avril 2008



Pas mal, pas mal… voilà que maintenant on découvre que la police chinoise peut agir en toute liberté, au nez à la barbe de la police française, dans les rues de Paris. Et le Ministère de l’Intérieur ne sait même pas qui ils sont, pas de liste nominative, pas d’autorisations, rien… En droit constitutionnel cela s’appelle un « déni de souveraineté »…

Qu’est ce qu’on aurait pas entendu de la part de la droite française si cela s’était produit sous Mitterand. Rappelez vous l’éditorialiste du Figaro qui s’étranglait de rage parce que Joxe avait invité un attaché du gouvernement communiste polonais à une réunion technique sur la sécurité aux abords des ambassades.

Sarkozy fait mieux, il délocalise carrément la sécurité dans les rues de Paris aux commandos chinois. Si j’étais flic, je me ferais du souci, un keuf chinois gagne 100 fois moins et tape 1000 foisplus fort. Sarkozy pourrait avoir envie de les garder…

Les « hommes en bleu », gardiens musclés de la flamme
[LE MONDE | 11.04.08 ]

Avec leurs uniformes bleu et blanc, les « gardiens de la flamme » chinois se sont fait remarquer à Londres, à Paris et à San Francisco, par un zèle qui a suscité quelques grincements de dents. A San Francisco, ce sont eux qui ont prestement arraché la flamme des mains de Majora Carter, l’une des participantes du relais, qui avait tiré de sa manche un petit drapeau tibétain. A Londres, l’ex-champion olympique Sebastian Coe les a traités de « voyous ». A Paris, David Douillet, qui s’est vu déposséder de la torche par l’un d’entre eux, les a assimilés à des robots. Selon la ministre de l’intérieur, Michèle Alliot-Marie, ces Chinois « ont pris les décisions concernant la flamme », comme « l’abriter dans le bus » ou « faire des arrêts qui n’étaient pas prévus », la police française se bornant à « fournir l’assistance technique » autour de la « bulle de sécurité ».

Pendant plusieurs heures, tout au long du parcours olympique dans les rues de la capitale, les policiers français les ont côtoyés… sans se parler. « Ils ne nous ont pas adressé une seule fois la parole », affirme un policier qui était sur place. La préfecture de police de Paris, responsable du dispositif de sécurité, confirme : « Ils ne parlaient ni l’anglais ni le français. »

Interrogée sur ces hommes aux lunettes noires bien visibles autour de la flamme, la préfecture se dit dans l’incapacité de décrire ces « partenaires » d’un jour ni d’en faire le décompte précis : 20, peut-être 25.

Pas de liste, aucune identité fournie : « On ne sait pas qui ils étaient », reconnaît-on dans l’entourage du préfet, Michel Gaudin, « peut-être des militaires ». « Ils étaient bien entraînés », souligne le policier. Alors qu’en théorie ces escorteurs chinois devaient se relayer deux par deux à côté de la flamme pendant que les autres attendraient dans le bus, dans la pratique, une dizaine étaient en permanence autour de la flamme sans que les policiers français aient été avertis. (suite…)


Ces images vous choquent ? C’est le but ! Comme dit notre confrère Rotten : « Can you handle life ? »

[Abolitionist Society – London – 11/04/2008]

Photos d’exécutions capitales de « criminels et associaux » en Chine, prises par les forces de police. La plupart de ces victimes sont découpées et leurs organes prélevés pour être vendus. Certaines exécutions sont même programmées en fonction de la demande d’organes. A noter que de nombreux « criminels » sont des prisoniers politiques, adeptes du Falung Gong ou bien émeutiers sociaux suite aux fermetures d’usines..

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[20 Minutes – 10/04/2008]

Une rencontre entre un ancien président américain et le Hamas? Le quotidien «Washington Post» a repris jeudi, disant la confirmer, une information du journal arabophone «Al-Hayat» sur une rencontre, le mois prochain à Damas, entre Jimmy Carter et Khaled Mechaal, le chef du Hamas en exil en Syrie.

Si l’intéressé n’a pas confirmé, il n’a pas infirmé non plus. Et son ancien conseiller à la sécurité nationale, Zbigniew Brzezinski, a affirmé que rencontrer le Hamas – reconnu comme organisation terroriste par les Etats-Unis et l’Union européenne – était «une bonne idée».

Jimmy Carter, auteur l’année dernière d’un ouvrage très critique sur Israël, est l’artisan des accords de Camp David de 1978 entre l’Egypte et Israël. L’hypothèse de cette rencontre a provoqué une levée de mise en garde aux Etats-Unis. Le département d’Etat s’est ainsi dit défavorable à ce rendez-vous. «S’il se rend effectivement en Syrie, nous lui fournirons le soutien dû à un ancien président», a souligné le porte-parole du département d’Etat, Sean McCormack. Mais «le département d’Etat ne prendra pas part à l’organisation ni à la planification des rendez-vous avec les responsables du Hamas à Damas», a-t-il relevé. «Nous pensons que ce n’est pas dans l’intérêt de notre politique ni dans l’intérêt de la paix d’organiser un tel rendez-vous.»

http://www.20minutes.fr/article/224705/Monde-Jimmy-Carter-pourrait-rencontrer-personnellement-le-chef-du-Hamas.php


Une parfaite illustration de ce que l’on appelle désormais la « sous-veillance »… à tout moment j’indique volontairement où je suis et ce que je fais — et j’en apporte la preuve en me photographiant moi-même…

[Future Perfect – le blog de Jan Chipchase chez Nokia Design – 10/04/2008 – Trad. Grégoire Seither]

a selca moment

Une mode omniprésente parmi les jeunes de Seoul en Corée :  selca = self camera = le fait se prendre soi-même en photo avec son téléphone et d’envoyer automatiquement la photo pour publication sur sa page personnelle chez Cyworld .

La moindre visite à un café ou un restaurant comporte invariablement une séance d’auto-photographie par les membres de l’assemblée.

Et il ne s’agit pas de photos prises à la va-vite, les auteurs des photographies réfléchissent intensément à l’angle désiré de prise de vue, évaluent le résultat, refont la photo, retouchent leur coiffure, etc. etc. Le tout peut bien prendre une dizaine de minutes.

Cette mode est déjà assez intéressante à observer quand il ne s’agit que d’une seule personne, mais l’effet est magnifié quand toute une tablée s’adonne à cette activité auto-centrée… parfois même en réduisant au minimum les interactions humaines entre les divers convives.

Les vendeurs de téléphones dotés d’appareils photos intègrent même le selca dans leur publicité, vantant  la bonne prise en main de l’appareil et la facilité avec laquelle il permet de se prendre en photo. Certains modèles intègrent même des fonctions spécialement concues pour le selca : catalogue des portraits, filtres de retouche d’image ou d’ajout d’effets visuels.

Cette mode est tellement éloigné de ma réalité quotidienne que, quand j’y suis confronté, je me sens comme un extraterrestre.

Est-ce que les choses que nous vivons dans notre vie ne sauraient exister si elles ne sont pas enregistrées et diffusées via un media ? Est-ce que nous n’existons pas si nous ne sommes pas visbiles dans les photos de l’évènement ?

http://www.janchipchase.com


[Le Post – 10/04/2008]
Problèmes de sommeil, mauvaise alimentation, voire la mort… Les blogueurs courent après le clic parfois au péril de leur vie. « Dans ce monde de stress sans limite, les blogueurs écrivent jusqu’à ce que mort s’en suive » : lu dans Transnets, le blog de Francis Pisani spécialisé dans les nouvelles technologies.

Il évoque un article du New York Times sur les blogs. La course aux clics est dangereuse pour la santé. Ces derniers mois, 2 blogueurs sont morts d’une crise cardiaque. Le lien entre leurs blogs et leur décès n’est pas officiel, mais la question se pose.

« Les mieux lotis se plaignent de troubles du sommeil et autres pertes de poids. Un jeune (22 ans) qui travaille pour Gizmodo reconnaît s’endormir parfois sur son clavier. Moi aussi », écrit Francis Pisani.

« Comme souvent, le secret c’ est le fric. Ces blogueurs sont, pour la plupart, payés au billet, quelques fois au trafic. Ils veulent être les premiers, les meilleurs, rêvent de scoops et de gloire », poursuit-il.

Et d’enchaîner : « Je dois reconnaître que la crainte de voir le trafic trop chuter est souvent présente. Je crois aussi que je ressens comme un engagement face aux lecteurs d’être présent aussi régulièrement que possible. Et puis, et puis, je crois que j’aime ça, en tous cas c’est devenu une partie intégrante de ma vie. Quelque chose d’important, d’essentiel. Une habitude? Un besoin? grrrr ça sent pas bon ça… »


[Gregor Seither – IES News Service – 12/04/2008]
Selon les témoignages d’ancien cadres de la direction de SIEMENS, l’entreprise allemande a longtemps travaillé main dans la main avec les Services secrets (BND) allemands, au point qu’un représentant du BND siégeait au conseil d’administration et qu’un département de l’entreprise travaillait exclusivement à perfectionner les appareils d’espionage du service et à en développer de nouveaux.

Seul problème, l’entreprise avait également accès aux systèmes de collecte de données de ses clients, des services secrets dans d’autres pays. De là à penser que le BND espionnait ses collègues à l’international…

La filiale de Siemens, l’entreprise « ICM Voice & Data Recording », située à Munich, faisait office de service technique du BND, ses ingénieurs et techniciens travaillant à l’écart du reste du groupe quasiment exclusivement pour les agents secrets allemands.

Selon l’hebdomadaire Der Spiegel de cette semaine, un membre influent du conseil d’administration et directeur du département Technologies de la Communication, Volker Jung, à la retraite depuis 2003, était en fait un membre des services secrets allemands, chargé de faire la liaison entre l’entreprise et les agences de renseignement. Le département Communication de Siemens est au coeur d’une vaste affaire de corruption sur laquelle enquête la justice allemande.

Les révélations du magazine Der Spiegel risquent de faire du bruit dans le milieu du renseignement à travers le monde, étant donné que Siemens fournit des appareils d’espionage aux services secrets du monde entier, y compris la Russie, l’Egypte ou le Sultanant d’Oman. Pour des raisons de maintenance technique, l’entreprise peut se connecter à distance à la totalité des grands systèmes de traitement qu’elle a installés chez ses clients.


