juillet 2008



C’est bien connu ! Si la télé n’en parlait pas, ca n’existerait pas…

[La Quotidienne de MoneyWeek – 23/07/08]

L’auto-persuasion ne fonctionne pas, voilà ce que nous démontre actuellement la situation économique du Royaume-Uni. Les Anglais avaient pourtant cru échapper à la récession en appliquant la méthode Coué : « ne nous laissons pas convaincre que nous allons tomber dans la récession, ainsi nous l’éviterons », de telles paroles étaient sur toutes les lèvres.

Il y a un peu plus d’un mois, la ministre britannique du Département des Affaires, Shriti Vadera, tentait ainsi de faire bonne figure face à un parterre d’industriels. Elle affirmait alors que l’économie britannique était en bonne condition pour faire face au ralentissement mondial. Elle tentait de convaincre ses auditeurs que le pessimisme aurait pour seul effet de faire basculer le pays dans la récession et qu’il fallait donc surveiller ses paroles.

Un point de vue, pour étonnant qu’il soit, largement partagé dans le pays. Dans l’Evening Standard, le chroniqueur Anthony Hilton écrivait : « les hommes d’affaires affirment que s’ils ne lisaient pas les journaux, ils seraient alors convaincus de n’avoir pas à s’inquiéter. C’est presque comme si nous essayions de nous convaincre que nous sommes en récession ».

http://www.moneyweek.fr/quotidienne.html

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Le document phare de lidéologie Néo-Conservatrice et du Projet pour un Nouveau Siècle Américain (PNAC)

Le document phare de l'idéologie Néo-Conservatrice et du Projet pour un Nouveau Siècle Américain (PNAC)

[Reopen 911 – 16/06/2008]

Aborder les événements du 11 Septembre nécessite de comprendre le contexte historique et géopolitique dans lequel s’inscrit cette tragédie.

Issu du PNAC (le think tank néo-conservateur créé pour l’établissement d’un “Projet pour un Nouveau Siècle Américain »), le document intitulé « Reconstruire les défenses de l’Amérique » synthétise les propositions à mettre en œuvre pour assurer aux Etats-Unis la domination sur le reste du monde. Jusqu’à présent, de ce document important datant de septembre 2000 n’existait qu’une traduction partielle et d’une qualité pas entièrement satisfaisante. Nous sommes fiers de mettre à la disposition de nos concitoyens une traduction fidèle et à l’image de l’original, au moment même où le document original vient de disparaître du site du PNAC.
CLIQUEZ SUR L’IMAGE POUR TELECHARGER LE PDF

En outre, le processus de reconversion, même s’il introduit un changement radical, sera vraisemblablement long, à moins d’un événement catastrophique jouant le rôle de catalyseur – comme un nouveau Pearl Harbor. (p.52)


Thomas Paine disait déjà, il y a 250 ans, que le simple fait de ne pas croire ce qu’on vous raconte et de vouloir aller se renseigner par soi-même etait un acte révolutionnaire que tous les tyrans de monde réprimaient avec la plus grande sévérité : Un homme qui profère des idées erronées, on peut le faire taire ou le forcer à la conversion. Mais un homme qui s’interroge et qui use de son esprit pour s’informer sur les choses, voilà un ennemi mortel !

[Merle Moqueur sur Le Post – 17/07/2008]

Dans Comment sortir de Guantanamo avec une famille comme celle-là? , Tims le 17/07 à 20h59 a écrit : « Merle moqueur, Dites directement que vous défendez l’islamo fascisme plutôt que d’alourdir votre argumentaire par des contorsions improbables. »

Réponse de Merle moqueur :

Ce que tu nommes islamo fascisme, je le nommais fascislamisme, et je le défendais si peu (j’avais rêvé de brigades internationales pour aller libérer les femmes afghanes) que j’ai soutenu l’invasion de l’Afghanistan et de l’Irak ; en particulier pour protéger Israël, car j’étais pro-sioniste, par judéophilie liée à ma situation familiale (alors, ni antiaméricain primaire, ni antisémite).

J’avais entendu parler des théories fumeuses de Thierry Meyssan, et pensé, malgré le passeport, qu’il y a toujours un allumé quelque part pour inventer des salades. Jusqu’à ce que, en 2003, j’aille vérifier par moi-même sur son site (quelle prétention, hein !) qu’il ne disait bien que des conneries. Et que je trouve ses questions troublantes.

