Fétard, polygame, jouisseur, hédoniste, opportuniste…  il n’est pas surprenant qu’Emmanuel Ratier ne puisse pas encaisser Bellanger ! Son comportement affranchi devrait pourtant les rapprocher. Allons… Emmanuel, cesse d’être jaloux et viens rejoindre Bellanger dans ses orgies !

En tout cas, le portrait dressé par l’extrème droite de Pierre Bellanger rend ce dernier encore plus sympathique. Un mec qui sape les fondements de l’identité française ne peut pas être 100% mauvais…  et un mec qui initie des adolescentes « à diverses formes de sexualité, notamment de groupe, homosexuelle ou sadomasochiste, y compris avec la participation de sa soeur aînée » est carrément préférable à un bourgeois honteux qui viole des femmes de chambres en 15 minutes dans sa chambre d’hotel de luxe.

Remarque de Dov: Pierre est un ami de l’époque de « La Gueule Ouverte », le fait qu’il se fasse étriller par les fachos, c’est bien la preuve qu’il est encore un mec bien…

[Emmanuel Ratier – Faits & Documents n° 315 – Mai 2011]

Parfaite incarnation de la France boboïsée, Pierre Bellanger, patron de la radio multiculturaliste plus que décadente Skyrock, vient d’être sauvé financièrement par le Crédit agricole, par la gauche et la droite mondialiste. Incarnation du « libéral-libertaire », ce multimillionnaire (au moins 1 million de revenus par an) déclarait il y a quelques années (Le Nouvel économiste, 18 juin 1999) : « Le capitalisme est la continuation du vivant par d’autres moyens. » Pour lui, « boycotter la radio rap, c’est boycotter la nouvelle génération. » De là une attirance, trop méconnue, pour les diverses formes de transgression, y compris sexuelles (ce qui lui a valu quelques déboires), le New Age, etc. Bref pour la sous-culture qui sape et détruit systématiquement les fondements de l’identité française.

Né le 14 décembre 1958 à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), Pierre Bellanger est le fils de Claude Bellanger, figure importante de la presse française de l’après-guerre. Né le 2 avril 1910 à Poitiers (Vienne) et décédé le 14 mai 1978 à Paris, il était le fils d’un ingénieur en chef des Mines et le petit-fils de Gery Legrand, sénateur-maire de Lille.

Claude Bellanger : Cet ancien résistant (un vrai résistant engagé dès 1940 au sein de l’OCM et fondateur du groupe Maintenir) fut le cofondateur, avec Émilien Amaury, du Parisien libéré (à qui il succède en 1977 comme président à la suite du décès de ce dernier), vice-président de l’Agence France Presse et président de la Fédération internationale des éditeurs de journaux. Nettement engagé à gauche avant-guerre, il fut notamment secrétaire général de la Ligue de l’enseignement (1935-1939) et directeur de L’Action laïque, collaborant au journal à La Lumière à partir de 1938 (et membre de la Lica après-guerre). Un profil correspondant évidemment à celui d’un franc-maçon même si la chose n’a pas été prouvée matériellement. Il devait pourtant aider Henry Coston tant les frontières étaient moins étanches qu’aujourd’hui (cf. hommage rendu à Claude Bellanger dans Lectures françaises, juin 1978).

La mère de Pierre Bellanger est l’écrivain Christine Arnothy, épousée par Claude Bellanger en 1964 (il vivait avec elle depuis 1954, cf. plus loin). De son véritable nom Christine Kovach de Szendrö, elle est née le 20 novembre 1930 (d’autres sources indiquent 1933) à Budapest (Hongrie) dans une famille de la grande bourgeoisie, avec des ascendances israélites. Elle a en particulier signé J’ai quinze ans et je ne veux pas mourir, un énorme succès comparable à celui du Journal d’Anne Frank, où elle retrace sa vie à la fin de la seconde Guerre mondiale alors qu’elle survivait dans la cave d’un immeuble de Budapest, prise en étau entre les Russes et les Allemands :

