Avec tout ce que gagne Rachida Dati (et ça vaut aussi pour les autres personnalités politiques) elle n’a pas les moyens de se payer un abonnement mensuel au téléphone portable ? Elle a besoin que le Ministère de la Justice la Mairie de Paris 7é et l’UMP lui en payent chacun un ? Elle trimballe combien de téléphones dans son sac à main ?

Idem pour la voiture de fonction: si elle n’a pas envie de conduire dans Paris, elle ne peut pas se payer une voiture avec chauffeur privé avec ses 15 000 Euros mensuels de revenus cumulés (eurodéputé, maire, ancienne garde des sceaux…) ? Et elle fait quoi avec deux agents municipaux ? Elle gagne pas assez pour se payer une femme de ménage ?

On a l’impression que plus ça grimpe haut, plus ça devient rapiat…

[Journal du Dimanche – 04/04/2010]

Après la voiture et les gardes du corps, le chauffeur de l’administration pénitentiaire et les portables… Rachida Dati a écopé en quelques jours d’une série de mesures décidées à l’Elysée et destinées à la « rayer des écrans radar« , selon l’expression d’un proche du couple présidentiel. Comme l’a raconté Le Canard enchaîné, l’ancienne garde des Sceaux a d’abord perdu sa 607 de fonction et son escorte le soir du premier tour des élections régionales. Le patron de la police, Frédéric Péchenard, recevant un ordre de l’Elysée, a prié ses fonctionnaires de cesser sur-le-champ la protection de Rachida Dati alors qu’elle était sur un plateau de télévision.

La 607 « police » avait été mise à sa disposition en juin 2009 par la DGPN, la direction générale de la police nationale, ainsi que quatre policiers du service de protection des personnalités. Equipée d’un gyrophare et dotée d’une carte essence, cette 607 et les fonctionnaires faisaient de fréquents allers-retours à Strasbourg, siège du Parlement européen. « C’était une situation très limite que rien ne justifiait« , admet-on au ministère de l’Intérieur, qui a également récupéré un téléphone portable dont se servait l’ancienne ministre de la Justice.

Pour expliquer cette mesure, prise à chaud le soir du débat du premier tour, le ministère de l’Intérieur a d’abord affirmé que l’ancienne garde des Sceaux avait fait les frais, ainsi que d’autres personnalités, d’une réorganisation au sein des équipes de protection.

« Rien de personnel »

Ainsi, Michel Charasse, Bruno Le Maire ou Christian Poncelet ont vu un « allégement » ou une suppression pure et simple de leur escorte. « Rien de personnel concernant Rachida Dati« , assurait-on à l’Intérieur entre les deux tours des élections régionales. Sauf que, depuis, l’ancienne ministre a également dû se priver, en urgence, du chauffeur qui avait été mis à sa disposition par l’administration pénitentiaire…

Informé de cette mise à disposition, l’Elysée a prié le ministère de la Justice de mettre fin sur-le-champ à cet « autre avantage indu ». « Effectivement, dès que le cabinet du garde des Sceaux a pris connaissance de cette mise à disposition, des instructions immédiates et fermes ont été prises pour y mettre fin« , indiquait hier au JDD la chancellerie. Député européen et maire du 7e arrondissement de Paris, Rachida Dati dispose toujours de la voiture mise à sa disposition par la ville (elle avait le choix entre une Laguna et une Prius) et de deux agents municipaux.

Pourquoi ce « grand ménage » décidé en haut lieu concernant l’ancienne ministre? Sollicitée par le JDD, elle n’a pas souhaité s’exprimer. Selon plusieurs sources, l’ancienne porte-parole de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy est soupçonnée par l’Elysée d’avoir alimenté et même cautionné certaines rumeurs entourant le couple présidentiel. Selon nos informations, une enquête des services de renseignement français, remise au chef de l’Etat durant le week-end précédant le premier tour des Régionales, ciblerait notamment Rachida Dati dans la diffusion d’informations jugées malveillantes à l’Elysée.

Au lendemain du retrait de la 607, l’ancienne garde des Sceaux a tenté à plusieurs reprises, mais en vain, de joindre le Président. Elle lui a écrit un long courrier réaffirmant sa fidélité et sa loyauté, évoquant aussi son « exil » au Parlement européen et a ensuite plaidé sa cause de vive voix avec Claude Guéant. « L’Elysée ne répond plus pour Mme Dati« , décode-t-on dans l’entourage du Président, où l’on précise que « Rachida Dati dispose aussi d’un téléphone portable de la Justice et un autre de l’UMP« … Plus pour longtemps, apparemment.

http://www.lejdd.fr/Societe/Actualite/Rachida-Dati-en-disgrace-183729/