[Gregor Seither – IES News Service – 02/04/2009]

En Afrique du Sud, des agriculteurs dans la région de North West, Free State et Mpumalanga ont perdu l’intégralité de leur récolte et des millions de dollars de revenus quand 82 000 hectars de champs plantés avec du mais OGM sont « tombés en panne » et n’ont pas produit de grains. L’aspect extérieur des plantes est satisfaisant mais elles n’ont presque pas produit d’épis porteurs de grains.

La société Monsanto s’est déclarée prête à compenser les agriculteurs (toutefois pour des sommes bien en-dessous de la valeur de la récolte attendue) et a affirmé qu’il s’agissait « d’une panne survenue lors du processus de fertilisation des sémences en laboratoire, affectant trois espèces de maïs GM« . Selon Monsanto, seulement un tiers environ des agriculteurs ayant planté ce type de semences a déclaré n’avoir pas pu produire de récolte.

Ce chiffre est contesté par Marian Mayet, directrice du Africa-centre for biosecurity à Johannesburg qui affirme que – selon leur enquête sur le terrain – certaines exploitations ont souffert des pertes d’exploitation jusqu’à 80% de leur récolte. Elle a demandé au gouvernement de nommer une commission d’enquête sur la question et d’immédiatement interdire la culture d’aliments OGM dans le pays, affirmant que c’est la technologie de manipulation génétique pratiquée par Monsanto qui est en elle même responsable de cette « panne » des récoltes.

« L’agriculture vivrière qui sert à nourrir les peuples a été placée entre les mains de grandes multinationales, fabriquant des semences en laboratoire et ayant un contrôle total sur les récoltes et les modes d’alimentation. Si demain ces grandes multinationales occupent le marché et en chassent les semences naturelles, la population sera à la merci de ce genre de pannes de laboratoire. La famine aura été fabriquée en éprouvette. Est-ce que nous pouvons nous permettre ce genre de risque ? »

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