Je suis née sans racines. Je suis un condensé d’Europe centrale, un composé de cinq ethnies. Père aristocrate austro-hongrois, mère issue d’une grande famille juive de Pologne (NDA : donc juive selon la loi juive), grand-père allemand. La situation sociale de ma famille m’a livrée d’office aux rancunes de l’Histoire. J’ai appris de ma mère en première langue le français. Depuis l’âge de neuf ans, mon seul intérêt dans l’existence, c’est l’écriture. J’ai quinze ans et je ne veux pas mourir est le texte intégral conçu dans la cave à la lumière d’une bougie […] J’ai choisi comme terre natale la France (cf. notamment émission sur France Culture, À voix nue, 31 mars 2008). »

On notera qu’en réalité elle n’a tout au plus que quatorze ans à la fin de la guerre.

Le reste, rapporté dans Embrasser la vie (Fayard, 2001) est tout aussi romantique. Ses parents fuient les Soviétiques et les communistes en 1948, franchissent la frontière de la Hongrie, sont internés au camp de Kufstein (Autriche). La jeune fille, vraie beauté fatale (dont Le Monde du 13 avril 2001 indique qu’elle a alors seulement 15 ans et non 18…), épouse un soldat français que la Croix-Rouge doit rapatrier en France. Elle espère rejoindre Paris avec sa famille.

Elle quitte aussitôt son mari, sort avec un Amérindien puis un jeune Hongrois qu’elle peut rejoindre à Paris. Enceinte, elle serait retournée se marier avec ce Hongrois à Kufstein, après avoir fait annuler son mariage blanc. Le couple aurait alors échoué à Bruxelles. En fait, cette apatride bénéficie de la protection d’un sénateur belge et de son épouse. C’est ce dernier qui lui fera franchir quasi clandestinement la frontière pour aller recevoir son premier prix littéraire à Paris. En l’occurrence le « Grand Prix Vérité » attribué par Le Parisien à J’ai quinze ans et je ne veux pas mourir.

À cette occasion, elle rencontre Claude Bellanger, dîne avec lui chez Lucas-Carton. C’est le coup de foudre entre la jeune beauté fatale qui a 24 ans et le patron de presse qui en a 44. À l’époque, elle est déjà mariée et a une fille. Bellanger est marié et a deux grands fils. Pendant plusieurs années, elle fera clandestinement la navette par le train Bruxelles- Paris pour retrouver son amant. Le couple devait faire scandale dans le milieu de la haute bourgeoisie gaulliste (Yvonne De Gaulle ne se gêna pour faire connaître sa désapprobation) en raison de la différence d’âge entre les mariés (vingt ans) et parce que la liaison s’est construite sur un double divorce. Se classant à gauche, cette grande bourgeoisie fut toujours une amie de François Mitterrand, rencontré via son époux. Auteur d’une trentaine d’ouvrages, elle devait signer, dans les années 1980, trois romans policiers sous le pseudonyme de William Dickinson. En novembre 2003, elle participait encore au Salon des écrivains du B’naï B’rith.

La mort précoce de son père affecta semble-t-il beaucoup Pierre Bellanger et ce fils de famille passe pour n’avoir jamais entretenu de relations très étroites avec sa mère (ce qui explique sans doute sa sexualité débridée, cf. plus loin). Disposant d’un impressionnant carnet relationnel, issu de la meilleure bourgeoisie parisienne et bénéficiant de l’aura de sympathie qui entourait son père, il détient, à la différence d’autres, toutes les clés de la réussite pour pénétrer le marché tout nouveau des radios libres (rapidement devenues des radios commerciales privées).

Après des études universitaires effectuées à Paris VI et à la Columbia University de New York, ce diplômé en biologie a débuté sa carrière, dans les années 1970, comme journaliste à la revue d’extrême gauche La Gueule ouverte, très largement à l’origine du mouvement écologiste français. Membre des Amis de la terre, ce végétarien militant écologiste, très proche ami de Brice Lalonde, sera même candidat du parti de ce dernier, Génération écologie, aux élections législatives de 1993 dans la 1re circonscription du Nord (8,16 %).