Vous connaissez Larry Sinclair ? Ce monsieur affirme qu’en 1999 il était l’amant homosexuel de Barack Obama, qu’ils se baladaient tous deux en Limousine et qu’ils fumaint du crack tandis que Larry suçait le sénateur…

… bien sûr, la presse fait partie de la conspiration pour cacher tout cela… mais on voit bien que ce monsieur dit la vérité. 🙂 Vite, il faut rappeler  l’enquêteur Kenneth Starr… ça risque d’être vachement plus drôle que cette grosse pouffe de Monica, il y a 15 ans. 🙂

Mise à jour : Il y a déjà une tonne de parodies sur Youtube 🙂 : http://www.youtube.com/watch?v=c_wRb8J_bjM&feature=related

Mise à jour 2 : Encore mieux ! L’analyse en « reverse speech » du témoignage de Larry ! Excellent, et ce sont bien sûr nos vieux amis Jeff Rense et David Oates qui nous fournissent cela.

http://www.youtube.com/watch?v=0BQZmmFQLlU

L’opération « Je raconte n’importe quoi pour salir le candidat démocrate » est en pleine action. Ca me rappelle ma jeunesse, il y a 15 ans, quand les « Clinton haters » débloquaient à pleins tubes sur les forums pour nous alerter du fait que Hillary Clinton était une nazie qui préparait l’invasion des USA par des troupes nègres (et juives) dirigées par l’ ONU… et que Bill Clinton était un robot manipulé par les Bilderberg

http://www.youtube.com/watch?v=sVeFVtcdSYY


Hé Christophe ! Montre ça à tes potes à l’ANPE demain !!! (spécial dédicace)

http://www.youtube.com/watch?v=3XGJq8wrw5I


… encore une illustration des bienfaits d’Internet : là, sous vos doigts, accessibles d’un simple clic de souris, les 50 meilleurs sketchs anglais de tous les temps. Monthy Pyton et Saturday Night Live figurent en bonne place…

Préparez vous à passer quelques bonnes heures… et à avoir des courbatures à vos zygomatiques demain matin !!!


http://www.nerve.com/dispatches/nerveeditors/50GreatestComedySketches/05/


[Gregor Seither – IES News Service – 16/04/2008]
En Allemagne, la surveillance d’Internet par les services secrets passe à la vitesse supérieure. Le « Verfassungsschutz » veut profiter du succès de l’opération d’espionnage anti-terroriste « Alberic » pour obtenir plus de pouvoirs.  L’opération « Alberich » avait permis au BND – agissant sur un renseignement de la CIA – de débusquer une cellule d’Al-Qaïda en Allemagne dirigée par un allemand, Fritz Gelowicz .

Les services de police allemands veulent obtenir le droit d’installer des logiciels espion et des mouchards non seulement sur les ordinateurs individuels des eventuels suspects, mais également pouvoir surveiller les comptes de courrier électronique ainsi que l’intégralité du traffic du réseau, en captant et filtrant les flux de données circulant sur le backbone et les Noeuds d’Echange d’Internet (NEI.

« L’expérience dans d’autres pays a montré que, si l’on veut détecter les éléments terroristes de manière précoce, il faut s’adapteur aux changements dans les habitudes de communication des internautes et mettre en place une surveillance stratégique ponctuelle des Noeuds d’Echange Internet, où transitent les flux de données. » dit le rapport des services secrets.

Il existe environ 100 Noeuds d’Echange Internet dans le monde. Celui de Frankfort, le DE-CIX, par lequel transite 85% de l’ensemble du trafic Internet allemand, est l’un des plus importants d’Europe. Il a connu 300 % d’augmentation de son traffic en 2007 et réalise en ce moment des investissements techniques qui en feront, en juin 2008, le plus important NEI au monde.

Pour Detlev Petzold, avocat spécialisé dans la défense des libertés constitutionnelles, cette demande des services secrets est un retour en arrière, à l’époque de la RDA :

En somme, les policiers allemands veulent pouvoir écouter systèmatiquement les données qui circulent sur le réseau, afin de voir s’ils n’y captent pas quelque chose qui les intéresse… le problème est que c’est illégal de faire de la pèche au chalut. C’est la STASI et la GESTAPO qui faisait cela, écoutant tout, ouvrant tous les courriers…

Encore récemment, le tribunal constitutionnel fédéral a interdit le « reniflage préventif » : la police n’a le droit de violer la vie privée des citoyens que s’il existe un danger réel et avéré. On ne peut pas mettre des mouchards sur des disques durs au hasard, juste pour voir si… »

Pour les services secrets allemands, pouvoir écouter les NEI permettrait également de surveiller des comptes de courrier électronique hébergés à l’étranger, comme Yahoo ou AOL.


Aaaaarrrghhh ! La bande son ! La bande son ! Mes oreilles !!!!!!!!

http://www.youtube.com/watch?v=I4J6nfyb-3k


… en plus, celle-là, elle chante le Rock pendant l’amour, yeah !

http://www.youtube.com/watch?v=iuUoH9u8lNs


[L’Expansion – 09/04/2008]

Entretien avec Joe Tucci, le PDG du numéro un du stockage EMC, qui vient de boucler le rachat pour 213 millions de dollars de Iomega, le célèbre fabricant des disques ZIP.

(..)Pourquoi racheter Iomega ?
L’explication est très simple. Plus de 70% du contenu sur le Web est créé par les internautes. Que ce soit des photos, de la vidéo, de la musique, etc. Et dans quelques mois, chaque famille moyenne possédera un disque dur d’un téra-octet à la maison. C’est donc un marché en croissance rapide sur lequel nous voulons absolument être présent et qui sera important pour notre croissance future. Imaginez : depuis que je suis devenu le patron d’EMC (en 2000, NDLR), Iomega est ma première acquisition d’une entreprise qui fabrique du matériel. Toutes les autres, et il y en a eu plus d’une trentaine, étaient des sociétés de logiciel. C’est dire si c’est stratégique !

(..)
Le disque dur est à la base de pratiquement tous les matériels que vend EMC et Iomega. N’envisagez vous pas aussi de racheter un fabriquant de disques durs ?
Il y a une dynamique intéressante qui est en train de se passer et qui, je crois, va changer radicalement le marché du stockage. Nous commercialisons déjà aux entreprises des systèmes utilisant des disques durs Flash. Ils sont beaucoup plus rapides et consomment beaucoup moins d’énergie que les disques durs magnétiques traditionnels. Et cette tendance va s’accélérer à mesure que les prix plongent. Je pense que l’on aura encore besoin de disques durs magnétiques mais la tendance va vers la Flash.

Les services de stockage font-il aussi parti de votre stratégie pour le consommateur ?
Absolument. Nous avons racheté le service de stockage en ligne Mozy en octobre dernier (pour 76 millions de dollars, NDLR). Et nous comptons déjà plus de 500.000 utilisateurs enregistrés. Or, plus il se crée de contenus, plus le besoin de copies de sauvegarde est important. Notre vision est que cette copie « master » sera à terme stockée sur Internet. A nous de proposer un service suffisamment simple et transparent pour que n’importe qui puisse sauvegarde son tera-octet de données en ligne. Mais, ne croyez pas que ce service sera uniquement destiné au grand public. La version Pro de Mozy vise aussi les entreprises, comme le propose Amazon.

Comptez-vous vraiment concurrencer les services Web d’Amazon ?
Oui. Nous voulons aussi attirer les PME et les start-ups grâce à des outils de stockage en ligne et à un service de puissance de calcul. Mais notre modèle sera différent. Comme Amazon et plus récemment Google, nous distribuerons ces services sous notre propre marque. Mais nous allons aussi aider les opérateurs télécoms, les banques ou les services financiers à créer leur propre infrastructure pour qu’ils puissent, eux aussi, en proposer de similaires.

http://www.lexpansion.com/economie/actualite-high-tech/a-terme-tout-sera-sauvegarde-sur-internet_150468.html?xtor=ES-112


[Yediot Aharonot, 8 avril 2008 – Trad. : Gérard pour La Paix Maintenant]

Le haut responsable du Fatah Marwan Barghouti, emprisonné en Israël, a adressé une lettre à Shalom Arshav (La Paix Maintenant), qui marque aujourd’hui son 30e anniversaire. Dans cette lettre, il appelle Israël à signer un traité de paix avec Mahmoud Abbas, président de l’Autorité palestinienne. « Offrons à vos enfants et aux nôtres une vie sans la menace de guerres et de massacres. » Cette lettre sera lue ce soir par Qaddoura Farès à l’occasion de la manifestation qu’organise Shalom Arshav à Tel-Aviv pour marquer ses 30 ans.

« Je vous écris depuis le sombre petit cachot où je suis emprisonné par les forces d’occupation, avec 11.000 autres prisonniers, dont des femmes et des enfants. Certains n’ont fait l’objet d’aucun jugement, d’autres sont emprisonnés depuis plusieurs dizaines d’années », écrit Marwan Barghouti, ancien commandant des « Tanzim » aux militants de Shalom Arshav.

« Mû par la douleur et les souffrances endurées par le peuple palestinien durant 40 années d’occupation militaire, je vous adresse mon salut et mes encouragements. La création de votre mouvement, il y a 30 ans, nous a donné l’espoir qu’il existe en Israël un groupe qui s’oppose à l’occupation, à la colonisation et à l’oppression du peuple palestinien. Qu’il existe un groupe qui appelle à la paix entre les peuples et qui soutient le droit des Palestiniens à créer un Etat indépendant dans les frontières de 67 avec Jérusalem Est pour capitale. »

Dans sa lettre, Marwan Barghouti évoque le « document des prisonniers » (1) et affirme :

« Nous, dirigeants des différents groupes du peuple palestinien, avons pris l’initiative d’un plan de paix unique en son genre dans l’histoire du mouvement palestinien, initiative connue sous l’appellation « document des prisonniers ». A côté de la signature du Fatah figurent celles de membres du Hamas, du Jihad islamique et de toutes les composantes de l’OLP. Ce document affirme clairement que l’objectif du mouvement palestinien consiste en la fin de l’occupation des territoires conquis en 1967, la création d’un Etat palestinien avec Jérusalem Est pour capitale, et une solution au problème des réfugiés conforme au droit international. »

L’ancien dirigeant du Fatah précise encore que le document donne mandat au président de l’Autorité palestinienne pour mener les négociations avec l’Etat d’Israël en vue d’un accord définitif.

« Cet accord sera soumis à un référendum. Pour la première fois, il montre la voie d’une négociation où la position palestinienne est unie. »

« Moi, et avec moi la majorité écrasante du peuple palestinien, sommes prêts à un compromis historique fondé sur les décisions internationales, qui garantira deux Etats, un Etat d’Israël et un Etat palestinien, vivant côte à côte dans la paix et la sécurité. Nous sommes prêts à un compromis historique qui assurera à vos enfants comme aux nôtres une vie sans menace de guerres et de massacres. C’est la raison pour laquelle il faut parvenir le plus rapidement possible à un cessez-le-feu réciproque. »

« Le peuple palestinien est avide de liberté, d’indépendance et de paix. C’est pourquoi il est vital de stopper immédiatement et totalement la colonisation et les expropriations, de rouvrir les institutions palestiniennes à Jérusalem, de démanteler les barrages routiers qui ont fait des territoires palestiniens un enfer et ont détruit l’économie palestinienne, d’arrêter la politique des assassinats et des arrestations, de lever le siège de Gaza, de rouvrir les passages frontaliers, d’instituer une période d’accalmie complète et de libérer les milliers de prisonniers. »

(1) Voir « Des dirigeants du Fatah et du Hamas emprisonnés en Israël s’accordent sur une solution à deux Etats » http://www.lapaixmaintenant.org/article1276

Sur les suites qu’a connues ce document, voir : « Entre prisonniers et captifs » http://www.lapaixmaintenant.org/article1283 et « Un big bang palestinien ? » : http://www.lapaixmaintenant.org/article1290

http://www.ynet.co.il/articles/0,7340,L-3528886,00.html


éditorial furieux contre ce gouvernement, qui constitue en même temps un hommage au travail de Shalom Arshav (La paix Maintenant), sans qui « personne ne saurait » que la construction continue dans les Territoires (voir le dernier rapport de Shalom Arshav http://www.lapaixmaintenant.org/article1783 ). Duperie à l’égard des Américains, des Palestiniens, mais aussi et surtout des citoyens israéliens eux-mêmes

[ Editorial de la rédaction – Ha’aretz, 1er avril 2008 – Trad. : Gérard pour La Paix Maintenant]

Si Shalom Arshav ne publiait pas de temps en temps des rapports, il est probable que personne ne saurait que la construction se poursuit dans les colonies. On aurait pu supposer, compte tenu des déclarations du gouvernement Olmert, que la construction était suspendue et que des efforts étaient faits pour parvenir à un accord de paix qui comprendrait un retrait de la plupart des territoires de Cisjordanie. A entendre les plaintes des dirigeants des colons, on aurait pu penser aussi qu’il y avait un gel des constructions, et que les jeunes colons étaient réellement sans abri.