Et que, assez angoissé, je cherche des réponses, de plus en plus frénétiquement. Et qu’à la place, je ne découvre que de nouvelles questions, et de nouveaux mensonges, et des impossibilités physiques. Exemple, au Pentagone : le titane ( Pentagone, titane et kérosène : qui croire ? ) s’évapore à 3286,85%C et fond à 1667,85° C, températures absolument hors d’atteinte d’un feu de kérosène (980% C). 8 à 12 tonnes de titane juste noirci, ça ne passe pas inaperçu.

Et que je lise le témoignage à chaud d’Ed Plaugher, chef des pompiers d’Arlington, qui n’a vu au Pentagone qu’une vague flaque et une roue, et qui, 6 mois plus tard, se souvenait de la carlingue, des sièges, de tout.

On a même analysé l’ADN des passagers ; fortiche, non, vu la température ? Ces passagers dont un « témoin » relatait le regard terrifié quand « l’avion » passait dans l’embrasure de sa fenêtre à 800 kmh ; sacré coup d’oeil, le gus !

Et que je découvre, par l’enquête d’Eric Laurent (autrement sérieux que tous les pantins et autres « experts en terrorisme islamique » que l’on voit défiler dans les médias), que le bunker de tora-bora était un pur bobard, comme le charnier de Timisoara (que je n’ai jamais digéré ni oublié. Le suicide du journalisme a commencé là). Et que je voie la cassette où Benazir Bhuto parle d’Omar Sheikh comme meurtrier de Ben Laden, probablement mort en Décembre 2001. Et que je voie que Ben Laden n’est pas recherché par le FBI. Et les exemples sont innombrables.

Et que je voie « Press for truth », et les familles qui se battent pour l’ouverture d’une véritable enquête.

Bref, des milliers d’invraisemblances, d’impossibilités, de mensonges, de dissimulations.

Nous avons été (et toi, tu l’es encore) d’une naïveté sans bornes, parce qu’on ne pouvait pas imaginer que les journalistes et les politiques pouvaient nous mentir à ce point sur une chose aussi grave, pour nous convaincre d’approuver des guerres criminelles d’agression. (« Il faut se préparer à la guerre » Kouchner).

Nous sommes dans l’ère du story telling : on nous raconte ce qu’on veut (l’état de santé d’Ingrid Bétancourt, par exemple), et nous, on gobe. Et, peu à peu, on soutient tout, jusqu’à approuver la torture des suspects, comme Robert Ménard ( Robert Ménard approuve la torture, mais pas sans limite ), voire des innocents. Approuves-tu la torture des innocents, Tims ?

Il y a des soldats français en Afghanistan, qui meurent (parfois) et tuent (tous les jours, et souvent des civils) en notre nom et au nom de la démocratie. Tout citoyen français a le devoir de vérifier par lui-même que ce n’est pas sur la base d’un mensonge monstrueux. Ou alors, qu’il cesse de voter.

Tout citoyen français a le devoir de vérifier que je dis des conneries.

Sinon, c’est comme l’armée du 3ème Reich qui envahissait et exterminait qui elle voulait, parce que sa civilisation était considérée comme supérieure. Comme l’armée coloniale française du début du XXème siècle. Approuverais-tu cela, Tims, si tu découvrais que les terroristes ne sont pas ceux que l’on nous a montrés du doigt ? Ferais-tu comme tant d’allemands à partir de 1933 ?

John Mac Cain te fait-il rire quand il parle d’exterminer la population iranienne à la nicotine ? Bien sûr, il plaisante, c’est tellement drôle les blagues sur les génocides ! Comme celles sur les chambres à gaz.

Moi, je ne les trouve pas drôles. Ce salaud de Meyssan m’a fait perdre mon sens de l’humour, avec mes illusions.

J’ai changé d’univers. Je suis passé de l’autre côté du décor. Où j’ai entraîné tout mon entourage, malgré les résistances liées à l’incrédulité totale qu’une telle chose ait pu arriver, et que tous ceux qui savent nous mentent ignominieusement depuis 7 ans. Nous trahissent. Et se trahissent, en se rendant complices actifs d’un crime épouvantable, dont leurs enfants porteront longtemps la honte (se souvenir de Baader-Meinhoff).

Sais-tu seulement combien de tours sont tombées le 11 Septembre 2001 ? Non, la bonne réponse n’est pas 2.

Tout est sur le Net. Mais il faut se dépêcher.

