Chez Philippe de Villiers, c’est « Festen », « Santa-Barbara » et « Desperate Housewives » tous les jours… Et on admirera encore une fois la magnifique omerta de la presse française dans ce domaine… de toute évidence, le taliban du Puy-du-Fou a les moyens de faire taire les fâcheux… et faire annuler les procès.

Pour plus de détails, c’est ici : http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/societe/20101216.OBS4859/dans-l-hebdo-le-fils-perdu-du-clan-villiers-par-isabelle-monnin-14-10-11.html

[INTERVIEW] « Laurent de Villiers est un martyr »

[Interview d’Anne de Kervenoael, cousine de Phillippe de Villiers, par Bérénice Rocfort-Giovanni – Nouvelobs.com – 15/12/2010]

Interrogée par Nouvelobs.com, Anne de Kervenoael, est la  seule membre de la famille Villiers à soutenir Laurent de Villiers, qui accuse son frère de viol. Elle espère un renvoi de l’affaire devant les assises.

Dans quel état d’esprit se trouve Laurent de Villiers à l’approche du 17 décembre, jour où la justice va décider du renvoi ou non devant les assises des mineurs de son frère, Guillaume de Villiers ?

– Laurent est à la fois confiant et inquiet. Son père, Philippe de Villiers, a répété à l’envi qu’il y aurait un non-lieu. Mais Laurent est serein, car il y a de nombreux éléments dans le dossier : le mail de Guillaume [datant du 2 septembre 2006, dans lequel il demande pardon à son frère, NDLR], les enregistrements réalisés lors de la visite de son frère Nicolas aux Etats-Unis en 2008….

Qu’envisage-t-il de faire en cas de non-lieu ?

– On ne pourra plus rien faire. Nous n’aurons plus que nos yeux pour pleurer. Un non-lieu serait un grand drame pour Laurent, comme pour moi. Tout ce que veut Laurent, c’est être reconnu comme victime. C’est un martyr. Il a subi tous ces viols, et en plus, il a été trahi par sa famille.

Sa famille lui a tourné le dos. Vous êtes la seule à être restée en contact avec lui. Pourquoi le soutenez-vous ?

– Je suis la seule personne qui s’en occupe. Philippe de Villiers a voulu isoler Laurent. C’était une machination. J’ai ramassé les morceaux. Quand Philippe de Villiers a dit devant la presse que Laurent avait été manipulé par les islamistes (sic ! NdL&I) , j’ai tout de suite compris que mon cousin prenait un mauvais chemin. Soit cette histoire d’inceste était vraie, soit elle était fausse, mais dans tous les cas, il fallait aider Laurent. Or, il a été flanqué à la porte de chez lui. On lui a fait savoir qu’on ne voulait plus de lui. Cet enfant s’est retrouvé seul. Je lui ai alors tendu la main. J’étais sûre qu’il disait la vérité. Il m’a montré le mail envoyé par Guillaume. En 2009, Laurent est venu habiter chez moi quelque temps. Il faisait des cauchemars et hurlait toutes les nuits. Il ne pouvait pas jouer la comédie à ce point-là. Après la réconciliation familiale en 2007, Laurent est venu dîner avec son père. Je lui ai demandé: « Qu’allez-vous faire pour Guillaume ? » Il s’est mis en colère et a crié : « Je ne veux pas que Guillaume aille en prison ». Il a essayé de monter Laurent contre moi. Pendant un temps, nous n’avons plus été en contact. Mais finalement, Laurent est revenu vers moi et s’est reconstitué partie civile.

Avez-vous gardé des liens avec le clan Villiers ?

– Non. Tout le monde a peur de Philippe de Villiers, moi y compris. Avant que l’affaire n’éclate, j’étais pourtant très proche de lui.

De quelles natures sont les relations familiales chez les Villiers ?

– Je ne comprends pas cette famille, où règne l’hypocrisie et le mensonge. La mère de Laurent, Dominique de Villiers, dit que ce qui la tracasse le plus, c’est que Laurent n’aille pas au Paradis tant il a menti. Elle savait avant Philippe de Villiers ce qu’avait fait Guillaume. Je ne pouvais pas imaginer qu’ils gèreraient cette affaire aussi bêtement. Dès qu’on n’est pas d’accord avec eux, ils vous accusent de mythomanie. Je suis extrêmement malheureuse, car un enfant souffre au Nebraska. Il mettra très longtemps à s’en sortir.

Philippe de Villiers a donc cru son fils, lorsque celui-ci a affirmé avoir été victime d’abus sexuels de la part de son frère.

– Quand Philippe de Villiers m’a appelée en 2006 pour me parler de l’affaire, il m’a expliqué que cela faisait dix ans qu’il savait. Mais tout ce qu’il disait à Laurent, c’était : « C’est entre ton frère et toi ».

* Sollicité par Nouvelobs.com via son parti, le Mouvement pour la France (MPF), Philippe de Villiers n’a pas souhaité répondre à nos questions.

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/opinion/20101216.OBS4827/interview-laurent-de-villiers-est-un-martyr.html