Des membres du même réseau israélien avaient déjà été arrétés au Liban avant la guerre de 2006. Ils étaient lourdement armés et équipés… et fortement soupconnés d’avoir trempé dans l’assassinat du Premier Ministre Hariri en 2005. (cf :  Enquête sur les réseaux terroristes israéliens au Liban)

Le propre conseiller pour la sécurité de Rafic Hariri, M. Moustafa Al-Nasser, avait d’ailleur déclaré : « L’assassinat de Hariri est l’oeuvre des services secrets israéliens, le Mossad, qui a pour but de créer des tensions politiques au Liban ». Il s’agissait surtout d’éliminer une personnalité politique pas assez docile, mettre la Syrie sous pression pour lui faire dégager le Liban et enfin provoquer un « changement de régime » pro-US et pro-Israël à Beyrouth.

Le Liban s’apprétait, à l’été 2006, à déposer le dossier devant l’ONU et faire condamner Israël pour avoir entretenu une cellule terroriste sur son sol… mais l’attaque israélienne est survenue avant. Pour plus de détail, lisez « L’Effroyable imposture 2  » de Thierry Meyssan ou encore « Mordacte Hariri » de Jürgen Cain-Külbel.

[Emmanuel Ratier – Faits -et Documents n° 270 – Février 2009]

Aucun journal français n’a parlé de la nouvelle piste israélienne dans les attentats du 11 septembre 2001. La revue internationale Crescent International (décembre 2008), et d’autres journaux arabes, ont publié de passionnants articles sur Ziad al-Jarrah, accusé par le FBI d’avoir été le responsable et le pilote du détournement de l’avion United Airlines Flight 93, mort dans le crash de l’avion.

Note de L&I : la participation de Ziad Al-Jarrah à l’attentat contre le vol United 93 a fait débat quasiment dès le premier jour. Outre le fait étrange que les papiers de son oncle Assem aient été retrouvés parmi les décombres (qu’est ce qu’ils faisaient là ?), les Al-Jarrah sont une famille sunnite du Sud de Beirouth qui est connue pour son « occidentalophilie ». Une grande partie des membres de la famille a vécu et travaillé en Israël et n’ont jamais eu aucun problème pour s’y rendre… ce qui ne serait pas le cas si c’était une famille de sympathisants islamistes. Après l’invasion de 1982, le père de Ziad sera même inquiété pour avoir trop ouvertement collaboré avec l’armée israélienne…

Les deux oncles d’al-Jarrah, Ali et Youssef al-Jarrah (et d’autres membres du réseau) ont été arrêtés par l’armée libanaise à la frontière syrienne. Opérant sous la couverture d’une ONG, la National Association for Medical Services and Vocational Training, ils étaient porteurs d’un important matériel d’écoute ultra-moderne et d’espionnage sophistiqué… qui leur avait été fourni par le Mossad, les services secrets israéliens. Les intéressés, qui se rendaient régulièrement en Israël pour rencontrer leurs officiers traitants, ont avoué avoir été chargés de suivre les partis politiques libanais, de les écouter et de suivre les mouvements de leurs leaders (en particulier ceux du Hezbollah). Les enquêteurs libanais ont estimé que ce réseau d’espionnage, plus étendu que les deux hommes, fonctionnait depuis les années 1980. Ils avaient été embauchés après l’invasion israélienne au Liban en 1982.

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