Va falloir re-écrire le « Manuel du Guerillero Urbain » de Carlos Marighela, en y intégrant les nouvelles armes de la police (drones, hélicos, photographes postés, ADN, surveillance des portables)…

… bref, l’insurrection va devenir de plus en plus difficile et le Parti de l’Ordre peut dormir tranquille. Les dissidents ne viendront pas le faire chier.

[Valérie Mahaut – Le Parisien – 29.10.2010]

(…) De nouveaux coups de filet devraient être organisés prochainement. La sûreté territoriale continue d’examiner les photos, prises notamment depuis les toits et de l’hélicoptère de la Sécurité civile qui a patrouillé une matinée entière au-dessus du lycée Joliot-Curie et ses environs. Plutôt que d’essayer d’arrêter les casseurs en flagrant délit, la police départementale a opté pour une technique d’investigations un peu plus longue, mais « plus efficace », commente un proche de l’enquête. Même si l’identification des suspects se révèle difficile. « Ils sont encapuchonnés, se cachent le visage avec des écharpes… ce n’est pas évident, mais on y arrive. »

Un des casseurs interpellés hier a été confondu par sa bague. Certains n’ont pu nier car les policiers ont retrouvé, lors des perquisitions, les vêtements qu’ils portaient sur les photos dans leurs armoires. Grande et reconnaissable, la jeune fille arrêtée est photographiée une batte de base-ball à la main occupée à détruire un abribus de l’avenue Pablo-Picasso, perpendiculaire à l’avenue Joliot-Curie. « Nous avons également relevé de nombreuses empreintes digitales et même génétiques sur les cailloux et projectiles », souligne un proche de l’enquête.

http://www.leparisien.fr/hauts-de-seine-92/manifestations-lyceennes-sept-casseurs-arretes-29-10-2010-1127909.php