Quand il s’agit de terrorisme, il faut oublier son rasoir d’Occam et accepter pour argent comptant tout ce que vous disent les autorités… sinon vous êtes un fou, un complotiste, un antisémite, un antiaméricain primaire, un mauvais patriote… bref, un homme/femme à abattre.

Le plus amusant est que les plus virulents « anti-autoritaires », quand il s’agit du 9/11, affirment soudain avoir foi en la version de l’Etat… Puissance du mythe fondateur du XXIè Siècle.

[Pino Cabras – Megachip – 23 Septembre 2009 – traduit par GV pour Reopen 911]

Voici un article paru très récemment sur le site italien Megachip, qui documente et analyse la simultanéité de certains exercices militaires et des agences de Sécurité pendant ou autour de la date du 11 septembre 2001. Pino Cabras, éditorialiste du site Web, nous livre ici une étude précise du cas de l’exercice Tripod II – qui devait se dérouler le 12 septembre 2001 à New York – et nous permet de mieux comprendre les raisons « possibles » de ces curieuses coïncidences de dates et de lieu.

Nombreux étaient les exercices des appareils militaires et de sécurité américains qui se sont déroulés le 11 septembre 2001, que ce soit dans le ciel ou à terre, dans les organisations d’espionnage ou de sécurité, à l’intérieur des gratte-ciel ou en dehors.  Parmi eux, il y avait l’exercice Tripod II, une simulation d’attaque terroriste organisée pour le 12 septembre sur la côte occidentale de Manhattan.

Cette simulation comportait, avant la date du 11/9, l’installation sur un quai “Pier 92” de la rivière Hudson, d’un vaste centre de contrôle et de commandement à l’image de celui du Bureau des urgences de Manhattan (OEM), situé dans le bâtiment 7 du WTC et qui fut détruit lors de son effondrement.

L’OEM fut créé en 1996 par le maire de New York, Rudolph Giuliani, pour gérer la riposte de la ville à d’éventuelles catastrophes, y compris des attentats terroristes à grande échelle.

Dans les 5 années qui ont précédé le 11/9, l’OEM a régulièrement organisé des exercices impliquant toutes les agences : de la protection civile aux organes de sécurité en passant par la FEMA. À chaque fois, les simulations et les équipements étaient en place pendant plusieurs semaines. Des moyens impressionnants étaient mobilisés dans le cadre de mises en scène très réalistes. Rudy Giuliani assistait en personne à la plupart de ces “entrainements” (drills) qui permettaient de tester la ville face à des scénarios de film-catastrophe.

C’est Giuliani lui-même qui décrit le réalisme de ces gigantesques jeux de rôles : “En général nous prenions des photos de ces exercices, d’où il ressortait que le résultat était tellement réaliste que ceux qui voyaient ces clichés nous demandaient quand ces événements s’étaient produits” (extrait du livre Leadership, page 355).
Parmi ces scénarios-cauchemars : des attentats au gaz sarin à Manhattan, des attaques à base d’anthrax, un camion piégé à l’explosif.

Le 11 mai 2001, 4 mois exactement avant les vrais attentats de New York, s’est déroulée dans cette même ville une simulation d’une attaque utilisant la peste bubonique. La mise en scène fut tellement réaliste que l’un des participants déclara qu’« après à peine 5 minutes d’immersion dans cette simulation, tout le monde avait oublié qu’il s’agissait d’un exercice.”

De l’adrénaline pure, dans l’émotion frénétique de ceux qui participaient.  Et pour ces exercices on ne lésine pas sur les moyens. Les agences, à commencer par la FEMA, sont sur place longtemps à l’avance et en repartent bien après le coeur de la simulation. Tout est fait comme si c’était vrai, avec des centaines de personnes à l’oeuvre, en uniforme ou en civil, et qui travaillent pour différentes agences. Les participants, à commencer par Giuliani, nous expliquent que la frontière entre réalité et fiction devient indiscernable, en termes de perception et de moyens mobilisés.

Le cas d’un avion utilisé intentionnellement comme missile n’a pas officiellement été testé lors des simulations de l’OEM. Mais au-delà du fait que cela était envisagé comme cas d’incident “non intentionnel”, des exercices ont quand même été organisés pour des secours consécutifs à un impact d’avion de ligne sur un gratte-ciel.

Un exercice, seulement théorique, a été mené à peine une semaine avant le 11/9, avec élaboration de plans de continuité pour les activités du district financier du World Trade Center.