Pour s’informer, une adresse suffit : http://www.reopen911.info .

http://www.lepost.fr/article/2008/07/18/1226478_ce-rigolo-de-thierry-meyssan-m-a-fait-perdre-mon-sens-de-l-humour.html


Une vision des Arabes qui n'a pas varié depuis 100 ans : mal rasés, pue-la-sueur, fourbes, lâches, maniant le couteau... et bien sur porteurs de turban !

[Gregoire Seither – IES News Service – 19/07/2008]

Une étude menée en Australie et publiée par le  » Journal of Experimental Social Psychology » a montré que le port d’un turban est perçu comme une menace par la majorité des Australiens, même chez des personnes qui affirment ne pas avoir de préjugés raciaux.

Des chercheurs de l’Université du New-South-Wales ont fait jouer des personnes à un jeu vidéo dans lequel un soldat patrouille dans une ville et doit tuer les « personnages suspects ». L’étude du comportement des joueurs a permis de révéler un préjugé très fort contre toute personne « de type Musulman »

« C’est l’effet turban » explique le Prof. Denson. « Si un personnage dans le jeu porte un turban ou un hijab, alors il se fait généralement tirer dessus par le joueur, même s’il ne présente aucune menace concrète. Les joueurs ont expliqué qu’ils interprètent le code vestimentaire comme étant un signe qu’il s’agit d’un ‘méchant’ et qu’ils doivent l’abattre, car sinon il risque de se retourner contre eux »

A noter aussi que – porteurs de turban ou non – les personnages masculins du jeu et ayant une couleur de peau marron fonçé étaient systématiquement pris pour cible par les joueurs. Les femmes non-blanches mais ne portant pas de hijab étaient épargnées.

Cette tendance a été constatée tant chez les joueurs de sexe masculin que féminin.

Autre découverte intéressante : des joueurs de mauvaise humeur ou ayant un comportement agressif ont tendance à tirer plus fréquemment, sans faire de différence, par contre des joueurs de bonne humeur ont tendance à être plus sélectifs dans leurs cibles et à tuer plus de « personnages de type Musulman » que les joueurs agressifs ou neutres.

Pour les organisateurs de l’étude, ceci est du au fait que des personnes de bonne humeur ont tendance à s’appuyer plus fortement sur des idées préconcues dans leur jugement. « Les études ont montré que si vous êtes satisfait de vous et de votre vie, vous avez tendance à moins vous poser de questions et à baser votre jugement sur un ensemble de stéréotypes immédiatement disponibles. » explique le chercheur en psychologie, Prof. Dr Tom Denson.

« Les stéréotypes sont des valeurs culturelles que l’on acquiert de ses parents, ses proches, son éducation mais surtout via les média,” ajoute Denson. « Or si vous regardez la manière dont les médias, tant d’actualité que fictionnels nous présentent la société musulmane, il est évident que vous ne pouvez qu’éprouver des préjugés négatifs – même dans une société d’immigrés basée sur la tolérance mutuelle, comme l’Australie. »

Une autre étude menée auprès d’enfants du primaire, en Australie, en Nouvelle-Zélande et au Canada — trois pays qui n’ont jamais été affectés par des actes de terrorisme islamiste — avait demandé aux enfants de « dessiner un terroriste ». Dans la majorité des cas les enfants ont dessiné un homme à la peau sombre, tenant un fusil… et portant un turban ou un keffieh.

Pour Martha Delanis, du Centre Australien de Lutte contre le Racisme : « Ces enfants n’ont pas encore 10 ans mais ils sont déjà conditionnés à avoir peur du basané et à considérer les musulmans comme une menace. Pour eux, désormais, un homme de type méditerranéen ou une femme portant le hijab, sont quelque chose d’étranger, d’inquiétant, quelque chose qu’il faut éloigner, voire éliminer physiquement. »

Prof. Dr. Tom Denson :
http://www.psy.unsw.edu.au/profiles/tdenson.html

Autre article : http://www.livenews.com.au/articles/2008/07/16/Happy_Australians_shoot_Muslims_research_finds


[Backchich – lundi 21 juillet ]
Ingrid Betancourt fait toujours l’actualité. Hier, elle était la star de la fête nationale colombienne. Et chacun célèbre Ingrid Betancourt comme il peut. dernière avatar de l’Ingrid Manid, le site internet Usinagaz.com a rendu disponible un jeu très fin : « Fuck the Farc ».

