Obama va devoir prendre ses distances du « père » Wright… c’est normal, en politique on ne peut pas fréquenter ceux qui disent la vérité. En 1945 déjà, le romancier américain Richard Wright (auteur du célèbre « Black Boy ») disait : « Les Noirs devraient maudire l’Amérique au lieu de demander à Dieu de la bénir ». Mais ce Wright là ne conseillait aucun candidat à la Maison « Blanche »…

Voir aussi la réaction des paroissiens de Wright :

https://libertesinternets.wordpress.com/2008/03/18/le-lynchage-de-jeremiah-wright/

Michael Moore rappelle que les Pères Fondateurs se méfiaient de la phrase « God Bless America »…  et que George Washington ne disait pas autre chose que Jeremiah Wright.

[RFI – 15/03/2008]
« Le terrorisme américain est responsable des attaques du 11-septembre »… « Les Noirs américains ne devraient pas dire que « Dieu bénisse » mais que « Dieu maudisse l’Amérique » en raison du traitement que le pays leur réserve ». Ces propos sont signés du pasteur Wright, celui-là même qui a célébré le mariage de Barack Obama et baptisé ses enfants.

En pleine campagne électorale pour l’investiture démocrate, les extraits de ces sermons circulent en boucle sur certaines chaînes de télévision et internet, si bien que Barack Obama a pris ses distances avec celui, qui, il y a 20 ans, l’avait aidé à trouver la foi et souvent présenté comme son confident spirituel.

Le candidat condamne des commentaires provoquants et écoeurants et dénonce : « Toute déclaration qui déprécie notre grand pays ». D’autant que le pasteur avait déjà fait parlé de lui. En fin d’année, il s’en était pris à Hillary Clinton dans l’un de ses sermons : « Hillary ne s’est jamais fait traiter de nègre » avait-il cru bon de prêcher.

Cette fois, c’est donc le sénateur de l’Illinois qui prend ses distances avec un homme qui a fait partie du comité de conseil spirituel de sa campagne, quelques jours après que sa rivale Clinton ait dû se séparer d’une de ses proches, elle aussi accusée d’avoir dérapé sur la question raciale.

http://www.rfi.fr/actufr/articles/099/article_63937.asp