Surtout, il anticipe, dès 1979 (fort de son expérience américaine), la naissance des radios libres, comme animateur de Radio Mongol puis de Radio-Paris 80. Il lance, en 1981, la radio Cité future, en association avec Le Monde, puis La Voix du lézard, dont il prend la direction l’année suivante. Il crée aussi la Fédération nationale des radios libres, domiciliée à la même adresse que La Gueule ouverte. En parallèle, il est consultant en gestion dans un cabinet privé. Il lance ensuite, en 1983, un central diffuseur d’annonce Le Saxophone.

En 1984, il devient directeur opérationnel associé d’Indépendant FM, société de conseil en achats d’espace audio avec BDDP, CLM BBDO, Synergie, FA, RSCG et Saatchi-Saatchi. Il lance ensuite, en 1985, Vortex, personne morale de l’activité radio au sein de laquelle entre Filipacchi medias, puis Telefun, personne morale des activités de télématique et de téléphonie. En 1989, il fonde le Syndicat des radios diffuseurs nationaux (SRN), en 1990, M-Radio, la première radio indépendante en Russie, en association avec le ministère soviétique des télécommunications et sa société B-Com (fondée en 1986).

Il met par la suite en place, en 1993, le premier service de radio payante sur le câble et la radio Chante France. L’année suivante, il crée Contact télévision, première chaîne de service sur câble consacrée aux petites annonces et France en ligne. Sa plus grande réussite demeure, à partir de 1986, la radio musicale Skyrock (issu de La Voix du lézard, avec ouverture à la province, grâce au soutien de Filipacchi) qui va devenir la station la plus « branchée » de la jeunesse et jouera un rôle majeur et essentiel dans sa déculturation, son attirance pour le multiculturalisme, la promotion de la diversité (rap notamment) et de toutes les déviances sexuelles. (Note de L&I: arf !!!!)

Ce côté libéral-libertaire lui attirera quelques menus ennuis avec le Conseil supérieur de l’audiovisuel en 1998 pour les dérives scatologiques et obscènes de Skyrock (NdT : Fun Radio, c’est plus tard seulement que Difool tout seul est passé sur Skyrock – merci vikinggard), avec le tandem Doc et Difool, ou le fait qu’un animateur, se soit réjouit, en 1995, de la mort d’un policier (cf. notamment Skyrock, la radio des « bad boys », Le Point, 31 août 2001).

En 1999, Skyrock est racheté par la société de participation Orbus, détenue par Morgan Grenfell Private Equity et présidée par Pierre Bellanger. En 2006, Nakama, détenue par AXA Private Equity, actionnaire majoritaire, et par Pierre Bellanger, acquiert l’intégralité du capital d’Orbus auprès de Morgan Grenfell Private Equity et Goldmann Sachs (en bref, la société est revendue à AXA en 2006).

Le 12 avril 2011, Bellanger est brutalement démis de ses fonctions par AXA Private Equity qui souhaite augmenter la rentabilité financière de la station (Skyrock a perdu pour la première fois de l’argent en 2010, soit 8 millions d’euros, après dix années bénéficiaires). Il est brièvement remplacé par Marc Laufer comme directeur général. Comme l’écrit Le Nouvel observateur (Le Chantage des ondes, 21 avril 2011),

« Bellanger, qui n’a jamais contesté le libéralisme (NDA : salaire annuel : 620 000 euros + 30 % des bénéfices), ni la logique des financiers quand elle le servait, est à présent défendu par des nombreux socialistes […] Laurence Parisot dit souhaiter qu’on trouve un “terrain d’entente” […] Plus important, Bellanger a aussi ses entrées à l’Élysée : il a reçu la Légion d’honneur en 2008 parce qu’il a été un promoteur de la méthode “Alerte enlèvement” pour aider à retrouver les enfants disparus. Il a depuis l’oreille de Claude Guéant. »

Enfermé dans son bureau et bénéficiant du soutien de l’essentiel du personnel de la radio (il a pour lobbyiste auprès des pouvoirs publics Malek Boutih, ancien secrétaire général de SOS Racisme et secrétaire national du Parti socialiste), il mobilise les jeunes auditeurs, via le réseau social qu’il a su mettre en place en dehors de la radio stricto sensu (skyblog.com, l’une des principales plateformes de blogs, devenue un vrai réseau social avec fonctionnalités de réseau, chat et profils).

