Qu’est ce qu’on entendrait pas si soudain la Conférence épiscopale française prenait position dans un conflit politique territorial, si la Fédération Protestante de France s’immiscait dans le conflit Nord-Irlandais ou si soudain le Conseil français du culte musulman appelait à libérer Jérusalem comme lieu saint de l’Islam…

Mais quand c’est le CRIF, soudain toutes les voix se taisent, surtout, surtout, ne pas courir le risque de se faire traîter d’antisémite et de finir comme Siné ou Dieudonné…  alors au diable l’honnèteté intellectuelle.

Heureusement il y a Shalom A’shav !

[Communiqué de La Paix Maintenant – 18/07/2008]

Dans un récent bulletin, le CRIF informe que « l’Exécutif du CRIF a le projet de publier prochainement une déclaration de soutien à Jérusalem capitale éternelle et indivisible d’Israël et du peuple juif ».

Nous pensons que le rôle du CRIF, en tant qu’organe représentatif des institutions juives françaises, n’est pas de s’immiscer dans le débat politique israélien. La question de Jérusalem est au coeur du conflit israélo-palestinien et la solution à ce conflit, si on la cherche vraiment, nécessitera le partage de la ville entre les deux peuples. Affirmer de façon péremptoire l’indivisibilité éternelle de Jérusalem, c’est prendre une position partisane qui dépasse le mandat donné au bureau exécutif du CRIF.

En outre, ce n’est pas en adoptant ce genre de positions extrémistes que l’on défend Israël. Sa sécurité et son avenir passent par la paix, celle-ci passe par un accord historique avec le peuple palestinien qui aspire légitimement à un Etat viable avec Jérusalem Est pour capitale. Aucun dirigeant palestinien, si modéré soit-il, n’acceptera de renoncer à Jérusalem Est, cela est connu depuis longtemps de tous les négociateurs. Sans une Jérusalem partagée, il n’y aura pas de paix.

Le Bureau de La Paix Maintenant