feront peut-être aussi, pour autant qu’ils m’adressent encore la parole. Voilà, je dois à Moïse et à Philippe les quelques explications qui suivent. Quant aux autres, aucune raison de me justifier.

Je suis devenu Juif à l’âge de 35 ans, lors d’un séjour à Cracovie alors que je passais devant un cimetière juif où les herbes étaient tellement hautes que l’on ne voyait plus les pierres. Je ne savais même pas qu’Auschwitz était là, à quelques kilomètres. Auschwitz, et ailleurs, où avaient disparu, disait ma mère, 56 personnes de la famille.

C’est quoi, pour moi, être Juif?

Mendès-France à qui l’on posait la question aurait répondu: «Je suis né Juif; les antisémites me considèrent comme Juif, et mes enfants savent qu’ils sont Juifs.» Freud se décrivait comme quelqu’un «qui est complètement étranger à la religion de ses pères» – aussi bien qu’à toute autre religion – et qui ne peut partager des idéaux nationalistes, mais qui cependant n’a jamais répudié son peuple, qui sent qu’il est un Juif dans sa nature essentielle et qui n’a aucun désir d’altérer cette nature. Si la question lui était posée: «Puisque vous avez abandonné toutes ces caractéristiques communes à vos compatriotes, que vous est-il resté qui soit Juif?», il répondrait: «Enormément et probablement sa véritable essence». Voilà pour mon état de Juif. Rien de plus, rien de moins.

C’est quoi, pour moi, être sioniste ou antisioniste?

Si c’est ce qu’écrivait, en 1914, Moshe Smilansky, qui était à la tête de l’Union des agriculteurs juifs de Palestine, alors je suis sioniste: «Il n’y a pas, à mon avis, d’antagonisme entre l’aspiration nationale arabe et l’aspiration nationale juive. Il n’y en a pas, parce que la terre de notre espérance n’est qu’un petit coin au milieu des vastes pays dans lesquels le peuple arabe est de par son nombre l’élément décisif. Il n’y en a pas pour nous, parce que la perspective dans laquelle nous envisageons notre avenir, n’est pas politique, ni étatique, mais bien économique et culturelle… Et la Palestine, du fait qu’elle est économiquement et culturellement le pays des Juifs, sera un rapport substantiel à la fédération turco-arabe à venir.» Et il faut reconnaître que la réussite dans ces domaines est éclatante. (suite…)


La polémique fait rage aux Etats-Unis et au Royaume-Uni. En dénonçant l’impossibilité de contester la politique de l’Etat hébreu, des intellectuels juifs de gauche, comme l’historien britannique Tony Judt, ont-ils ouvert un débat salutaire ? Ou bien attisent-ils l’antisémitisme ?

[Gaby Wood – The Observer – 12/10/2007]

Le 3 octobre dernier, l’éminent historien britannique Tony Judt s’apprête à donner une conférence sur le thème “Le lobby pro-israélien et la politique étrangère américaine” au consulat de Pologne à New York lorsque son téléphone sonne. A l’autre bout du fil, on lui annonce de but en blanc que son intervention est annulée. Son interlocuteur lui précise qu’Abraham Foxman, directeur national de la Ligue antidiffamation [ADL, association de lutte contre l’antisémitisme], a appelé le consul polonais.

Cet appel de l’ADL est-il à l’origine de l’annulation ? La question va soulever un débat houleux dans les jours et les mois suivants. Pour Foxman, ces accusations sont “absurdes” et “relèvent de la théorie du complot”. Le consul de Pologne, Krzysztof Kasprzyk, va pourtant admettre un peu plus tard qu’il a été contacté par plusieurs organisations juives – parmi lesquelles l’ADL et le Comité juif américain (AJC) – qui se disaient préoccupées par le caractère anti-israélien des propos de M. Judt. “Ces appels téléphoniques étaient très élégants, mais peuvent être interprétés comme une façon d’exercer une pression subtile”, a reconnu M. Kasprzyk.