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Après l’émotion suscitée par le spectacle de la libération d’Ingrid B. et des quatorze autres otages, le rouleau compresseur médiatique s’est mis en marche. La presse suit l’héroïne à la trace et la traque avec pudeur. Ingrid au Sénat, Ingrid à la garden party du 14 juillet, Ingrid par-ci par-là. L’hebdomadaire colombien Cambio de la semaine dernière consacre d’ailleurs sa Une au phénomène « Ingridmania ». Depuis peu, Ingrid B apparaît même sur la page d’accueil du fantaisiste site Internet français de jeux en ligne gratuit et de blagounettes bien grasses Uzinagaz.com. Loin du monde virtuel sophistiqué, les loustics ont pondu sous Flash un jeu vidéo à l’ancienne inspiré de l’évènement du 2 juillet qui a de quoi faire glousser ou désespérer les adorateurs de realpolitik. « Fuck the Farc » n’est pas le slogan de la prochaine manif’ du 20 juillet, jour de la fête nationale colombienne, mais bel et bien l’intitulé de ce jeu niaisement drôle.

http://www.bakchich.info/article4499.html


[Marc Olmix sur Alterinfo – 18/07/2008]
(…) Toutsaufsarkozy.com nous ayant habitué à des méthodes passablement litigieuses… l’auteur de ces lignes peut en témoigner : un de ses articles, initialement publié il y a quelques mois sur alterinfo, intitulé “le songe d’Attali : un gouvernement mondial” s’étant retrouvé sur ledit site transformé en “le songe d’Attali (le juif Süss de Sarkozy): un gouvernement mondial”; ce qui ne correspondait, en l’occurrence, ni à l’intention du propos, ni à la mentalité du personnage, infiniment plus sinueuse dans ses velléités d’influence que le sieur Joseph Süss Oppenheimer.

Mais son origine douteuse n’implique pas pour autant l’inexactitude de son contenu. “Greg”, nous oriente dans son avertissement sur la piste d’Emmanuel Ratier, en raison de l’insistance judéophobique du texte et d’une certaine particularité typographique propre à l’éditeur de “Faits & Documents”. Et que cette conjecture soit vraisemblable ou non (aux dernières nouvelles, elle semble ne pas l’être), elle ne discrédite en rien la thèse proposée.

La réduire à une bonne petite lecture conspirationniste, comme si le complexe réseau mis en place par nos termites mondialistes se résumait à un aimable divertissement de librairie, relève d’une argumentation passible d’une invitation chez Guillaume Durand ou d’une place d’éditorialiste à Charlie-Hebdo. (NdL&I : ce à quoi le Greg en question répond « touché, M’sieu Olmix » et je paye ma tournée lors de la prochaine rencontre de L&I-ens).

Nous ne voyons pas non plus en quoi l’extrême-droitisme de Ratier devrait inciter à la “méfiance”. S’il n’avait pas été, voici plus d’une vingtaine d’années, en tant que continuateur d’Henry Coston, l’éditeur des ouvrages du journaliste (un des tout derniers, en France, digne de cette appellation) Yann Moncomble, nombre d’entre ceux qui prétendent à s’aventurer dans ce pénombral labyrinthe n’en aurait pas même aperçu l’entrée. Si Ratier est l’auteur de ce texte, on se fout pas mal de savoir s’il porte des caleçons à fleurs ou s’il préfère les strings léopard, la question est de savoir si ses informations sont crédibles et si sa petite théorie tient la route. Essayons donc d’en examiner la substance d’un peu plus plus près… (suite…)


Note de L&I : cette version est celle récupérée sur le site du Réseau Voltaire. Elle est donc l’unique véritable. Toutes celles circulant sur les sites d’extrème droite comme TOUT SAUF SARKOZY, VOX NR ou sur les sites d’extrème gauche comme INDYMEDIA, OPERATIONSARKOZY etc. sont fausses et traffiquées pour nuire à Thierry Meyssan.
[Thierry Meyssan – Voltaire – 10/07/2008]
NOTE DU RÉSEAU VOLTAIRE : Les informations contenues dans cet article ont été présentées par Thierry Meyssan lors de la table ronde de clôture de l’Eurasian Media Forum (Kazakhstan, 25 avril 2008 ) consacrée à la peopolisation et au glamour en politique.

L’intérêt suscite par ces informations a conduit l’auteur à rédiger le présent article qui a été publié par Profile, le principal news magazine russe actuel.

Plusieurs versions et traductions non autorisées de cet article ont été diffusées alors que le site du Réseau Voltaire était hors service. Nous vous prions de considérer le présent article comme le seul valide.