Mais ce qui se passe dans les territoires est très différent. La dynamique de la duperie continue. La duperie à l’égard des Américains, la duperie à l‘égard des électeurs qui ont voté pour des partis qui avaient placé la paix en haut de leurs priorités, duperie à l’égard des Palestiniens et, par-dessus tout, auto-duperie. Nos dirigeants participent à une course sans ligne d’arrivée. Les participants : Ehoud Barak, ministre de la défense, dont personne ne comprend la ligne politique, ligne qu’il ne daigne expliquer à personne, Ehoud Olmert, premier ministre, qui commente la situation sans agir sur elle, et Tzipi Livni, ministre des affaires étrangères, qui négocie une évacuation alors que le gouvernement continue à construire.

Il est clair que le Parti travailliste « n’est pas mûr pour des élections », comme le disait hier Youli Tamir, ministre de l’éducation, et l’on peut douter qu’il le soit un jour. Au lieu de consacrer toute son énergie à pousser une législation sur une loi « évacuation-indemnisation » qui permettrait à qui le souhaite de quitter immédiatement la Cisjordanie (et l’on estime que des milliers de colons sont dans ce cas), la Haute cour de Justice est saisie de demandes de positionnement de caravanes aux confins de colonies sauvages qui n’ont jamais été évacuées. (suite…)


Rejet de la riposte graduée par le Parlement européen: le gouvernement doit retirer le projet de loi Olivennes

[Communiqué Odebi 11-04-2008]

En votant l’amendement 22bis au rapport de la commission CULT sur les industries culturelles lors de la séance plénière du 10 avril dernier, les députés européens ont clairement rejeté l’idée du désabonnement des internautes soupçonnés de téléchargement.

Odebi avait déjà dénoncé cette mesure disproportionnée, privant complètement d’accès à la société de l’information des familles entières, et ce, sans intervention d’un juge indépendant et impartial.

En rejetant ce type de mesure, le Parlement européen a affirmé que la « lutte contre le piratage » ne peut pas se faire à n’importe quel prix dans une démocratie, d’une part.  Mais il a aussi d’autre part protégé les créateurs, ainsi que tous les acteurs économiques de l’internet: une répression de masse basée sur le désabonnement ne peut que nuire aux intérêts économiques de ces acteurs, et encore plus aux industries culturelles qui n’auraient rien à y gagner, si ce n’est de perdre définitivement des clients.

La Ligue Odebi invite le gouvernement français à ne pas s’isoler, et à suivre la position réaliste et équilibrée des eurodéputés. Le ministère de la culture doit retirer le projet de loi Olivennes qui devait être déposé le mois prochain: le coeur même de ce projet étant basé sur le désabonnement des internautes, la nécessaire prise en compte de la décision des représentants élus par un demi-milliard de citoyens européens ne peut que le vider de sa substance.

Par ailleurs, l’amendement Heaton Harris à ce même rapport Bono ayant été rejeté, alors qu’il préconisait le désabonnement des internautes et le filtrage du réseau, le gouvernement doit aussi faire cesser les expérimentations de filtrage prévus par les accords Olivennes.  Le déploiement à grande échelle de systèmes de filtrage sur le réseau français serait dangereux pour la démocratie, comme cela est clairement illustré par l’actualité sino-tibétaine.


Sa « tête » me dit quelque chose… 🙂

Affiche de la candidate Milly d\'Abraccio[RTL INFO – 11/04/2008]

Elle s’appelle Milly D’abbraccio. Actrice porno. Inscrite sur la liste du PS italien, elle est candidate aux élections nationales de ce week-end. Elle se présente dans l’arrondissement électoral « Municipio X » (ça ne s’invente pas…) à Rome. (…)

Au-delà de ses atouts et de son expérience, Milly compte convaincre à l’électorat à travers un fascicule très original qui exprime le ras-le-bol de la population vis-à-vis de la vieille classe politique italienne qui ne se renouvelle jamais. Très écologique, l’ancienne Miss Teenager Italy 1987 utilise le recto et le verso pour son flyer électoral. D’un côté, son visage (NDLR: massacré par la chirurgie esthétique), une rose socialiste, bref un côté « très institutionnel, très Hillary Clinton ».

Au verso, on est à fond dans le côté Milly D’abbraccio avec une paire de fesses nues et ce slogan « Marre des têtes de c… », référence à ces hommes politiques toujours les mêmes et dont la population « se lasse » affirme la blonde.


[La Domination du Monde – Blog de Denis Robert – 08/04/2008]

« C’est sans doute mon livre le plus personnel, celui qui me ressemble le plus ». Ecrivain et journaliste inclassable, Denis Robert publie « Une Affaire personnelle » (Flammarion, 348 pages, 19,90 euros), livre lui aussi inclassable mélangeant souvenirs, réflexions et analyses (sur la monde, la finance, la justice, la presse…).

L’homme est notamment à l’origine de l’affaire Clearstream 1 (la mise en lumière d’une banque luxembourgeoise servant ce plaque tournante aux opérations bancaires du monde entier, pour résumer) et l’un des protagonistes de Clearstream 2 (la très embrouillée affaire de vrais-faux listings bancaires remontée jusqu’aux sommets de l’Etat), pour laquelle il a été mis en examen pour recel de vol et recel d’abus de confiance. Une accusation dont il se défend, affirmant être l’outil involontaire d’une gigantesque manipulation.

Cette mise en examen par les juges d’Huy et Pons (ce dernier en compagnie duquel, comme il le raconte dans le livre, il courut il y aune quinzaine d’années le marathon de New York…) est le sommet des ennuis judiciaires de Denis Robert, qui comptabilise aujourd’hui 18 procédures judiciaires à son encontre, dont une douzaine de plaintes en diffamation venant de Clearstream. «Une dérive totale du fonctionnement démocratique, estime-t-il dans une interview à Metrofrance.com. Qu’on me mette en examen pour ça, ça veut dire que ce n’est plus un coup de canif, c’est un coup de bazooka dans la liberté d’informer. » (suite…)


« Si un millier d’hommes devaient s’abstenir de payer leurs impôts cette année,
ce ne serait pas une initiative aussi violente et sanglante
que celle qui consisterait à les payer et à permettre ainsi à l’Etat
de commettre des violences et verser du sang innocent. »

Un jour de juillet 1846, à Concord (Massachusetts, Etats-Unis) où il était né en 1817, Henry David Thoreau qui habitait une cabane au milieu de la forêt, croise un gendarme venant lui réclamer le montant de ses impôts. Thoreau qui allait chercher ses chaussures chez le cordonnier explique au gendarme qu’il refuse de payer cet impôt car il ne veut pas contribuer à financer la guerre.

Le gendarme essaie d’arrondir les angles mais Thoreau ne veut rien savoir. Il est incarcéré et profite de ces mois de prison pour écrire La relation de l’individu à l’Etat, qui deviendra après sa mort La Désobéissance civile. Le changement de titre et l’appui de Tolstoï, Gandhi puis, plus tard Hannah Arendt en feront un best seller planétaire.

L’idée simple de Thoreau est qu’un citoyen peut se dresser contre l’Autorité de l’Etat pour être en accord avec l’idée qu’il se fait du bien, et donc du mal.

Thoreau, après avoir hésité, a décidé de se battre pour la collectivité des hommes. Ce n’est pas un acte strictement altruiste. Il ne peut pas vivre autrement. C’est le seul moyen qu’il a trouvé pour résoudre un conflit interne.

Un honnête homme ne peut, selon lui, se contenter de pétitionner, de se lamenter ou d’attendre que les autres fassent le boulot à sa place.

Il ne supporte pas qu’une nation dite libre entre en guerre et puisse avoir un sixième de sa population réduit à l’esclavage.

Il est grand temps pour les honnêtes gens de se rebeller, écrit-il. Quitte à prendre le risque de la prison. Son livre deviendra la bible du mouvement civique américain des années 60. Certains hippies le brandiront plus tard.

Le gouvernement américain n’a ni la vitalité, ni l’énergie d’un seul homme en vie, car un seul homme peut le plier de sa volonté, note Thoreau qui ajoute : Il y a 999 défenseurs de la vertu pour un seul homme vertueux.

http://ladominationdumonde.blogspot.com/2008/03/dsobir.html


[Hubert Guillaud – Internet Actu – 07/04/2008]

Jan Chipchase a trouvé une bonne image pour nous dire que nous passons d’une société de surveillance à une société de sousveillance (1) en opposant le concept de “Big Brother” à celui de “Little Sister”. Où comment la persuasion amicale de notre entourage ou la pression sociale, peuvent faire plus de dégâts à notre intimité que la surveillance :

“Quand on parle de surveillance, la plupart des gens pensent à Big Brother, alors que c’est de plus en plus de votre petite soeur (Little Sister) qu’il est question, une petite soeur friande d’innovations, compétente en technologie, toute équipée de capteurs. A cause d’elle, faire usage du droit de ne pas adopter la technologie (opt out) revient à se mettre en marge de la société.”

facebookchercherdanslesmails.jpgSur un sujet proche, Leisa Reichelt, spécialiste de la conception orientée utilisateur, appelait, il y a quelques mois, les sites sociaux à plus de responsabilité dans leurs pratiques d’interopérabilité, et plus d’éthique dans leur conception.

Elle décrit comment les pratiques de Little Sister des sites sociaux, sous couvert de commodité pour l’utilisateur, se muent en Big Brother, en nous demandant nos identifiants et nos mots de passe pour mettre en place des passerelles entre nos comptes mails et leurs services (notamment pour trouver de nouveaux amis). Une démarche certes commode, mais qui donne au site un niveau de connaissance de notre vie sociale dont nous devrions prendre conscience.

“Mais est-ce qu’on réalise vraiment ce que nous faisons quand nous donnons cette information ? Réalisons-nous à quel point nous faisons confiance à Facebook par exemple, pour jouer convenablement avec cette information ? (…)

Bien sûr, ils “disent” qu’ils ne vont pas stocker ou utiliser cette information… Mais êtes-vous vraiment prêts à les prendre au mot ?” La présentation de cette information fait doucement pression pour nous suggérer que si on n’y répond pas, nous aurons un service “inférieur” :

“Nous sommes habitués à penser que la remise de nos informations personnelles est la seule chose à faire. (…) Pourtant, si l’éthique joue un rôle dans la façon dont vous concevez une application ou un site, alors ces pratiques devraient vous faire vous dresser les cheveux sur la tête !”

(1) La sousveillance, également appelée surveillance inverse est un terme proposé par Steve Mann pour décrire l’enregistrement d’une activité du point de vue d’une personne qui y est impliquée, souvent réalisée par un objet enregistreur portable.

http://www.internetactu.net/2008/04/07/de-big-brother-a-little-sister/


Éducation : l’enquête qui inquiète des parents
[Ouest France 05 avril 2008]
35 000 élèves de sixième ont reçu un questionnaire envoyé par l’Éducation nationale. Certaines familles s’interrogent : à quoi vont servir ces données ?

« Les questions sont indiscrètes. Outre les renseignements administratifs, on me demande quelle langue je parle à la maison, quelles sont mes ressources, si mon enfant a eu une maladie grave, si un de ses proches est décédé… Je dois répondre avant le 15 avril : c’est écrit en gras et en majuscules ! » Dominique Bonneau, père d’un enfant de sixième au collège public de Moëlan-sur-Mer (Finistère), est interloqué.

