[Le Figaro – 06/05/2008]

Quatre scandales ont impliqué des «officines» depuis le début de l’année. Ecoutes sauvages dans l’univers du luxe par une société anglo-saxonne équipée de «mouchards» dernier cri achetés au marché noir en Angleterre, approche d’un ingénieur d’une grosse société agroalimentaire française par un faux chasseur de têtes désireux de percer le secret d’une licence, corruption de la secrétaire d’un dirigeant du secteur de la défense afin de connaitre le calendrier de ses déplacements à l’étranger..

Si elles ont toujours fait partie du paysage, ces méthodes inavouables n’ont jamais tant fait parler d’elles. Elles débouchent parfois sur des secrets d’alcôve ou des secrets d’Etat. Souvent enfouies, comme tout ce qui sent le soufre, elles éclatent parfois au grand jour. Depuis le début de l’année, pas moins de quatre scandales ont mis sur le devant de la scène des cabinets de sécurité privés ou des agences d’intelligence économique…œ En un mot qu’ils n’apprécient guère , des «officines».

L’affaire la plus récente concerne le candidat à la présidentielle de la Ligue communiste révolutionnaire, Olivier Besancenot. Sa vie familiale aurait été «épiée, disséquée et mise en fiches» d’octobre 2007 à janvier 2008, avec plan d’accès à son appartement et détails de ses comptes bancaires. Une plainte contre X vient d’être déposée.

Mais c’est surtout l’épisode Moigne qui a provoqué les secousses les plus fortes au sein de l’institution policière. Et les conséquences judiciaires les plus spectaculaires.

http://www.lefigaro.fr/actualites/2008/05/07/01001-20080507ARTFIG00710-operation-mains-propres-dans-la-securite-privee.php