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Nicolas Sarkozy doit être jugé à son action et non pas d’après sa personnalité. Mais lorsque son action surprend jusqu’à ses propres électeurs, il est légitime de se pencher en détail sur sa biographie et de s’interroger sur les alliances qui l’ont conduit au pouvoir. Thierry Meyssan a décidé d’écrire la vérité sur les origines du président de la République française. Toutes les informations contenues dans cet article sont vérifiables, à l’exception de deux imputations, signalées par l’auteur qui en assume seul la responsabilité.

Les Français, lassés des trop longues présidences de François Mitterrand et de Jacques Chirac, ont élu Nicolas Sarkozy en comptant sur son énergie pour revitaliser leur pays. Ils espéraient une rupture avec des années d’immobilisme et des idéologies surannées. Ils ont eu une rupture avec les principes qui fondent la nation française. Ils ont été stupéfaits par cet « hyper-président », se saisissant chaque jour d’un nouveau dossier, aspirant à lui la droite et la gauche, bousculant tous les repères jusqu’à créer une complète confusion.

Comme des enfants qui viennent de faire une grosse bêtise, les Français sont trop occupés à se trouver des excuses pour admettre l’ampleur des dégâts et leur naïveté. Ils refusent d’autant plus de voir qui est vraiment Nicolas Sarkozy, qu’ils auraient dû s’en rendre compte depuis longtemps.

C’est que l’homme est habile. Comme un illusionniste, il a détourné leur attention en offrant sa vie privée en spectacle et en posant dans les magazines people, jusqu’à leur faire oublier son parcours politique.

Que l’on comprenne bien le sens de cet article : il ne s’agit pas de reprocher à M. Sarkozy ses liens familiaux, amicaux et professionnels, mais de lui reprocher d’avoir caché ses attaches aux Français qui ont cru, à tort, élire un homme libre.

Pour comprendre comment un homme en qui tous s’accordent aujourd’hui à voir l’agent des États-Unis et d’Israël a pu devenir le chef du parti gaulliste, puis le président de la République française, il nous faut revenir en arrière. Très en arrière. Il nous faut emprunter une longue digression au cours de laquelle nous présenterons les protagonistes qui trouvent aujourd’hui leur revanche.

Secrets de famille

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, les services secrets états-uniens s’appuient sur le parrain italo-US Lucky Luciano pour contrôler la sécurité des ports américains et pour préparer le débarquement allié en Sicile. Les contacts de Luciano avec les services US passent notamment par Frank Wisner Sr. puis, lorsque le « parrain » est libéré et s’exile en Italie, par son « ambassadeur » corse, Étienne Léandri.

En 1958, les États-Unis, inquiets d’une possible victoire du FLN en Algérie qui ouvrirait l’Afrique du Nord à l’influence soviétique, décident de susciter un coup d’État militaire en France. L’opération est organisée conjointement par la Direction de la planification de la CIA —théoriquement dirigée par Frank Wisner Sr.— et par l’OTAN. Mais Wisner a déjà sombré dans la démence de sorte que c’est son successeur, Allan Dulles, qui supervise le coup. Depuis Alger, des généraux français créent un Comité de salut public qui exerce une pression sur le pouvoir civil parisien et le contraint à voter les pleins pouvoirs au général De Gaulle sans avoir besoin de recourir la force .

Or, Charles De Gaulle n’est pas le pion que les Anglo-Saxons croient pouvoir manipuler. Dans un premier temps, il tente de sortir de la contradiction coloniale en accordant une large autonomie aux territoires d’outre-mer au sein d’une Union française. Mais il est déjà trop tard pour sauver l’Empire français car les peuples colonisés ne croient plus aux promesses de la métropole et exigent leur indépendance. Après avoir conduit victorieusement de féroces campagnes de répression contre les indépendantistes, De Gaulle se rend à l’évidence. Faisant preuve d’une rare sagesse politique, il décide d’accorder à chaque colonie son indépendance.

Cette volte-face est vécue comme une trahison par la plupart de ceux qui l’ont porté au pouvoir. La CIA et l’OTAN soutiennent alors toutes sortes de complots pour l’éliminer, dont un putsch manqué et une quarantaine de tentatives d’assassinat . Toutefois, certains de ses partisans approuvent son évolution politique. Autour de Charles Pasqua, ils créent le SAC, une milice pour le protéger. (suite…)

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