[Moira O’Connor – IES News Service Washington – 7/1/2010]

L’attaché de presse de la Maison Blanche, Robert Gibbs, ainsi que d’autres responsables du Service de Presse officiel ont précisé aux journalistes accrédités qu’un certain nombre de sujets étaient interdits de questions lors des conférences de presse. Le journaliste qui aurait le mauvais goût de trop insister sur ces sujets, risquerait de se voir retirer son accréditation.

Sur la liste des sujets interdits, il y a le premier emploi occupé par Barack Obama juste après avoir obtenu son diplôme à la Columbia University. Il avait été embauché par la société Business International Corporation (BIC), une société internationale fournissant des informations économiques et financières et dont le fondateur avait reconnu, en 1977, qu’elle servait de couverture pour des agents de la CIA. L’Administration Obama a interdit toute publication de documents relative à la période 1979-1981, quand le président étudiait au Occidental College à Los Angeles et travaillait pour la BIC. Il est également interdit de répondre à toute question concernant la BIC ou son implication avec la CIA.

In 1981, Obama avait travaillé à Jacobabad et à Karachi, au Pakistan, sous la direction d’un « agent traitant » de la CIA, il s’était ensuite rendu en Inde. A l’époque, suite à l’invasion soviétique en Afghanistan, le Pakistan était entrain d’être préparé par les Etats-unis pour servir de base arrière à la stratégie anti-soviétique de l’Administration Carter, sous la direction du conseiller pour la sécurité nationale Zbigniew Brzezinski.- le même Brzezinski qui a servi de conseiller diplomatique à Barack Obama lors de sa campagne électorale. Après la victoire de Ronald Reagan en 1980, le nouveau chef de la CIA, William Casey, avait encore renforcé le soutien aux insurgés afghans.

Obama a toujours refusé de rendre publics ses transcriptions de l’époque om il était au Occidental College ou à la Columbia University et est toujours resté évasif sur son embauche chez BIC et en quoi consistaient ses activités.

Pour Dave McGehee, de CIA-Watch, « il n’y a rien d’honteux pour un jeune diplomé en droit, à sa sortie de l’Université, d’aller rendre quelques menus services à la CIA, d’autant qu’il n’est pas impossible que la même CIA lui ait fourni de l’argent pour payer une partie de ses études à Harvard. Il y a de très nombreux étudiants issus de minorités que la CIA a embauché  l’Université afin de les utiliser plus tard sur certaines missions. Rares sont ceux qui refusent, c’est une histoire de patriotisme – même Abbie Hofman, pourtant révolutionnaire à 100% avait accepté de rencontrer régulièrement des « agents traitants » pour les informer de ce qui se passait sur les campus en révolte. Il ne s’en était jamais caché. Ce qui est plus étonnant, c’est de le nier ensuite et de menacer tout journaliste qui oserait en parler de lui retirer son accréditation.« 

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