Il ne lui a pas fallu longtemps pour réaliser que la Pologne, au vu de son histoire, n’était peut-être pas très bien placée pour offrir une tribune à des arguments qui, dans certains milieux intellectuels américains, sont assimilés à de l’antisémitisme.

Dans la presse juive de New York, l’incident a été surnommé avec un humour contestable “l’affaire Judt”. Bien sûr, tout le monde ne voyait pas en Judt un Dreyfus de notre temps. The New York Review of Books a publié une lettre ouverte à Abraham Foxman, signée par 114 intellectuels dont beaucoup ne partageaient pas les vues de Judt sur le Proche-Orient mais qui estimaient que son droit à la liberté d’expression avait été entravé.

(suite…)


[L’Economiste Maghrébin n°  455  — 14 Nov. 2007]

En France, ces dernières années – surtout depuis l’Intifadda II –, tout ce qui touche Israël, les Juifs, l’Islam, les Arabes, les banlieues…, est devenu l’enjeu d’une véritable guerre sémantique. Des agents d’influence ou des « clercs de service » travaillent à valider des thèses inavouables. Guillaume Weill Raynal, avocat de formation – dans son dernier livre «Les nouveaux désinformateurs » (éd. Armand Colin) – traque dans les détails, exemples à l’appui, la désinformation, et démasque ceux qui sont à l’œuvre dans le paysage médiatique français. Entretien.

L’Economiste Maghrébin : Votre nouvel essai «Les nouveaux désinformateurs» s’attaque à un sujet compliqué et difficile, la désinformation. Comment naît-elle ? Quel est son processus de fabrication ? Et pour servir quelle cause ?

Guillaume Weill Raynal : La désinformation n’est qu’une exploitation, théorisée et mise en pratique sous forme systématisée, des ressources éternelles de la mauvaise foi humaine d’un côté, de la crédulité de l’autre. Voilà pourquoi il s’agit d’un phénomène difficile à cerner. Il recèle une part de spontanéité (l’envie qu’ont les gens d’être trompés, de croire à des clichés), et une part de manipulation qui consiste précisément, pour un petit nombre de personnes, à exploiter cette envie. C’est ce mélange qui rend l’analyse et la critique de la désinformation si difficiles.

Il n’y a pas de «cabinet noir» avec des gens qui appuient sur un bouton, et hop, l’opinion est manipulée ! C’est beaucoup plus subtil. Mais il y a effectivement de véritables campagnes de manipulation, pensées, construites et mises en œuvre, où chaque instrument, comme dans un orchestre, joue sa partition. Si vous me permettez cette métaphore, la flûte et le triangle peuvent y avoir autant d’utilité que la grosse caisse ou les cymbales.

Volkoff, le disait déjà il y a vingt ans : la désinformation n’est rien d’autre, en définitive, que l’application à la communication politique des techniques du marketing et de la publicité. Lorsque l’on sait, par exemple, que les thèmes de la campagne électorale de Sarkozy ont été définis lors de réunions de groupes « qualitatifs », calqués sur le modèle des réunions de consommateurs, je ne pense pas qu’évoquer la place grandissante que prend la désinformation dans une société de masse relève d’une vision du monde paranoïaque ou conspirationniste.

Elle peut être mise au service de n’importe quelle cause. Il est impossible d’en décrire les processus de fabrication en quelques lignes. Une étude sommaire de ces processus couvre déjà un chapitre de mon livre.

Pour faire court: le principe est toujours le même. Détourner l’attention, par le biais de l’émotion, des vrais enjeux au profit d’enjeux totalement artificiels. Faire réagir l’opinion aux problèmes de la planète comme s’il s’agissait d’un téléfilm sentimental et manichéen. Il y a une dizaine d’années, un film extraordinaire « Des hommes d’influence », avec Robert de Niro et Dustin Hofmann, mettait en scène ce type d’opérations avec un réalisme saisissant.
(suite…)


L’université DePaul à Chicago s’était déjà illustrée en annulant la conférence que devaient donner les professeurs Mearsheimer et Walt à l’occasion de la sortie de leur livre sur « Le Lobby Israélien ». Finkelstein a finalement jeté l’éponge et donné sa démission de l’université.

