[Emmanuel Ratier – Faits & Documents n°303 – octobre 2010]

Les presses arabe et américaine ne cessent d’évoquer les relations qu’entretient l’ambassade des États-Unis à Paris et les minorités ethniques immigrées, en particulier maghrébines (sujet régulièrement évoqué dans F&D). Fin septembre, à l’initiative de l’International Visitor leadership Program, « 26 entrepreneurs, tous musulmans, sont pour trois semaines les hôtes du gouvernement américain » indique le journal arabe Al Kanz. Parmi eux, Nabil Djedijk, secrétaire général du syndicat patronal SPMF (Synergie des professionnels musulmans de France).

Toutes ses opérations de séduction (que certains pourraient qualifier de manipulation) sont orchestrées par Laura Berg, attachée culturelle de l’ambassade, et surtout par une Française, Randiane Peccoud, qui supervise, depuis une dizaine d’années, les opérations américaines en direction de la communauté musulmane. Particulièrement discrète, cette femme (dont une unique photo peut être trouvée sur google et encore sans son nom) de 53 ans, officiellement « chargée de la société civile » à l’ambassade américaine à Paris n’est pratiquement jamais citée. France-Soir (Comment Ali Soumaré a été « traité » par l’ambassade américaine, 6 août 2010) avait levé le voile sur elle, révélant qu’elle disposait du « meilleur carnet d’adresses français de la diversité (avec) tous les contacts : leaders d’opinion, politiques et associatifs ».

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