[Gregoire Seither – IES News Service – 28/08/2008]

Confronté à la quantité de pourriels dans votre boite à lettres électronique, il vous sùrement déjà arrivé de vous demander pourquoi il y en a autant. Et comment les expéditeurs de tous ces pourriels font pour gagner de l’argent ? Mais surtout, qui peut être suffisamment con pour acheter quelque chose à un spammeur ? Et bien, grâce à une étude récente de l’entreprise de sécurité informatique Marshal, la réponse est claire :

De nos jours, en 2008, près de 30% des personnes qui recoivent un message de spam répondent pour commander quelque chose !

Comme l’explique Bradley Anstis, vice-président de Marshal, “plus de 29 % des usagers Internet ont acheté des marchandises proposées via des courriers électroniques non sollicités. » Selon le rapport, la principale marchandise achetée consiste en pillules pour augmenter les performances sexuelles, des logiciels piratés, de la pornographie et des copies de produits de luxe, comme des montres, des bijoux et des vètements de marque contrefaits.

Pour Bradley Anstis, « Cette enquête met en lumière une vérité qui dérange. La raison pour laquelle il y a tant de spam c’est que de nombreuses personnes achètent les produits proposés et font donc de l’envoi de spam une activité profitable.

Le rapport souligne que la croyance généralement admise que les utilisateurs avertis n’achètent pas des produits vendus via le spam est totalement fausse.

« Mais,” explique le rapport, « Il faut tenir compte de ce qui est acheté via les messages de spam. Ce sont des logiciels piratés, des fausses montres de luxe, des vètements de marque contrefaits, des médicaments bon marché et des produits pharmaceutiques normalement soumis à ordonnance. Et bien sur la pornographie et les produits sexuels. Internet permet aux personnes de commander de manière facile et anonyme des marchandises illégales ou controllées. C »est un marché noir, et le spam est devenu un moyen standard de faire la publicité pour ses produits auprès d’un public de millions de clients potentiels qui, régulièrement, passent à l’acte d’achat.”

L’enquête Marshall relève un autre fait intéressant : les personnes qui achètent des produits vantés par des courriels de spam sont des clients réguliers. En moyenne, chaque personne ayant reconnu avoir fait ce type d’achat affirme acheté au moins deux produits par ce canal. On est loin de l’idée d’un marché interlope avec des vendeurs furtifs et des acheteurs à un coup.