[Gregor Seither – IES Media Cooperative – 01/12/2008]

Aux Etats-unis, le nombre de personnes ne disposant pas d’une couverture de santé adéquate est en nettre augmentation. Le Planning Familial de l’Etat de l’Indiana (PPIN) a eu l’idée de profiter de la saison des fêtes pour proposer une idée de cadeau originale : des chèques cadeau (allant de 25 US$ à 175 US$) permettant de régler des soins ou des services dans les 35 centres médicaux de l’Indiana.

Ces chèques cadeaux – que l’on peut acheter sur Internet (http://www.ppin.org/news.aspx?NewsID=84#) ou directement à l’accueil des cliniques membres du programme, peuvent être utilisés pour régler des consultations médicales, des soins, des contraceptifs… ou encore payer pour une IVG.

Pour Betty Cockrum, présidente de PPIN : « Plus de 800 000 habitants de l’Indiana ne disposent d’aucune assurance médicale et n’ont pas les moyens de payer des consultations médicales ou des traitements de base. A travers nos chèques cadeaux vous pouvez offrir à une personne amie ou un membre de votre famille quelque chose de vraiemnt utile et qui lui sera d’un grand secours tout au long de l’année« .

Selon une étude du Chicago Street Health Centre parue en Août 2008, la situation sanitaire dans les quartiers pauvres des Etats-unis est allée en s’empirant ces 40 dernières années. Une personne sur deux n’a pas les moyens de payer pour des soins spécialisés.

« Une rage de dents, une appendicite ou une blessure profonde sont des catastrophes pour les gens dans ces quartiers, explique le Dr. Parmjit Arora, qui pratique à Englewood, dans le ghetto de South Side (Chicago). « Il faut prévoir un minimum de 5 000 dollars pour la moindre intervention chirurgicale… or ces gens survivent avec moins de 1 000 dollars par mois. En résultat, ils pratiquent une médecine d’arrière cuisine, digne des bidonvilles du Tiers Monde : arrachage de dents à la pince de mécanicien, points de suture à l’aiguille à coudre… ou encore avortements bricolés à l’aiguille à tricoter. Avec les terribles conséquences qu’on connaît. Ici, à South Side, la situation médicale est plus mauvaise que chez les gamins de rues de Mumbaï… ».