[Gregor Seither – IES News Service – 07/05/2010]
Dans la ville de Falkirk, près d’Edinbourg (Ecosse), l’hôpital de Bellsdyke accueille une section pour malades mentaux sévères, l’unité Tryst Park, entourée de mesures drastiques de sécurité étant donné qu’un certain nombre de ces malades sont des délinquants violents – certains ayant fait parler d’eux dans les médias.

La semaine dernière, un jeune garçon de 12 ans découvre, sur le parking d’un supermarché voisin, une clé USB non cryptée et contenant les fiches individuelles des différents salariés travaillant à l’unité de Tryst Park mais surtout les dossiers médicaux des internes, leur dossier administratif et légal, le détail de leurs infractions, leurs rapports psy et fiches de suivi…  bref, des morceaux de choix savoureux pour tout journaliste de tabloid.

La famille du garçon a restitué la clé à l’hôpital et l’employé qui a perdu la clé-USB (elle est tombée de ma poche quand je suis sorti de ma voiture) a été suspendu… Il n’a pas fourni d’explications sur les raisons pour lesquelles il se trimballait avec toutes ces données sur lui.

La semaine dernière, la commission britannique sur la vie privée a démontré que, en matière de pertes de données sensibles, l’hopital public britannique est le pire qui soit, suivi de près par les forces de police et l’armée.

C’est vraiment rassurant de savoir que les autorités médicales et judiciaires prennent soin de nos données et les gardent à l’abri des regards indiscrets… et dire qu’il y a des gens qui s’inquiètent de la politique de la vie privée de Facebook ou Google !