Des centaines de milliers de courriels de protestation sont envoyés aux nouveaux dirigeants via Facebook. Ces derniers mettent les pouces et Bellanger (qui détient toujours 30 % des parts) reprend son poste le 22 avril, grâce au soutien du Crédit agricole (qui reprend 30 % des actions) et d’Axa Private Equity, revenue, contrainte et forcée, sur ses décisions… (mais qui quittera d’ici deux ans le navire).

Volontiers provocateur, il déclare (Le Monde, 26 février 1993) : « Il y a une homothétie entre la biologie et l’économie ; il suffit de remplacer le glucose par des F. » Rebelote dans Le Nouvel économiste (18 juin 1999) : « Le capitalisme est la continuation du vivant par d’autres moyens ». Ce libertaire adepte de Gaïa (la déesse Terre) a été très influencé par les ouvrages d’Alice Bailey, la grande prêtresse américaine des années 30 à l’origine du New Age et de toutes ses dérives. Selon lui, « le New Age, c’est la liberté donnée à chacun d’explorer toutes sortes de voies spirituelles ».

Ces « voies spirituelles » ? Pierre Bellanger les explorera d’une manière assez particulière pour être condamné le 5 février 2010 par la Cour d’appel de Paris à trois ans de prison avec sursis et 50 000 euros d’amende pour « corruption de mineure ». Alors que la défense avait plaidé la relaxe, le ministère public avait demandé 30 mois d’emprisonnement avec sursis, huit ans de suivi socio-judiciaire avec interdiction d’entrer en relation ou de fréquenter habituellement des mineurs(es) et deux ans d’emprisonnement en cas de non-respect des obligations du suivi, plus 50 000 euros d’amende). En première instance, ce millionnaire manipulateur avait été condamné, le 3 novembre 2008, à quatre ans d’emprisonnement, dont un ferme et 15 000 euros d’amende par le tribunal correctionnel de Paris.

Libération (13 octobre 2008, droit de réponse du 23 octobre) révélait que Pierre Bellanger vivait actuellement avec deux femmes, qu’il était polygame depuis 1994, qu’en 1999 (à l’époque des faits reprochés) il vivait avec trois femmes (plus la jeune mineure, soeur d’une des femmes) au sein d’une communauté sexuelle appelée par Bellanger Halcyon, que les pratiques sadomasochistes (exposition, punitions, urolagnie, fessée, etc.) et de dépendance (journal de soumission), étaient régulières, que chaque favorite devait en recruter au moins une nouvelle, de préférence jeune, qu’un rang hiérarchique dans la soumission était institué (un courrier indique par exemple : « Aude, ta petite esclave de premier rang qui voudrait tant t’amener une esclave de deuxième rang »), etc.

Parfaitement défendu et ayant réussi à écarter la plupart des accusations, celui qui se faisait appeler « Maître » et avait « reçu la virginité » de sa soumise mineure, avait quand même été reconnu coupable d’avoir corrompu la dite mineure, avec laquelle il avait eu des relations (sexuelles sous toutes les formes) de dépendance et de soumission en 1990-2000. L’accusation indiquait (Libération, 4 novembre 2008) qu’il avait « favorisé la corruption (de cette adolescente) en l’initiant à diverses formes de sexualité, notamment de groupe, homosexuelle ou sadomasochiste, y compris avec la participation de sa soeur aînée ».

Autant de raisons évidemment d’être décoré de la Légion d’honneur… et de la conserver.