Les édiles Amsterdamois apportent encore une fois la preuve qu’ils sont de « vrais » libéraux. La chute finale est le clou de l’article…

[Telegraph – UK – 16/03/2008 – Trad. Grégoire Seither]

Paul Alderman, bourgmestre du district de Old-Zuid à Amsterdam a crée la polémique en décrétant désormais légale le « cruising » (drague informelle, souvent homosexuelle) dans les jardins publics de la ville.

« Pourquoi perdre notre temps à tenter d’interdire quelque chose qui est presque impossible à interdire, qui est sans danger et sans gène pour le reste de la population et qui, pour une catégorie de la population est synonyme de plaisir ? », explique le Bourgmestre.

Le magnifique Vondelpark au coeur de la ville d’Amsterdam est un lieu de villégiature très apprécié. Mais ses allées sont devenues, depuis quelques annés, un lieu de drague nocturne très fréquenté par la communauté homosexuelle qui vient y trouver des rencontres sexuelles informelles.

La mairie précise néamoins que la politique de tolérance municipale vis à vis du « cruising » – si elle a pour premier but de protéger les homosexuels de la violence homophobe qu’ils peuvent rencontrer, sera néanmoins strictement encadrée. « Les résidus de ces activités, préservatifs et autres déchets, doivent être systématiquement ramassés et placés dans les poubelles. La drague ne peut avoir lieu que en soirée ou la nuit et jamais a proximité des aires de jeux des enfants. »

La police hollandaise approuve totalement cette nouvelle législation, précisant qu’elle limitait les risques pour les homosexuels et facilitait le maintien de l’ordre public. La police encourage d’ailleurs les autres villes concernées par des activités nocturnes de « cruising » d’établir des « zones de tolérance » similaires.

Les principaux opposants à cette législation sont les propriétaires de chiens, qui y ont perdu le droit de laisser courrier leurs chiens sans laisse dans le Vondelpark. Un propriétaire interrogé par la station de télévision locale proteste : « Depuis que ce parc existe nous avons pu y laisser gambader nos chiens librement. Aujourd’hui, si nous le faisons, nous risquons une amende alors que les gens qui ont des relations sexuelles dans les buissons ne risquent rien. Si eux ont le droit de baisser leur pantalon, pourquoi est ce que moi je ne peux pas détacher mon chien de sa laisse ? »

http://www.telegraph.co.uk/news/main.jhtml?xml=/news/2008/03/13/wgay113.xml