Il vient de recevoir l’un des 35 000 questionnaires envoyés par l’Éducation nationale, qui lance une grande enquête sociologique au niveau national (1). « L’enveloppe est arrivée au collège. On a convoqué mon fils au secrétariat pour lui remettre le courrier, daté du 28 janvier. Quand on a ouvert, avec ma femme, on s’est demandé ce qui nous tombait dessus. »

« Dans quel pays êtes-vous né ? »… « Y a-t-il chez vous des CD, disques et cassettes ? »… « Combien de pièces d’habitation compte votre logement ? » Ce sont quelques-unes des questions imprimées sur ce document de dix-huit pages visé par la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil).

Un questionnaire nominatif : Aussitôt, la Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE) a réagi : « Nous ne contestons pas la démarche. Ce qui nous gêne, c’est que chaque questionnaire est nominatif, avec un numéro d’identification informatique, affirme Thierry Chancerel, administrateur national. Comment va être utilisé ce fichier et à quoi vont servir ces données ? » L’association pointe également le caractère obligatoire de la réponse. « Si les familles refusent de renvoyer l’enveloppe, que se passera-t-il ? »

Au ministère de l’Éducation nationale, on rétorque que ce genre d’enquête n’a rien d’exceptionnel. « Nous avons reçu le label d’intérêt général du Conseil national de l’information statistique, précise Jean-Paul Caille, membre de la Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance. La dernière enquête de ce genre date de 1995 dans le second degré. C’est notre seul moyen de mesurer la manière dont l’école intègre les enfants. Ces informations serviront à améliorer la politique éducative. »

Un suivi de l’élève est d’ailleurs prévu tout au long de sa scolarité, que ses parents soient d’accord ou non. Pendant le temps scolaire, l’enfant devra répondre à un questionnaire afin de mieux connaître ses centres d’intérêt. « Toutes les données relatives à la vie des familles sont strictement confidentielles. Elles seront collectées dans un fichier à part, totalement anonyme », précise Jean-Paul Caille.

Les parents disposent de trois semaines pour répondre, les courriers étant arrivés fin mars dans les collèges. Dominique Bonneau, lui, a décidé d’ignorer l’enveloppe T, jointe au courrier pour la réponse. Une décision difficile à expliquer au petit Yoran. « Cette histoire le met très mal à l’aise. C’est le seul concerné dans sa classe. En fait, il prend cela comme une punition ! »

(1) L’enquête est destinée à suivre 35 000 élèves entrés en 6e en septembre 2007. La sélection s’est faite de manière aléatoire, par tirage au sort.

http://www.ouest-france.fr/education-l-enquete-qui-inquiete-des-parents-/re/actuDet/actu_3636-610186——_actu.html


[Net PME – 08/04/2008]
L’information est devenue stratégique pour devancer la concurrence ou décrocher de nouveaux marchés. Gérer et protéger cette information constitue un nouvel enjeu : c’est l’intelligence économique (IE). Entre espionnage industriel et OPA hostile, les entreprises françaises sont-elles vulnérables ? Que doivent-elles protéger et comment s’y prendre ? Les exemples de la stagiaire chinoise soupçonnée d’espionnage industriel chez Valeo ou du vol d’un pneu Michelin sur un rallye au Japon ont mis en lumière la notion d’intelligence économique en France.

Une découverte pour le grand public mais aussi pour nombre d’entrepreneurs français totalement étrangers à cette notion stratégique. L’intelligence économique (IE), kezako ? Les définitions diffèrent mais on peut comprendre cette problématique comme la maitrise et la protection de l’information stratégique utile aux décideurs économiques.

Seulement voilà, en même temps qu’ils permettaient de découvrir ce nouvel enjeu économique, ces exemples les plus connus de l’IE ont desservi sa vulgarisation dans les PME. « Les barbouzeries c’est fini »

« Beaucoup confondent encore l’IE et l’espionnage. Les affaires médiatisées ont entretenu le fantasme de l’espion et des écoutes téléphoniques dans le monde économique. Aujourd’hui, les chefs d’entreprise doivent savoir que l’époque des barbouzeries est terminée. Il y a une nouvelle génération d’experts qui n’est plus issue des services de renseignements mais qui est formée à l’IE », indique Hervé Chevallier, responsable de Covigilance, cabinet de conseil en ingénierie de veille.» (la suite..)

http://www.netpme.fr/propriete-intellectuelle/1214-intelligence-economique-comment-proteger-information-strategique.html


[ Les Echos 04/04/08]
Les 27 autorités européennes en charge de la protection des données imposent aux moteurs de recherche de ne pas conserver des données personnelles au-delà de six mois.

Les moteurs de recherche vont devoir revoir leur politique. L’ensemble des 27 autorités européennes en charge de la protection des données et regroupées au sein du G29 viennent d’adopter à l’unanimité un texte pour leur imposer de nouvelles règles. Dans un avis de 25 pages, ces autorités estiment que la régulation en matière de protection des données personnelles s’applique désormais aux moteurs de recherche en Europe.

Point central du texte : ces entreprises ne pourront conserver des informations sur les internautes au-delà de six mois.  » Les sociétés américaines disposant d’établissements au sein de la communauté ou ayant des moyens de traitement des informations électroniques doivent également se plier à ces règles « , explique aux  » Echos  » Alex Türk, président du G29.

Ainsi, Yahoo !, Google ou le service MSN de Microsoft peuvent exploiter des données personnelles mais uniquement  » pour une finalité légitime et non-excessive « . Ils doivent donc effacer ou rendre anonyme les données des internautes le plus rapidement possible dans un délai maximal de 6 mois. Au-delà, ils devront se justifier. L’Allemagne souhaiterait même abaisser cette durée à 90 jours. Aujourd’hui, AOL et Yahoo ! conservent ces données 13 mois, contre 18 mois pour Google et Microsoft. L’historique des requêtes, lui, n’est pratiquement jamais détruit.

Les données personnelles d’un internaute sont constituées des requêtes liées à son adresse Internet (IP), ou ses cookies (fichiers marqueurs qui s’installent sur le PC). Cette mine d’information permet aujourd’hui d’afficher des bandeaux publicitaires ou des liens sponsorisés très ciblés, donc vendus plus chers. Ils représentent la principale, voire l’unique, source de revenus des grands moteurs de recherche.

 » Si les moteurs souhaitent enrichir les profils des internautes avec d’autres données extérieures, ils devront au préalable demander le consentement aux personnes concernées « , précise Alex Türk. Concrètement, Google, par exemple, ne pourra consolider les informations de son moteur de recherche avec celles de ses filiales (YouTube, Orkut, Blogger, etc…) sans demander l’autorisation des internautes. Enfin, tous les moteurs devront donner un accès facile à ces derniers sur le traitement qu’ils font de leurs données.

http://www.lesechos.fr/info/comm/300255092.htm


Le coût de la crise financière proche de 1 000 milliards de dollars, selon le FMI

[Le Monde – 08/04/2008]

Le Fonds monétaire international (FMI) a chiffré, mardi 8 avril, à 945 milliards de dollars (plus de 600 milliards d’euros) le coût de la crise financière actuelle pour le système financier mondial, dont 565 milliards générés par l’exposition des banques au secteur des « subprimes » (prêts immobiliers à risque).

« La crise a dépassé les confins du marché américain du subprime, pour toucher concrètement les principaux marchés immobiliers d’entreprise et d’habitation, le crédit à la consommation et le crédit aux entreprises« , a expliqué le FMI, dans son rapport semestriel sur la stabilité financière dans le monde.

C’est la première fois que l’institution financière internationale livre officiellement une estimation chiffrée des pertes globales des banques et autres établissements financiers dans cette crise née aux Etats-Unis. Mi-février, le président de l’Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, avait fait état d’estimations du Fonds évaluant à 400 milliards de dollars les pertes liées à la crise du crédit hypothécaire à risque américain. C’est ce chiffre qui ressort aujourd’hui, actualisé à 565 milliards de dollars. Le montant de 945 milliards de dollars inclut « d’autres catégories de prêts et de titres initiés ou émis aux Etats-Unis et se rapportant à l’immobilier commercial et au crédit à la consommation et aux entreprises », a précisé le Fonds dans ce rapport inhabituellement précis et sévère.

Le FMI et la Banque mondiale tiennent leurs assemblées de printemps les 12 et 13 avril à Washington, où ils examineront les développements de la crise financière. Lors de sa dernière assemblée, en octobre, le Fonds avait essuyé les critiques de plusieurs pays émergents, qui lui avaient reproché de n’avoir pas su anticiper la crise du crédit, apparue dans un pays riche, et d’en traiter les effets avec complaisance. « Le Fonds n’a pas eu grand chose à dire de constructif sur cette crise et a été très prudent dans ses recommandations et justifie cette prudence en arguant du caractère inédit des problèmes », avait notamment jugé le ministre des finances brésilien, Guido Mantega.

Mi-décembre, le nouveau directeur général de l’institution, Dominique Strauss-Kahn, avait annoncé une reprise en main du dossier. « Les événements survenus récemment sur le marché du crédit des pays développés ont montré que la stabilité financière nationale et internationale ne devait pas être considérée comme acquise », expliquait alors le FMI dans un nouveau programme de travail, dont l’échéance correspond à l’assemblée de printemps.

http://www.lemonde.fr/economie/article/2008/04/08/le-cout-de-la-crise-financiere-se-rapproche-des-1-000-milliards-de-dollars-selon-le-fmi_1032439_3234.html


Vers l’Internet a tout faire

[Le Monde – 05/04/2008]
Vous avez fait partie des premiers concepteurs d’Internet. Quel regard portez-vous sur l’évolution du Réseau mondial ?

Vinton Cerf : Beaucoup plus de personnes tentent aujourd’hui d’innover sur Internet. Pour décrire son mode d’évolution actuel, j’utilise souvent le modèle de la fourmilière. Si vous observez deux ou trois fourmis pendant toute une journée, il est probable que peu de choses intéressantes se produiront. Mais il y en a des millions. Et, chaque jour, une ou deux fourmis font une découverte dont profite la fourmilière. Internet fonctionne ainsi. Avec près de 1,3 milliard d’utilisateurs, soit seulement 20 % de la population mondiale, de nouvelles expériences sont tentées quotidiennement. Je suis toujours un peu fébrile lorsque je lis les pages business de la presse, car j’y découvre souvent que quelqu’un a inventé un nouvel usage d’Internet, et qu’il va falloir encore nous adapter…

Qu’apporte le Web 2.0 en matière de nouvelles utilisations du Réseau (blogs, chats, échanges de fichiers) ?

A mes yeux, le terme Web 2.0 relève largement du slogan marketing. Il laisse entendre qu’une nouvelle génération du Web apparaît. Je pense plutôt qu’Internet se transforme selon un phénomène de coévolution : il interagit avec tout ce qui l’entoure, et s’adapte. Les nouvelles applications poussent le Réseau jusqu’à ses limites et contraignent à créer de nouvelles solutions techniques.»…

http://www.lemonde.fr/technologies/article/2008/04/05/vers-l-internet-a-tout-faire_1031349_651865.html#ens_id=1031484


[Le Figaro – 08/04/2008]
Le député UMP François Grosdidier ferraille contre le lobby pro-OGM à l’Assemblée. Il détaille pour lefigaro.fr les raisons de son combat, qui l’amène à s’opposer à des parlementaires de son parti.

