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Gartner annonce « la fin de Windows tel qu’on le connaît »

[Le Monde Informatique – 11/04/2008]
C’est au fin fond du plus grand hôtel de Las Vegas que deux analystes de Gartner, Michael Silver et Neil MacDonald, ont lâché la bombe : « Windows s’effondre ». S’exprimant dans le cadre du Symposium Itxpo, cycle de conférences régulier ouvert aux clients de Gartner, les analystes ont expliqué que Microsoft devait faire évoluer Windows de façon radicale, « pour le bien des clients, des éditeurs, et. celui de Microsoft ». Pour Gartner, si Microsoft ne veut pas que son système d’exploitation devienne un has been, il doit considérer qu’il s’agit de « la fin de Windows tel qu’on le connaît ». Ils ont ainsi pointé de gros soucis auxquels Microsoft fait face.

D’abord, la croissance du nombre de lignes de code, qui enlève à Microsoft toute réactivité. Gartner note qu’il a fallu 7 ans pour passer de Windows 2000 à Vista, soit deux fois plus que de NT4 à 2000. Et à chaque fois, le nombre de lignes de code a à peu près doublé. C’est lassé par le peu de progrès réalisés lors du développement de Vista, ont expliqué les analystes, que l’éditeur est revenu au code de Windows Server 2003 comme base pour Vista. « C’est en grande partie pourquoi Windows Vista a surtout proposé des améliorations incrémentales. » Du coup, « la plupart des utilisateurs ne comprennent pas quels bénéfices peut apporter Vista, ou ne voient pas pourquoi ils feraient l’effort de migrer depuis XP ».

Vista réarchitecturé, mais une modularité pas suffisante
Ensuite, Windows n’a pas suffisamment gagné en modularité pour satisfaire les exigences d’une industrie qui va de plus en plus vite, et multiplie les types de clients et de besoins, ont ajouté Michael Silver et Neil MacDonald. « Windows a été réarchitecturé en plus de 50 couches, ont-ils précisé. [.] Mais Vista est loin d’être suffisamment modulaire pour permettre de soustraire ou de remplacer des éléments pour le faire tourner sur des équipements plus petits et rester en phase avec les besoins en constante évolution de l’industrie. » Ainsi, Microsoft a dû prolonger la durée de vie de XP pour les PC portables à bas coût. Et de noter qu’il existe certes un Windows Mobile, mais qu’il n’offre pas une expérience utilisateur très satisfaisante, comparée à la façon dont Apple a su porter MacOS X sur son iPhone.

http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-gartner-annonce–la-fin-de-windows-tel-qu-on-le-connait-25840.html


Vous-vous souvenez de Steve Ballmer, PDG de Microsoft, en 2002, sautant comme un dératé sur la scène de la WWDC en chantant sa mantra « Developpers, Developpers, Developpers » : (http://jokke.dk/media/balmer.html) … il ne croyait pas si bien dire.

[Information Week – 28/03/2008 – Trad. Grégoire Seither]

Microsoft est un des principaux acteurs dans le monde informatique. Et pourtant, quand il s’agit de défendre son image de marque, notamment à travers son vaisseau amiral, le système d’exploitation Windows, l’entreprise de Redmond est totalement à la merci des développeurs informatiques d’autres sociétés, qui fournissent des pilotes et des composantes annexes au système d’exploitation.
Quand un utilisateur s’assoit devant son ordinateur tournant sous Windows, il ne sait pas faire la différence entre le code écrit par Microsoft et les bogues oubliés dans des applications tierces ou des pilotes mal écrits. Et quand survient le plantage, l’utilisateur aura tendance à accuser « cette grosse daube de Windows » alors qu’il s’agit en fait d’un bogue dans une application tierce à laquelle Microsoft n’a pas participé.
Cette situation est renforçée par le fait que Microsoft ne communique que rarement sur ce sujet; l’entreprise n’aime pas admonester publiquement ses partenaires à propos de la qualité de leurs logiciels. Mais de temps en temps nous pouvons avoir un aperçu non filtré de la teneur des débats. Récemment l’équipe d’ArsTechnica a farfouillé dans la montagne de courriers électroniques versés au dossier du procès « Vista Capable ». Ils y ont fait des découvertes intéressantes sur la cause des malheurs de Windows Vista.

Si l’on en croit les courriers électroniques envoyés par Microsoft, les seuls pilotes pour les cartes Nvidia sont responsables de 28.8% des plantages de Vista dans la période étudiée. (en gros pour l’année 2007). Deuxième source des plantages : les pilotes développés par Microsoft (17.9 %). Viennent ensuite les pilotes ATI avec 9.3% des plantages, puis Intel (8.8%) et enfin Webroot Software, une application anti-spyware qui a causé 2.9% des plantages enregistrés dans Vista. Tous les autres pilotes, développés par des centaines de sociétés tierces ainsi que les causes « Inconnu » sont responsables de 32.3% des plantages restants.