« On ne veut pas céder à la parano… » mais bien sûr, c’est tous les jours que des cambrioleurs entrent dans une rédaction de presse, ciblent un bureau en particulier, coupent le cable antivol et ne repartent qu’avec un seul ordinateur… sans même s’encombrer d’autres butins pourtant tout aussi facilement volables…. on ne va pas céder à la parano mais on va pas non plus se laisser prendre pour des cons…

[Le Post – 26/10/2010]

A QUI LE TOUR ? : Un journaliste du Point, qui couvre l’affaire Woerth-Bettencourt, s’est (aussi) fait voler son ordinateur

D’après les informations du Post, Hervé Gattegno, rédacteur en chef au Point, s’est fait voler son ordinateur portable dans les locaux du magazine la semaine dernière, dans la nuit de jeudi à vendredi. Le cable antivol de son ordinateur situé dans le bureau du journaliste, a été sectionné net, vraisemblablement à l’aide d’une pince coupante. Le Point a immédiatement porté plainte. Les cambrioleurs étaient visiblement bien renseignés, car Hervé Gattegno venait tout juste de changer de bureau au journal.

Fait troublant
Or, on apprenait lundi, dans les colonnes du Monde, que l’un des journalistes du quotidien, Gérard Davet, chef du service reportage, avait lui aussi été cambriolé, à son domicile, cette fois. Une mésaventure «  survenue chez lui jeudi 21 octobre », selon le quotidien.

Les deux cambriolages se sont donc déroulés sensiblement au même moment.

« Je me suis rendu compte que l’ordinateur portable sur lequel je travaille à domicile et stocke des documents avait disparu. Ainsi qu’un GPS », expliquait lundi Gérard Davet sur Lemonde.fr.

Autre fait troublant : Hervé Gattegno, comme Gérard Davet, travaillent sur l’affaire Woerth-Bettencourt, et ce depuis les premiers développements de l’affaire.

Le Monde avait porté plainte le 20 septembre pour violation du secret de ses sources après l’enquête menée par les services de renseignement pour identifier une de ses sources dans l’affaire Woerth-Bettencourt. Il s’apprête à déposer une nouvelle plainte, pour « violation du secret de l’enquête » cette fois, à la suite des investigations ordonnées par le procureur de Nanterre, Philippe Courroye.

« C’est une forme d’intimidation insidieuse qui gêne considérablement notre travail, qui consiste à rechercher la vérité pour mieux informer nos lecteurs », relatait Gérard Davet sur le site internet du Monde. Concernant son cambriolage, le journaliste se voulait prudent, affirmant qu’il n’était « pas question de sombrer dans la paranoïa, ni d’alimenter un climat de fantasmes. » L’annonce du fric-frac au Point pourrait ajouter encore au trouble ambiant.

http://www.lepost.fr/article/2010/10/26/2282069_un-journaliste-du-point-qui-couvre-l-affaire-woerth-bettencourt-s-est-aussi-fait-voler-son-ordinateur.html