François Grosdidier, député de Moselle, a fait adopter mardi soir avec Yves Cochet et le communiste André Chassaigne un amendement qui torpille celui de la Commission des affaires économiques de l’Assemblée, et va dans le sens de plus de transparence en matière d’information sur les OGM. Une indépendance qu’il estime justifiée par des considérations avant tout éthiques. Entretien.

Pourquoi vous placer en porte-à-faux avec une partie des parlementaires UMP ?

J’estime que les enjeux sont énormes et importants. Les amendements adoptés par le Sénat et repris par la Commission des affaires économiques sont en contradiction avec l’esprit du Grenelle de l’environnement et avec les attentes de la société française. Certains voudraient tout faire pour mettre en place un système verrouillé et opaque, dans le but de diffuser rapidement et massivement les cultures OGM. Ce groupe d’élu est en complet décalage culturel et générationnel. Pour moi, le texte qu’ils voulaient faire passer constitue une faute morale. L’humanisme implique à mon avis de faire passer les questions sanitaires et environnementales au-dessus des autres considérations.

http://www.lefigaro.fr/politique/2008/04/08/01002-20080408ARTFIG00446-ogm-un-depute-ump-denonce-les-pressions-des-lobbies.php


[Alain Gresh – Le Monde Diplomatique – 05/04/2008]

Lors d’un long entretien avec le quotidien palestinien Al-Ayyam publié à Ramallah le 3 avril, Khaled Meshaal, chef du bureau politique du Hamas a expliqué que son mouvement était favorable à une trêve avec Israël, à la condition que celle-ci soit globale et non limitée à la seule région de Gaza.

Par ailleurs, il a déclaré qu’il approuvait la position arabe concernant la création d’un Etat palestinien dans les frontières de 1967. « La plupart des factions palestiniennes ont accepté le document signé en 2006 entre le Fatah et le Hamas affirmant qu’un Etat palestinien devait être établi dans les frontières de 1967, y compris Jérusalem ; cet Etat devrait disposer d’une souveraineté totale et le droit au retour devrait être reconnu. C’est la position palestinienne. C’est aussi la position arabe officielle avec des différences de détail. Israël doit donner son accord à une telle solution. »

Mais, lui demande-t-on, les Européens et les Américains disent que le Hamas veut la destruction de l’Etat d’Israël. Que répondez-vous ?

« Nous sommes un mouvement qui se tient au programme politique sur lequel nous nous sommes mis d’accord avec les autres factions palestiniennes, un programme qui est appuyé par le monde arabe. Donc les Américains et les Européens et les autres parties internationales devraient accepter cette réalité politique et nous juger en fonction de celle-ci. On ne juge pas les gens par ce que vous croyez qu’ils ont dans la tête, mais par ce sur quoi ils se sont engagés par écrit. Le défi principal auxquels les Américains et d’autres membres de la communauté internationale sont confrontés est de savoir comment forcer Israël à accepter ce que nous avons offert. C’est cela la solution. Après cela, que l’un veuille ou non reconnaître Israël c’est son affaire. »

Notons que Politis de cette semaine (N° 996, 3 avril) publie un entretien avec Ahmed Youssef, principal conseiller d’Ismaïl Haniyeh, « La division interpalestinienne ne sert qu’Israël », ainsi qu’un reportage d’Eugénie Rébillard sur Gaza, « Nous n’avons devant nous que des solutions extrêmes ».

http://blog.mondediplo.net/2008-04-05-Nicolas-Sarkozy-l-Afghanistan-et-l-universalisme#Ce-que-dit-le-Hamas


[Alain Gresh – Monde Diplomatique – 05/04/2008]

Le président Nicolas Sarkozy a donc annoncé l’envoi de troupes supplémentaires en Afghanistan, cet « Etat défaillant », sans même qu’un débat réel se soit engagé en France, sans doute parce que la grande majorité de la population est opposée à cette escalade.

Le blog de Jean-Dominique Merchet, « Secret défense », nous donne « Les vrais chiffres : la France enverra plus d’un millier d’hommes en Afghanistan ». Aux 700 hommes annoncés, on doit en effet ajouter :

« En août, la France doit prendre, pour la deuxième fois, la responsabilité de la RCC (Regional Command Capital), c’est à dire la région de Kaboul. C’est un commandement tournant entre trois pays : France, Italie et Turquie. Pour assumer cette responsabilité, un état-major ainsi que des moyens de soutien et de protection seront envoyés à Kaboul, en plus du bataillon français présent dans la capitale. Soit 300 hommes supplémentaires. Cette mission durera environ un an. »

- « Dans le cadre de son effort de soutien à l’armée nationale afghane, la France avait prévu d’envoyer une cinquième équipe d’OMLT (Operationnal Mentoring Liaison Team) dans la province d’Oruzgan, un secteur confié aux Hollandais. L’effectif de cette OMLT sera d’environ 80 hommes, issus pour l’essentiel du 2ème Régiment étranger d’infanterie (REI). »

Cette décision s’inscrit dans une volonté affirmée depuis longtemps par le président de la République de réintégrer les structures militaires intégrées de l’Alliance que le général de Gaulle avait quittées en 1966. Pour Nicolas Sarkozy, il faut que la France s’inscrive clairement dans « le camp occidental » (suite…)


John Kerry parmis les premiers « profiteurs de guerre » ! On comprend mieux maintenant pourquoi les Démocrates soutiennent la politique militaire de George W. Bush. Peu importent les centaines des milliers de morts… tout ce qui compte c’est les dividendes !

Des membres du Congrès s’enrichissent grâce à la guerre

Dans un article intitulé « Members of Congress Profit Iraq War Contractor Stocks », publié le 3 avril sur le site « Voters for Peace », Lindsay Renick Mayer écrit :

« Le général David Petraeus, le plus haut gradé américain en Irak doit venir au Capitole la semaine prochaine pour briefer le Congrès. Il s’adressera à des élus qui ont plus qu’un intérêt politique dans cette guerre de cinq ans.

Selon les calculs du Center pour des politiques réactives (responsive) (centre non partisan), les élus qui entendront un rapport du général et de l’ambassadeur américain en Irak, ont gagné 196 millions de dollars grâce à leurs investissements dans des compagnies qui font des affaires avec le département de la défense. Des industries d’aviation et d’armes aux producteurs de matériel médical et de boissons non alcoolisées, les investissements en action de plus du quart du Congrès incluent des compagnies qui ont reçu des milliards de dollars mensuellement pour appuyer l’intervention militaire en Irak et ailleurs. »

Voici quelques fourchettes de gains pour certains d’entre eux :

Député Valeur min. Valeur max.
Sen. John Kerry (D-Mass) $28 872 067 $38 209 020
Rep. Rodney Frelinghuysen (R-NJ) $12 081 050 $49 140 000
Rep. Robin Hayes (R-NC) $9 232 037 $37 105 000
Rep. James Sensenbrenner Jr. (R-Wis) $5 207 668 $7 612 653
Rep. Jane Harman (D-Calif) $2 684 050 $6 260 000
Rep. Fred Upton (R-Mich) $2 469 029 $8 360 000
Sen. Jay Rockefeller (D-WVa) $2 000 002 $2 000 002
Rep. Tom Petri (R-Wis) $1 365 004 $5 800 000
Rep. Kenny Ewell Marchant (R-Texas) $1 163 231 $1 163 231
Rep. John Carter (R-Texas) $1 000 001 $5 000 000

http://blog.mondediplo.net/2008-04-05-Nicolas-Sarkozy-l-Afghanistan-et-l-universalisme#Des-membres-du-Congres-s


[Convergence des Causes – 5 avril 2008]

Le quotidien britannique The Independant titrait ce premier avril « USA 2008 : La Grande dépression ».  Une photographie d’une queue devant un magasin d’alimentation illustrait le nombre d’allocataires de bons d’alimentation en 2008 parvenu à 28 millions contre 26,5 en 2007. Ils n’étaient que 6 millions, il y a vingt ans à bénéficier de cette aide. Elle est actuellement donnée sous forme de carte de plastique créditée de 10 dollars et donne droit à effectuer des achats alimentaires auprès de détaillants. Mais l’inflation, alors même qu’elle est calculée par le Trésor en excluant les prix alimentaires et énergétiques, est en train de grimper suffisamment vite pour déprécier la valeur de la monnaie à l’intérieur du pays et réduire du tiers en quelques semaines ce que peut procurer une unité à 10 dollars.

Il n’existe aucun écho d’une émeute de la faim aux USA.

Au cours de toute l’année 2007 des manifestations contre l’augmentation des prix ont eu lieu au Maroc, Des révoltes ont eu lieu en Égypte tout récemment contre la cherté des denrées de première nécessité d’ailleurs souvent durement réprimées. En ce moment même ont lieu des émeutes dans des favelas de Rio de Janeiro dont il est rapporté par les medias occidentaux qu’elles ont déjà occasionné plus d’une dizaine de morts.

Le FMI est près d’annoncer son évaluation de la contraction de la croissance mondiale à 3,5% avec un taux de 0,5% pour les USA. Tous les indicateurs classiques de la récession sont bien présents simultanément au pays de l’oncle Sam : hausse du chômage, baisse de la consommation, contraction du crédit, perte de confiance des ménages et des entreprises.

Wall Street continue de caracoler, négligeant ces contingences désagréables.

Le Dow Jones et le CAC 40 se sont offert une remontée de plusieurs points plus qu’appréciable après le week-end pascal, faisant mesurer combien le comportement des investisseurs est totalement déconnecté de tout substrat réel. (suite…)


Meurtre Hariri: le frère d’un témoin à charge accuse Paris de l’avoir tué
[ AFP / 09 avril 2008 ]
Le frère d’un témoin à charge dans l’assassinat de l’ex-dirigeant libanais Rafic Hariri a accusé, dans un entretien à un journal syrien mercredi, les autorités françaises d’avoir facilité sa disparition, annoncée mardi, ou de l’avoir « liquidé ».

« Les autorités françaises auraient facilité la disparition de Mohammad Zouheir Assadiq en vue de le faire liquider par une autre partie, ou bien elles l’ont elles-mêmes liquidé« , a déclaré son frère Imad Assadiq au quotidien al-Watan, proche du pouvoir à Damas.

Mohammad Zouheir Assadiq, un transfuge syrien qui résidait en France, « n’était pas assigné à résidence » et n’était soumis « à aucun contrôle judiciaire« , de sorte qu’il pouvait aller et venir sans avoir à en informer quiconque, a-t-on indiqué mardi de sources policières françaises.

Sous le coup d’un mandat d’arrêt international, il avait été arrêté en 2005 en banlieue parisienne dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat de l’ancien Premier ministre libanais le 14 février 2005. Il vivait à Chatou (Yvelines) et son bail arrivait à expiration en mai, selon les sources françaises.

« Mon frère était sous la protection des autorités françaises« , a assuré son frère Imad qui réside à Damas.

Il a accusé des « parties libanaises », dont le ministre des Télécommunications Marwane Hamadé, d' »avoir (comploté) avec les Français pour liquider (mon) frère ». La justice libanaise veut entendre cet ex-officier des renseignements syriens, qui intéresse également la commission d’enquête internationale sur l’assassinat de Hariri.

Mohammad Zouheir Assadiq avait affirmé que l’ancien président libanais Emile Lahoud, un pro-syrien, et le président syrien Bachar al-Assad avaient donné l’ordre d’assassiner Rafic Hariri, tué avec 22 autres personnes dans un attentat à la voiture piégée à Beyrouth.

Mardi, le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner a déclaré que Mohammad Zouheir Assadiq « était chez lui ou assigné à résidence et il a disparu ».

