[Faits et Documents – N°373 – 13/03/2014]

Publié en septembre 2013, The Future of Employment : How susceptible are jobs to Computerisation ? Programme on the impacts of Future Technology de deux enseignants en économie d’Oxford, Carl Benedikt Frey et Michael A. Osborne, suscite de vives discussions dans les milieux économiques internationaux (pas encore en France qui est toujours en retard).

Ces auteurs estiment que la révolution numérique n’est nullement arrivée à son terme mais ne fait que débuter. Afin d’évaluer son impact, ils ont étudié 702 métiers spécifiques, détaillant pour chacun d’entre eux les conséquences de l’informatisation d’ici 20 ans.

« Selon nos estimations, environ 45 % de l’emploi total des États-Unis est menacé. » Ce qui veut dire que plus de 300 d’entre eux (et pas seulement des « cols bleus » puisque sont concernés également les réparateurs de montres et d’appareils photos, les démarcheurs d’assurances, les analystes de crédit, les secrétaires juridiques, les conducteurs de train, les télémarketeurs, les arbitres de sport, les secrétaires de rédaction, etc.) auront pratiquement disparu d’ici 2030.

L’une des preuves évidentes, mise en avant dans l’étude, est que les secteurs qui se développent avec des profits records n’emploient plus que des salariés de très haut niveau. C’est ainsi que WhatsApp, rachetée 19 milliards de dollars par Mark Zuckerberg, n’emploie que 55 salariés. Autre exemple, Apple n’emploie que 50 000 personnes dans le monde (même topo avec Google ou Facebook).

Les professions les moins touchées seront les plus rétives à l’informatisation, correspondant en général à des niveaux d’enseignements supérieurs poussés.

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