Putain, le coup dur c’est de découvrir que, des mecs qu’on aime bien, comme Onc’ Bernard ou Charb sont également des pauvres cons, tout comme Philippe Val (qu’on adorait quand il faisait le comique avec Patrick Font.

Sont vachement courageux les mecs de la rédaction de Charlie Hebdo, dis donc… tous le petit doigt sur la couture du pantalon, se désolidarisant de la vipère lubrique, comme aux plus beaux jours du laogai…

Charlie-Hebdo mérite bien son surnom de « Journal de merde »… et hop, deux euros d’économisés chaque semaine !

[Backchich – Confidentiels – 15/07/2008]

Finalement, quinze jours après la publication de la chronique où il raillait Jean Sarkozy et qui lui a valu de se faire traiter d’« antisémite », Siné, après avoir découvert que Charlie Hebdo envisageait de publier cette semaine ce qu’il appelle « une pétition contre (lui) », a refusé de signer le mot d’excuse qu’une main amie avait confectionné pour lui. Résultat : il est viré.
Dans un courte mise au point qui paraîtra demain sous son éditorial, Philippe Val, directeur de la publication et de la rédaction de Charlie, estime que « les propos de Siné sur Jean Sarkozy et sa fiancée, outre qu’ils touchaient à la vie privée, colportaient la fausse rumeur de sa conversion au judaïsme », et que, « surtout, ils pouvaient être interprétés comme faisant le lien entre la conversion au judaïsme et la réussite sociale, et ce n’était ni acceptable, ni défendable devant un tribunal ». Estimant qu’il « en (allait) de l’honneur de » son hebdomadaire, Val « assume d’avoir mis » le dessinateur « en face de ce choix : s’exprimer de façon à dissiper clairement cette ambiguïté, ou ne plus écrire dans Charlie ». Val, qui parle d’un « moment pénible », estime que Siné « a préféré s’exclure ». Il ajoute : « Je le regrette ».
De leur côté, Bernard Maris (directeur adjoint de la rédaction), Gérard Biard (rédacteur en chef) et Charb (rédacteur en chef adjoint) écrivent, dans une « note aux lecteurs », que Siné a porté « atteinte » aux « valeurs essentielles » de Charlie. « Il était prévu que la rédaction (le) réprouve sobrement et qu’(il) s’en explique et s’en excuse », ajoutent-ils, mais « finalement il a refusé ». Et de conclure : « Nous regrettons la décision de Siné. Nous regretterons aussi Siné ». Pas sûr que ce soit réciproque : le dessinateur lourdé prévoit pour sa part de lancer « un nouveau canard, avec des potes, ou un blog ».