Marcus Licineus Crassus était gouverneur miltaire de Rome à l’époque de la République (70 av. JC). Au moment de la révolte de Spartacus, il a positionné ses troupes de façon à ce que les esclaves révoltés – qui fonçaient vers la mer pour s’emparer de bateaux et aller se cacher chez les Carthaginois (qui affranchissaient traditionnellement les esclaves romains capturés) – soient obligés de passer sous les murailles de Rome.

Il a déguisé des soldats en esclaves et leur a ordonné de sonner des trompettes la nuit sous les murailles, faisant croire aux bourgeois romains que des signaux s’échangeaient entre les révoltés et les esclaves dans la ville. Les braves bourgeois  voyaient déjà des hordes d’esclaves barbus et chevelus venir les égorger.

Tous tremblants les membres du conseil ont voté les pleins pouvoir à Marcus Crassus – contre l’avis de Cicéron qui en a profité pour prononcer son célèbre spitch contre l’absolutisme que des milliers de gamins latinistes se sont fadés au lycée.

Une fois nommé Praetor notre brave Crassus a écrasé la révolte des esclaves avec l’aide de Pompée et de Jules César puis, auréolé de son statut de sauveur de Rome, s’est fait nommer Consul. Il en a profité pour mettre en place une dictature militaire (toujours sous couvert de lutte contre les terroristes et l’ennemi intérieur) puis à suspendu le congrès de la république pour le remplacer par un Triumvirat composé des trois chefs militaires ayant « sauvé Rome » : Crassus, Pompeii et Jules César.

Ce fut la fin de la république romaine et le début de l’empire. Toute ressemblance avec des faits actuels est bien entendu fortuite…

C’est fou ce que les « antiques » sont « modernes »