[Marianne 2.0 – 20.10.08]

Le web contient autant d’outils pour entretenir une image d’une marque que pour détruire un individu. Or, la vraie dégooglisation n’existe pas : les seules parades consistent à se jouer des moteurs de recherches pour compenser temporairement les buzz malveillants.

La réputation sur Internet, c’est comme un visage : il y a toujours une aspérité, un point noir, qu’on aimerait pouvoir gommer d’un simple application de pommade ou d’un clic de souris.
Ou carrément une énorme disgrâce qu’on rêverait de supprimer définitivement, d’un coup de bistouri. Sur Internet, cela s’appelle la « dégooglisation » : « on raconte » que des entreprises, ou même des particuliers, seraient en mesure, moyennant finances, de faire disparaitre du web toutes les informations gênantes concernant une personne.

Une légende, en fait. Frapper le mal à la source… « Quand une information est chargée sur Internet, elle repose dans un serveur qui la garde en mémoire aussi longtemps qu’il existe, explique une professionnelle du buzz marketing.

Même si elle est modifiée ou effacée, l’information envoyée à l’origine reste dans le « cache » de Google et du serveur. La seule solution pour effacer totalement une info, c’est d’aller voir le programmateur de chaque site et de le convaincre de la supprimer du serveur, définitivement.

» Sur le web, aucune info n’est perdue, effacée ou supprimée, elle est simplement présente ou absente sur un serveur. Un exemple: Piroska Nagy, l’experte du FMI avec qui Dominique Strauss-Kahn aurait eu une liaison.

Si sa fiche de l’université du Québéc a été supprimée, on peut en revanche retrouver le portrait qui y était présent, en cherchant dans Google Images, preuve que le document « image » est resté dans le cache du moteur de recherche.»…

http://www.marianne2.fr/E-reputation-l-impossible-degooglisation-_a92481.html