Lorsque le scénario terroriste du 11/9 se révéla dans toute son horreur, il fut facile à Rudolph Giuliani de s’en remettre aux équipements de l’exercice qui avait entre-temps été préparé sous le nom de Tripod II, celui basé au quai Pier 92, et mentionné plus haut. Le quai se trouve à seulement 6 km au nord-nord-ouest du World Trade Center, et à cette occasion il avait été organisé au préalable pour abriter un centre tri dans lequel les victimes recevraient les premiers soins.

C’est Giuliani qui nous le rappelle lors de son témoignage devant la Commission d’enquête sur le 11/9: “La raison pour laquelle le centre Pier 92 a été choisi, est que le jour suivant, le 12 septembre, devait se dérouler un exercice de simulation. Des centaines de personnes se trouvaient là-bas, de la FEMA, du gouvernement fédéral, de l’état de New York, du Bureau de gestion des urgences, et tous s’apprêtaient à participer à une simulation d’attaque biologique. C’était donc l’endroit où devait avoir lieu l’exercice. Les équipements étaient déjà en place, et cela nous a permis d’y installer en quelques jours un centre de commandement trois fois grand comme celui du bâtiment 7 du WTC. Et c’est depuis là que s’est fait le reste du travail de recherche et de secours.

Nous avons évoqué le témoignage de Kurt Sonnenfeld, l’homme de la FEMA qui a confirmé, lui aussi, que son agence était déjà massivement présente sur place avant les attentats. Une catastrophe pour les mythographes casqués qui ont cherché à balayer de leur qualificatif de “conspirationniste” l’idée de l’arrivée anticipée de la FEMA. Ils ont chipoté sur les dates, puisque l’exercice devait commencer le 12 septembre et pas avant. Des centaines d’hommes déjà sur place depuis plusieurs jours: pour les mythographes, évidemment cela ne compte pas. Ils pensent donc qu’un méga-exercice comme Tripod II puisse se matérialiser en un instant, sans planification, sans logistique, sans agents de toutes sortes occupés depuis des jours à faire leur travail. Une hypothèse ridicule, contredite par un monceau de preuves, de déclarations et de témoignages. L’exercice pendant le 11 Septembre était une machine déjà en marche, et comment !
Évidemment, la mobilisation spécifique de la FEMA sur le lieu du désastre a nécessité des ordres de service après-coup.

Le cas de Tripod II devient d’autant plus significatif lorsqu’on remarque que c’était loin d’être un cas isolé.

La concomitance de tous ces exercices avec les vrais attentats, ceux du 11 septembre 2001 aux USA, comme ceux du 7 juillet 2005 au Royaume-Uni, ne peut pas être reléguée au rang de simple coïncidence. Il faudrait au moins approfondir, chose que les enquêtes officielles ont renoncé à faire. Combien savent que le matin du 11 Septembre, une agence de renseignements américaine, le NRO (National Reconnaissance Office), avait programmé un exercice au cours duquel un avion en perdition s’écrasait sur un de ses bâtiments ? Cette agence qui s’occupe de l’espionnage depuis l’espace dépend du Département de la Défense, et son personnel provient pour moitié de la CIA et pour l’autre moitié de la Défense. Au moment des événements – les vrais – il fut décidé d’interrompre l’exercice et de renvoyer chez eux les 3000 employés de l’agence de renseignements. Et l’effet le plus évident de cette évacuation des locaux de la NRO fut de rendre aveugle l’espionnage officiel précisément lorsqu’il aurait pu – et dû – contrôler les événements depuis l’espace. Qui donc est resté devant les écrans les plus importants de l’agence, à observer tout cela avec les yeux puissants des satellites ?

Et combien savent aussi qu’une partie significative des professionnels les plus qualifiés pour répondre aux attentats se trouvait à l’autre bout du pays, pour participer à un entrainement ? C’est le cas du Groupe mixte FBI/CIA d’intervention antiterroriste, déconnecté du scénario de ce jour-là, puisque distant de plusieurs milliers de km, occupé qu’il était par un exercice à Monterey (Californie). USA Today, dans son numéro du 11 septembre 2001, a raconté qu’”à la fin de la journée, à cause de la fermeture des aéroports dans tout le pays, le groupe d’intervention n’a pas pu trouver le moyen de retourner à Washington”. Avec pour résultat qu’au moment des attentats, la principale agence fédérale en charge de prévenir de tels crimes s’est trouvée décapitée. L’entrainement du groupe n’était pas seulement de nature théorique puisqu’il avait aussi concentré sur la côte californienne tous les hélicoptères et les véhicules légers dont elle disposait.

De nombreux éléments indiquent que les mandataires de ces attentats étaient parfaitement au courant de ces mouvements et qu’au moins une partie d’entre eux faisait partie intégrante de structures couvertes par les appareils d’État.