« Les assassins veulent ainsi que la Syrie soit pointée du doigt, l’argument avancé est que c’est la seule partie à bénéficier de la disparition » d’Assadiq, a estimé pour sa part, Omar Assadiq, frère aîné du témoin à charge.

La famille d’Assadiq va présenter dans les deux jours qui viennent, une demande à l’ambassade de France en Syrie pour connaître le sort de Mohammad Zouheir Assadiq, et savoir « s’il est vivant ou assassiné », a indiqué Imad Assadiq.

Sa famille a affirmé avoir eu un dernier contact avec lui il y a deux mois.

http://www.romandie.com/infos/news2/080409095119.aj3vb4pv.asp


Le témoignage d’Assadiq a été totalement discrédité par les multiples inexactitudes et affabulations qu’il contient…

[Mecanopolis – 09/04/2008]
Depuis plusieurs jours, le fameux « témoin clé » dans l’assassinat de Rafic Hariri, l’ancien agent des Renseignements syriens (Idarat Al-Mukhabarat Al-Ama), Mohammed Saïd Assadiq, fait l’objet de tous les commentaires de la presse arabe.

Assadiq s’était réfugié en France et y bénéficiait d’une protection rapprochée, après avoir témoigné devant la Commission d’enquête internationale. Ses aveux impliquaient de hauts responsables syriens et libanais dans l’assassinat de Rafic Hariri.

Depuis, la Syrie réclamait son extradition afin de le confronter aux autres protagonistes du dossier. En vain. Or, depuis la semaine dernière, le mystère s’est encore épaissi autour de Assadiq, qui était désigné désormais comme « témoin clé ».

En tout état de cause, la France avait gardé le silence sur cette disparition. Interrogé ce mardi par la télévision « Al Arabiya », le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a fini par reconnaître la disparition de Saïd Assadiq, sans pour autant dissiper le mystère.

«Il était chez lui ou assigné à résidence et il a disparu. Et c’est tout ce que je sais. Je viens de l’apprendre ce matin. Je suis le premier à le déplorer», a déclaré le ministre des Affaires étrangères. «Mais je ne sais pas dans quelles conditions et s’il y avait un dispositif policier pour le garder. Je ne confirme rien.»

La disparition de Assadiq, dont le témoignage était jugé peu fiable par plusieurs observateurs, intervient dans un moment critique, alors que la Syrie s’apprête à rendre ses conclusions sur l’assassinat d’Imad Moughnieh. Conclusions qui mettraient directement en cause Israël.

http://mecanopolis.wordpress.com/2008/04/09/un-%c2%ab-temoin-cle-%c2%bb-de-lassasinat-de-rafic-hariri-sevapore-en-france/


[Mecanopolis – 05/04/2008]

Selon Emmanuel Todd, le renforcement des troupes françaises en Afghanistan est une erreur diplomatique et stratégique, et dessine les contours d’une idéologie extrême-droitière à l’échelle mondiale. Interview.

Au Sommet de l’Otan, mercredi 2 avril, George Bush s’est dit « très heureux » du soutien de la France en Afghanistan. Mais la veille, à l’Assemblée, la première grande décision stratégique de Nicolas Sarkozy de renforcer les contingents français engagés dans le conflit afghan mettait le feu aux poudres. Les socialistes, de François Hollande à Lionel Jospin, d’Hubert Vérine à Ségolène Royal, s’opposent unanimement à une politique d’alignement sur les Etats-Unis. Ils mettent en avant l’enlisement du conflit afghan, son coût humain et dénoncent le « tournant atlantiste » de la politique française. Pour l’historien et démographe Emmanuel Todd, les dangers de cette politique sont encore plus graves. L’auteur de Après l’empire juge que cette partie est perdue d’avance et qu’elle participe d’une idéologie extrême-droitière naissante.

Question : Le renforcement des troupes en Afghanistan vous paraît-il justifié ?

Emmanuel Todd :
Je peux tout imaginer de Nicolas Sarkozy, même qu’il ne sache pas ou est l’Afghanistan. Mais je ne peux pas imaginer que les gens qui l’entourent ignorent ce que tout le monde anglo-saxon sait, à savoir que cette guerre est perdue.

Pour vous, cette guerre est sans espoir ?

E.Todd : L’organisation sociale des Pachtounes est faite pour la guerre, tout comme celle des clans somaliens : la guerre est l’état normal de ces sociétés, ce n’est donc pas un problème dans la durée. A partir du moment où les belligérants sont alimentés par des fournitures d’armes régulières venant de l’extérieur, il est évident que ces système sociaux vont venir à bout de quelques milliers d’hommes venus de loin et difficilement approvisionnés. On peut se demander, à la limite, si ça va se terminer par un Dien-Bien-Phû ou par un retrait paisible.

Du point de vue du gouvernement, il semble pourtant qu’il y ait des enjeux à ce conflit…

E.Todd : Pourquoi ceux qui nous gouvernent veulent-ils participer à une guerre perdue ? Voilà la vraie question. Et là, comme dans les débats sur la réintégration pleine et entière de la France à l’Otan, on touche au symbolique. Cette manœuvre a pour objectif de réaffirmer un lien avec l’Amérique. Je n’appellerai pas ça du néo-atlantisme. L’atlantisme était le lien de l’Europe occidentale avec les Etats-Unis à une époque où ils portaient les valeurs démocratiques face au totalitarisme soviétique. Ce n’était pas du goût des gaullistes, mais dans le contexte, cela pouvait se justifier. Aujourd’hui, l’Amérique est le pays du fric, du néo-libéralisme et des inégalités. Et ce qui se profile derrière cette nouvelle association, c’est de l’occidentalisme. C’est un lien fondé sur une nouvelle idéologie, une idéologie qui se construit dans le conflit avec l’islamisme.

Mais la France n’a-t-elle pas intérêt, pour des raisons de politique « réaliste », à s’associer avec les Etats-Unis plutôt que de rester repliée sur elle-même ?

E.Todd : La France n’a pas les moyens de s’engager en Afghanistan, c’est déjà un objectif démesuré pour les Etats-Unis. La France est une puissance moyenne et l’Amérique une puissance déclinante. Paris existait terriblement à l’époque de Villepin : après son discours à l’ONU contre l’engagement de la France en Irak, nous rayonnions ! Mais sous Nicolas Sarkozy, il arrive à la France ce qui est advenu de l’Angleterre sous Tony Blair : si l’on devient le caniche des Etats-Unis, on disparaît. Si on s’aligne, si on perd son indépendance, on disparaît. De Gaulle l’avait compris : la France n’existe à l’échelle mondiale, ne peut justifier son siège au conseil de sécurité de l’Onu et sa possession de l’arme nucléaire, que lorsqu’elle représente un acteur autonome. Le monde n’a rien à faire de la France de Sarkozy. (suite…)


LES COURS MONDIAUX DES DENRÉES ALIMENTAIRES AUGMENTENT ET LA FAMINE S’ÉTEND

[Barry Mason – World Socialist Website – 29/03/2008

Le Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations unies a prévenu que la montée des cours mondiaux des denrées alimentaires réduira sa capacité à ravitailler les personnes affamées et mal nourries.

S’exprimant le mois dernier à Rome, où le PAM est installé, sa directrice exécutive, Josette Sheeran, a déclaré « Notre capacité à accéder aux gens diminue juste au moment où les besoins augmentent… Nous faisons face à un nouvel aspect de la faim, les gens sont exclus du marché de la nourriture parce qu’ils n’ont pas les moyens d’en acheter… Des situations qui n’étaient pas urgentes par le passé le deviennent maintenant. »

Dans un communiqué de presse, le PAM (…) note également que les personnes les plus pauvres sur Terre devront dépenser une portion croissante de leurs maigres revenus pour la nourriture. Le PAM annonce que ces gens seront contraints d’acheter moins de nourriture, ou des aliments moins nutritifs, ou de dépendre d’une aide extérieure. (suite…)


[Paul Adams sur le blog Wired – 09/04/2008]

Ces derniers temps, un grand nombre de mes recherches sur Google ont abouti à une page « 403 Forbidden ». C’est incroyable non ? Google, la quasi divinité du Web, le colosse tout-puissant qui m’empéche de surfer..

Voici le message que je reçois :

Nous sommes désolés…

… Votre requête ressemble étrangement à des requêtes automatisées provenant d’un virus informatique ou d’une application de type spyware. Nous devons protéger avant tout nos utilisateurs et ne pouvons traiter votre requête pour l’instant.

Nous rétablirons votre accès le plus rapidement possible. Essayez de nouveau prochainement. Si vous pensez que votre ordinateur ou votre réseau fait l’objet d’une attaque, vous pouvez lancer un utilitaire de détection de virus ou encore un utilitaire de suppression spyware pour garantir l’intégrité de votre système.

Si cette erreur s’affiche en permanence, vous pouvez résoudre le problème en supprimant votre cookie Google et en vous rendant de nouveau sur le site de Google. Pour obtenir les instructions spécifiques à votre navigateur, consultez le centre d’assistance en ligne de votre navigateur.

Nous vous prions de bien vouloir nous excuser pour les désagréments occasionnés et espérons vous revoir sur Google très prochainement.

(…) Si vous voulez reproduire ce résultat, il vous suffit de rechercher les mots « forum » et « topic » dans la même requête et d’aller sur la 19è page de résultats

Selon certains analystes, ce « filtrage » aurait été mis en place par Google quand il est apparu que le virus Santy utilisait Google pour rechercher des forums PHPBB n’ayant pas encore été mis à jour, afin de les infecter.

A noter que si vous utilisez le modulede surf anonyme TorButton pour Firefox pour accéder à Google , ce dernier affichera fréquemment la page sus-nommée.
http://blog.wired.com/monkeybites/2008/04/google-says-sor.html


Le fournisseur d’accès BT espionne ses clients pour mieux les cibler

[CNET France – 07/04/2008]

The Register vient de révéler que British Telecom aurait installé un spyware chez 18 000 de ses clients Internet afin de mieux cibler leurs habitudes de consommation et augmenter ainsi le prix de la publicité facturée aux annonceurs.

L’affaire remonte à 2006 et concernerait 18 000 clients à l’Internet haut débit de l’opérateur historique britannique. Celui-ci aurait installé un spyware mis au point par la société Phorm, afin d’épier leurs habitude sur Internet et de mieux cibler leurs sujets d’intérêts. Des données personnelles qui auraient permis à British Telecom (BT) de vendre plus cher la publicité à certains annonceurs en leur promettant un ciblage tout particulier. Mais obtenue sans le consentement des intéressés, cette manoeuvre est illégale en droit britannique.

BT se défend en argumentant sur le fait que ces données personnelles n’ont pas été conservées ni associées à des adresses physiques ou à des noms d’abonnés. Du côté de Phorm, on va même plus loin, en indiquant au site The Register, qui a révélé l’affaire, que « leur technologie améliore la confidentialité en ligne ». Virgin Media et Carphone Warehouse, deux autres FAI britanniques, ont eux aussi des partenariats avec Phorm.

En France, le projet de loi gouvernemental de lutte contre la cybercriminalité, dévoilé en février dernier, contient certaines dispositions permettant à la police d’effectuer des « cyberperquisitions » via un logiciel de prise de contrôle à distance ou d’utiliser des spywares pour surveiller certains ordinateurs, à la manière des célèbres écoutes téléphoniques.

http://www.cnetfrance.fr/news/internet/le-fournisseur-d-acces-bt-espionne-ses-clients-pour-mieux-les-cibler-39380254.htm


[Rue 89 – 09/04/2008]

Jusqu’à lundi, les coordonnées bancaires de clients d’Entreparticuliers.com, un site d’annonces se présentant comme le « premier site immobilier des particuliers », étaient accessibles sur Internet.