L’affaire Finkelstein (suite)

[Le Monde Diplomatique – 06/08/2007]
Le maccarthysme nouvelle manière frappe encore aux Etats-Unis. Privé de contrat en juin, le professeur Norman G. Finkelstein (1) est désormais interdit de cours à l’université DePaul de Chicago depuis le 5 septembre – les autorités ont même exigé qu’il libère son bureau. Ces décisions obéissent aux pressions du lobby pro-israélien, et notamment d’Alan Dershowitz, qui harcèle littéralement Finkelstein depuis la polémique qui les a opposés (suite…)


Abe Foxman[MUZZLE WATCH – 09/08/07 – Trad. Grégoire Seither]
Après avoir été invités à présenter leurs travaux devant le « Council on Foreign Relations », le « National Press Club » ainsi que l’université de Georgetown, les deux chercheurs Stephen Walt (de l’université de Harvard) et John Mearsheimer (de l’université de Chicago) devaient participer, le 27 septembre prochain, à une conférence à Chicago, organisée par le « Chicago Council on Global Affairs » et traitant des relation entre les Etat-unis et Israël.

Les deux chercheurs renommés en sciences politiques devaient y développer les thèses de leur prochain ouvrage, « The Israel Lobby and U.S. Foreign Policy, » qui doit paraître chez Farrar, Straus & Giroux au début du mois prochain.

Mais le président du Chicago Council, Marshall Bouton, a brutalement annoncé qu’il annulait l’invitation faite aux deux auteurs, suite à des pressions de la part de « groupes que l’argumentation des Walt et Mearsheimer met mal à l’aise ».

En conséquence, explique Bouton, il ne peut permettre aux deux politologues de parler sauf s’ils acceptent qu’un représentant « de l’autre bord » soit présent à leurs côtés lors de la conférence et leur porte la contradiction. « La personne pressentie pour tenir ce rôle serait Abraham Foxman, président de la Anti Defamation League »

http://www.muzzlewatch.com/?p=222

VOUS NE CONNAISSEZ PAS ABE FOXMAN?
http://www.jewcy.com/feature/2007-07-09/fire_foxman

http://www.muzzlewatch.com/?p=135

http://www.huffingtonpost.com/mark-oppenheimer/abraham-foxman-should-be-_b_55690.html


Une vidéo réalisée par la télévision publique hollandaise, donne la parole à plusieurs politologues pour analyser l’avenir des relations entre Israel et les USA, notamment suite à la campagne contre les auteurs de l’étude « The Israel Lobby » (étude disponible en français, sur le site de libertes-internets.net). 

La version anglaise de ce documentaire très intéressant est visible sur YouTube : http://www.youtube.com/vprointernational

The Israel Lobby. Portrait of a Great Taboo
The Power of the Israel Lobby in the United States

[VIDEO – Information Clearing House 14.04.2007]

A documentary program by the Dutch public broadcast organization VPRO, allows several nteresting opinion makers to speak on the future of the American and Israel relationship and the reception of John Mearsheimers and Steve Walts article « The Israel Lobby and US foreign policy. »

Includes interviews with John Mearsheimer, former chief of staff to United States Secretary of State Colin Powell, Lawrence Wilkerson, cofounder of the Christians United for Israel lobbying group John Hagee, neoconservative Richard Perle and historian Tony Judt express their views in Marije Meermans and William de Bruijns documentary.
http://www.informationclearinghouse.info/article17525.htm

Special Notice: There is a rogue version online with a different title: The Israel Lobby: A Danger to the world. This is a re-edit from the original by American ultra rightwing forces. VPRO distances itself explicitly from this infringement of its copyright.

For more english background information on The Israel Lobby: http://www.vpro.nl/programma/tegenlicht/afleveringen/34338524/

For general information:
www.vpro.nl/backlight

If you would like to order an English subtitled DVD please contact: tegenlicht@vpro.nl