Quand on connaît le passé de « queutard » de Sarkozy – c’est d’ailleurs la raison avancée par Cécilia pour son divorce avec lui – et l’aura de pouvoir et de fric qui l’entoure, ce ne serait pas surprenant qu’il y ait des « affaires extraconjugales »… quand à Carla Bruni, elle n’est pas forcément une vision « monogame » de la sexualité (c’est elle même qui le dit)… on ne voit donc pas en quoi ces « rumeurs » seraient extravagantes… et en quoi cela justifierait le déclenchement d’une enquête de police ou l’implication des services secrets pour intercepter les communications… c’est un peu comme pour l’ADN de la mobylette de Jean Sarkozy.

Dire « le président Sarkozy a des affaires extra-conjugales » c’est illégal maintenant ? Au nom de quel article du Code Pénal ? Ou alors on considère qu’on est passé pour de bon en Monarchie et qu’il est interdit de critiquer le Conducator ?

Sarkozy furieux contre Dati

Le chef de l’Etat soupçonne son ancienne protégée d’avoir joué un rôle dans les rumeurs sur sa vie privée.

[Frederic Gerschel  – Le Parisien – 07/04/2010]

Nicolas Sarkozy et Rachida Dati ne passeront plus leurs vacances ensemble. Le président de la République ne décolère pas contre son ex-garde des Sceaux qu’il a refusé de prendre au téléphone ces derniers jours. Dati souhaitait s’expliquer sur le rôle qu’on lui prête dans la propagation des rumeurs sur la vie privée du chef de l’Etat.

Mais à l’Elysée, on lui a fait sèchement savoir qu’elle était désormais persona non grata. « Elle est complètement carbonisée, le président ne veut plus jamais lui parler », confirme un conseiller.

Qu’est-ce qui a pu mettre Nicolas Sarkozy dans une rage pareille ? Dans l’entourage de Dati, on soupçonne l’interception de textos ou de conversations téléphoniques dans le cadre de l’enquête déclenchée par les services secrets français mais sans disposer d’éléments concrets pour étayer cette hypothèse. Au cours d’un déjeuner avec élus parisiens la semaine dernière, le conseiller de l’Elysée Pierre Charon a clairement évoqué « la colère du couple présidentiel » et des « éléments matériels » de l’implication de Dati dans cette affaire. Tout en refusant de préciser de quoi il s’agissait. Mise à l’index, l’intéressée doit donner sa version des faits, ce matin sur RTL, au micro de Jean-Michel Aphatie. « Je ne comprends pas cette violence dont je fais l’objet, explique-t-elle en privé. Je ne peux pas imaginer que le président puisse croire que je suis mêlée à ça. Tout est faux. »

Même s’ils ne sont pas forcément proches d’elle, certains élus UMP ont soutenu Dati ces dernières heures, jugeant que le chapeau qu’on lui faisait porter était peut-être un peu trop grand pour elle. « Le rôle du président n’est pas de lancer des fatwas sur des rumeurs qui n’intéressent personne », s’agace le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan. Le socialiste Malek Boutih souhaite que l’on calme le jeu : « Je trouve qu’il y a un drôle de climat. Rachida Dati ne laisse pas indifférent, en bien ou en mal. Il faut faire attention à ne pas la lyncher. Elle est la première de sa génération à avoir eu un ministère régalien. »

A l’Elysée, la consigne, désormais, est de ne plus évoquer publiquement l’affaire. Mais blessé par les rumeurs sur sa vie privée évoquant une mésentente conjugale rumeurs relayées par la presse internationale début mars le chef de l’Etat veut comprendre. Une enquête a été ouverte, hier, par le parquet de Paris. Elle a été confiée à la police judiciaire.

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