La guillotine !!! Vite !!! D’un autre côté, si on se met à traquer les saboteurs de voies de communication et les incendiaires d’agences d’Etat, on va devoir foutre en taule 80% des effectifs de la FNSEA… Mais c’est justement parce qu’ils ne peuvent pas se défendre que la bande à Coupat sont des victimes idéales. Y a pas de danger à leur taper dessus, alors que la caillera des banlieues ou les péquenots en colère, il y a toujours le danger que ça vous revienne dans la gueule…

[Agnès Maillard – Le Monolecte – 14/01/2009]

C’est un vieux réflexe policier, bien compréhensible, qui veut que quand on tient un coupable idéal, autant l’utiliser jusqu’au trognon.

Quand la maréchaussée tient un tueur en série, elle remonte son emploi du temps afin de voir combien d’affaires non classées elle peut lui coller sur le dos, en plus de celles pour lesquelles il a été alpagué. C’est de l’optimisation d’investigation, c’est aussi la meilleure manière d’améliorer son score d’élucidations à l’heure des bilans comptables policiers.

Alors, pensez bien, quand la DCRI tient dans les geôles de la République de dangereux terroristes anarcho-autonomistes avec le couteau entre les dents, denrée rare s’il en est, il faut investiguer profond, bien profond, ne serait-ce que pour justifier un maintien en détention qui s’éternise quelque peu. Parce qu’un bon terroriste est un terroriste qui égraine les preuves matérielles comme un petit Poucet sous ecsta. C’est la moindre des choses. Sinon, on finit toujours par être emmerdé par des petits juges indépendants empêcheurs d’enchrister en rond… espèce fouineuse et dérangeante heureusement en voie de disparition.

Si, au bout de deux mois de détention en qualité de DPS (détenus particulièrement surveillés, pires que du lait sur le feu !), on n’a toujours rien trouvé pour charger la mule des anarcho-bouseux, c’est bien la preuve qu’ils sont bougrement rusés et très habiles pour cacher leurs méfaits, lesquels ne peuvent donc se limiter à quelques retards de trains dérisoires au regard de ce que l’indigence des investissements et le mauvais entretien régulier des lignes par la SNCF et RFF peuvent entrainer quotidiennement pour des millions d’otages plus ou moins consentants, jour après jour. Il faut donc trouver mieux et tel un saumon vigoureux, remonter le flot des ignominies perpétrées contre les glorieuses et efficaces infrastructures de la Nation.

Heureusement, il y a le JDD (le journal qui confirme que le dimanche doit définitivement rester chômé, ne serait-ce que pour ménager son neurone survivant menacé par la surchauffe) qui ne révèle rien de moins que la piste des radiateurs. Car si l’on garde Julien et Yldune au chaud, ce n’est pas du tout une mesure inique et politique destinée à impressionner durablement les ennemis du pouvoir, c’est bien pour laisser aux fiers limiers de notre honorable institution judiciaire le temps de se mettre quelque chose d’un peu plus consistant sous la dent qu’un vague défaut de surveillance.

Le groupe de Tarnac ne se serait pas attaquer qu’aux caténaires. Même si les avis divergent en haut lieu, des vérifications sont actuellement en cours pour tenter de déterminer si les mis en cause du groupuscule d’extrême-gauche peuvent être impliqués dans une série d’incendies et de tentatives qui avaient visé des ANPE et des antennes Assedic entre 2005 et 2007 un peu partout en France.
Tarnac : La piste des incendies d’ANPE, JDD, 11/01/2009

Hé oui, ces fourbes de crypto-révolutionnaires, non contents de paralyser un rail qui n’avait pourtant pas besoin de leurs services, non contents d’avoir ourdi les bûchers contre les radiants associés, sont aussi à l’origine d’un immonde attentat orthographique dont nous apportons la preuve éclatante dans ces lignes !

C’est à cela que l’on reconnaît les falsificateurs, les complotistes et les barbouzes en tong : ils osent tout et rien ne les arrête.

http://blog.monolecte.fr/post/2009/01/12/Tarnac-m-a-tuer