Alors que les policiers de la Brigade d’enquêtes sur les fraudes aux technologies de l’information (BEFTI) ont été saisis par le parquet de Nanterre, la direction du site nie toute faille informatique.

En tâtonnant sur le site et en injectant une requête SQL, un pirate informatique a pu accéder à des dizaines de numéros de cartes bancaires de clients d’Entreparticuliers.com, avec date d’expiration, cryptogramme de sécurité et, bien sur, nom du propriétaire. Le lien hypertexte nanti de la requête SQL a ensuite circulé sur Internet.

Denise R., José M., Michèle G., Jean-Marie W. et plus d’une centaine d’autres clients, qui ont mis un bien immobilier en vente sur le site, peuvent s’inquiéter pour leur compte en banque. Quarante-huit heures après le début de l’enquête de police, le parquet de Nanterre n’est pas en mesure de se prononcer sur ses premières orientations. Selon les recherches menées par Rue89, le problème rencontré par le site d’annonces ne pourrait avoir que deux explications: soit une faille dans le système de sécurité, soit une malveillance interne ayant conduit à la publication des données sur une partie ajoutée au site pour l’occasion.»…

http://www.rue89.com/2008/04/09/entreparticulierscom-a-des-fuites-de-carte-bleue


[Les Sans Culottes – mercredi 2 avril 2008]

On nous a déjà fait le coup avec le nucléaire en 1973, lors du premier choc pétrolier. Plus de trente ans après, pouvoirs en place et lobbies agro-industriels nous servent un autre miracle d’indépendance énergétique et économique : les biocarburants. L’or vert comme solution de substitution à l’or noir. Parlons plutôt de nécrocarburants tellement leurs effets sur la planète et l’humanité sont néfastes…

L’anecdote est savoureuse. Et tellement révélatrice. Elle se déroule le 12 avril 2007 à l’université de Georgetown, Californie (1). Ce jour-là, le gouverneur Arnold Schwarzenegger déclare la guerre au réchauffement climatique en prônant l’utilisation massive des biocarburants.

Moyen s’il en est de ne surtout pas remettre en cause le mode de développement des USA. Notre mode de développement à nous, habitants de l’hémisphère Nord, gaz-pilleurs du Sud de la planète. « Nous n’avons pas à nous débarrasser des 4×4 ou de quoi que ce soit de ce genre, insiste cette sorte de Sarkozy bodybuildé d’outre Atlantique, parce que cette voie est celle de l’échec. Nous devons au contraire rendre ces voitures plus « musclées » sur le plan environnemental. »

Choisir entre l’assiette du pauvre ou le réservoir du riche, voici donc l’alternative réelle des biocarburants. Une agriculture qui, comme Schwarzie, n’a cessé de faire du culturisme lors des dernières décennies. A coup de subventions, de lobbying des agro-industriels, d’ignorance ou de collusion des politiques… « L’agriculture ne sert plus à nourrir les populations, mais à produire des devises »,prophétisait Robert Linhart dans son bouquin, Le sucre et la faim, enquête dans les régions sucrières du nord-Est brésilien, paru en 1980. Le Brésil où la folie de l’éthanol a multiplié par deux le prix de la terre en cinq ans. Provoquant ainsi la disparition des petits paysans. (suite…)


[Le Monde 29.03.08]

Il n’y a pas que sur les routes que les gendarmes ont des radars. Le Service technique de recherches judiciaires et de documentation (STRJD), spécialiste des trafics en tout genre sur le Web, s’est doté, fin novembre 2007, d’un outil de contrôle du réseau. Ce « Big Brother » au service de la loi est un logiciel nommé Advestisearch, l’un des produits phares développés par la société francilienne Advestigo, « spécialiste de la protection des actifs numériques ».

Advestisearch est un moteur de recherches susceptible de reconnaître tout élément numérique multimédia. « Il permet de repérer sur la Toile des contenus identiques ou dotés de points communs avec des contenus de références, et ce dans la plupart des formats utilisés sur Internet, explique Marc Michel Pic, fondateur et directeur des opérations techniques d’Advestigo. Une image, une vidéo compressée, coupée, modifiée ou un texte approximativement recopié peuvent être localisés sur le Net malgré les altérations qu’ils auront pu subir. »

Les éléments susceptibles d’être remontés à la surface du Web via ce moteur et de susciter l’intérêt des « Web-gendarmes » sont éclectiques : lettre de menace, recette pour la réalisation d’une bombe, appel à l’émeute, vente d’armes… La liste n’est pas exhaustive. « Notre système pourra également servir dans la lutte contre la diffusion de la pédopornographie, dès lors que l’utilisation de fichiers de référence sera validée par les pouvoirs publics« , souligne M. Pic. (suite…)


[La Quadrature du Net 03/29/2008]

L’autorité de protection des données à caractère personnel italienne a affirmé, dans un communiqué de presse du 13 mars 2008, que les sociétés privées ne pouvaient légalement surveiller le trafic peer to peer pour identifier et poursuivre les utilisateurs de ces réseaux.

Cette position de l’autorité italienne fait suite à l’affaire Peppermint dans laquelle une société allemande avait mandaté une entreprise suisse afin de récolter les adresses IP de personnes mettant à disposition des oeuvres protégées dont elle était le titulaire des droits.

L’autorité italienne rappelle qu’une telle activité est en contradiction avec les lois en vigueur ainsi que la directive européenne protégeant les données à caractère personnel. A ce titre, l’autorité a sommé les entreprises ayant eu recours à ce type de surveillance de détruire l’ensemble des données collectées avant le 31 mars de cette année.

http://www.laquadrature.net/fr/italie-protection-des-donnees-societes-privees


[San Francisco Chronicle – Traduction et adaptation d’un article de Sylvie Barak pour INQ]

La NSA, la CIA et le FBI ont passé commande à Google de technologies leur permettant de mieux partager l’information en interne et inter-agences. Ce que Google semble proposer à ses clients gouvernementaux (avec quelques serveurs et de la technologie de recherche) ressemble à une version perso de Wikipedia, appelée Intellipedia. Intellipedia a été mis en place en avril 2006 et consiste en trois wikis séparés tournant sous JWICS, SIPRNet et Intelink-U respectivement.

Les membres de 16 agences gouvernementales américaines ont accès au site qui est soigneusement tenu à l’écart du public. En gros, c’est un énorme intranet permettant aux agences de fouiller dans 35′000 articles et plus de 200′000 pages d’informations, offrant à quelques agents assermentés l’accès à de nombreuses données et l’accès à moins de données aux agents de classe inférieure. C’est aussi un moteur de recherche pour apprentis 007.

D’après le San Francisco Chronicle, les espions et les membres des agences gouvernementales peuvent s’entraîner à la fois à la recherche d’infos entre différentes agences et à l’écriture de romans d’articles d’espionnage.

Evidemment, le business de Google a déclenché l’ire et les soupçons des blogueurs et des amateurs de théorie de la conspiration qui n’aiment pas que leur moteur de recherche s’acoquine avec les espions. De son côté, Google n’a jamais caché ses intentions de fournir de la technologie aux agences gouvernementales pour en retirer quelques substantiels profits. Récemment, Google s’est assuré un contrat de 2 millions de dollars avec la NSA “pour quatre appareillages de recherche et un accord de support”. Honni soit qui mal y pense.

http://www.theinquirer.fr/2008/03/31/google_facilite_le_partage_dinfos_entre_espions_americains.html


« Toutes les restrictions aux mouvements de capitaux entre les États membres et entre les États membres et les pays tiers sont interdites » : voilà ce dont nous ne voulons plus. Mettre à bas cet article III-56 est le préalable à toute reconstruction des structures de la finance, c’est-à-dire à tout projet politique de sortie de la configuration présente du capitalisme. Si la présente crise nous en donne l’opportunité et la force, alors elle n’aura pas eu lieu pour rien.

L’économiste Frédéric Lordon estime que la crise actuelle, loin d’être un accident de parcours, est révélatrice des dysfonctionnements structurels de la finance dérégulée. Il est cosignataire d’une pétition réclamant la révision des traités européens qui interdisent aujourd’hui de contrôler les mouvements de capitaux.

Frédéric Lordon s’entretient avec Rosa Moussaoui pour l’Humanité, 21 mars 2008

De nombreux commentateurs et éditorialistes mettent la crise financière sur le compte d’une « folie » qui se serait emparée des marchés. Que pensez-vous de ces interprétations ?

La thèse de la « folie » vaut à peu près ce que vaut celle de « l’immoralité », c’est-à-dire rien. On peine à croire d’ailleurs que la cécité intellectuelle ou l’entêtement idéologique puissent aller jusqu’à une telle nullité de pensée, spécialement au moment où les destructions – financières se produisent là, sous nos yeux, révélant leurs causes les plus évidentes. Le plus étonnant dans cette affaire ne tient presque plus aux événements eux-mêmes – pourtant ô combien spectaculaires ! – mais à l’acharnement de la croyance libérale et à la force du déni.

Si même des catastrophes de cette magnitude ne parviennent pas à dessiller l’escouade des « experts » et des précepteurs de service, on se demande quel degré de convulsion il faudra atteindre pour obtenir d’eux le premier doute… Il faut bien se mettre à leur place cependant : la « folie » et « l’immoralité », c’est tout ce qui leur reste avant d’en arriver à l’indicible mise en question, celle des structures. (suite…)


[par Keith Bradsher, New York Times, 29 mars 2008 – Trad. ContreInfo]
Réactions en chaine. L’accroissement de la demande, les déséquilibres du commerce mondial, la baisse du dollar, sans oublier la spéculation – comme aux plus beaux jours de l’Ancien Régime – concourent au renchérissement des aliments de base. Après l’Afrique de l’Ouest, secouée par des émeutes, puis l’Egypte, voici l’Asie à son tour en proie à la violence et aux troubles. La « règle » du marché, loin d’attribuer à chacun sa juste part comme le prétendent ses zélateurs, amplifie et aiguise les tensions mondiales, au gré des déréglements de forces devenues incontrôlables et irrationnelles. Le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l’orage, prophétisait en son temps Jaures. Faudra-t-il revivre à nouveau une sanglante catharsis pour que cette leçon redevienne nôtre ?

La hausse des prix et une peur croissante de la disette ont amené certains des premiers producteurs mondiaux de riz à annoncer une limitation drastique de leurs exportations en la matière.

Le prix du riz, qui constitue un des composants de base du régime alimentaire de près de la moitié de la population mondiale, a presque doublé sur les marchés internationaux au cours des trois derniers mois. Le budget de millions de pauvres Asiatiques s’en est trouvé amputé d’autant tandis que grandissent les craintes de désordres civils.

Pénuries et hausses des prix de nombreux produits alimentaires ont généré ces derniers mois des tensions et mêmes des violences de par le monde. Depuis janvier, des milliers de soldats ont été déployés au Pakistan pour escorter les camions acheminant blé et farine. Des protestations ont éclaté en Indonésie du fait de la pénurie de pousses de soja, tandis que la Chine rétablissait le contrôle des prix de l’huile de cuisine, des céréales, de la viande, du lait et des œufs. (suite…)


[Al jazeera – 29 mars 2008 – Traduction : Claude Zurbach]
Les Israéliens utilisent la Cisjordanie comme décharge bon marché et pratique pour mettre à la décharge leurs ordures aux dépens de la santé des Palestiniens. Les Palestiniens sont dans l’impossibilité d’avoir le contrôle du déversement des produits toxiques israéliens. La Cisjordanie est devenue un lieu de décharge pour les déchets dangereux — ceux-ci provoquant des maladies parmi les habitants, disent les groupes israéliens et palestiniens de défense de l’environnement.

