Justice de classe, justice politique, justice de propagande….

[Parti des Indigènes de la République – 22/09/2010]


Teresa Lewis, citoyenne américaine et déficiente mentale, sera exécutée par injection létale aujourd’hui, jeudi 23 septembre.

Son crime : elle est accusée d’avoir planifié en octobre 2002 le meurtre de son mari Julian Lewis, 51 ans, et de son beau-fils Charles, 25 ans, en vue de toucher une prime d’assurance-vie. Ni SOS Racisme, ni BHL, ni Libé ne manifesteront pour la sauver. Ils ne lanceront pas de campagne internationale pour dénoncer la barbarie de son exécution. Normal, elle n’est pas iranienne, son juge n’est pas enturbanné et son bourreau n’est pas musulman.

http://www.indigenes-republique.fr/article.php3?id_article=1088

[AFP: Condamnée pour avoir été le « cerveau » d’un double meurtre, Teresa Lewis recevra une injection létale aujourd’hui. Ses soutiens jugent cette exécution impossible : Teresa est à la limite de la déficience mentale

Les faits remontent à 2002, quand elle est accusée, après la mort par balle de Julian et Charles dans la caravane occupée par la famille recomposée, d’avoir engagé deux tueurs à gages de 19 et 22 ans rencontrés au supermarché, Matthew Shallenberger et Rodney Fuller, qui, de surcroît, deviendront respectivement son amant et celui de sa fille de 16 ans. Lors de son procès, elle avouera avoir voulu par ces meurtres toucher de juteuses assurances-vie. Les deux « gâchettes à louer » écoperont d’une peine de prison à vie. Elle, de la peine capitale.

Mais plusieurs voix dénoncent une sanction hâtive, obtenue par l’acharnement d’un procureur qui l’avait décrite comme « la tête du serpent », soulignant un fait en contradiction avec ce rôle de « cerveau » : son quotient intellectuel est de 72, « à la limite du retard mental », selon son avocat et son comité de soutien. Qui évoquent en comparaison la personnalité de Matthew Shallenberger, son amant, doué, lui, d’une « intelligence supérieure à la moyenne », et auteur avant son suicide en détention, en 2006, d’une lettre à une amie dans laquelle il avoue avoir manipulé Teresa, décrite comme « une salope qui s’était mariée pour l’argent à qui j’allais faire facilement tourner la tête ».

Ces zones de doutes n’auront pas suffi à convaincre les ultimes recours en justice sollicités par la défense de Teresa. Le gouverneur républicain de l’Etat de Virginie a refusé mardi la demande de grâce, suivi le même jour par les juges de la Cour suprême, la plus haute instance des Etats-Unis. Malgré la décision, en 2002, de cette même Cour suprême, d’interdire les exécutions de condamnés mentalement retardés.

http://www.francesoir.fr/etranger-faits-divers/etats-unis-teresa-72-de-qi-dans-le-couloir-de-la-mort.27350

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