Et oui, comme toutes les croyances religieuses (et le mythe de la « main invisible du marché » n’est pas moins religieux que l’immaculée conception ou la réincarnation du Buddha), le capitalisme jette sa foi aux orties quand la crise survient, et court se réfugier dans les jupes de son vieil ennemi, l’Etat.

La prochaine fois qu’un néo-libéral vous chantera les louanges du marché, répondez-lui « subprime »…

[Check List du « Monde » – 08/04/2008]
Il faut agir. Agir avec force. Etre déterminé… Tous les analystes sont d’accord sur ce point et les exhortations se multiplient. Dans le FT (http://www.ft.com/cms/s/0/5196933c-0410-11dd-b28b-000077b07658.html) hier, M. Strauss-Khan souhaitait une action globale des gouvernement dans le secteur bancaire, l’immobilier et celui des marchés d’actions, en appui des politiques monétaires et fiscales.

Aujourd’hui, c’est un conseiller économique de l’UBS, George Magnus, qui demande une vaste intervention publique (FT) (http://www.ft.com/cms/s/0/ea24116c-04ae-11dd-a2f0-000077b07658.html). Cet appel à l’action publique est inhabituel.

En temps normal, les acteurs financiers préfèrent que les pouvoirs publics évitent de légiférer pour encadrer leur activité et préfèrent laisser « la main invisible » (http://fr.wikipedia.org/wiki/Main_invisible) s’occuper de rétablir l’ordre sur les marchés. Mais cette fois, les répercussions de la crise se feront sentir longtemps.

El Pais (http://www.elpais.com/articulo/economia/Banco/Espana/augura/problemas/banca/crisis/prolonga/elpepueco/20080408elpepieco_2/Tes) rapporte ainsi que, selon l’institut d’émission et la banque BBVA, le secteur financier espagnol, ceux de la construction et de l’emploi vont pâtir de la crise des subprimes en 2009.

Certaines voix dissonantes se font toutefois entendre et mettent en garde contre un interventionnisme trop important des banques centrales (The Guardian) (http://www.guardian.co.uk/business/2008/apr/08/creditcrunch.globaleconomy).