Il y a plusieurs semaines, les villageois de Jima’in dans la zone de Naplouse se sont plaints que les camions israéliens vidaient toujours leurs déchets sur les terres palestiniennes.

Ayman Abu Thaher, le directeur général d’adjoint de la direction des services environnementaux de l’Autorité palestinienne a indiqué que ces pratiques duraient depuis des années.

« Les Israéliens utilisent la Cisjordanie comme décharge bon marché et pratique pour mettre à la décharge leurs ordures aux dépens de la santé des Palestiniens, » nous di-il.

Selon les Amis de la terre au Moyen-Orient (FoEME), un groupe jordano-palestino-israélien de défense de l’environnement, toutes ces décharges se sont avec le temps transformées en menace pour l’eau potable dans la région. (suite…)


[Keith Jones – World Socialist Website – 29/03/2008 – Trad. AlterInfo]
Le secrétaire d’Etat adjoint des Etats-Unis, John Negroponte, et Richard Boucher, assistant du secrétaire d’Etat pour l’Asie centrale et l’Asie du Sud, se sont rendus à Islamabad tôt mardi, pratiquement sans avertir leurs hôtes pakistanais. Leur visite soudaine révèle les craintes de l’administration Bush concernant le changement de régime qui a présentement lieu au Pakistan.

Le jour avant l’arrivée des envoyés spéciaux américains, l’Assemblée nationale du Pakistan nouvellement élue a choisi le chef du Parti du peuple pakistanais (PPP) par une marge écrasante de 312 contre 42 pour diriger le gouvernement de « consensus national » formé par les partis d’opposition au président pakistanais, Pervez Moucharraf, un allié de longue date des Etats-Unis.

Le premier ministre Yousuf Raza Gillani est lui-même une victime bien connue du régime dictatorial de Moucharraf, ayant passé cinq ans en prison pour des raisons politiques sur la base de fausses accusations de fraude.

Le premier geste de Gillani après son élection fut d’ordonner la fin des arrestations à demeure des juges de la Cour suprême et des hautes cours congédiés en novembre dernier par Moucharraf. Ce dernier craignait qu’ils déclarent inconstitutionnelle sa soi-disant réélection illégale et truquée à la présidence pour un autre mandat de cinq ans. (suite…)


[La Quadrature du Net, 27 mars 2008]

Alors que le projet de loi Olivennes visant à instaurer la riposte graduée doit être voté avant l’été, un groupe de citoyens lance « La Quadrature du Net » pour alerter sur ce projet du gouvernement, d’autres tout aussi inquiétants, et faire des propositions alternatives.

Depuis le début de l’année, le gouvernement a annoncé divers projets relatifs à Internet :

  • le projet de loi Olivennes visant à instaurer la riposte graduée
  • le projet d’extension des pouvoirs du CSA à internet
  • le projet de marquage administratif des services en ligne
  • le plan de lutte contre la cybercriminalité, aux contours flous
  • le projet de décret étendant la rétention des données de connexion

Le gouvernement a fait savoir qu’il souhaitait que plusieurs d’entre eux, dont le projet Olivennes, soient adoptés avant la présidence française de l’Union Européenne (1er juillet), et que ces mesures soient généralisées au niveau communautaire dans la foulée.

« Surveillance généralisée du net, y compris par des acteurs privés, sur-référencement obligatoire par les moteurs de recherche de sites « accrédités », mise sous tutelle administrative des hébergeurs et des éditeurs de contenus, filtrage et coupure d’accès sans procès… ces projets dessinent une démocratie qui régresse, un internet ORTF, une société Big Brother. En aucun cas un modèle pour l’Europe. » déclare Christophe Espern, fondateur de l’initiative.

Des mesures d’exception prévues pour lutter contre le terrorisme pourraient être ainsi étendues dans le temps et à d’autres domaines, pour tenter de préserver des modèles obsolètes, sans réel débat démocratique, ouvert et transversal. Un tel débat est pourtant essentiel au regard des enjeux éthiques, sociaux et économiques engendrés par la « révolution numérique ».

Des citoyens, convaincus qu’il existe d’autres réponses à ce défi, ont donc décidé de lancer une initiative pour informer le public et les pouvoirs publics, et ouvrir le débat. Ils ont choisi le nom « La Quadrature du Net » car ils considèrent que, depuis des années, le législateur tente de résoudre un problème comparable à celui de la quadrature du cercle.

Le site http://www.laquadrature.net relaiera les informations sur les projets concernés et les actions à venir de l’initiative. Des dossiers d’information synthétiques sont en ligne. Ils seront mis à jour au fil de l’actualité. D’autres analyses, prises de position et propositions suivront. Les internautes peuvent se tenir informés en s’abonnant à la liste d’information et participer plus directement à l’initiative.

http://www.laquadrature.net/le-debat-est-ouvert


[Ecrans.fr – 27/03/2008]

Alors que la semaine dernière une étude rapportait qu’à eux seuls Yahoo, Google, Microsoft, AOL et MySpace ont enregistré au moins 336 milliards de transmissions de données rien qu’au mois de décembre 2007, un parlementaire de l’Etat de New York, le démocrate Richard L. Brodsky, souhaite faire voter une loi pour limiter l’utilisation de ces données.

« Est-ce que ces sociétés devraient pouvoir vendre ou utiliser des données privées sans autorisation ? La réponse est : absolument pas », explique le parlementaire d’Albany au New York Times. Il raconte aussi avoir pris conscience de la situation auprès d’activistes lors de l’annonce du rachat de DoubleClick par Google en avril dernier.

Il a donc rédigé un projet de loi qui ferait d’un délit — passible d’une amende à déterminer — l’utilisation par certaines sociétés des renseignements personnels à des fins publicitaires sans le consentement des consommateurs.

L’objectif est d’obliger ces sites (Yahoo, Google, Microsoft, etc.) à permettre au consommateur de refuser la publicité basée sur son historique de navigation. Le consommateur devra donner son autorisation explicite pour que les sociétés puissent lier son historique de navigation à ses données personnelles. (suite…)


[Le Figaro 21/03/2008 ]

Régis Fohrer, lieutenant-colonel de gendarmerie dans le Nord Pas de Calais, organise le deuxième Forum International sur la Cybercriminalité. Il revient sur les risques de conflits larvés sur les réseaux informatiques.

Lefigaro.fr : Dans le cadre du Forum International sur la Cybercriminalité, vous étudiez l’hypothèse d’un cyber conflit. Quelle réalité ce mot désigne-t-il ?

Régis Fohrer: Il n’existe pas de définition de référence d’un cyber conflit. Qu’est-ce que c’est ? Quelle forme prendrait-il ? Il y a deux hypothèses de travail. D’abord, celle d’une lutte entre grandes puissances avec tout ce que cela implique en termes de dissimulation. Savoir qu’une attaque informatique est passée par un serveur localisé en Chine ne suffit pas à établir l’identité de l’agresseur. Il s’agit donc d’une guerre masquée, pernicieuse, où l’on aurait beaucoup de difficultés à savoir qui attaque qui, et comment répondre. La deuxième possibilité, plus réaliste, est celle d’un combat entre puissances financières légales (grands groupes) ou illégales (criminalité organisée). Dans les deux cas, l’axe de combat majeur est celui du vol d’informations dans le cadre de l’intelligence économique et de l’espionnage industriel. (suite…)


C’est amusant de voir les écologistes se réveiller soudain… comme si un gouvernement qui a toujours accordé sa préférence au productivisme et aux industriels pouvait avoir la volonté de faire une  vraie réforme environementale…

Encore une fois, Sarkozy ce n’est rien d’autre que du bluff, du show médiatique qui vous promet quelque chose et ensuite vous fourgue une boite vide…

Cela fait 40 ans que les écologistes sont cocus… quand vont ils enfin comprendre et former une véritable force politique ?

[Reuters – 10/04/2008]

Les partis et mouvements écologistes estiment que l’esprit du Grenelle de l’environnement a été tué par le vote de la loi sur les OGM à l’Assemblée nationale mercredi. La plupart craignent que les rares avancées du texte sur les organismes génétiquement modifiés ne soient désormais laminées lors de l’examen du texte au Sénat, à partir du 16 avril.

Anne Souyris, porte-parole des Verts, regrette en particulier que l’affaire Kosciusko-Morizet ait occulté le « recul grave » intervenu pour la santé publique, les consommateurs et les agriculteurs.

Dans un communiqué, jeudi, l’écologiste soupçonne la majorité d’avoir délibérément allumé un « contre-feu médiatique » avec la secrétaire d’Etat à l’Ecologie, au centre d’une mini-crise gouvernementale, pour appât.

« Le texte a été complètement modifié, on est en train de faire en fait non plus un texte qui organise le droit et la liberté de produire et consommer sans OGM, mais on transforme ça en droit de polluer« , a déclaré de son côté José Bové.

« Tout ce qui a été débattu pendant le Grenelle risque d’être balayé par cette majorité qui ne veut pas entendre ce que demandent les Français« , a-t-il ajouté sur France Info.

Les députés ont adopté mercredi à une courte majorité le projet de loi combattu par l’opposition, qui le juge trop favorable aux intérêts des pro-OGM et des semenciers.

Quelques élus de la majorité ont critiqué les pressions exercées, selon eux, par les semenciers et des syndicats agricoles sur les élus, au grand dam des ténors de l’UMP.

Accusée de faiblesse par les élus UMP, Nathalie Kosciusco-Morizet a dénoncé un « concours de lâcheté » avant d’être contrainte de s’excuser pour ne pas être démise de ses fonctions.

Pour les Verts, le texte voté par les députés autorise les OGM dans toutes la production française jusqu’à 0,9 % « sans que les consommateurs en soient avertis ».

« Le Parlement ne veut pas mettre en place une protection sur le seuil de contamination », insiste José Bové.

http://www.lexpress.fr/info/infojour/reuters.asp?id=68784&1706


Effacez ces données que vous ne sauriez voir
[La Check-List du « Monde » – 10/04/2008]
La CNIL (http://www.cnil.fr/index.php?id=2244) l’a dit et répété, une adresse IP (qui identifie chaque ordinateur sur Internet) est une donnée personnelle. Dans ce cas, les moteurs de recherche qui conservent cette adresse et la lient aux recherches effectuées ne devraient-ils pas effacer ces traces tous les six mois ? Et ce, même si leurs sièges se trouvent hors d’Europe.

C’est en tout cas la question que pose le groupe de travail article 29 sur la protection des données (http://ec.europa.eu/justice_home/fsj/privacy/workinggroup/index_fr.htm) de la Commission européenne, rapporte l’IHT (http://www.iht.com/articles/ap/2008/04/09/europe/EU-Online-Privacy.php).

La plupart des moteurs (Google et Live Search de Microsoft, notamment) gardent les données dix-huit mois. Elles sont essentielles pour leur « business model » et leur permettent par exemple de lier des publicités à des recherches spécifiques ou de valoriser leurs visiteurs auprès des annonceurs. Google, qui axe une partie de sa communication sur une approche qu’il veut « éthique » de l’utilisation des données de connexion, estime que ce problème est parfois exclu des discussions sur la protection de la vie privée. Reste que le moteur a obtenu cette année le prix Orwell « pour l’ensemble de son œuvre » des Big Brother Awards France (http://bigbrotherawards.eu.org/).

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