L’avantage d’une telle stratégie apparait tout à fait compréhensible et plausible, pour qui voudrait initier une véritable enquête sur des bases différentes des précédentes.

En premier lieu, il faut savoir que les militaires, les fonctionnaires ou les membres des Services secrets qui auraient en tête des actions subversives ne pourraient pas organiser des attentats sans se faire repérer. D’où la fonction première d’un exercice : il offre aux organisateurs la couverture idéale pour la mise en route de l’opération, et leur permet d’utiliser les fonctionnaires et les structures gouvernementales pour la mener à bien, tout en fournissant une réponse satisfaisante à toute question qui pourrait être posée sur des bizarreries ou des mouvements insolites de personnels. Pour que cela fonctionne, il faut nécessairement que le scénario de l’exercice se déroule sous couvert des vrais attentats.

En second lieu, si la date correspond avec celle de l’attentat, l’exercice permet de déployer légitimement sur le terrain des hommes portant l’uniforme de diverses agences de sécurité ou de secours. Placer parmi eux, sans éveiller les soupçons, ceux-là mêmes qui vont poser les bombes et coordonner les actions est chose relativement aisée.

En troisième lieu, le déroulement des exercices de simulation au même moment que les véritables attentats permet de veiller à la bonne exécution des réponses de la part des équipes – loyales – de sécurité et de secours, profitant de la confusion entre la réalité et la fiction. Les contradictions et la découverte de certains morceaux n’entament pas l’ensemble. Au contraire, elles aident à maquiller et à rendre la mosaïque incompréhensible. Le 11 Septembre – à un moment donné de la matinée – des dizaines d’avions détournés furent signalés, et des voix courraient annonçant d’autres attentats. Et donc, où envoyer les patrouilles ? Quels bâtiments protéger en premier ? On peut facilement imaginer le chaos que tout cela a pu déclencher dans le centre de commandement.

Les opérations de cette nature sont modulaires, et visent en même temps des objectifs interchangeables, qui sont autant de routes possibles vers le même résultat, toutes parcourues simultanément, et dont la régie, où qu’elle se trouve, n’a pas à choisir l’une ou l’autre des trames possibles, qui de toute façon avancent de concert.

Les personnes chargées d’exécuter seulement certains segments de l’opération, obéissent – souvent avec la plus totale bonne foi – a des ordres émanant de supérieurs hiérarchiques qui à leur tour n’en connaissent qu’un détail et non le plan dans son entier ni ses objectifs.

Tout ce que je décris ici fait partie de mécanismes utilisés lors d’actions des Services secrets, en particulier les opérations auxquelles participent les “bras de levier ” [1] et les opérations souterraines, et peut être démultiplié à l’occasion de grandes opérations terroristes servant de bases politiques à des guerres ou à de dramatiques changements de régime.

L’expérience italienne en matière de délits ayant eu un impact important – les affaires Mattei, Moro, et bien d’autres cas servant la “stratégie de la tension”, comme celui de Borselino – nous indique que derrière ces événements, on trouve la décision de petits groupes d’individus. Derrière chacun d’entre eux, on découvre que des hommes puissants agissaient au nom de calculs politiques et économiques bien précis. Dans certains cas, la couverture et le brouillage étaient préparés simultanément, pendant que des personnages appartenant à la mafia ou à des groupes terroristes s’exposaient en s’occupant utilement de la partie “action”. De nombreux épisodes qualifiés de “mafieux” ou de “terroristes” ont en fait une matrice bien différente. C’est là un type d’hypothèse d’investigation utilisé couramment, et souvent avec de bons résultats.

Cela peut s’appliquer aussi aux attentats du 11/9.

Face à la complexité d’un tel scénario, on oppose souvent le fameux “rasoir d’Occam”. Occam était un philosophe du moyen âge, et il disait dans son latin médiéval: « entia non sunt multiplicanda praeter necessitatem ». Autrement dit, “inutile de multiplier plus que nécessaire les éléments”. Dans le langage du XXI siècle, on pourrait traduire par : “à égalité de facteurs, l’explication la plus simple est souvent la bonne”.

Et bien, oubliez Occam quand on parle de terrorisme. Dans le cas du 11/9, les éléments se sont multipliés, et comment ! Au-delà de toute nécessité envisageable par l’homme de la rue ou par la rédaction d’un journal.

http://www.reopen911.info/News/2009/09/23/le-cas-de-tripod-ii-et-autres-jeux-de-guerre-le-11-septembre-2001/

Version originale en italien :  http://www.megachipdue.info/finestre/zero-11-settembre/572-il-caso-di-tripod-ii-e-altri-giochi-di-guerra-dell119.html